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19 décembre 2012

Le temps des recours



 Depuis quelques mois, on assiste à une multiplication de mobilisation citoyenne contre certains projets de la municipalité niçoise.

Sur ce blog, par exemple, je me suis largement exprimé sur la question de l’avenir des terrains libérés du stade du Ray (ce fut même l’objet de ma carte de vœux 2012). Sur deux autres dossiers particulièrement brûlants, il se trouve que ces derniers jours, je viens de prendre des initiatives.

- Avec Marc Concas (il est le conseiller général du futur terminal), j’ai déposé un REP (recours pour excès de pouvoir) devant le tribunal administratif contre la ligne ouest-est du tram imposée par la Métropole. Il s’agit, à la fois, de tirer la sonnette d’alarme sur le coût financier pharaonique du projet tout en mettant en avant le principe de précaution (absence d’études géologiques, hydrogéologiques et sismiques). En affirmant, au final, que le bilan coût-avantage de l’opération est terriblement disproportionné. Ceux qui veulent en savoir plus peuvent lire… les 45 pages de notre recours sur le site de Marc.

- Avec Patrick Allemand (la Région PACA est impliquée financièrement dans le projet), j’ai exprimé mon désaccord sur l’opération Trachel-Bensa dite de « rénovation du Centre Ville », en déposant un dire commun dans le cadre de la consultation publique au CAL Notre-Dame. Ce dire reprend l’essentiel de ce que j’explique depuis septembre sur ce blog (Les indignés du 42 Bis, Les états généraux du square Jeanpierre, Du Ray à Trachel, les citoyens proposent) et qui est désormais affirmé par plus de 1700 citoyens de ces quartiers.

Un recours avec Marc, un dire commun avec Patrick : incontestablement je suis très œcuménique. Un peu comme si, UMP, je travaillais en même temps avec Fillon et Copé… En fin d’année, j’ai l’esprit taquin, ne m’en veuillez pas !

10 décembre 2012

Gangnam style et Lucie attitude




Dire que mon dernier samedi fut éclectique au possible est un euphémisme.

Ainsi, le matin, après un petit-déjeuner pan bagnat chez Tintin place de la Libé, j’assiste au flashmob de mes étudiants de LEA sur le clip de Psy, place gauthier, dans le cadre du Téléthon. Avec Elodie et Margaux en Véronique et Davina du 21e siècle, Dounia, Deborah, Christopher, Agathe, Claire et leurs amis ont affirmé la solidarité des étudiants de Nice avec la cause humanitaire du jour. Tout en admirant la démonstration, le prof s’est félicité d’avoir eu la bonne idée de se transformer en photographe, histoire de décourager toute tentative d’enrôlement dans la performance endiablée.

En début de soirée, changement de décor. Je me retrouve dans la procession aux lampions de la Sainte Lucie, le long de la montée Claire Virenque. Il s’agit de participer à la fête des lumières avec la colonie suédoise de la ville et l’association Colline Saint Barthélemy – Le Prieuré.

Le point d’orgue de la soirée sera un concert dans l’église du quartier particulièrement appréciée par Dominique (dont le deuxième prénom est… Lucie) puisqu’elle y effectua, il y a quelques années, sa confirmation. Plus tard, dans le cloître, ce sera le traditionnel glögg du réconfort.

Heureusement, nous serons rentrés à temps pour l’élection de Miss France…


29 novembre 2012

Du Ray à Trachel, les citoyens proposent



Lundi dernier, une grande mise en scène, intitulée « un peu » pompeusement « Les assises de la Proximité », a été organisée par la Municipalité avec, comme objectif, de vendre aux comités de quartier une dizaine de propositions aussi vagues et passe-partout que « Poursuivre la valorisation du patrimoine » ou « Favoriser l’offre de stationnement »… En fait, cette communication descendante est aux antipodes de la démocratie participative telle que je l’avais proposée aux Municipales de 2001 et de 2008.

A l’inverse, deux autres réunions m’ont renforcé dans l’idée que les citoyens de notre cité sont tout à fait mûrs pour être les acteurs majeurs d’une véritable démocratie participative qui les verrait prendre leur destin en main.

Ainsi, la semaine dernière, au Théâtre de la Photographie, les élus municipaux ont fait le bilan de la concertation menée sur l’avenir des terrains libérés par le déplacement du stade du Ray (lire, sur ce blog, « Il n’est pire sourd… »). En fait, une fois de plus, ce sera l’occasion de botter en touche pour une Mairie qui ne veut rien dire de ses projets probablement déjà bouclés par les technocrates de la Métropole. Par contre, il existe un vrai projet citoyen élaboré par l’ensemble des comités de quartier de Nice Nord (lire, sur ce blog, « Démocratie participative au Ray »). Ce projet équilibré et réaliste serait, comme je l’ai rappelé ce soir-là, une bonne base de discussion. A ce jour, jamais le Maire ne l’a pris en compte.

Autre exemple : au CAL Notre-Dame, la toute nouvelle association « Sauvegarde du square Colonel Jeanpierre » nous avait conviés pour nous présenter son contre-projet à l’aberrant programme de rénovation du quartier Trachel (voir, sur ce blog, « Les indignés du 42 Bis »). Là encore, les propositions sont innovantes, raisonnables et bien moins coûteuses que le projet initial de la Métropole (voir le schéma ci-dessous).

Du Ray à Trachel, les citoyens proposent. Il serait bien peu démocratique que la Mairie dispose.


14 novembre 2012

Les états généraux du square Jeanpierre




Ce devait être un simple rendez-vous avec les indignés du 42 Bis (voir sur ce blog) pour faire le point sur la mobilisation contre l’aberrant projet technocratique de la Métropole dans le secteur Trachel (pour faire simple : détruire un grand jardin pour construire des immeubles et, en échange, casser un fier et bel immeuble pour réaliser un petit jardin). Quelle ne fut pas notre surprise, avec Patrick Allemand qui représentait la Région, de voir près d’une centaine de personnes, toutes générations confondues, dans le square Jeanpierre, lieu emblématique du quartier où se retrouvent régulièrement troisième âge, enfants et boulistes…

Du coup, ces états généraux improvisés deviennent le symbole de la lutte de tout un quartier contre l’arrogance de la Métropole et l’entêtement du maire.

Les cahiers de doléances, euh… excusez-moi, la consultation publique étant ouverte, il s’agit, et l’assistance l’a bien compris, de se battre, de mobiliser, et de faire reculer la municipalité comme celle-ci l’avait fait, par exemple, pour le parcours du tram sur la Promenade des Anglais.

Pour ma part, j’ai confirmé qu’en tant que conseiller général du 5e canton mitoyen, j’apportais mon soutien – et même un peu plus – à cette foule magnifique.

Que la municipalité prenne garde : pour ne pas avoir compris le sens des états généraux, certains se sont retrouvés confrontés à un 4 août…

02 septembre 2012

Dans la savane du Prieuré




Des petits gosses du premier rang aux seniors, c’est un public très intergénérationnel - le « dada » bien sympathique du président Lépine - qui malgré un ciel incertain a assisté à la traditionnelle soirée « Contes » de l’association Colline Saint-Barthélemy dans les jardins du Prieuré du Vieux-Logis.

Des jardins métamorphosés cette année en savane par le talent du conteur Thierno Diallo (une grand mère wolof, une autre peul…) qui, avec humour et poésie, nous a raconté les aventures secrètes d’à peu près tous les animaux d’Afrique.

Ce fut un enchantement mais aussi une franche partie de rigolade que d’entendre le modeste caméléon donner une leçon de vie au faucon prétentieux, la pragmatique grenouille faire de même avec l’éléphant qui a perdu un œil. Comment également oublier le lézard qui enseigne l’antiracisme au crocodile avaleur de poules ou la hyène essayant de devenir herbivore… Le kilibilibili quant à lui est un oiseau mystérieux car, excusez du peu, inconnu sur Wikipédia, mais on lui pardonne car il sait si bien chanter l’espoir.

Pour autant, Thierno peut quitter son bestiaire pour nous parler avec émotion des candidats à l’exil de son pays d’origine ou nous raconter la version sénégalaise de la rencontre entre Eve et Adam et de la création de la tondeuse à gazon par Dieu. Sans oublier la révélation finale qui nous permet de percer le mystère de la multiplication des Kinder surprise (pour les Kinder bueno, il faut demander à Jo-Wilfried… ça tombe bien il a du temps depuis son élimination à Flushing meadows !)

Une très belle prestation… et ce n’est pas Renaud et sa maman qui vont me démentir !


15 mai 2012

J’ai passé la soirée avec Julien Dray !




Mais la première dame de France ne m’en voudra pas trop… Il s’agissait en fait de Julien, le fils de Laurent Dray, le dynamique responsable des parents d’élèves du collège Saint Barthélemy (5e canton), au Conseil d’administration duquel je siège comme représentant du Conseil général.

Ce lundi soir était en effet organisée par l’établissement « la soirée des talents » qui a vu se succéder sur la scène du Forum Nice Nord des dizaines et des dizaines d’élèves, chanteurs, danseurs, musiciens, sur un tempo endiablé. Une sorte de grand Prix de l’Eurovision, le talent en plus et les « points » (en anglais dans le texte) en moins.

Un autre Julien (Lepers), lui-même parent d’élève, a animé la soirée avec humour et gentillesse.

Pour mémoire (et celle-ci est parfois injuste), je retiendrai les bébés ACDC (classe de 5e !), la sonate de Camille, la fille de ma fleuriste, les variations d’Enzo au piano, David, le frère cadet de Julien jouant à la guitare « Knocking on heaven’s door » de Bob Dylan et un Hallelujah de grande classe avec son pote Nicolas, Alexia et Roxanne interprétant Shakira et au moins quatre chansons d’Adèle dont j’ignorais l’existence avant la soirée mais qui semble être appréciée par Dominique, la prof de musique…

Lorsque la soirée s’achève sur une reprise de Michael Jackson « Human nature », par Rémy, je regarde ma montre : il y a plus de quatre heures que le spectacle a commencé. Incontestablement, le temps est passé beaucoup plus vite que lors de mon dernier meeting politique…

Si j’ai bien passé la soirée avec Julien Dray, je n’ai hélas pas passé la journée avec François Hollande pour cause de soutenances de mémoire à la fac. Mais je suis intimement persuadé que j’aurais éprouvé la même émotion que Dominique (voir, sur son blog, « Merci Monsieur le Président »).

16 avril 2012

Ray-sistance

France 3 Journal régional 16/04/2012

François Hollande me pardonnera, mais les autorités municipales ne respectant pas la trêve présidentielle, je suis obligé de distraire quelques heures d’une campagne très dense (voir J-8 sur le blog de Dominique) pour répondre au Maire qui vient de communiquer sur l’aménagement des terrains libérés par la future destruction du stade du Ray.

Seul point positif de cette nouvelle conférence de presse : Christian Estrosi propose une concertation, celle que je demande sans relâche depuis les dernières élections cantonales. Les habitants du quartier, qui ont le sentiment de s’être déjà exprimés deux fois (par leurs conseils de quartiers et au cours du débat sur le PLU) apprécieront cette nouvelle occasion de proclamer qu’ils veulent de l’oxygène pour le Ray.

Mais la concertation proposée semble étrangement bornée puisque le maire propose des constructions « ne dépassant pas la surface actuelle du stade » : on ne voit pas comment on pourrait faire plus, le stade couvrant l’essentiel du terrain libéré.

Pour arrondir les angles, on fait miroiter un Palais des sports en affirmant toutefois que « tout nouvel investissement devra s’autogérer (sic) ». En clair, le mini Bercy niçois devra être financé par le privé car les caisses de la Ville sont vides. Et bien sûr, les partenaires privés, qui ne sont pas des philanthropes, ne manqueront pas d’exiger des droits à bâtir…

Les habitants de Nice Nord veulent des espaces verts, des équipements sportifs de proximité, des aménagements ludiques et des services publics. Les propositions du maire risquent de réduire ces aménagements à la portion congrue.

Face à cette offensive du béton, il va falloir, à l’instar de ce que nous avions fait pour la gare du Sud, résister. Et n’oublions pas que 2013 est la date officielle du début des travaux. C’est-à-dire un an avant… 2014.

Métro, 16/04/2012

Nice-Matin, 17/04/2012

13 février 2012

L’équipe du 5e canton

Dernier meeting de la campagne de mars 2011 au CAL Gorbella

Lorsque la majorité UMP a voté une loi instituant une suppléance pour les conseillers généraux en exigeant que celle-ci soit du sexe opposé à celui du titulaire, j’ai haussé les épaules et me suis gaussé de ce énième gadget visant à faire de la parité sans en faire vraiment. Eh bien, j’avais tort. Au moins en ce qui concerne mon cas personnel.

Lorsque l’élection de 2011 arriva, mon choix se porta sur Joëlle Vacca, une amie déjà fortement impliquée dans l’aventure de Gauche Autrement et quasiment plébiscitée par la petite république du 10 avenue Cyrille Besset. Militante associative, syndicale et femme de culture (voir, sur ce blog, les « murales » de Joëlle), Joëlle avait en effet le profil idéal pour constituer, avec moi, un ticket politiquement crédible et électoralement efficace.

La victoire assurée, le meilleur restait à venir.

Depuis mars de l’année dernière, Joëlle est en effet sur tous les fronts : assemblées générales, conseils d’administration, manifestations officielles ou militantes, voyage de la Mémoire prochainement… Elle pratique une représentation active qui augmente considérablement mes capacités d’intervention. Elle le fait à sa manière, avec sa personnalité et… ça marche. Du coup, nous formons une véritable équipe.

Donc, vive la loi instituant la suppléance pour les conseillers généraux ! Et si un malheur me frappe ou si je deviens ministre, les habitants du 5e n’ont pas de souci à se faire : le canton sera bien tenu !

11 février 2012

Libé, extérieur nuit


Marco

Vendredi 20 heures 20. Le thermomètre du compteur de ma voiture indique 1°C de température extérieure quand je me gare pour la deuxième fois de la journée sur le parking de la Gare du Sud. En effet, il y a à peine quatre heures, j’ai participé à la visite du futur chantier organisée et guidée par le maire de Nice. Une visite express qui a surtout eu le mérite de me faire pénétrer pour la première fois depuis bien longtemps à l’intérieur de l’ancienne gare et de son bâtiment de voyageurs et de me faire découvrir, un peu effrayé, les entrailles décomposées de la vieille Dame.

20 heures 30 : des petits groupes d’hommes convergent vers la partie nord-ouest du parking. Les paroles que l’on peut surprendre ici ou là sont souvent russophones, parfois françaises. Ces hommes sont plutôt jeunes et correctement vêtus. Il n’y a presque pas de femmes.

20 heures 35 : trois fourgons de l’Armée du Salut et une camionnette de Médecins sans frontières arrivent par l’allée centrale du parking. J’aperçois immédiatement Marco, notre nouvel ami de la permanence, dans le premier d’entre eux. Pendant qu’il me présente son responsable Angelo, une dizaine de bénévoles (hommes et femmes à parité, la cinquantaine en moyenne d’âge) installent deux cantines, une pour la soupe de légumes, l’autre pour le café et les viennoiseries. Un véhicule est aménagé pour faciliter la distribution de sandwichs. La mise en place du dispositif est extrêmement rapide et les hommes, dont le nombre dépasse maintenant la centaine, font la queue avec une certaine discipline spontanée. Tout se passe dans des conditions d’efficacité et, je dirais, de professionnalisme qui ménagent la dignité de chacun. Beaucoup mangent sur place par petits groupes de deux ou trois. On parle peu, on sourit parfois en regardant les fragiles volutes qui s’envolent, sur fond de nuit glaciale, des tasses en plastique remplies de boissons chaudes.

21 heures 15 : l’équipe de bénévoles a déjà replié et rangé le matériel. Et, pendant qu’elle nettoie l’aire de distribution avant de rejoindre le siège de la congrégation, les bénéficiaires de la distribution s’évanouissent petit à petit dans la nuit…

Marco me confirme que, chaque vendredi, l’Armée du Salut et ses bénévoles renouvellent l’opération. Grâce à eux, c’est un peu d’humanité qui irrigue les vaisseaux de la face cachée du 5e canton.

Les entrailles de la vieille Dame

10 février 2012

Le Guet's


En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ; à Nice, quand un bar ferme, c’est un pan de la mémoire de la cité qui disparaît.

Le Guet’s, petit café discret de Cyrille Besset, a fermé au début de cette année. Situé juste en face de la permanence que j’ai occupée de 1998 à 2008 au niveau du n°3, il a fini par être une victime collatérale du projet immobilier dit du « 51 avenue Borriglione ».

Militants et permanents avaient évidemment tissé des liens très amicaux avec cet établissement dirigé avec gentillesse par Sandrine et Claude. Pour moi, il évoquait des souvenirs encore plus anciens car, lors de mes premières campagnes électorales dans le 5e canton, le Guet’s était une sorte de QG matinal et, casser la croûte à 8 heures du matin avec un sandwich au fromage de tête était devenu le couronnement d’une démarche initiatique qui faisait de vous un membre à part entier de l’équipe.

C’est qu’on mangeait bien au Guet’s ! Une cuisine roborative – digne d’un « routier » - et propre à reconstituer les forces des nombreux ouvriers et artisans du quartier qui avaient élu domicile dans le café-restaurant. En ce qui me concerne, le plat commandé était invariablement le même : merlan pané - haricots verts avec un demi-citron : on a ses habitudes…

Cantine de notre ami Jean-Louis Sulem, de la famille de Clotilde, lieu de rencontre de la communauté roumaine de Nice Nord, quartier général éphémère du MoDem triomphant de 2007-2008, et permanence de substitution les soirs d’affluence au n°3, le Guet’s et ses trois salles un peu obscures n’est plus et on ne le remplacera jamais.

Ce n’est pas l’événement du siècle, ni même de l’année. Juste une petite blessure mémorielle.

30 janvier 2012

Deux questions pour la Libé

Ce lundi commencent enfin les travaux d’aménagement de l’ancienne Gare du Sud et du quartier Libération. Pour avoir lutté pendant quatre ans avec les associations afin d’obtenir la sauvegarde de ce pan de la mémoire niçoise qu’est le mythique bâtiment des Chemins de fer de Provence, je ne peux qu’approuver le projet actuel qui préserve l’essentiel. Même si la nature privée-publique de l’opération l’a rendu plus utilitariste que le magnifique projet que nous avions proposé sur la base du travail de l’architecte Mario Basso (dont les superbes plans continuent à décorer nostalgiquement les murs de mon bureau au Conseil général).

Cela dit, deux questions restent posées.

- Tout d’abord, celle du stationnement. Le partenaire privé qui a remporté le marché a divisé, pour des raisons de rentabilité, presque par deux le nombre de places prévues par le cahier des charges initial. C’est une folie. Le quartier va être asphyxié et ce ne sont pas les projets lointains (Jeanne d’Arc, Notre-Dame) ou carrément utopiques (Valrose) qui vont rassurer les riverains qui, en plus, verront disparaître l’actuel parking de surface pendant les travaux.

- L’autre question concerne le devenir de la Gare du Sud restaurée. Le maire s’obstine à vouloir faire de cet équipement de prestige un marché couvert… dont les commerçants du marché de plein air actuel ne veulent pas.

En ce qui me concerne, je reste persuadé que la salle d’exposition de haut niveau (expos internationales itinérantes par exemple) que nous avions proposée aux dernières élections municipales est la bonne solution pour valoriser cet investissement assez coûteux. Mais là aussi, le maire ne s’exprime pas vraiment.

Faire l’autruche peut être une  politique. Mais les vieux Niçois savent que les sous-sols humides de la Libé ne sont pas très confortables pour pratiquer celle-ci.

Nice-Matin, 30/01/2012

14 janvier 2012

En 2012, GA conserve son triple A



Pour la traditionnelle cérémonie des vœux, la petite république de Gauche Autrement, élargie à ses amis et sympathisants, s’est à nouveau réunie dans la permanence du 10, avenue Cyrille Besset.

Ce fut l’occasion de vérifier qu’elle conservait haut la main son triple A en restant ce qu’elle est depuis près de quatre ans : amicale, active, autrement.

Amicale, car, à partir du socle constitué par les anciens de l’aventure municipale, de nombreux petits nouveaux se sont agrégés au groupe en apportant leur enthousiasme et une approche différente. Et, loin des calculs de courants et des rapports de force, l’osmose est réelle et le plaisir d’être ensemble patent. On ne vient jamais au local de Cyrille Besset par intérêt ou clientélisme.

Active, car, au-delà de l’assistance à l’élu et à sa suppléante, le groupe est au centre de multiples réseaux générateurs d’expertises. Il va même renouer avec une de ses vocations premières, le débat, en organisant tous les vendredis une discussion à partir de la revue de presse que nous concocte Lucien Fouques depuis de nombreux mois.

Autrement, parce que, par nos centres d’intérêt, par notre façon d’appréhender le débat public, nous essayons de ne pas nous enkyster dans la politique politicienne. Nous le faisons en pratiquant une opposition décomplexée à la fois intransigeante, constructive et propositionnelle, sans jamais oublier de lier le local à l’Universel, la Gare du Sud à Obama...

L’objectif de la soirée était quand même de délivrer un certain nombre d’informations et de prises de position en direction de la presse. C’est ainsi que j’ai insisté, au cours de mon allocution, sur l’importance du débat concernant l’aménagement sur le 5e canton des terrains libérés par le stade du Ray (cf. ma carte de vœux). Ce fut aussi l’occasion de rappeler mon engagement en faveur de François Hollande pour la Présidentielle, en insistant sur le fait que cette candidature ne doit pas être « un moindre mal mais un meilleur bien » Eric Rohmer dans L’arbre, le maire et la médiathèque).

Et les bulles de champagne et de cidre qui accompagnèrent assez tard discussions et débats, loin d’amollir les volontés, ne firent que renforcer une belle détermination pour affronter les défis lancés pour l’année nouvelle.

PS : après vérification, ce billet n’est pas le 1000e du blog comme je l’avais annoncé mais le… 999e. Donc, rendez-vous au prochain pour ce que Manu appelle « les Masters » !

Nice-Matin 12/01/2012

11 décembre 2011

Le glögg n’est pas un produit dopant



Redescendu des hauteurs du Baou (voir sur ce blog « La rédemption par le Baou »), j’ai pu reprendre doucement l’entraînement. Ce qui s’est concrétisé ce week-end par ma participation à deux épreuves sportives.

Samedi, avec l’aide de la famille Delansay presque au complet, j’ai participé à la traditionnelle procession nocturne de la Sainte Lucie organisée par l’association Colline Saint Barthélemy - Le Prieuré : départ tranquille square Boyer, montée en puissance tout au long de l’avenue Saint Barthélemy, ravitaillement au Prieuré avec distribution de lumignons (Renaud sera notre champion), virage en épingle plutôt délicat avant d’aborder la rude montée en direction de l’avenue Lorenzi, enfin la dernière ligne droite en longeant le cimetière avant le sprint final sur le parvis de l’église.

Comme pour nous récompenser d’avoir surmonté avec courage l’épreuve, les organisateurs nous avaient réservé deux surprises : un concert de la chorale suédoise qui nous accompagnait depuis le début de la soirée et, dans les jardins du cloître, un verre de glögg, le vin chaud suédois aux épices. D’ailleurs, tant quà faire dans le Noël exotique, je suggère au président Lépine d’accompagner l’année prochaine le glögg de quelques « doubitchous roulés sous aisselles » d’un célèbre Père Noël !

Dimanche, c’est, accompagné d’une partie du clan d’Antoine que je me suis élancé pour les 11 kilomètres du cross d’Amnesty International à Valbonne : l’occasion de retrouver en compétition de nombreux copains dont la marathon woman Clotilde, le plaisir d’apprécier le sérieux de l’organisation par les militants d’A.I., et le bonheur de parcourir le scenic railway de l’épreuve à travers les bois de Sophia si apaisant pour les coureurs citadins que nous sommes. Et, rééditant presque mon temps de l’an dernier (voir sur ce blog « Sophia Antipolis stories »), je suis évidemment très satisfait des résultats de cette deuxième épreuve du week-end.

Un bémol toutefois : si samedi j’ai réussi à devancer légèrement Emmanuel grâce à un cassé de corps devant le portail de l’église, dimanche, Antoine et sa progéniture sont arrivés avant moi. J’ai donc la certitude que le glögg n’est pas un produit dopant…


21 septembre 2011

Qui va financer le mini Bercy du Ray ?



Le quartier rêvait d’un mini Central Park, il risque de devoir se contenter d’un mini Bercy… Après quelques mois de silence et en attendant la concertation qu’il m’a promise par courrier (voir « Contre la résignation citoyenne » sur ce blog), Christian Estrosi s’est prononcé pour la construction d’une grande salle omnisport sur les terrains qui seront bientôt libérés par le stade du Ray.

Je n’ai aucune objection de principe vis-à-vis d’une proposition qui semble faire reculer le spectre de la spéculation foncière rendue possible par le PLU voté en décembre par la majorité municipale.

Pour autant, des équipements sportifs légers et diversifiés, disséminés sur les 7 hectares de terrain et dédiés en priorité à la pratique amateur, ainsi que des équipements de loisirs continuent à avoir ma préférence.

Tout d’abord, parce que c’est la formule qui était plébiscitée par les habitants de Nice Nord. Ensuite et surtout parce que j’ai comme un doute : ce énième grand projet va devoir être financé dans un contexte plutôt difficile car les caisses de la ville sont vides. Il faudra donc faire appel, comme cela a été le cas pour le projet de la Gare du Sud, à un partenariat public-privé. Et, comme en la matière la philanthropie et le mécénat n’existent pas, il faudra bien donner des compensations immobilières et commerciales au partenaire privé (là encore comme pour le complexe de la Libération).

Du coup, j’ai bien peur que la spéculation foncière, chassée par la porte grâce à l’opiniâtreté des riverains, rentre par la fenêtre sous la forme d’un programme qui bétonnera un peu plus nos quartiers.

Cela dit, restons positifs : le maire est sensible au dialogue surtout quand il est sous-tendu par un rapport de force. Mettons la consultation promise pour la fin de l’année à profit pour faire évoluer le projet dans le bon sens. Celui qui – pour reprendre un terme à la mode – conduira à transformer ce vaste espace en éco-quartier.

03 septembre 2011

Le pingouin Dagobert s’éclate au Prieuré



2011 sera l’année du décollage pour l’association Saint Barthélemy - Le Prieuré, celle où elle recueille les fruits d’efforts constants et d’initiatives parfois risquées pour animer ce petit quartier de notre cité. Il y a un peu plus de deux mois, la Fête de la Musique avait été un succès populaire considérable et, ce samedi, la Nuit du conte a rassemblé au moins cinq fois plus de personnes que l’an dernier.

Les enfants étaient nombreux même si, contrairement à ce qu’on peut penser, un récital de contes s’adresse aussi aux adultes. Une nouvelle fois, Yann Hemmer, tout en sobriété, a enchanté un public qui n’a pas hésité à participer.

Ainsi, après une incursion dans le sillage du Cyclope et d’Ulysse-Personne, nous avons tremblé devant un dragon un brin frankensteinien, un lion à mauvaise haleine et un génie de la lagune, inventeur des lignes de la main.

Mais, mon préféré sera le culotté pingouin Dagobert au ventre noir et au dos blanc qui en a marre sur sa banquise de vivre et de rêver en noir et blanc. Après un long raid, il rejoindra l’océan où il va découvrir les couleurs de l’arc-en-ciel grâce aux rayons du soleil qui enflamment le jet d’eau d’une baleine de passage.

La soirée sera aussi pour moi l’occasion de vivre deux (petites) premières. Je n’avais jamais chanté Pirouette, cacahuète : désormais, c’est fait ! Je n’avais jamais bu du jus de… banane : désormais, c’est fait aussi ! Trop fort le Président Lépine.


04 juillet 2011

Contre la résignation citoyenne…

Elu de proximité, il m’arrive souvent de lutter contre « l’aquoibonisme » et la résignation citoyenne, cette attitude qui consiste à baisser les bras contre les décisions politiques prises « en haut lieu » et sur lesquelles il serait impossible que les autorités reviennent. Du projet de démolition de la Gare du Sud à celui du Palais de l’Agriculture, il me semble que j’ai, par le passé, fait la démonstration contraire.

Ces dernières semaines, dans le 5e canton, nous avons eu de nouvelles preuves de l’intérêt qu’il y a à lutter contre la résignation citoyenne.

J’ai ouvertement fait campagne pendant les élections cantonales contre la voie « interquartiers » prévue au PLU et qui devait traverser la calme et patrimoniale colline Saint Barthélemy. Avec encore plus de force (car l’enjeu concerne l’ensemble de Nice Nord), j’ai défendu les propositions équilibrées des conseils de quartier concernant le devenir des terrains du stade du Ray. J’avais même expliqué que les résultats des bureaux de vote correspondant à ces deux territoires seraient examinés à la loupe « en haut lieu »…

De fait, les électeurs ont bien compris l’enjeu puisque non seulement je suis arrivé largement en tête dans ces bureaux, mais la candidate de la mairie s’y retrouvait en troisième position, très minoritaire.

Résultat des courses… ou plutôt des élections :

- Deux semaines après celles-ci, le Maire acceptait une révision du PLU pour enterrer la voie « interquartiers » et rassurer la colline Saint Barthélemy.

- La semaine dernière, Christian Estrosi répondait avec beaucoup de clarté à mon interpellation post électorale sur le devenir des terrains du Ray, cette question qui mérite « une réflexion approfondie et partagée » et « une concertation avec la population » dès que les services auront réalisé « un diagnostic précis de l’état des lieux ».

Comme quoi, une mobilisation citoyenne et une opposition constructive à l’écoute de la population peuvent obtenir des résultats pour le bien-être de tous et l’intérêt général.

P.S. Ces résultats encourageants peuvent être rapprochés des victoires obtenues par les parents d’élèves et les équipes éducatives à l’école Fuon Cauda et à l’école des Acacias (voir, à ce sujet, « Une belle victoire » sur le blog de Dominique).

22 juin 2011

Saint-Barth attitude






La Saint-Barth attitude, c’est celle de l’association « Colline Saint Barthélemy - Le Prieuré » qui organise chaque année pour la Fête de la Musique dans le jardin-roseraie du Prieuré du Vieux Logis, le seul musée du 5e canton, un concert en deux parties. La première est classique, la seconde jazz-rock.

Une fois de plus la soirée a tenu toutes ses promesses. Avec Manu, nouveau résident du quartier, nous avons donc suivi la prestation du Quatuor Nicea composé de solistes du Philharmonique de Nice. Haydn, Mozart, Schubert… allegro ma non troppo, allegro con brio, allegretto, molto allegretto… tout cela pour séduire la nuit la plus courte de l’année qui, probablement par coquetterie, prenait tout son temps pour nous rejoindre.

Puis ce fut la deuxième partie. Les années précédentes, elle était délicieusement jazzy, en 2011, elle sera furieusement rock : le groupe View Master succédant à Yaël Angel et Tina Scott.

Philippe Dahrmann et ses musiciens vont littéralement mettre le feu en transformant le paisible parvis du Prieuré en danse floor : Bowie, Depeche Mode, Radiohead, U2, sans oublier les incontournables Beatles (un super Come together).

Quant au Christ qui domine le jardin sur son immense croix, il me semble bien l’avoir vu – à l’instar d’un de ses collègues dans un film des Monty Python – battre la mesure sur le Miss you des Stones.

Du coup, View Master probablement inspiré par les lieux termina magnifiquement son concert avec le Hallelujah de Leonard Cohen. Hallelujah !




17 juin 2011

Festival du livre (1) : le retour de Memona

Avec Mémona Hintermann

Lorsqu’à la mi-journée je prends possession de mon stand dans l’espace G1, je me dis avec une certaine fierté que j’entame là mon cinquième Salon du livre (le troisième ici à Nice et deux chez les amis de Mouans-Sartoux).

J’aime l’atmosphère de ces petites républiques éphémères que sont les Salons. On y tisse des liens très forts avec des auteurs qu’on ne reverra pas avant de longs mois et même parfois jamais ; mais la sincérité du moment est réelle.

C’est ainsi qu’à ma droite je retrouve avec plaisir ma voisine de Mouans-Sartoux en octobre, la journaliste de France Télévision spécialisée dans les grands reportages, Memona Hintermann. Une compagnie de choix car la dame est sympathique et, en conversant avec elle, on peut glaner les dernières nouvelles en provenance de Libye ou de Syrie.

Cette année, mon plaisir est grand dès cette première demi-journée car j’ai trois livres à présenter au public ce qui, dans mon esprit, atténue un peu la frustration des années précédentes quand, devant un ouvrage unique, je côtoyais des auteurs paradant devant cinq ou même dix titres différents.

L’effet cantonal joue aussi à fond et les autres auteurs souvent étrangers à Nice s’étonnaient du nombre de personnes s’arrêtant à mon stand pour me saluer, me féliciter ou prendre une photo à mes côtés.

Ce sera donc le sourire aux lèvres qu’en début de soirée je quitte la manifestation pour rejoindre la colorée et joyeuse fête de fin d’année de l’école Thérèse Roméo où m’attend, merguez au poing, la famille Delansey.

PS : le Festival du Livre continue samedi et dimanche de 10 heures à 19 heures au jardin Albert 1er.

Avec Jean et Rosemarie Montoya

15 juin 2011

Vernier et Valéri : nos collégiens ont du talent

La mosaïque des collégiens de Vernier

A un moment où, dans un contexte de réduction drastique des moyens, il est de bon ton de critiquer en haut lieu l’Education Nationale, responsables administratifs et équipes éducatives font des miracles pour que l’école ne soit pas seulement une usine à produire du savoir mais un lieu d’éducation où l’on encourage la créativité des enfants et des adolescents.

Ce soir j’ai pu le vérifier coup sur coup dans deux de nos collèges de Nice Nord.

18 heures 30. Collège vernier. On inaugure dans une ambiance familiale une mosaïque réalisée par les élèves. L’œuvre illustre le monde de l’Iliade et de l’Odyssée. Le résultat est bluffant même pour un prof qui a son bureau en fac de droit à quelques mètres de la fabuleuse fresque de marc Chagall sur le même thème. Je ne me prive pas de faire cette comparaison osée devant les petits artistes et sous les applaudissements des profs et des parents.

20 heures 30. Au Forum Nice Nord, le collège Valéri présente un spectacle pour sa fête annuelle, une comédie musicale dans laquelle les profs jouent le rôle des élèves et vice-versa. Un spectacle plein de drôlerie et d’imagination sur lequel je n’en dirai pas plus que cela car un blog voisin a une sorte de monopole sur les comptes rendus des activités de Valéri.

En tout cas, qu’elle est belle et talentueuse notre jeunesse dans les collèges de Nice Nord !

La comédie musicale du collège Valéri

28 mars 2011

Mon hat trick



Après 1998, après 2004, ce dimanche 27 mars 2011, pour la troisième fois, les femmes et les hommes du 5e canton m’ont fait confiance. C’est mon petit hat trick à moi.

Cette année pourtant la partie n’était pas facile. Il s’agissait, avec Joëlle, ma suppléante, de bouter hors de notre Nice Nord convivial et fraternel la démagogie et l’intolérance.

Nous l’avons fait avec pédagogie (le 5e canton est l’un des rares cantons du département où la participation a progressé malgré l’abstention massive des électeurs UMP troublés par le ni-ni de leur chef) et panache (l’un des meilleurs scores à Nice, droite et gauche confondues, avec 56,06%).

Merci à toute l’équipe de Gauche Autrement qui a su incarner une attitude, une pratique et un programme.

Mais, comme je l’ai dit sur le plateau de France 3, la soirée, toute suave qu’elle fut, restait douce-amère. C’est qu’il y a une semaine, à cause d’une candidature bien irresponsable des Verts, Dominique a été éliminée alors que son score pouvait lui laisser espérer le meilleur résultat de nous tous. Mais peut-être que sa présence à mes côtés, ce soir, sur le plateau de France 3, était insupportable à envisager pour certains…