28 octobre 2012

Solidarité avec les Niçois d’origine arménienne



 Depuis des décennies, les Niçois d’origine arménienne enrichissent la vie sociale, économique et culturelle de notre Cité et jouissent de ce fait d’une sympathie générale.

Les responsables historiques de ces Niçois qui ont l’Ararat au fond du cœur ont toujours veillé à ce que le poison du communautarisme ne vienne pas contaminer l’expression d’une juste et souhaitable différence (chaque manifestation, drapeau tricolore et Marseillaise en tête, est placée sous l’autorité de la République).

Ils ont également veillé – et le Centre Barsamian en est la preuve – à ce que la laïcité soit toujours respectée. Enfin, depuis l’indépendance de la jeune République d’Arménie, ils n’ont pas ménagé leurs efforts pour soutenir un pays victime à la fois de la guerre et de catastrophes naturelles.

C’est donc avec inquiétude que nous constatons que cette communauté exemplaire est de plus en plus infiltrée par des éléments étrangers qui utilisent le canal de l’Eglise arménienne pour imposer leurs vues dans un climat délétère qui peut aller jusqu’à l’intimidation et la violence (Cf. Nice-Matin 22 avril 2010).

Il s’agit, dans un premier temps, d’inféoder l’école à l’église, puis, de faire main basse sur le prestigieux Centre Barsamian. Cette offensive se déroule dans une atmosphère très particuliere. Ainsi, le prêtre envoyé d’Arménie pour s’occuper du diocèse de Nice de 2003 à 2010 est actuellement poursuivi devant le tribunal correctionnel pour trafic de fausse monnaie, proxénétisme et blanchiment d’argent (voir l'article de Nice-Matin ci-dessous). Même en tenant compte de la présomption d’innocence, admettons qu’on est loin de l’atmosphère traditionnelle – familiale et bon enfant – du quartier arménien de la Madeleine. Nice-Matin, dans son édition du 11 mars 2011, avait même parlé de « l’ombre de la mafia arménienne ».

Face à cette situation, les autorités locales se montrent assez peu solidaires de leurs concitoyens qui, depuis des années, assument la représentation de la communauté arménienne de Nice. Pour ces grands ténors du sécuritaire, il serait peut-être temps de distinguer le bon grain de l’ivraie. On sait à quel point les généralisations peuvent être hâtives en la matière : il ne faudrait pas que l’attitude de quelques-uns puisse avoir des conséquences sur l’image jusque-là préservée d’une communauté pas loin d’être exemplaire.

Pour ma part, c’est la ligne de conduite que je me fixe.

Nice-Matin, 26/10/2012

25 octobre 2012

Zlatan Ibrahimovic, Martin Luther King et le temple baptiste




A la fin de la semaine dernière, le petit temple baptiste de la rue Vernier fêtait ses 100 ans. Lieu de culte protestant, il est aussi au centre d’un réseau de solidarité qui profite au seteur, à l’aide d’associations satellites à caractère social (aide aux devoirs et secours d’urgence par exemple). Avec le collège tout proche et la Ruche, administrée par la Semeuse rue Trachel, c’est l’un des rares amortisseurs sociaux d’un quartier populaire attachant mais instable.

C’est donc bien volontiers que j’ai participé à la cérémonie d’anniversaire de ce lieu qui m’est assez familier depuis ma première élection dans le 5e canton en 1998. L’assistance était fournie mais l’ambiance, comme d’habitude, était conviviale, presque familiale.

Cela dit, je fus quand même un peu surpris d’entendre un des pasteurs (Suédois) présents illustrer son propos sur le thème du miracle en citant… Ibrahimovic, auteur d’un but « miraculeux » qui a permis il y a quelques jours à l’équipe de football de Suède de se réveiller pour obtenir un match nul (4-4) après avoir été menée 4-0 par l’Allemagne. Zlatan du PSG plus fort que Jésus de Nazareth ? Qui l’eut cru ?

Du coup, je me suis trouvé terriblement classique et convenu lorsque, après avoir appris d’un autre pasteur (Suisse celui-là) qu’à Orléans, un arrêt de la ligne 2 du tramway qui venait d’être mise en circulation avait été appelé du nom du plus illustre des baptistes, Martin Luther King, j’ai proposé aux représentants de la municipalité de faire de même à Nice. L’assemblée a chaleureusement applaudi ma proposition mais, en ces temps de confusion des valeurs, j’espère qu’au final la station s’appellera bien Martin Luther King et non Zlatan Ibrahimovic 

23 octobre 2012

Brasil Azur sur les fonts baptismaux




Vendredi, nous étions à la soirée inaugurale de Brazil Azur, association culturelle « à but non lucratif, indépendante et pluraliste », à l’Espace Magnan, un de ces lieux niçois qui a conservé une ambiance « Maison de la culture » (ce que l’Espace était à l’origine).

Plusieurs raisons pour que je sois présent à cet événement.

Tout d’abord, l’amitié : la présidente est une collègue de fac et le trésorier m’accompagne parfois le temps d’un entraînement sur le canal de Gairaut.

Ensuite, ma qualité d’élu : dans cette ville, la naissance d’une association culturelle – qui plus est polyvalente (littérature, cinéma, musique…) – n’est jamais anodine. Surtout si elle nous permet d’aborder les rivages un peu lointains d’un monde nouveau.

Mais enfin, ma présence était surtout justifiée par mon amour du Brésil. Un amour qui naquit tardivement et presque brutalement, après un voyage, il y a quelques années. De l’Amazonie à Bahia, de Rio aux grands plateaux, nous avons été littéralement ébranlés, secoués par la découverte d’un pays continent à des années lumières des clichés habituels.

Politiquement, c’est aussi avec beaucoup d’admiration et de respect que j’ai vu avec Lula le pays émerger sur la scène mondiale. Brasilia plutôt que Caracas ou La Havane fut rapidement mon credo.

C’est peu dire que la soirée fut à la hauteur de nos attentes, avec des moments forts comme le duplex avec le vice-président, Celson Lima, en direct d’Amazonie, le propos introductif passionné de la présidente ou l’initiation à la musique choro dont les rythmes syncopés et joyeux accompagnèrent les participants jusqu’au cœur de la nuit.

Une belle soirée pour un beau départ. Bon vent à Brazil Azur !

Rendez-vous sur le site de l’association.


22 octobre 2012

Capitaine Daniel Brière




Manuel Valls, les régiments alignés, la famille digne, écrasée de chagrin, le cercueil drapé de bleu blanc rouge, les décorations posthumes sur leurs coussinets… Ce matin, j’ai eu l’impression de revivre un mauvais rêve. Moins d’un mois après le policier Amaury Marcel, c’est au gendarme Daniel Brière que nous rendons hommage, sous la pluie, dans la cour de la caserne de gendarmerie Ausseur à Nice Ouest.

Fauché par la voiture d’un délinquant sans scrupule, le major Daniel Brière est la dernière victime de cette violence que le Ministre de l’Intérieur a qualifiée « d’intolérable, d’insupportable, d’inqualifiable ». Cet époux, ce père, ce fils était un professionnel de qualité et notamment un enquêteur d’une redoutable efficacité. C’était aussi, d’après Sami qui l’a bien connu, un homme de paix, de dialogue et de consensus. Un grand serviteur de la République.

Tout en rappelant que « la polémique n’avait pas sa place, face à de tels drames », le ministre ne s’est pas contenté de constater que « les forces de l’ordre sont exposées quotidiennement aux manifestations les plus violentes de la société ». Il a annoncé qu’en accord avec le Président de la République, il avait non seulement renoncé à la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux à la retraite pour les forces de l’ordre, mais aussi prévu le recrutement de 500 policiers et gendarmes en 2013 (au total 6000 postes) pour commencer à compenser les 10 000 postes supprimés ces dernières années.

Une annonce forte qui démontre que, sans gesticulations démagogiques, le gouvernement joue la carte de la fermeté à sa façon : en renforçant le service public de la sécurité. Le contraire de ce qui a souvent été fait.

Une annonce qui a valeur d’engagement puisque faite devant le cercueil du major Daniel Brière qui venait d’être promu, à titre posthume, au grade de capitaine.

20 octobre 2012

Bonjour, Monsieur le Président




Un peu moins de sept mois après son meeting au Théâtre de Verdure dans le cadre des élections présidentielles (voir sur ce blog : 29 mars 2012), François Hollande était  de retour parmi nous pour la clôture du Congrès de la Mutualité française à Acropolis. Mais aujourd’hui, ce n’était plus « Bonjour François » mais « Bonjour Monsieur le Président ».

Certes, l’homme est toujours le même. Quelques kilos en plus peut être, mais toujours cette disponibilité, ce calme, ce sourire, ce sentiment qu’il donne de vous avoir quitté la veille.
Pourtant, devant moi, je n’ai plus François le débonnaire, mais celui qui va continuer à incarner notre République pendant cinq ans.

Bien sûr, même si l’actualité est dévoreuse d’essentiel, je ne l’avais pas oublié : surtout après avoir écouté son impressionnant discours sur la santé publique et l’avenir de la protection sociale en France (voir le blog de Dominique Boy-Mottard).

Mais, avoir la confirmation en live, quasi physiquement, de cette métamorphose au service de mes valeurs les plus chères fut source d’une indicible émotion.

L'occasion de retrouver de vieux amis mutualistes

16 octobre 2012

Albanne, Savoie


Tableau René Mottard

Il y a une trentaine d’années, mes parents s’étaient lancés dans une courageuse recherche généalogique sur les origines de la famille Mottard. Grand était leur mérite car, béotiens, ils avaient épluché les registres paroissiaux, visionné les microfilms des archives publiques (rien n’était informatisé à l’époque) et écumé… les cimetières.

Ils firent tant et si bien qu’au final ils avaient réussi à remonter le fil des générations jusqu’à 1650 ce qui, pour une famille qui n’appartient pas à l’aristocratie, est un petit exploit.

Au-delà de celui-ci, ce travail nous a livré quelques secrets sur notre famille dont certains étaient étonnants.

- Ainsi, les Mottard sont originaires d’Albanne, un tout petit village de montagne de Savoie, rattaché en 1969 à la commune de Montricher-le-Bochet qui devînt alors « Montricher-Albanne » (à l’initiative du maire d’Albanne, Armand Mottard), situé sur les hauteurs qui dominent la vallée de la Maurienne.

- Un certain Blaise Mottard (décédé le 21 juillet 1711) a épousé une Albana… Bois (née en 1649). Comme la coïncidence était trop belle, nous avons cherché et trouvé également un Jean-Louis Mottard qui avait convolé en justes noces, le 10 juin 1770 avec une Anne-Marie Bois. En fait, cela n’a rien d’anormal car, lors d’une visite sur place, nous avons pu constater que le cimetière du village est monopolisé à 70% par les Mottard et à 30% par les Bois. De quoi faire de nombreux Bois-Mottard !

- Au cours de cette visite, nous nous étions rendu compte que la mémoire historique de ce village isolé était particulièrement vive puisqu’on parlait encore d’événements qui s’étaient déroulé pendant la Révolution ! C’est ainsi que j’ai appris qu’un de mes ancêtres avait tué deux soldats révolutionnaires (bien sûr, à l’époque, il s’agissait de soldats étrangers, la Savoie n’étant pas la France !) sur le petit pont à la sortie d’Albanne.

- Une autre de mes ancêtres est morte le 4 août 1839 dans l’incendie de l’église du village. Petit détail : elle s’appelait… Marie-Illuminée !

- Enfin, confronté aux difficultés économiques (et peut-être aux risques de la consanguinité !), un autre ascendant, lui aussi prénommé Blaise, né le 17 septembre 1824, décida de descendre dans la plaine puis de rejoindre la Bourgogne pour exercer le métier traditionnel des petits savoyards : ramoneur.

Mais si on se replace dans le contexte historique de l’époque, cet homme était un ressortissant du royaume de Piémont-Sardaigne auquel appartenait la Savoie. Alors, il n’y a pas de doute possible : mon ancêtre était un travailleur immigré. Comme quoi, le slogan de beaucoup de manifs : « Nous sommes tous des enfants d’immigrés » est loin de n’être qu’un slogan…



13 octobre 2012

Réminiscence automobile



 Profitant d’un séjour parisien, j’ai visité, il y a quelques jours, le Salon de l’Automobile (aujourd’hui on dit « le Mondial… »). J’ai conscience qu’en ces temps d’ « automobilophobie » et de licenciements, cette visite n’est pas vraiment politiquement correcte.

Circonstance aggravante (ou atténuante ?) : je ne suis pas un vrai amateur de voitures. Pendant longtemps, c’est sans passion excessive que j’achetais des Renault avec pour objectif d’avoir un véhicule capable de me trimbaler tout au long de l’année civile et d’assurer de longs raids à travers l’Europe l’été arrivant. Il fallut attendre mon improbable histoire d’amour avec une Rover (voir, sur ce blog, Latin rover), pour que je mette un peu d’affect dans tout cela. Mais, dans l’ensemble, je suis plutôt un automobiliste tiède peu sensible aux vrombissements des moteurs et aux galbes des carrosseries.

Pourtant, une fois de plus (la quatrième, si je ne m’abuse), il a suffi que je pénètre dans l’enceinte du Palais des expositions de la Porte de Versailles pour que je me sente à la fois nostalgique et joyeux. C’est qu’instantanément, j’ai retrouvé le monde de mon enfance. Celui où on regardait régulièrement les reportages quasi quotidiens en noir et blanc de feu l’ORTF. Où, en famille, on choisissait avec délectation la prochaine voiture : la Dauphine jaune avec son toit noir, la P60 bleu ciel avec sa calandre carnassière, l’impressionnante Opel Record et son compteur tricolore (vert-orange-rouge). Où, dans le journal Tintin, j’admirais les merveilleux dessins de Jidehem et les aventures de Michel Vaillant.

Le salon était un lieu exotique et sophistiqué presque inaccessible. Un lieu que je me promettais d’investir quand je serais plus grand.

Maintenant, je suis grand, et, sous l’œil faussement sévère de ma coéquipière, je zigzague avec une certaine frénésie entre les décors de rêve et les carrosseries rutilantes, les concepts cars et les collections vintage. Et je suis heureux, tout simplement heureux.


09 octobre 2012

Démocratie participative au Ray


C'était déjà les voeux que je formulais pour l'année nouvelle

Les 11 comités de quartier de Nice Nord – parmi les plus importants et les plus structurés de la ville – se sont réunis pour plancher sur le devenir des terrains prochainement libérés par le stade du Ray.

Face au flou que l’on devine plus spéculatif qu’artistique des propositions de la mairie, le projet qu’ils ont élaboré a le mérite de la cohérence et de la fidélité par rapport aux souhaits maintes fois exprimés des habitants du quartier : « De l’air pur pour le Ray ».

Je ne peux que souscrire à ce projet.

- Pour une question de méthode tout d’abord. En effet, dès 2001, j’avais placé la démocratie participative au cœur de notre projet municipal (à une époque où ce n’était pas vraiment à la mode !) Aussi, je ne peux que me réjouir de la méthode adoptée par l’Union des Comités de Quartiers.

- Pour une question de fond ensuite. Le projet retenu est proche de celui que j’appelle de mes vœux avec Gauche Autrement depuis deux ans (notamment pendant la campagne des élections cantonales).

C’est donc avec détermination que je soutiendrai, pendant la phase de « concertation » qui va s’engager (one more…), le projet suivant :

- espaces sportifs de proximité (salle omnisports de 500-600 places, petit terrain de foot, piste d’athlétisme, maintien des équipements voués au billard, à l’escrime et au tennis, espace pour les arts martiaux et à la gym) ;

- espaces sportifs en libre accès à leurs heures d’ouverture (basket par exemple) ; aménagement d’espaces verts publics avec extension de l’actuel jardin d’enfants ;

- utilisation des « dents creuses » du boulevard Gorbella pour faire du logement, des commerces et installer des services publics ;

- un parking souterrain de 600 places et une aire permettant la jonction des bus collinaires avec le tram.

06 octobre 2012

Des pépites dans le mainstream





« MAINSTREAM : adj. – Mot d’origine américaine : grand public, dominant, populaire. Un film mainstream : qui vise un large public » (in Mainstream : enquête sur cette culture qui plaît à tout le monde, Frédéric Martel, 2010, Flammarion ; un ouvrage passionnant et remarquablement documenté sur les industries culturelles dans le monde)

Le cinéma mainstream, celui des multiplexes, du pop corn et des produits dérivés, peut parfois réserver de bonnes surprises. Comme le chercheur d’or peut, à force de patience, trouver une pépite dans le lit de la rivière, le cinéphile peut trouver matière à émotion, à réflexion ou à distraction dans un blockbuster.

C’est très exactement ce qui m’est arrivé ces derniers jours en visionnant les deux Batman de Tim Burton et les deux OSS 117 de Hazanavicius.

Relativement déçu cet été par The Dark Knight Rises de Christopher Nolan, le dernier opus de Batman pourtant précédé d’une publicité tapageuse, j’avais profité d’une visite à la cinémathèque de Paris pour assister à l’exposition Tim Burton et faire l’acquisition de l’intégrale de son œuvre, dont les deux Batman (Batman et Batman, le défi). J’avoue avoir été impressionné par l’esthétique et l’atmosphère des deux films. Mais c’est surtout l’interprétation hallucinée des deux méchants par Jack Nicholson et Danny DeVito qui restera pour moi inoubliable. Ces acteurs, jouant les rôles du terrible et ricanant Joker et celui du gluant et cruel Pingouin, font la démonstration qu’un grand acteur peut donner vie à n’importe quelle création de fiction, fut-elle une silhouette de Comics. Il y a, en effet, derrière les masques grimaçants du Joker et du Pingouin, ce rien d’humanité qui dérange et qui rassure tout à la fois.

Autre pépite : les deux OSS 117 du réalisateur de The Artist. Rio ne répond plus et Le Caire, nid d’espions sont deux parodies réussies des films d’espionnage des années 50 : cinémascope, exotisme de pacotille, jolies filles et un James Bond version Super Dupont, joué par l’inénarrable Jean Dujardin. Cet admirateur inconditionnel du Président Coty, « Un homme qui marquera l’Histoire » (OSS 117 dixit), amateur de jeux de mots pourris à faire pâlir de jalousie notre Bernard (« On peut dire que le soviet éponge ») est non seulement drôle et décalé mais aussi, par son arrogance involontaire, sa prétention inconsciente et son absence totale de curiosité pour l’autre, une assez crédible caricature du Français (de certains Français) à l’étranger. Ne dit-il pas aux agents du Mossad : « Rechercher un nazi avec des Juifs ? Quelle drôle d’idée ! Il va les reconnaître… » et à une représentante du gouvernement égyptien : « L’Islam est une drôle de religion, vous allez vite vous lasser, ça n’a aucun avenir » ou encore « Le problème de l’arabe (la langue), c’est qu’il n’est pas très visible, même au niveau du son ». Pourtant, il n’est ni raciste, ni xénophobe. Il est engoncé dans une posture qui le conduit à penser que le monde a besoin de la France, de sa grandeur et de ses lumières et que tous les autres peuples sont arriérés ou immatures.

Du coup, à travers le personnage de Dujardin, j’ai eu l’impression de retrouver ces voyageurs français croisés un peu partout depuis des décennies. Par exemple, celui rencontré à l’entrée d’Athènes et qui avait eu la bonté de nous mettre en garde : « On fait grand cas d’Athènes mais, franchement, à part les ruines, il n’y a rien à voir »…

02 octobre 2012

Claude Puel superstar au CDS


Avec José Boetto

Sa personnalité débonnaire ne doit surtout pas faire oublier que le Président José Boetto est d’une efficacité redoutable. Sous sa houlette, le CDS (Club des supporters de l’OGCN) ne cesse de croître et de se multiplier tout en affirmant son autorité et son esprit de responsabilité.

A chaque réunion de début de saison, la foule est un peu plus nombreuse. Ce soir encore, aux Palmiers, nous étions plus nombreux que l’an dernier. Avec toujours cette ambiance conviviale, presque familiale, qui est la marque de fabrique du CDS.

Cette année, la (super)star fut incontestablement Claude Puel, ce technicien XXL qui désormais entraîne l’équipe de Nice. Lors de ma prise de parole, je n’ai d’ailleurs pas hésité à dire qu’il était pour moi le meilleur entraîneur de France. Preuve en main, puisque je n’ai pas hésité à brandir la copie d’un billet de ce blog en date du 31 mai 2011 (Et pourtant Claude Puel était le n° 1) pour prouver que mon affirmation n’était pas un effet de tribune.

Puis, avant de replonger dans la foule d’amis et de supporters, de joueurs actuels et d’anciennes gloires (heureux de retrouver Bocchi), je me suis risqué à un pronostic public : cette année, pour le Gym, une Coupe et une place entre la 6e et la 8e. Un peu en retrait dans le public, Claude Puel m’a fait un signe qui voulait dire : « Ce n’est pas impossible, on va essayer ». Oui, Claude, « on » va essayer…

Claude Puel et quelques joueurs

01 octobre 2012

Radicalement Européen




Après moult congrès du PS, j’ai assisté ce week-end, au Parc floral de Vincennes, à mon premier congrès Radical de Gauche. Un peu plus d’accent (du Sud-ouest) et un peu moins de langue de bois (encore que…), mais au total une séquence de trois jours qui ne m’a pas vraiment dépaysé.

Cela dit, l’absence de courants statutaires modifie quand même le climat général des débats. Au PS, l’orateur consacre une bonne partie de son discours à balancer quelques vacheries aux autres courants ou, au contraire, à prendre des précautions oratoires pour ne vexer personne. Sur le fond, les nuances exprimées ont souvent pour fonction de nourrir le débat interne quand elles ne prennent pas carrément la forme de private jokes.

Au PRG, par contre, l’intervention est plus brute de décoffrage et est consacrée, la plupart du temps, à des thèmes solidement ancrés dans la mémoire du radicalisme ou le programme du Parti. La spécificité du PRG dans la nouvelle majorité est donc assez facilement identifiable au bout de quelques heures de débat. Et il va sans dire que cette spécificité me convient très bien.

Ainsi, pendant le Congrès, nombreux sont les intervenants qui ont insisté sur la nécessité pour le gouvernement de réaliser sans plus attendre un certain nombre de réformes de société : mariage gay et homoparentalité, droit de mourir dans la dignité (belle démonstration de Roger-Gérard Schwartzenberg), droit de vote des étrangers et même la très controversée dépénalisation de la consommation du cannabis.

Autre thème historiquement fondateur de la pensée radicale : la laïcité. Pas un orateur qui n’évoque de près ou de loin cette exigence républicaine et sa conséquence politique contemporaine : la lutte contre les communautarismes. Il y a là sur cette question une expression forte qu’on est loin de retrouver dans la gauche française et au PS (à l’exception, peut-être d’un certain… François Hollande).

Mais, en raison de l’actualité, c’est un autre engagement fort du PRG qui s’est retrouvé au centre des débats : l’Europe. Les Radicaux sont fédéralistes et fiers de l’être. Là où le discours des socialistes – pourtant souvent Européens de cœur – est souvent inaudible à force de précautions, les radicaux affichent sans complexe leur engagement pour les Etats-Unis d’Europe. C’est ainsi que l’invité d’honneur de Vincennes, le Premier ministre (voir le blog de Dominique Boy Mottard), a pu repartir de la salle des congrès avec l’engagement d’un soutien ferme des radicaux pour la ratification du Traité d’équilibre budgétaire et du pacte de croissance.

C’est donc avec conviction que j’ai brandi, avec la quasi totalité des délégués, mon mandat, lors du vote final sur cette ratification. Je l’ai fait en me remémorant la formule de François Mitterrand, rappelée par Jean-Marc Ayrault : « La France est notre patrie, l’Europe est notre avenir ».


27 septembre 2012

Valls rend hommage à Amaury Marcel


Photo Sami Cheniti

Cet après-midi, nous étions nombreux, élus et policiers, dans la cour de la caserne Auvare pour rendre un dernier hommage à Amaury Marcel, ce jeune policier de 27 ans tué dans la nuit de vendredi à samedi par un délinquant de la route à Cannes.

Assister à la cérémonie juste à côté de la famille, impressionnante de dignité, et du collègue grièvement blessé étendu sur un brancard fut une épreuve.

Manuel Valls lui-même était visiblement ému lorsqu’il rappela devant le cercueil drapé de tricolore la dangerosité du travail de la Police, ce service public chargé de prévenir tout ce qui peut menacer l’ordre républicain. Dans une société qui a perdu beaucoup de ses repères, les fonctionnaires de police, comme l’a démontré l’actualité récente, sont particulièrement exposés. C’est bien pour cela que la Nation leur doit respect, gratitude et soutien.

Après ce discours à la fois ferme et sans démagogie, je suis plus que jamais convaincu que notre ministre de l’Intérieur sera l’homme de la situation pour expliquer à une certaine gauche que l’ordre républicain n’est pas une menace pour les libertés : il en est la garantie.

23 septembre 2012

Je passe une heure…


Association Magica

Comme chaque année, je m’apprêtais à passer une petite heure au Forum des associations, comme chaque année c’est presque pendant quatre heures qu’avec Dominique et Sami nous avons zigzagué dans le joyeux capharnaüm des stands, allant d’un groupe d’amis à l’autre.

A dire vrai, j’adore l’éclectisme qui préside à cette manifestation, reflet de la richesse de la vie associative de notre cité.

Comme chaque année, j’ai eu droit à mon lot d’informations qui étaient presque autant de bonnes nouvelles : le Cercle Molière m’annonce son 90e anniversaire, les Petits Frères des Pauvres, l’inauguration de leur nouveau local, l’association des Tirailleurs Sénégalais, celle d’un monument à la gloire de ces combattants dans le cimetière de Menton, une ancienne étudiante, la publication d’un ouvrage… de 500 pages, « La bourse ou la vie », sur le brigandage en pays niçois au 18e siècle. J’ai bien sûr fait l’acquisition du livre au stand de Lou Savel, l’association culturelle du 5e canton.

Au fil des stands : l’association Albatros qui milite pour la généralisations des soins palliatifs me remercie de lui envoyer des étudiants pour qu’ils s’informent sur leurs activités, les représentants du Palais de l’Agriculture affichent un large sourire qui contraste avec l’inquiétude qui était la leur il y a quelques années, l’Avrepam nous permet une nouvelle fois de jouer Hamlet avec son impressionnante collection de moulages de crânes préhistoriques, la petite association Dialogues dont je me préoccupe depuis ses origines me confirme le bon fonctionnement de l’épicerie sociale de Pasteur, les amies d’Accueil Femmes Solidarités sont toujours fidèles au poste pour informer et agir sur les violences faites aux femmes.

Avec Sami, nous retrouvons avec plaisir toutes les associations du social qui nous ont si bien accueillis pendant notre étude sur la prévention spécialisée.

J’en passe et des meilleures, selon l’expression consacrée.

Mais le plus de cette année était incontestablement le stand Magica où quelques joyeux magiciens nous ont offert – rien que pour nous – des tours époustouflants. Si époustouflants que nous nous sommes demandé in peto si ces magiciens n’étaient pas… des sorciers !  


20 septembre 2012

Les indignés du 42 Bis


Photo Nice-Matin 20/09/2012

Dans le cadre du programme de requalification des quartiers anciens dégradés –  une bonne initiative – il a été fait à peu près n’importe quoi du côté de la rue Trachel (en lisière du 5e canton).

En effet, un plan de démolition/réaménagement a été technocratiquement élaboré par la Métropole et les habitants du quartier, notamment ceux du 42 Bis, ont appris… dans la presse que leur immeuble serait démoli.

Au-delà de l’incroyable mépris que révèle cet épisode, il est incontestable que, dans cette affaire, les services de la Métropole marchent sur la tête. Ces opérations de requalification sont faites pour rétablir de la mixité sociale dans des quartiers paupérisés ; or, les principales victimes de la rue Trachel sont de jeunes actifs qui ont acheté en empruntant des appartements qu’ils ont rénovés (j’ai pu en visiter un superbement agencé et décoré). Pour l’un des couples concernés, cette acquisition ne remonte qu’au mois de février, et personne ne les a prévenus des conséquences de l’opération.

Quant à l’îlot Bensa contigu, s’il demande quelques travaux de réhabilitation, c’est un lieu de vie avec, notamment, des artisans de proximité.

En tant que conseiller général, j’ai rencontré ainsi une trentaine de ces indignés, en compagnie de Patrick Allemand (la Région finance l’opération mais n’a pas défini le projet) et de Marc Concas (avocat des familles), pour les écouter et les aider.

Si l’on ajoute que le périmètre, pour le moins discutable (on détruit un jardin pour construire, on détruit des maisons pour faire un jardin), et le choix des destructions (pourquoi tel immeuble plutôt que tel autre ?) soulèvent énormément de questions, gageons que nous reparlerons des indignés du 42 Bis qui n’ont pas l’intention de se laisser faire. Je serai évidemment avec les collègues élus de leur côté.

P.S. Dernière nouvelle : la Ville lancerait une consultation. Admirable ! Pour choisir le jour et l’heure de la démolition ?

17 septembre 2012

Il n’est de pire sourd…




Conseiller général consciencieux, j’ai participé avec assiduité aux trois réunions de concertation au CAL Gorbella (sur invitation… il y a comme une défaut aurait dit Fernand Raynaud !) sur l’avenir des terrains du Ray : mardi et jeudi, la semaine dernière, et ce lundi. Cela a donné plus de six heures de débat sous la baguette d’un improbable Monsieur Loyal, sorti dont ne sait où, imposé par les organisateurs.

Au final, on peut légitimement se demander si cette énième concertation était bien utile.

En effet, depuis que la décision de transférer le stade dans la plaine du Var a été prise, les riverains du Ray et, plus généralement, les habitants de Nice Nord, disent à peu près la même chose : profitons de l’opportunité procurée par ces 7 hectares libérés au cœur du quartier pour permettre à celui-ci, surdensifié et étouffé par la circulation, de respirer enfin.

D’où la proposition d’un territoire dédié pour l’essentiel aux espaces verts et aux pratiques sportives.

Cette position a d’abord été celle des comités de quartier avant de devenir celle des Conseils de quartier réunis exprès par la municipalité. Par la suite, elle sera reprise par de très nombreux contributeurs lors du débat sur le P.L.U.

Les élections cantonales ont également donné une indication précise puisque, ayant défendu très clairement cette position, je suis arrivé en tête dans les bureaux de vote correspondant au quartier concerné. La candidate de la mairie s’est retrouvée, quant à elle, en troisième position. En fait, on lui reprochait l’attitude ambiguë de la municipalité qui, tout en demandant formellement son avis à la population, avait voté sans discussion préalable un P.L.U. permettant des constructions sans restriction sur l’espace en question (décembre 2010). Ainsi, l’équipe municipale donnait le sentiment d’avoir un projet immobilier sous le coude et de noyer le poisson en répétant concertations et débats, espérant sans doute obtenir à l’usure le ralliement des intéressés.

Ces trois dernières réunions, malgré leur qualité formelle, n’ont fait que renforcer ce soupçon : il n’est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre…

Pour ma part, j’estime que le projet décliné par l’Union des comités de quartier du Nord de Nice et de ses collines aurait pu servir de base de discussion lors de ces trois réunions. On aurait gagné du temps.

P.S. : je détaillerai ce projet équilibré, réaliste et respectueux de la qualité de vie de nos quartiers dans un prochain billet.

15 septembre 2012

Objets inanimés (4)





Cet objet est aussi un geste artistique.

Nous sommes au printemps 1990, dans une petite ville du Nord-Ouest de la Bulgarie, Vratsa. La révolution - elle était bleue à Sofia - a balayé le régime communiste il y a à peine quelques mois.

Nous sommes les hôtes de la famille Smilov qui avait eu le courage de nous accueillir plusieurs fois pendant les heures sombres du régime du stalinien Jivkov. Le chef de famille est responsable d'un collectif d'artistes de la région. Il nous offre cette toile puis nous présente le peintre, Thomas Trionovski, qui me dédicacera l'oeuvre.

Depuis, la dame au regard mystérieux et sa petite lune (?) ne m'ont jamais quitté.

12 septembre 2012

Débriefing cinématographique



Après un voyage, j’aime bien voir ou, le plus souvent, revoir les films que m’ont inspiré les lieux visités. Cette année, ce débriefing commence en fanfare avec quatre films particulièrement réussis qui donnent une idée de la richesse, de l’inventivité et de la liberté du cinéma américain du début des années 70 (et même de la fin des années 60).

Easy rider, Dennis Hopper (1969)

Point de départ : les deux motos vedettes du film exposées au Musée Harley-Davidson de Milwaukee, Wisconsin. Voir aussi sur le blog de Dominique, le rallye de Sturgis.

En fait, les hasards de la programmation d’Air France ont voulu que je revois ce film culte… au-dessus de l’Atlantique lors de notre vol de retour. Contrairement à ce que je redoutais, le road movie de Dennis Hopper et Peter Fonda n’a pas pris une ride. Au contraire, libéré du contexte des années 60, il est devenu un grand film universel sur la liberté et les obstacles à cette liberté illustrant parfaitement La mauvaise réputation de Georges Brassens : « Les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux »… celle qui conduit de Los Angeles à la Nouvelle Orléans, par exemple.

Little Big Man, Arthur Penn (1970)

Point de départ : la visite du champ de bataille de Little Big Horn ,Montana.(voir sur ce blog, La rivière du petit mouflon).

A travers la vie aventureuse de Jack Crabb (Dustin Hoffman), une sorte de Candide un peu couard, Arthur Penn nous propose une nouvelle lecture – du moins elle l’était en 1970 – de la conquête de l’Ouest : anti-raciste et anti-colonialiste. Les Indiens (qui se nomment eux-mêmes « les êtres humains ») sont présentés comme les victimes des colonisateurs blancs. A noter un portrait au vitriol du Général Custer qui devrait ravir aussi bien Mouton Enragé qu’Emmanuel. La reconstitution de la bataille de Little Big Horn n’est pas seulement un grand moment de cinéma. C’est aussi un travail quasiment documentaire s’appuyant sur des travaux d’historiens et pas, comme dans les productions précédentes, sur les rapports falsifiés de l’armée américaine.

Jeremiah Johnson, Sydney Pollack (1972)

Point de départ : la visite de la tombe de Jeremiah Johnson à Cody, Wyoming (voir sur ce blog, La beauté du diable).

Dans des paysages d’une beauté à couper le souffle, la longue traque à travers les Rocheuses d’un chasseur-trappeur qui veut venger l’assassinat de sa femme (indienne) et de son fils adoptif par des Crows. Là encore, l’approche des civilisations indiennes est nuancée, la cruauté, par exemple, n’est jamais gratuite. Il semblerait toutefois que le personnage joué par Redford soit infiniment plus sympathique que ne l’était son modèle, plutôt frustre et violent.

Butch Kassidy et le Kid, George Roy Hill (1969)

Point de départ : la cabane de Butch et du Kid à Cody, Wyoming.

Deux pilleurs de banques et une jeune femme sillonnent l’Ouest américain… puis la Bolivie à la recherche de la fortune mais surtout de l’aventure. Le couple Redford-Newman ressuscite avec beaucoup de brio ces hors-la-loi mythiques qui ont défrayé la chronique à la fin du siècle dernier. Et qui a pu oublier la célèbre scène à bicyclette ? « Raindrops keep fallin’ on my head… »

10 septembre 2012

L’agitprop, c’est fini !


Photo AFP

L’opinion publique est versatile et oublieuse.

Comment peut-elle demander de l’action pour l’action, des annonces spectacles, du bruit et de la fureur médiatique, alors même que c’est de cela que la République fut malade pendant cinq ans ?

Du yacht de Boloré aux infirmières bulgares, des vacances en Nouvelle-Angleterre au barbecue avec la famille Bush, de l’ouverture tous azimuts à la croissance qu’on allait chercher avec les dents, l’espace médiatique fut en effet bien saturé pendant l’été 2007. Pour quels résultats ?

Je préfère de très loin la méthode Hollande-Ayrault, digne et discrète, sans déclaration ostentatoire ni tartarinades. Une méthode qui acte avec sagesse que le temps de la réforme politique n’est pas celui des médias.

Du coup, je vous l’accorde, on s’ennuie un peu. On baille en lisant le Canard enchaîné, on rit moins devant les émissions satiriques de Canal +… Mais c’est un tribut bien faible si, au final, la preuve est faite que la Politique peut encore réduire le fatalisme économique.

L’intervention du Président au 20 Heures de TF1 hier m’a semblé être une bonne illustration de ce volontarisme sans tapage.

Oui, le temps de l’agitprop est révolu. Soyons optimistes. Les citoyens de ce pays finiront bien par admettre que c’est une bonne nouvelle.

08 septembre 2012

La rentrée de Gauche Autrement




C’est donc ce 7 septembre que GA a renoué avec sa tradition de l’apéro débat du vendredi. Deux invités d’honneur pour ces retrouvailles : Marilène Mazzorana, conseillère régionale PRG des pays de Loire, la région de notre Premier Ministre, et Cynthia Lemesle, l’artiste plasticienne, venue nous présenter « Impression d’ateliers », le superbe ouvrage qu’elle vient d’éditer et où l’on retrouve, d’Eric Andreatta à Tatiana Wolska, une trentaine d’artistes azuréens dans l’intimité de leur lieu de création.


Une grande partie des « historiques » de GA étaient là dès ce premier rendez-vous : Bernard, qui pourtant jouait le soir même au Théâtre de l’Alphabet (avant de reprendre avec Peggy « Fragments de Nice » à Sophia Antipolis en novembre) ; José, le président des supporters du Gym, manifestement satisfait des premières prestations de ses favoris ; Manu, Richard et Véro, les profs détendus après une rentrée « normale » ; Lucien, la tête pleine de revues de presse, Christian Depardieu tout à la préparation de sa prochaine exposition (Hannaka : mouvements immobiles, vernissage le 22 septembre à partir de 16h, au 18 avenue des fleurs). Il y avait aussi Anik, Jean-Claude, Marie-Louise et bien d’autres, ainsi que de nombreux nouveaux profitant de cette première pour tâter le terrain du 10, avenue Cyrille Besset.

Sur le plan politique Dominique a profité de l’occasion pour nous annoncer son adhésion au Mouvement Européen ce qui en cette période de débat sur les traités est tout sauf anodin.

Pour ma part, j’ai insisté sur la nécessité de débattre de la réforme des collectivités territoriales qui va impacter fortement notre travail de terrain dans les années à venir notamment avec la pratique des primaires qui risque de devenir la règle. Un séminaire GA sera probablement organisé en octobre sur ce thème à mon retour de journées d’études parisiennes.

Ce mois de septembre sera aussi celui de la remise de mon rapport sur la Prévention Spécialisée dans le département, rapport sur lequel nous avons travaillé plus de quatre mois avec Sami.

Dans quelques jours commencent aussi les réunions de concertation (vraie ou fausse, on verra !) sur l’avenir des terrains du quartier du Ray. Avec ma dynamique suppléante Joëlle, nous sommes sur le sentier de la guerre… mais nous sommes prêts à fumer le calumet de la paix !

La particularité de ces rencontres du vendredi est qu’avec Dominique et Sami nous recevons en parallèle qui veut nous voir en dehors des rendez-vous formels de la semaine.

C’est ainsi qu’hier soir, c’est une demi-douzaine de RV spontanés que nous avons assurés. Je tiens beaucoup à cette forme de disponibilité vis-à-vis de notre public.

Et quelques bouteilles de rosé plus tard, la réunion s’acheva sur une très bonne nouvelle, Mireille et Paul Vautel invitant une nouvelle fois GA pour un pique-nique fraternel sur leur « propriété de paysans », comme dit Paul, début octobre. Mais de cela, nous aurons l’occasion de reparler.

South Art - 65, avenue Saint-Barthélemy (06 13 89 38 53)

04 septembre 2012

Il faut toujours choisir


Si comme homme de gauche, il n’y a pas de raison particulière à manifester une préférence dans une compétition du camp d’en face, comme républicain, démocrate ou tout simplement citoyen, on peut et à mon avis on doit avoir une autre attitude.

En effet, pour moi, le face à face Fillon-Coppé ne mérite pas le qualificatif de « bonnet blanc-blanc bonnet » qualificatif classique (depuis 1969) des opposants de gauche dans une telle situation.

Évidemment, je ne fais pas allusion aux programmes (quels programmes d’ailleurs ?) de l’un ou de l’autre : ils reposent ou reposeront sur des principes et certaines valeurs qui ne sont pas les miennes. Je ne m’intéresse ici qu’à la personnalité des deux candidats. Et là, il n’y a pas photo :

- d’un côté, François Fillon qui, après avoir commencé sa carrière avec Philippe Seguin, une référence républicaine, a exercé avec beaucoup de dignité sa fonction de Premier Ministre pendant cinq ans sous les ordres d’un Président qui, lui, sortait régulièrement des clous.
- de l’autre, Jean-François Coppé, prototype du politicien madré, virtuose de la petite phrase, englué dans les conflits d’intérêts. Il y a quelques jours la rediffusion d’une remarquable enquête d’investigation de Canal + a bien démontré la proximité qu’il avait avec le sulfureux Takieddine alors qu’il était ministre du budget. Eric Woerth à côté semble jouer petit bras !
Fermer les yeux devant la fraude fiscale est une attitude disqualifiante pour qui a l’ambition de représenter la République au plus haut niveau.

Donc je persiste, signe et assume : si Fillon l’emporte ce sera plutôt une bonne nouvelle pour la démocratie en France.