Affichage des articles dont le libellé est sport. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sport. Afficher tous les articles

02 octobre 2012

Claude Puel superstar au CDS


Avec José Boetto

Sa personnalité débonnaire ne doit surtout pas faire oublier que le Président José Boetto est d’une efficacité redoutable. Sous sa houlette, le CDS (Club des supporters de l’OGCN) ne cesse de croître et de se multiplier tout en affirmant son autorité et son esprit de responsabilité.

A chaque réunion de début de saison, la foule est un peu plus nombreuse. Ce soir encore, aux Palmiers, nous étions plus nombreux que l’an dernier. Avec toujours cette ambiance conviviale, presque familiale, qui est la marque de fabrique du CDS.

Cette année, la (super)star fut incontestablement Claude Puel, ce technicien XXL qui désormais entraîne l’équipe de Nice. Lors de ma prise de parole, je n’ai d’ailleurs pas hésité à dire qu’il était pour moi le meilleur entraîneur de France. Preuve en main, puisque je n’ai pas hésité à brandir la copie d’un billet de ce blog en date du 31 mai 2011 (Et pourtant Claude Puel était le n° 1) pour prouver que mon affirmation n’était pas un effet de tribune.

Puis, avant de replonger dans la foule d’amis et de supporters, de joueurs actuels et d’anciennes gloires (heureux de retrouver Bocchi), je me suis risqué à un pronostic public : cette année, pour le Gym, une Coupe et une place entre la 6e et la 8e. Un peu en retrait dans le public, Claude Puel m’a fait un signe qui voulait dire : « Ce n’est pas impossible, on va essayer ». Oui, Claude, « on » va essayer…

Claude Puel et quelques joueurs

26 août 2012

Sous les yeux du sélectionneur…


Didier Deschamps et un supporter...

Pour ma rentrée au Ray, je suis presque comblé : un match enlevé, avec du jeu et des buts et, au final, un score nul (2-2) presque flatteur  pour la grosse cylindrée qu’est le LOSC tant le Gym a bénéficié d’un grand nombre d’occasions franches. Le tout sous le regard attentif de Didier Deschamps himself, le tout nouveau sélectionneur de l’équipe de France qui avait fait le déplacement pour superviser joueurs lillois et, qui sait, niçois…

Du coup, il y a tout lieu d’être optimiste pour l’issue de ce championnat d’équipes à petit budget où tout sera possible entre la 5e et la 20e place. Sur ce que j’ai vu cet après-midi, le Gym a de quoi s’en tirer cette saison, une fois de plus, et Christian Estrosi ne connaîtra pas le désagrément d’inaugurer son Grand Stade avec un match de 2e division.

A propos du Grand Stade justement, je me souvenais être parti en vacances en pleine polémique (voir sur mon blog), le supporters rejetant violemment le nom d’Allianz Riviera donné à l’ouvrage par des assureurs allemands contre menue monnaie. A mon retour, quelle ne fut ma surprise de lire dans Nice-Matin que cette polémique avait été remplacée par un aimable débat entre supporters pour trouver des noms… aux tribunes. Il est vrai qu’entre-temps, le maire avait juré ses grands dieux qu’il n’était pour rien dans le choix honni (mon œil !) et qu’il allait lancer un grand débat sur le nom des tribunes. Bravo l’artiste ! Cela dit, si le mécontentement subsistait, je suggère qu’on donne un nom différent à chacune des 40 000 places d’Allianz Riviera. Quel beau débat en perspective !

05 août 2012

Tendre est la nuit à St Paul

Forrest, l'étourdi du Minnesota

Pour fêter ses retrouvailles avec l'Amérique, Forrest Gump avait soigneusement programmé son raid matinal à travers St Paul, la capitale du Minnesota, pour assister au lever du soleil sur le Mississippi. En effet, le fleuve qui prend sa source au nord de l'Etat est déjà presque aussi large et majestueux que dans ce Sud où il a construit sa légende.

Pourtant, ce matin-là, rien ne se passa comme prévu car jamais le jour ne s'est levé sur St Paul. Forrest avait beau aligner kilomètre après kilomètre, c'était encore et toujours dans l'obscurité. Bien sûr, en ce début août, la nuit était douce, tendre même, pensa Gump, en se rappelant que Scott Fitzgerald était né à St Paul. Sous un ciel d'encre, la ville, à l'exception de quelques homeless, restait déserte. Comme il aime bien théoriser, il élaborait des tas d'hypothèses : décalage des saisons entre continents, paresse des habitants de la ville, absence de transports en commun dans la libérale Amérique...

Ce n'est que bien plus tard, après être rentré à son hôtel, qu'il comprit sa bévue : une erreur dans le calcul du décalage horaire l'avait amené à programmer son réveil... à 4 heures du matin !

C'est à ce moment, qu'il se rappela le visage quelque peu stupéfait de l'employé de permanence à la réception lorsqu'il le vit partir si tôt avec une casquette de surcroît. Ce qu'il avait pris pour une forme d'admiration n'était en fait qu'une interrogation légitime sur sa santé mentale.

30 juillet 2012

La més-Allianz du Gym


A propos du foot professionnel à Nice, cela va faire de nombreuses années que je défends la même position que ce soit dans mes programmes municipaux (2001 et 2007) ou au sein des assemblées locales.

Première remarque : la présence d’une équipe de foot professionnelle n’est pas une fatalité, même pour une grande ville. Strasbourg et Toulon, par exemple, ont décidé de s’en passer. Mais il ne me semble pas que ce soit la solution à retenir pour Nice. Le Gym, en effet, fait partie du patrimoine culturel de la ville et si le public régulier est quantitativement modeste, il peut se mobiliser pour les grandes occasions (souvenons-nous de la finale de la Coupe de la Ligue il y a quelques années…) Par ailleurs, les supporters sont particulièrement chaleureux et fidèles. 

Si on retient l’option foot pro à Nice, deux solutions s’offrent aux décideurs.

- La première consiste à faire le choix de la continuité avec une équipe « patrimoniale » composée de vieux briscards et de jeunes talents recrutés avec un budget modeste réuni par des investisseurs locaux. Cette équipe est une équipe de milieu de tableau, obligée certaines saisons de se battre pour le maintien. Elle peut toutefois saisir des opportunités comme une victoire en Coupe de France et un parcours honorable en Ligue Europa. Ainsi, les spectateurs niçois auront toujours la chance de voir défiler le gotha du foot français dans un stade de la ville tout en s’enthousiasmant pour une équipe modeste mais fière de ses valeurs et de sa tradition.

- La deuxième solution est de type Chelsea/PSG/Monaco. On fait appel a un gros investisseur extérieur : cheik qatari, oligarque russe ou, à la limite, lunetier français. Là, on bâtit franchement une équipe de Ligue des Champions. Cette solution évidemment est purement commerciale et moins respectueuse de la tradition et de la culture locale. Mais le spectacle peut y trouver son compte.

La particularité de la situation actuelle du Gym est précisément l’absence de choix. La construction d’un grand stade surdimensionné avec un partenariat public-privé (toujours hasardeux !) et la signature du décrié contrat de « naming » avec la compagnie allemande Allianz procèdent clairement de la deuxième démarche. Ainsi, le futur nom du stade squizze sans état d’âme le nom de la cité.

Par contre, le maintien d’un actionnariat local aux moyens limités (le budget de cette année étant même en retrait par rapport à celui de l’an dernier) conduit à la première solution. Avec, cette année, la perspective d’une saison difficile, les recrutements n’ayant pas compensé les départs.

Dans ce contexte, l’arrivée de Claude Puel est un message difficile à décrypter. Voilà un entraîneur XXL (voir, sur ce blog, « Etpourtant Claude Puel était le n° 1 ») qui se retrouve avec un effectif de lutte pour le maintien.

Depuis la loi Pasqua, une municipalité n’a officiellement aucun pouvoir dans la vie et le fonctionnement d’un club. Dans la réalité, la mairie de Nice, cinquième ville de France, peut beaucoup, je l’avais dit à Jacques Peyrat en son temps. Mais encore faudrait-il qu’en accord avec les amoureux du foot et les contribuables de cette ville, une option nette et un projet précis soient affirmés par le Maire. Pour le moment, c’est loin d’être le cas.

16 juillet 2012

Forrest chez Arnaud



C’est désormais une habitude bien établie, juillet arrivant, Forrest Gump empile les kilomètres sur des bitumes de hasard au gré de ses pérégrinations estivales. Parmi ces raids, il en est un pour lequel il a une tendresse particulière, c’est celui qui lui fait sillonner les routes de sa belle Saône-et-Loire natale, département du sémillant Arnaud Montebourg, président du Conseil général, qui ne manque pas de l’interroger à l’occasion sur cette intrigante manie (voir sur ce blog). Ainsi, cette année, après deux sorties parisiennes en guise d’apéro (de 16 kilomètres chacune quand même, Gump s’est élancé pour l’édition 2012 de son «71 Tour».
Départ Clessé, petit village où nous logeons cette année (voir le blog de Dominique) qui est surtout connu comme lieu de production d’un des meilleurs Mâcon blanc : le fameux Viré-Clessé très apprécié par ma suppléante Joëlle ! Le ciel est bleu et la température qui flirte avec les 20°C parfaite. L’accompagnatrice photographe fidèle, toute de Juke équipée, est bien entendu de la partie.
Dès la sortie de Clessé, il s’agit d’aligner les kilomètres sur une route vallonnée entre les vignes. Puis c’est déjà le mystérieux bois de Péronne. Dans mes souvenirs d’enfance cétait un peu «Contes et légendes de la forêt viennoise». Aujourd’hui, en Nike, il apparaît nettement moins impressionnant. Encore que !
Un petit col, et j’enchaîne avec une descente abrupte qui me permet, d’après la Batmontre, de dépasser la vitesse ahurissante de 15 km/h. Pas de doute, je suis un super héros !
Puis c’est Lugny - El Paso (voir le blog de Dominique), le bourg où ma mère fut jadis une éphémère apprentie coiffeuse et où nous vîmes, il y a quelques années, avec une joyeuse troupe, triompher Induren dans un contre la montre du Tour de France.
Le douzième kilomètre est franchi quand je traverse Bissy-la-Mâconnaise et sa modeste mais parfaite église romane. Dans la montée qui suit, je suis dépassé par un «enjambeur» sans que mon moral soit atteint. La pente et rude, mais je connais chaque mètre de la route pour y avoir si souvent poussé le lourd tricycle de mon père. 

Juste avant d’arriver à Cruzille, le village de ma famille maternelle, je jette un coup d’oeil au cimetière à flancs de coteaux où repose Joséphine, ma grand-mère. Je fais deux fois le tour de la place pour exprimer ma fierté de la voir désormais porter le nom de mon grand-père, Edgard Ponthus, ancien maire et protecteur de la Résistance locale, fort active dans le secteur.
Direction Martailly et Brancion, un village médiéval très connu en Bourgogne. Je constate qu’une vingtaine de kilomètres ont déjà été parcourus.
A la sortie de Brancion, je passe devant un café-restaurant isolé à l’orée des bois, qui fut un important lieu de contact pour les responsables résistants. Je me souviens avoir croisé le même établissement l’année dernière, lors de ma course de juillet, en arrivant par une autre route.
Puis c’est le bois de Chapaize et ses arbres aux troncs recouverts de mousse vert tendre. Je dois encore souffrir dans une traîtresse côte (la vitesse est tombée à 8 km/h me dit goguenarde la Batmontre) pour avoir le droit d’apercevoir le but final de ma course : la tour-clocher presque toscane de l’église de Chapaize (voir sur le blog de Dominique le billet sur les églises romanes du Mâconnais), pour moi la plus belle des romanes de la région.
Le panneau indicateur dépassé, je me relève. Je viens de parcourir presque vingt-cinq kilomètres en deux heures trois-quarts, une allure soutenue pour une sortie-promenade qui m’a fait brûler 1941 calories. Trois de plus et la Libération aurait été atteinte. L’année prochaine, peut-être ?


Ajouté le 18 juillet, pour satisfaire la curiosité d'Alexandre relativement à la casquette de Forrest présente en début de course et plus ensuite :






01 avril 2012

Deux moments d’émotion

Laurence, la lectrice - Photo Louis-Paul Fallot

Deux moments d’émotion pour un seul week-end, ce n’est pas si mal dans notre monde de brutes…

Samedi. MUSEAAV. 1re Journée des Auteurs du Pays Niçois.

Jennifer, mon étudiante stagiaire de L3 étant chargée de la communication de la manifestation, il était hors de question que je ne sois pas présent. Je n’ai pas regretté ma participation à cet événement sympathique qui m’a permis de retrouver de nombreux copains auteurs, de dédicacer quelques livres, de bavarder avec des lecteurs fidèles et surtout d’éprouver ma première émotion du week-end.

En effet, une des animations de la journée était une lecture, par une troupe de comédiens, d’extraits des ouvrages proposés. C’est ainsi qu’une actrice lut les quelques pages où, dans Fragments de Nice, mon premier livre, je raconte mes premiers mois d’enfant à Nice quand mes amis étaient des petits pieds-noirs fraîchement arrivés d’Algérie. Laurence, la lectrice, étant elle-même d’une famille originaire d’Afrique du Nord, elle mit beaucoup de sensibilité dans ce texte qui ressuscite ces rencontres d’il y a déjà si longtemps.

Dimanche. Palais des Expositions.

Il s’agissait là d’une manifestation d’une tout autre ampleur avec le gala final des Championnats du Monde de patinage. A la fois athlétique et artistique, le spectacle était de toute beauté et, dans la tribune, Candeloro – Lucky Luke a fait le show. En prime, Carolina Kostner, la championne du monde, a patiné pour son programme libre sur la musique et les paroles d’une chanson pour nous mythique : Hallelujah (voir le blog de Dominique). Voir évoluer la belle italienne au rythme de cette mélodie fut donc le deuxième moment d’émotion du week-end.

Carolina Kostner - Photo DBM

29 mars 2012

De Anna Santamans à François Hollande




La journée avait commencé par la chaleureuse ovation que j’ai provoqué dans mon amphi de 1ère année pour saluer la performance d’Anna Santamans, une jeune étudiante originaire d’Arles qui avait profité ce week-end des championnats de France de natation pour obtenir le titre et surtout sa qualification pour les JO de Londres cet été sur 50 mètres nage libre.

Puis, cinq heures de cours plus tard, ce fut le meeting niçois de François Hollande au Théâtre de Verdure. Pour avoir eu l’opportunité de passer un petit moment avec lui en coulisse, je l’ai retrouvé, six ans après notre dernière rencontre (les aléas de la vie politique…), tel qu’en lui-même, modeste et enjoué. J’ai même été très impressionné par son calme et sa décontraction. Je me souviens avoir rencontré dans les mêmes circonstances, à peu près au même moment avant l’élection, Lionel Jospin et Ségolène Royal, je peux dire que l’atmosphère était loin d’être aussi zen.

Ce fut aussi l’occasion de rencontrer Arnaud Montebourg qui m’a demandé si je pratiquais toujours la course à pied sur les routes de notre belle Saône-et-Loire. Forrest Gump l’a rassuré (voir, sur ce blog, 71 : Forrest is back).

Quant au meeting ensoleillé et presque familial, il fut très réussi malgré le jour et l’heure improbables qui avaient été choisis (voir le blog de Dominique).

Ce fut aussi l’occasion de vérifier que François Hollande n’est plus seulement la meilleure chance de battre Nicolas Sarkozy, mais aussi le candidat d’un projet passionnément républicain. Un projet au cœur duquel, pour mon plus grand bonheur, se trouve la laïcité et la lutte contre le communautarisme (« Un ministre de l’Intérieur a assisté à une réunion où les femmes étaient assises d’un côté et les hommes de l’autre ; avec moi, jamais un ministre de la République ne fera cela… »).

Bref, une bien belle journée que ce 28 mars 2012, une journée qui pourrait devenir historique en devenant celle où le matin, j’ai serré la main d’une future championne olympique, et l’après-midi, celle d’un futur Président de la République…

18 décembre 2011

Le Gym gagne à chaque fois





Pour la troisième fois de la saison, je me suis rendu au Ray où, avec José et Sami, j’ai assisté une nouvelle fois à la victoire du Gym (2-0). Accompagné de Dominique, j’avais, il y a quinze jours, vu le triomphe des Rouges et Noirs sur Rennes (2-0). Plus tôt dans la saison, c’est avec l’ami Emmanuel que je fus le témoin heureux du net succès des aiglons sur les girondins de Bordeaux (3-0). Du coup, le bilan (trois victoires, sept buts marqués, zéro encaissé) est plutôt flatteur. Il est erroné.

Le Gym en effet se trouve dans les profondeurs du classement et n’a gagné que… quatre fois ! Je ne peux donc pas m’empêcher de penser que, quelque part, je porte bonheur à cette équipe.

C’est normal car, contrairement  à l’opinion commune, je suis persuadé que Nice va éviter la ligue 2 tout en réalisant un beau parcours dans une des Coupes.

Cela dit, par prudence,j’essaierai quand même d’être présent dans les tribunes du Ray pour le prochain match du Gym, sinon le Président José est capable de me poursuivre pour désertion… 

11 décembre 2011

Le glögg n’est pas un produit dopant



Redescendu des hauteurs du Baou (voir sur ce blog « La rédemption par le Baou »), j’ai pu reprendre doucement l’entraînement. Ce qui s’est concrétisé ce week-end par ma participation à deux épreuves sportives.

Samedi, avec l’aide de la famille Delansay presque au complet, j’ai participé à la traditionnelle procession nocturne de la Sainte Lucie organisée par l’association Colline Saint Barthélemy - Le Prieuré : départ tranquille square Boyer, montée en puissance tout au long de l’avenue Saint Barthélemy, ravitaillement au Prieuré avec distribution de lumignons (Renaud sera notre champion), virage en épingle plutôt délicat avant d’aborder la rude montée en direction de l’avenue Lorenzi, enfin la dernière ligne droite en longeant le cimetière avant le sprint final sur le parvis de l’église.

Comme pour nous récompenser d’avoir surmonté avec courage l’épreuve, les organisateurs nous avaient réservé deux surprises : un concert de la chorale suédoise qui nous accompagnait depuis le début de la soirée et, dans les jardins du cloître, un verre de glögg, le vin chaud suédois aux épices. D’ailleurs, tant quà faire dans le Noël exotique, je suggère au président Lépine d’accompagner l’année prochaine le glögg de quelques « doubitchous roulés sous aisselles » d’un célèbre Père Noël !

Dimanche, c’est, accompagné d’une partie du clan d’Antoine que je me suis élancé pour les 11 kilomètres du cross d’Amnesty International à Valbonne : l’occasion de retrouver en compétition de nombreux copains dont la marathon woman Clotilde, le plaisir d’apprécier le sérieux de l’organisation par les militants d’A.I., et le bonheur de parcourir le scenic railway de l’épreuve à travers les bois de Sophia si apaisant pour les coureurs citadins que nous sommes. Et, rééditant presque mon temps de l’an dernier (voir sur ce blog « Sophia Antipolis stories »), je suis évidemment très satisfait des résultats de cette deuxième épreuve du week-end.

Un bémol toutefois : si samedi j’ai réussi à devancer légèrement Emmanuel grâce à un cassé de corps devant le portail de l’église, dimanche, Antoine et sa progéniture sont arrivés avant moi. J’ai donc la certitude que le glögg n’est pas un produit dopant…


08 décembre 2011

L’OL est éternel


C’était plié : pour la première fois depuis neuf ans, l’OL n’allait pas se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Dans le groupe D, derrière l’intouchable Real de Madrid, le deuxième qualifié devait être l’Ajax d’Amsterdam qui bénéficiait d’un goal-average de 7 buts. Du coup, la télé avait délaissé le match de l’OL contre Zagreb. Moi-même, j’ai préféré à la Champions league  une soirée dans un restaurant du quartier (Lou Pantaï… excellent !).

A la mi-temps, je jette quand même un petit coup d’œil sur Internet pour avoir confirmation de l’élimination programmée, le score de 1 à 1 est en effet peu encourageant. Par acquis de conscience, je reviens à la charge dix minutes plus tard et là, je crois avoir la berlue : en menant 5 buts à 1, Lyon a transpercé la défense croate. Puis c’est 6-1 et 7-1 : quatre buts de Gomis (j’aime ce joueur qui fait comme moi des crises vagales de temps en temps), un de Gonalons, un de Lissandro, un de Briand.

Et comme parallèlement, à Amsterdam, les galactiques du Real ont terrassé l’Ajax 3-0, la qualification est acquise.

L’exploit est phé-no-mé-nal. N’en déplaise à la presse spécialisée qui a une préférence marquée pour le PSG et l’OM, Lyon est de retour. L’OL est éternel !

27 novembre 2011

Master Federer


Yes ! Il est 21 h 05 et Roger Federer vient de réussir sa balle de match. Il remporte pour la sixième fois les Masters et je suis littéralement fou de joie.
 Roger Federer, après la victoire, sur W9

Moi qui n’ai jamais joué un seul set de tennis, moi qui n’ai assisté qu’à deux matchs à la télévision avant 2004 (la finale victorieuse de Noah à Rolland Garros et la partie survitaminée de « L’inconnue du Nord Express » d’Hitchcock), je suis devenu un supporter inconditionnel de Federer.

Toute l’année, je suis match par match, set par set, les exploits du plus grand joueur de tous les temps. Je peux me lever en pleine nuit pour suivre en direct sur Internet un match qui se déroule à Dubaï ou à San Francisco, je peux me passionner pour une partie à Pékin ou à Melbourne grâce à mon téléphone portable pendant une réunion pourtant sérieuse… Bref, quand Roger joue, je suis intenable..

C’est que le sportif est phénoménal, son style n’est pas bodybuildé comme celui de la plupart des athlètes professionnels. En plus, l’homme est sympa, son entourage aussi. Mais, par dessus tout, quand la plupart des sportifs et des artistes (n’est-ce pas Bernard ?) français se domicilient en Suisse pour ne pas payer d’impôt, Roger Federer a le bénéfice du doute : il est Suisse !!!

20 novembre 2011

La rédemption par le Baou




Quand, après plus de deux mois de préparation scrupuleuse, vous êtes obligé de renoncer à votre marathon annuel à cause d’un pépin physique (bénin mais rédhibitoire), vous avez le moral qui descend dans vos chaussettes.

Comme il aurait été trop douloureux d’assister à l’événement en spectateur, j’ai décidé d’aller chercher une forme de rédemption sur les hauteurs du Baou de Saint Jeannet en compagnie de ma coache habituelle qui se trouvait pour le coup en chômage technique.

Et il est vrai qu’en contemplant la plaine du Var enveloppée dans son nuage léger de brume automnale et le plateau lunaire parsemé de blancs rochers qui prolonge le baou, je me suis dit que tout cela n’était pas bien grave et que très vite je serai de retour sur le circuit où je retrouverai avec plaisir et entre autres : Antoine, Bérangère, Cathy, Claudio, Clotilde, Franck, Laurent, Véro…

Juste un petit pincement au cœur en apercevant dans le lointain la vague bétonnée de Marina où je sais que, comme chaque année, le fidèle Gérard Corboli attendait mon passage. En vain.

17 octobre 2011

Vert grenouille épanouie



Après New York, Londres, Milan et Paris, c’est au Conseil général des Alpes-Maritimes de faire sa présentation de mode… A l’occasion de la conférence de presse annonçant le 4e marathon Nice-Cannes, nous avons découvert le T-shirt de l’édition 2011 : il sera vert « grenouille épanouie ». Pour nous, les membres du team CG06, le changement ne sera pas énorme dans la mesure où nous nous produisons en vert grenouille depuis plusieurs saisons (même si, en y regardant de plus près, le vert CG est un peu plus morose).

Au delà de cette nouveauté vestimentaire, nous pouvons noter que le deuxième marathon de France (après Paris et avant le Mont-Saint-Michel) sera encore un grand succès avec plus de 10 000 participants représentant 50 nationalités.

Parmi eux, le Président Ciotti n’a pas manqué de citer les valeureux (!) conseillers généraux qui participeront à l’aventure, à savoir David Lisnard, Lionel Luca et votre serviteur. Si on ajoute le député-maire de Nice, je peux considérer que la concurrence est rude. Mais dans la foulée des primaires, sait-on jamais ?

La présentation s’est terminée par la projection d’un petit film en 3D permettant de découvrir les 42,195 kilomètres du parcours : l’occasion d’éprouver une sorte de souffrance virtuelle et anticipatrice… Et de remarquer que l’arrivée aura lieu, cette année, cent mètres plus tôt que l’an dernier (je rassure les puristes, ce grignotage est compensé du côté de Marina Baie des Anges), juste devant le Carlton de Cannes qui, heureusement, jouit d’une réputation nettement moins sulfureuse que son cousin de Lille…

05 septembre 2011

José met le feu au CDS

  


Grosse ambiance ce soir aux Palmiers pour la fête annuelle de l’officiel Club des Supporters de l’OGCN sous la houlette du président José Boetto.

L’occasion de faire connaissance avec le nouveau Gym, celui d’un autre président, Jean-Pierre Rivère, un homme courtois, à la fois déterminé et modeste.

Les nouvelles recrues, de Monzon à Meriem en passant par Abriel, Djalo, le petit dernier (à trois minutes près…), et quelques autres, avaient fière allure à la tribune avec le staff d’Eric Roy.

Entre le représentant de la mairie et Patrick Allemand, j’ai l’opportunité de prendre la parole pour rappeler que le Gym existe et perdure d’abord grâce à la fidélité de ses supporters. Et d’évoquer – une fois de plus – cette soirée pluvieuse d’il y a dix ans à l’époque où l’équipe de Nice, alors en 2e division, menée par 3 à 0 au bout d’une demi-heure de jeu devant Chateauroux, était quand même encouragée par quatre mille supporters frigorifiés. Ce soir-là, je me suis dit qu’avec une pareille ferveur, cette équipe serait immortelle.

Plus la soirée avançait et plus l’ambiance allait crescendo aux Palmiers pour atteindre son paroxysme au moment du tirage au sort de la tombola où un José, très rock and roll, mit le feu au CDS.

La semaine sera très foot car jeudi, de 20 h à 21 h, je suis l'invité de Fréquence Foot la nouvelle émission de Keevin Hernandez et Ridha Boukercha sur Fréquence K (103.4 FM).

Jean-Pierre Rivère

Pour d'autres photos, voir le blog de Dominique Boy Mottard

23 juillet 2011

Cadel Evans : un Australien à Paris



Quand, sur l’écran partagé en deux de France Télévision, le pointage satellite confirme l’impression visuelle que j’ai depuis quelques minutes, à savoir que Cadel Evans est en train de pulvériser Andy Schleck dans cette étape contre-la-montre et de gagner le Tour de France, j’exulte. Je prends même une photo pour immortaliser l’événement.

Deux raisons expliquent cet enthousiasme que d’aucuns pourraient trouver un tantinet incongru.

Tout d’abord, une raison sportive. En 2008, dans les mêmes circonstances, le magnifique styliste qu’est Evans s’était fait battre contre toute attente par un obscur Espagnol dont on n’a plus jamais entendu parler et qui, ce jour-là, avait joué les Speedy Gonzales dans un contre-la-montre qui avait laissé sceptiques tous les observateurs sérieux.

Voir ce beau coureur à la personnalité attachante (il a été élevé dans une communauté aborigène et il soutient leur cause aujourd’hui notamment au sein de la « Fondation pour la Jeunesse ») triompher est une grande satisfaction. Surtout si l’on considère que le Tour de cette année est probablement l’un des plus propres de ces dernières années (*).

L’autre raison est plus personnelle. L’année de la victoire de l’Espagnol, mon ami John de Sydney, qui suit le Tour avec passion, avait vécu tellement intensément les événements qu’il avait fait un malaise cardiaque. C’est dire que dès que la victoire de Cadel fut acquise, mails et sms sont partis joyeusement en direction de l’hémisphère Sud…

Bravo Cadel, salut John, et vive les Aussies !

(*) En 2007, sur ce blog, j’avais sélectionné dix critères de « propreté » : cette année, au moins neuf de ceux-ci étaient en amélioration.

21 juillet 2011

71 : Forrest is back !



Chaque année, quand l’été revient, je suis victime d’un dédoublement de personnalité : le Forrest Gump qui sommeille en mois pendant les mois de labeur se réveille et m’entraîne dans une course folle à travers campagnes hexagonales et villes étrangères.

Ainsi, cette année, après quelques amuse-gueules catalans, c’est sur les routes de Saône-et-Loire, dans ma natale Bourgogne du Sud, que Forrest a fait son grand retour : vingt-deux kilomètres entre Sennecey-le-Grand et Cruzille, avec, bien sûr, une fois de plus, le soutien de notre fidèle accompagnatrice à la petite voiture ivoire et noire.

La température est frisquette (pas plus de 15°) quand je m’élance de Sennecey-le-Grand, dans la plaine de Saône, où nous avons notre lieu de villégiature. Après le village de Laives et son église massive, j’arrive très vite à Nanton avec, au passage, une pensée pour celui qu’on appelait autrefois avec tendresse « le beurdin de Nanton », un pauvre hère qui pendant des années est resté assis sur une chaise au bord de la route à regarder passer les voitures, attitude contemplative qui lui avait valu une notoriété départementale.

Sully, Etrigny, Collonge, les villages se succèdent. Les kilomètres aussi mais, comme le ciel est clément et la route gentiment vallonnée, si je ne vole pas, je n’en suis pas loin. Sans renier mes superbes entraînements à Gairaut ou sur la Prom’, il faut bien dire que là, entre les champs de tournesols et ceux de blé déjà moissonnés, sous le regard bienveillant des chevaux nombreux dans la région, la course à pied prend une dimension quasiment spirituelle.

Après une heure et demie, j’arrive à La Chapelle sous Brancion, commune que je connais bien. Le maire de ce village situé dans la circonscription d’Arnaud Montebourg n’est autre qu’un ancien prof de la fac de Droit… de Nice.

C’est ici que débute le col de Brancion. Du coup, l’effort devient plus rude sur cette route qui serpente au milieu de bois très denses et très sombres qui furent autant de refuges pour les maquisards pendant la guerre. Juste avant d’arriver à Brancion, je passe d’ailleurs devant un café-restaurant un peu isolé, à l’orée du bois, qui fut un lieu de rassemblement de la Résistance dans le Tournugeois.

Pendant la courte descente vers Martailly, je retrouve les vignes qui donnent ce Mâcon blanc si apprécié par Hemingway et Scott Fitzgerald dans « Paris est une fête ».

L’euphorie athlétique qui était mienne baisse d’un cran à l’approche de la deuxième heure et mes jambes commencent à être aussi dures que les pieds de vignes qui, désormais, saturent joliment le paysage. Encore une côte, la dernière, celle que je veux à tout prix dignement gravir. C’est qu’enfant et jeune homme, je l’ai souvent empruntée avec René, mon père.

Puis c’est la plongée vers Cruzille, le village berceau de la famille. Les crampes ne sont pas loin car la descente est grisante et pousse aux excès… de vitesse.

Enfin arrivé, je peux m’allonger et récupérer sur un petit muret qui borde la place centrale du village. Je le fais non seulement avec soulagement, après un effort de deux heures et demie, mais aussi avec fierté. Depuis peu, la place en question a été baptisée par la municipalité « Edgard Ponthus », du nom de mon grand-père, l’ancien maire résistant mort en déportation.

La récupération sera finalement rapide car, dès l’après-midi, je suis dispo pour un nouveau marathon, plus ludique il est vrai, celui qui consiste à visiter, de Juliénas à Fleurie, les caves du Beaujolais…

31 mai 2011

Et pourtant Claude Puel était le n°1



Comme on pouvait s’y attendre devant l’opposition hystérique de certains supporters lyonnais, Claude Puel ne sera plus entraîneur de l’OL l’an prochain. Certes, pendant les trois années durant lesquelles il a entraîné l’équipe, celle-ci n’a pas remporté de titre et son jeu n’a pas toujours été à la hauteur. Mais il n’en demeure pas moins que pendant que la presse n’en avait que pour Bordeaux, puis Marseille et aujourd’hui Lille, que L’Equipe saluait l’éternel retour d’un PSG qui n’a jamais rien prouvé, c’est Lyon, demi-finaliste de la Ligue des Champions, qui a obtenu les meilleurs résultats.

Pour faire la démonstration objective de cette évidence, j’ai concocté un petit instrument de comptage qui me semble difficilement contestable. Ainsi, j’attribue 4, 2 et 1 points aux trois premiers de la Ligue 1 en 2009, 2010 et 2011 (les années Puel à Lyon) ; 2 points pour la Coupe de France, 1 point pour la Coupe de la Ligue. Enfin, je donne 2 points pour une qualif en huitième de finale de la Ligue des Champions, 4 points pour un quart de finale et 6 points pour une demi-finale qui signifie que vous êtes parmi les quatre meilleures équipes du continent.

Le résultat est le suivant :
1. O.L. 14 points
2. O.M. 12 points
3. Bordeaux 9 points
4. Lille 6 points
5. PSG et… Guingamp 2 points
7. Auxerre 1 point

Donc, Puel le Lyonnais, plus fort que Laurent Blanc le Bordelais, Didier Deschamps le Marseillais ou Rudi Garcia le Lillois ? En tout cas, les supporters lyonnais auraient peut-être mieux fait de réfléchir avant de demander sa tête.

PS : Il va de soi que je partage entièrement l’avis exprimé su un blog voisin à propos de la saison du Gym. Dans la logique de ce billet, félicitations à Antonetti, Ollé-Nicole et Roy, les entraîneurs de cette période.

09 janvier 2011

Prom’Classic et jurisprudence Bubka



Alléluia ! Pour la quatrième année consécutive, je bats mon record sur les 10 kilomètres de la Prom’Classic : 55’43’’ en 2008, 54’32’’ en 2009, 54’06’’ en 2010… et 50’06’’ aujourd’hui. En fait, ce record, je le pulvérise de quatre minutes après une course régulière que j’ai terminée assez frais au point d’avoir une conversation mondaine avec le maire de Nice dans le sas d’arrivée.

A dire vrai, j’aurais pu faire encore (légèrement) mieux en accélérant dans le dernier kilomètre comme de coutume, ce que j'ai refusé de faire au nom de la jurisprudence Bubka. Souvenez-vous : le grand perchiste ukrainien battait le record du monde centimètre par centimètre pour multiplier précisément records et primes. En effet, je voulais me laisser une chance d’améliorer encore mon temps l’an prochain (oublions la prime !).

Cette édition a été l’occasion de me faire prendre conscience que la Prom’Classic est une course… macho. En effet, les femmes prennent le départ cinq minutes avant les hommes. Du coup, vous rattrapez des centaines de concurrentes, ce qui est bon pour votre honneur de mâle. Quant aux coureuses douées, voire moyennes, vous ne les revoyez jamais : du coup, aucune ne vous double et votre susceptibilité masculine n’est pas froissée. Cela dit, j’ai quand même aperçu Clotilde après la mi-course au moment où le peloton se croise : elle avait fière allure, mais je n’ai pu m’empêcher de me gausser in petto en voyant sa tenue « vert Schrek » (dixit Jean-Christophe Picard qui arborait fièrement le même maillot), elle qui ne manque jamais une occasion de se moquer des « grenouilles » du Conseil général 06. Ce fut également sympa de retrouver, au huitième kilomètre, Isabelle, notre voisine, très concentrée sur la dernière ligne droite.

Bon, bref, ce dimanche matin, qui m’a démontré que parcourir le 5e canton en tous sens pour les vœux était un très bon entraînement, fut béni des dieux.

Un seul regret toutefois : dans la cohue des concurrents, j’ai loupé mon pote Claudio avec lequel j’échange traditionnellement les vœux le jour de la Prom’Classic. Que ce billet me permette de réparer la seule fausse note de la matinée.

Bon, c'est vrai, j'ai l'air un peu suffisant...!

12 décembre 2010

Sophia Antipolis stories



Depuis mon départ de l’IUP où j’ai enseigné le Droit européen une dizaine d’années, ma présence sur le site de Sophia Antipolis s’est plutôt faite rare. Pourtant, en cette fin de semaine, c’est par deux fois que je me suis rendu sur le territoire de la technopole. La première fois, c’était pour l’esprit, la seconde pour le corps.

Jeudi soir, 20 heures. Place Sophie Lafitte, dans la salle de la Fondation du même nom, j’avais rendez-vous avec les amis de la troupe Les enfants du paradis pour une représentation de « Mes chers petits canards », la pièce d’une sociétaire, Laure, qui a pris le pseudo un peu improbable d’Ines Julienas pour écrire. D’inspiration anglo-policière, l’œuvre est bien écrite, et les personnages subtils permettent aux acteurs de s’en donner à cœur joie. Parmi eux, bien sûr, Eric, le boss de la compagnie, à qui l’on pardonnera (normal, c’est le chef !) un fou rire intempestif, et Valérie, ma talentueuse ancienne étudiante.

Dimanche matin, 11 heures, Garbejaire. Entraîné par Antoine, je me retrouve sur la ligne de départ du cross d’Amnesty international dans les bois autour de Valbonne et de la Brague. 11,4 kilomètres de pur bonheur où je me suis efforcé (avec réussite) de doubler dans les descentes les impudents coureurs qui me dépassaient dans les nombreuses côtes du parcours. Au final 1h 3mn et 23s, 103e sur 174 classés. Le tout sous l’œil bienveillant de Catherine, l’épouse d’Antoine, dans le rôle du coach. Bon, sans crampe, il n’y a pas à dire : la course à pied… c’est le pied !

En conclusion, deux escapades bien différentes mais qui avaient quand même deux points communs : le plaisir et l’amitié.

05 décembre 2010

Elle a tout d’une grande


Ben Saada accélère sur le côté droit. Il efface un défenseur avant de servir Mounier qui se retourne vers Emerse Faé qui catapulte le ballon au fond du filet. Avec l’ami Emmanuel et l’ensemble du stade du Ray, nous sautons en l’air pour saluer l’exploit.

Nous sommes à la 92e minute et le coup de sifflet de l’arbitre le confirmera quelques secondes plus tard : l’OGCN vient de battre Marseille, champion de France en titre, leader de la Ligue 1 et qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions.

Et de me souvenir que, la saison dernière, dans des conditions un peu similaires, le Gym avait infligé un cuisant 4-0 à Lyon qui venait pourtant de battre en Angleterre la prestigieuse équipe de Liverpool.

Cette équipe de Nice, avec un des budgets les plus modestes de la Ligue 1, un stade désuet, un public quantitativement faible et un effectif régulièrement pillé en fin de saison par les « grands » (Loïc Rémy était sur le terrain… mais sous les couleurs de l’OM) est étonnante. Chaque année, elle devance des équipes beaucoup plus huppées et termine en milieu de tableau tout en régalant son public d’exploits comme celui de ce soir. Pas de doute, petite par les moyens, cette équipe a quand même tout d’une grande.