09 février 2007

Il faut soutenir la candidature de Nice


Ce vendredi, au Conservatoire, avait lieu le lancement officiel de la candidature de Nice à l’obtention du titre de capitale européenne de la culture réservé à une ville française en… 2014.

N’étant pas amateur de ce genre de grand-messe, ma présence était plutôt exceptionnelle. Mais l’enjeu justifie cette entorse à ma conception de l’élu de terrain.

Depuis 2000, c’est-à-dire depuis la campagne des municipales, je n’ai cessé de dire que Nice est une grande ville européenne et méditerranéenne, une grande ville de culture , qui n’attend qu’un peu d’imagination et de volontarisme des pouvoirs publics pour enclencher sa « movida »…

Cette candidature est justement un moyen de tirer la ville "vers le haut", en associant – dans l’esprit de la démarche de l’Union Européenne – l’ensemble de la population dans la diversité de ses quartiers autour d’un beau projet culturel.

Aussi, ce vendredi, il n’est pas anormal de retrouver une délégation significative de Nice Plurielle avec, à mes côtés, Michèle Matringe, Simone Monticelli et Mari-Luz Nicaise.

Cela dit, l’équipe municipale actuelle n’est peut-être pas la « Dream team » souhaitée pour mener à bien ce projet. Mais il faut bien faire "avec" si nous voulons recueillir les fruits d’un éventuel succès d’une vie future (!).

Après cette première présentation, la candidature de Nice me semble s’appuyer sur deux points forts :
- le couple Jean Nouvel (Président) – Bernard Faivre d’Arcier (directeur artistique) est un incontestable gage de crédibilité ;
- la démarche (projets ciblés) et les thèmes retenus (la lumière, l’esprit du baroque, le vivant et l’artificiel, les arts du rivage) sont particulièrement attrayants.

A l’inverse, le comité de soutien me semble trop niço-niçois pour emporter l’adhésion. La faible implication des responsables politiques est également de mauvais augure. Le discours du maire était très plat et l’adjoint… à la culture s’est contenté d’une envolée lyrique sur les retombées financières de l’opération.

Par ailleurs, le cinéma, point fort de notre patrimoine culturel, semble absent du projet. Certes, "l’immense" Georges Lautner (réalisateur des Tontons flingueurs…) était à la tribune, mais sa caution risque d’être insuffisante pour valoriser ce qui est pourtant, pour la candidature de Nice, un point fort.

Jean Nouvel est donc un peu dans la position de Frédéric Antonetti. Avec une équipe moyenne, il va falloir battre Lyon, Marseille, Saint Etienne et Toulouse. Mais pour la capitale européenne de la culture, il ne s’agit pas d’éviter de descendre en deuxième division, mais bel et bien de gagner la Champions League…

A nous d’avoir la foi des supporters.

6 commentaires:

Claudiogène a dit…

Alors, ce ne serait pas un combat perdu d'avance ?
Mon rire moqueur face à cette candidature n'aurait pas eu lieu d'être ?
Je vous promets de chercher à y voir mieux, à y croire un peu.

Starbuck a dit…

J'étais à cette conférence de presse.
Les bras m'en sont tombés!

Les thèmes sont larges et je poserais la question à l'instar d'un directeur de thèse:
"Je vois un thème, mais quel est votre sujet???" Ce qui est inquiétant tout de même à cette étape de la candidature.

Tous sauf p-ê "le vivant et l'artificiel" font référence au passé de la ville alors qu'il est clairement indiqué que les critères pour remporter la mise s'intéressent uniquement à des actions et au présent.

Chacun des thèmes était appuyé maladroitement d'une vidéo qu'un étudiant en cinéma 1ière année aurait répudié:
Son cacophonique et grésillant annonçant chacune d'elle, un titre genre Lettraset, un montage complètement incohérent ayant pour conséquence des commentaires incompréhensibles de personnes interviewées. M. Fréchuret du musée Chagall tentait d'aller un peu plus loin avec le thème de la lumière, parlant d'ombre, mais malheureusement ce fut coupé... Le prof Coullet, un grand nom de la physique s'est vu également couper ses paroles et le pire, Marie-Christine Grasse du musée de la parfumerie qui, elle, maîtrisait son sujet a été carrément coupée en pleine parole.
Aucun artiste n'a été interviewé pour cette candidature à Nice CULTURE 2013.

Nice a le potentiel, les infrastructures, mais il y a du sabotage qq part.

Comment croire en cette ville culturelle devant un tel amateurisme?

Anonyme a dit…

rien à voir avec le sujet, je voudrais juste attirer l'attention sur la démagogie du maire quand il lance un questionaire demandant aux braves gens de choisir le nom de stations du tram. Franchement le tram s'arrête devant Acropolis, on l'appelle comment l'arrêt ? il s'arrête square boyer, on l'appelle Gorbella ? c'est peut-être ça le débat participatif mode peyrat.

Anonyme a dit…

De toute façon, face à l'incurie de cette municipalité, il est devenu très difficile d'avoir foi en quoi que ce soit. Les plus belles idées, les plus beaux projets, se transforment en amas de boue entre leurs mains.

Anonyme a dit…

Très franchement tous les acteurs culturels sèrieux de la Ville ne peuvent pas une seconde croire à cette candidature ! C'est une mascarade !
Surtout lorsqu'on constate à quel point tous les acteurs culturels de la Ville sont en permanence en train de lutter au quotidien pour "survivre" et sont obligés de se heurter parfois à cette majorité absolument nulle en ce qui concerne sa politique culturelle qui est INEXISTANTE dans la réalité !
De plus, on est en droit de se poser quelques questions ! Comment se fait-il que tout à coup des millions d'euros sont disponibles pour cette candidature ou bien aussi pour les merveilleuses oeuvres d'art qui vont orner le trajetr du Tramway, alors qu'au quotidien TOUS les acteurs culturels de la Ville trvaillent dans la bidouille et le bricolage pour réussir malgré toutes les difficultés à faire leur travail correctement ! Par exemple, Les personnels ne sont pas remplacés lorsqu'ils partent à la retraite et les postes sont gelés ou bien tout simplement supprimés !!! Non ! Cette candidature ainsi que les millions prévus autour du tramway sont uniquement des outils de "façade" et de communication pour la majorité sortante !

Socrate a dit…

Pour ma part, je regrette de n'avoir pas eté informé de cette "presentation " et donc de n'avoir pu m'y rendre...J'aime beaucoup l'idée que Nice fasse sa "movida"..c'est même absolument néccésssaire et urgent pour redonner à toute la Côte d'Azur une aura artistique et culturelle...Il est urgent que les employés des galeries et musées municipaux parlent au moins anglais (pour répondre aux touristes) et soit de véritables amoureux de culture...c'est trés loin d'être le cas !
Entre l'élitisme de la villa Arson et la ringardise de cette municipalité (qui a éradiqué les Diables Bleus, lieu de culture qui était bien vivant..) qui a une vision trés années 50 de la culture avec le traditionnel petit discours de Papa Barthes dans tous les vernissages, malgré le fringant Stéphane Martin qui réussit certaines choses, c'est pas gagné de passer en CAPITALE..