20 février 2007

Pilatte va devoir trancher

« Six minutes » de M6 : les élus de Nice Plurielle au Tribunal Administratif

M6, France 3, la presse écrite, les radios, les photographes : le moins que l’on puisse dire est que les journalistes ont largement répondu à mon invitation et à celle de Nice Plurielle pour une conférence en plein air sur la terrasse baignée de soleil qui jouxte le Tribunal administratif de Nice.

Il s’agissait de présenter à la presse notre recours contre l’attribution du terrain Sulzer à un groupe privé pour construire un hôtel de luxe.

Si les quatorze conseillers municipaux de Nice Plurielle se sont mobilisés en cosignant ce recours, c’est qu’à l’instar du dossier du tramway, l’affaire du terrain Sulzer est révélatrice des mœurs relâchées de l’équipe en place.

Il y a plus de quinze ans, Jacques Médecin, qui n’a pas eu que de mauvaises idées, a exproprié ce fameux terrain Sulzer situé idéalement en bord de mer pour construire une mairie digne de la cinquième ville de France. Jusqu’à une période récente, plus personne – et surtout pas le maire actuel – ne se préoccupa de ce terrain transformé en parking de bus. Probablement le parking de bus le plus glamour du monde !

Pendant ce temps, Jacques Peyrat s’acharna à vouloir construire une méga mairie à la place de la Gare du Sud, déclanchant une vaste querelle patrimoniale qui se termina par notre succès avec l’aide des associations et du ministre de la Culture.

Enfin, il y a à peu près deux ans, le maire décida de céder Sulzer pour y faire construire un palace, détournant ainsi la vocation naturelle de ce terrain municipal.

Mais les conditions d’attribution étaient si peu claires que le contrat fut suspendu et deux collaborateurs importants du maire mis en examen. Sans attendre la décision de la justice, la majorité municipale, décidément impatiente, relança l’affaire en attribuant dans la précipitation une nouvelle fois le terrain à un autre groupe hôtelier.

C’est cette décision que nous attaquons pour elle-même (non-respect du droit au sol et du cahier des charges, déséquilibre économique au détriment de la Ville), mais surtout pour laisser à la prochaine équipe l’opportunité de construire enfin cette mairie tant attendue par les Niçois.

Il revient donc maintenant aux juges du boulevard Franck Pilatte de trancher dans le sens de l’intérêt général. Nous n’en doutons pas.

9 commentaires:

ricciarelli a dit…

le 19 février est-il un jour de gauche.
Peut-être, 2 bonnes nouvelles le laissent à penser.
Au niveau national, on a retrouvé la candidate qui nous a tant motivée lors de l'investiture socialiste (60% !!)
Au niveau local, peut-être la perspective d'un projet enfin réaliste et surtout d'un bon rapport qualité/prix pour les contribuables, avec la nouvelle mairie sur le parking SULZER.
Imaginez ;
Facilité de démenagement donc coûts réduits, si en plus on prévoit une passerelle, architecturalement en harmonie avec le style du vieux-nice, reliant l'ancienne mairie à la nouvelle, symbole aussi peut-être d'un réel changement municipal.
En plus, imaginons une terrasse sur le toit de cette nouvelle mairie, quelle perspective vers le nord avec le tram, la place masséna, etc et vers le sud avec la mer et la corse, parfois.
Et enfin dans le cadre des conséquences colatérales, que de possibilités d'aménagements pour l'emplacement de la gare du sud, logements sociaux, grand halle marchande sous la fameuse charpente meétallique EIFFEl, etc..
Donc finalement un bon début de semaine, vivement la suite.

Anonyme a dit…

Il est vrai que remettre sur le tapis la question de la construction d'une nouvelle mairie à cette endroit serait une excellente idée.

En tout cas bravo à Patrick et à ses camarades pour leur démarche et leur vigilance.

Claudiogène a dit…

Cher ricciarelli, je partage plus votre optimisme et votre enthousiasme pour le local que pour le royal.
"votre mairie" fait rêver. Je ne doute pas qu'on trouvera un maire qui réalise nos rêves, celui-là comme d'autres.

Lalia a dit…

La nouvelle mairie de Nice à cet emplacement : c'est une idée interéssante, je suis ravie d'apprendre que J.Medecin réfléchissait de temps en temps, reste un projet, raisonnablement, à définir dans toutes ses composantes...pas si simple... ceci dit, qui sait...peut-être en serons-nous les maîtres d'oeuvre...n'est ce pas Patrick!

Anonyme a dit…

C'est un comble, par moment Peyrat aura réussi l'exploit de nous faire regretter Médecin...

Anonyme a dit…

Et Tintin , dans tout ça ?

Anonyme a dit…

Heureusement que votre équipe est présente et est active pour que le droit reprenne sa place dans notre belle ville!
Hervé

ANTONIN a dit…

Oui il fait regretter Medecin "que" sur ce seul point là car, aux dernières nouvelles, l'équipe de Nice plurielle n'a pas encore sombré dans le Médecinisme.

ANTONIN

Laurent Weppe a dit…

Moui, sauf que je ne suis pas sûr que Médecin aurait sû résister aux syrènes du clinquant et du cher. Au delà de la question de l'emplacement, c'est la question de la "gueule" que l'on donne à la mairie qui est importante. je me souviens par exemple que dans mon entourage, beaucoup de gens n'étaient pas du tout hostiles à une mairie place de la libération: c'est quand le projet de nouvelle mairie est apparue comme un projet pharaonique à la gloire d'un maire qui voulait obtenir à peu de frais (pour lui) et à grand coût (pour les autres) un monument célébrant sa petite personne que beaucoup de gens parmis mes connaissances devinrent hostiles.