
Ce vendredi, au Conservatoire, avait lieu le lancement officiel de la candidature de Nice à l’obtention du titre de capitale européenne de la culture réservé à une ville française en… 2014.
N’étant pas amateur de ce genre de grand-messe, ma présence était plutôt exceptionnelle. Mais l’enjeu justifie cette entorse à ma conception de l’élu de terrain.
Depuis 2000, c’est-à-dire depuis la campagne des municipales, je n’ai cessé de dire que Nice est une grande ville européenne et méditerranéenne, une grande ville de culture , qui n’attend qu’un peu d’imagination et de volontarisme des pouvoirs publics pour enclencher sa « movida »…
Cette candidature est justement un moyen de tirer la ville "vers le haut", en associant – dans l’esprit de la démarche de l’Union Européenne – l’ensemble de la population dans la diversité de ses quartiers autour d’un beau projet culturel.
Aussi, ce vendredi, il n’est pas anormal de retrouver une délégation significative de Nice Plurielle avec, à mes côtés, Michèle Matringe, Simone Monticelli et Mari-Luz Nicaise.
Cela dit, l’équipe municipale actuelle n’est peut-être pas la « Dream team » souhaitée pour mener à bien ce projet. Mais il faut bien faire "avec" si nous voulons recueillir les fruits d’un éventuel succès d’une vie future (!).
Après cette première présentation, la candidature de Nice me semble s’appuyer sur deux points forts :
- le couple Jean Nouvel (Président) – Bernard Faivre d’Arcier (directeur artistique) est un incontestable gage de crédibilité ;
- la démarche (projets ciblés) et les thèmes retenus (la lumière, l’esprit du baroque, le vivant et l’artificiel, les arts du rivage) sont particulièrement attrayants.
A l’inverse, le comité de soutien me semble trop niço-niçois pour emporter l’adhésion. La faible implication des responsables politiques est également de mauvais augure. Le discours du maire était très plat et l’adjoint… à la culture s’est contenté d’une envolée lyrique sur les retombées financières de l’opération.
Par ailleurs, le cinéma, point fort de notre patrimoine culturel, semble absent du projet. Certes, "l’immense" Georges Lautner (réalisateur des
Tontons flingueurs…) était à la tribune, mais sa caution risque d’être insuffisante pour valoriser ce qui est pourtant, pour la candidature de Nice, un point fort.
Jean Nouvel est donc un peu dans la position de Frédéric Antonetti. Avec une équipe moyenne, il va falloir battre Lyon, Marseille, Saint Etienne et Toulouse. Mais pour la capitale européenne de la culture, il ne s’agit pas d’éviter de descendre en deuxième division, mais bel et bien de gagner la Champions League…
A nous d’avoir la foi des supporters.