05 février 2007

Débat participatif : bis repetita non placent !

Malgré une fin de semaine particulièrement chargée : conseil municipal agité (Last dance), présentation de Youssou, l’élu jeune du 5e canton au 3 avenue Cyrille Besset, tournée dans le 4e canton (avec la candidate de la 2e circonscription), fête de Saint-Antoine de Ginestière (avec le conseiller général du 11e canton), inauguration du centre culturel Maayane or (tout seul… comme un grand !), j’ai pu participer à un deuxième débat participatif. Et comme celui-ci était organisé par ma section du PS (Nice centre), je l’ai même animé. En me calant sur la prestation de l’excellent Claude Giauffret huit jours auparavant, j’ai donc proposé deux heures de débat et un relevé de conclusions analytique. Le thème de la soirée était « La formation et l’emploi », les sous thèmes présélectionnés par Lucien Fouques furent la formation qualifiante, les emplois de demain, la flexibilité ou le temps partiel choisi, les discriminations à l’emploi.

Le débat, qui réunissait une quarantaine de personnes, fut intéressant et un peu plus propositionnel que celui de la semaine dernière (synthèse prochainement sur mon site). Il est vrai que le sujet s’y prêtait mieux.

Pèle mêle : meilleure coordination des formations, des services et des initiatives pour mettre en adéquation les offres et les demandes d’emplois (guichet unique), revalorisation des sciences humaines y compris dans les formations professionnelles, revalorisation des filières manuelles, mise en place d’une « flexsécurité », développement de l’économie solidaire dans le secteur marchand, création d’un SMIC pour les saisonniers, mutualisation de certains CDI, développement d’une discrimination positive sociale et non ethnique en ouvrant 5% de places supplémentaires dans les filières sélectives à l’exemple de Sciences Po…

Mais au fur et à mesure du déroulement de la soirée, j’ai quand même le sentiment de revenir six mois en arrière au moment de la discussion sur le projet, voire un an auparavant au moment du Congrès… avec à peu près les mêmes réponses aux mêmes questions.

A l’évidence, ce sentiment est partagé par de nombreux participants à ces débats participatifs. C’est peut-être le signe qu’il est temps de passer à autre chose et de s’engager plus résolument dans la campagne.

13 commentaires:

Richard a dit…

Vous trouverez la synthèse au débat participatif, sur le site à la rubrique "info section". Dès demain... Je prendrai 5 minutes entre deux paquets de copies.
En ce qui concerne le débat, je suis d'accord avec Patrick, il m'avait semblé vivre ces scènes quelques mois auparavant...

Richard a dit…

Pas la peine d'attendre demain. La synthhèse est en ligne.
PS: je mets des commentaires qui servent à rien, mais j'ai un déficit.

Anonyme a dit…

Le débat participatif organisé par notre section fut réfléchit et constructif, ainsi, même si je n'ai pas osé m'éxprimer sur ce thème "emploi et formation"(il est douloureux d'éxposer son réel en la matière pour éssayer d'en tirer des idées), j'ai écouté les observations et propositions de mes camarades avec beaucoup d'attention, ceci dit, je ne peux m'empêcher de rester perplexe...mais pas résignée ;
Je suis également d'accord avec Patrick, il est temps de passer à la vitesse supérieure, de "battre campagne" avec pragmatisme, notre candidate doit, dorénavant, se révéler et se confronter, s'affronter aux autres candidats avec un véritable projet socialiste et des propositions formelles ; dans une éléction aussi détérminante pour l'avenir du pays, il faut persuader, plus que convaincre, il faut dire, plus que parler, il faut prendre, plus que toucher,(excusez moi pour l'émotion) car je fais partie de celles et ceux, des anonymes,qui attendent impatiemment des réponses politiques précises, cohérentes sur des problématiques concrètes et dévastatrices pour nous qui les éprouvons, de par leur ampleur, ces maux sociaux deviennent des crises de sociétés(éducation, emploi, logement en particulier).

Laurent Weppe a dit…

C'est drôle, parce qu'il n'y a pas si longtemps, il y avait pas mal de membres du PS pour trouver que le projet du PS n'avait pas été assez débattu, que de toute manière il aurait fallu sélection le candidat à la présidentielle avant le projet et lui laisser l'opportunité de faire "son" programme, et que les motions du congrès étaient trop faites pour flatter la militant sans prendre assez en compte la société civile.

Alors voilà, la candidate du PS a rajouté une période de débat qui semblait manquer à certains, en rajoutant sa façon de faire au projet du PS et en cherchant à tenir compte de la société civile. On ne va pas non plus se plaindre quand un Homme politique tient compte des reproches qui sont fait, à moins de considérer comme les Sarkolâtres que le chef doive ne tenir compte que de l'avis "éclairé" de ses courtisants.

Di Pietro a dit…

Rendez-vous le 11 février pour voir l'originalité des propositions tirées des débats participatifs par rapport à ce qui figure dans le projet des socialistes...

Lalia a dit…

j'éspère ne pas avoir froissé mes camarades, l'anonyme c'est moi : Lalia(j'ai oublié de signer de mon prénom mon message, veuillez m'en excuser), je vous rassure, Laurent, je ne suis pas contre Mme Royal, bien au contraire, je la soutiens "royalement", c'est une des raisons pour lesquelles je viens d'adhérer au P.S, ceci dit, les campagnes éléctorales, particulièrement, l'éléction Présidentielle, s'apprécient aussi sur des faits objectifs, la phase de consolidation des choix des élécteurs est proche, les sondages m'inquiètent,l'éléctorat "flottant, hésitant est séduit par un "méritocrate" arrogant, la dissidence éléctorale (abstention)est réelle ;les "débats participatifs" ont été un succès et j'ai pris beaucoup de plaisir à y participer...maintenant, j'ai hâte d'être emportée par la frénésie de l'éléction et de militer en faveur de ma candidate, de mon parti, pour mon Pays.

A bientôt Camarades : Lalia

Clotilde a dit…

Bon, j'ai déjà dit maintes fois ce que je pensais des limites du débat participatif, je ne vais pas me répéter.
par contre, il y a un débat dont j'aimerais qu'on parle, et surtout que notre candidate en parle! C'est celui de la laïcité et de la defense des valeurs républicaines. Ce n'est pas parce que monsieur Hollande témoignera du côté de Charlie hebdo ce matin à l'audience du procès contre la liberté d'expression, que ça doit dédouaner Ségolène. Elle DOIT se prononcer de toute urgence sur ces questions fondamentales qui sont aussi importantes que le nombre de sous-marins, le permis de conduire gratuit pour les jeunes ou l'indépendance du Québec!!
Bon sang!!!

Martine a dit…

Je suis d'accord avec Clothilde. Le meilleur baromètre du vide sidéral qui accompagne notre campagne, c'est la fuite des intellectuels (normalement à gauche) et même Max Gallo qui soutient Sarko.
Mais soyons rassurés, François a promis que la campagne commencerait le 11 février. Les militants en même temps que le reste de l'électorat connaîtra le programme qu'on devra défendre sur les marchés.
Courage !

Laurent Weppe a dit…

Des intellos? mais QUELS intellos? Gluckstein, le Mao passé au culte du Moa? Finkernault qui a fait du Frêche avant l'heure et qui dément en ne démentant pas en disant que non c'est pas vrai mais que si mais non mais quand même? Gaino qui croit qu'à faire le nègre il va devenir un conseiller spécial (n'est pas Attali qui veut)? Loïc le Meurs et ses copains bloggeurs qui font de l'internet pour passer à la téloche (et qui veut s'exiler à San Francisco en cas de Victoire de Ségolène, le choc culturel risque de lui être dur quand j'y pense)? Tout ce petit monde qui à force de se prendre pour de "nouveaux philosophes" finissent par surtout retenir la courtisanerie de salon pratiquée à l'égard des despotes "éclairés" au XVIIIème siècle. Le vide "sidéral" (déjà copyrighté par Sarko qui a raillé la bravitude mais a réussi à ressusciter Mitterrand le rendant vivant et toujours président en 97 -Chirac appréciera l'intention) de la campagne? Si en guise de vide on voit ceux qui se rêvent courtisants, qui se sont dit de gauche parce que ça faisait intello progressiste, quitter l'orbite des partis de gauche, c'est bon, du vide, j'en redemande.

Et qu'on arrête avec cette campagne: pour l'instant, la campagne, c'est du buzz dans les médias et sur internet. Qu'aurait-on dit si la candidate des débats participatifs annonçait son programme alors qu'ils étaient en cours? Je vois ça d'ici "Hypocrisie! Trahison! Mensonge démagogique! Insulte au peuple! Mépris des Français!" alors quoi? Fallait-il brutalement paniquer, courir dans tous les sens, organiser 10 meetings et 15 interviews la semaine, se coller au rythme que Sarko veut imposer?

martine a dit…

Laurent est en grande forme !
Salut Laurent... Et Max Gallo, tu n'as pas parlé de Max Gallo...
Fais gaffe quand même, la politique comme la nature, a horreur du vide. Au bout du compte tu auras 100 % d'électeurs le 22 avril. Attention aux vases communiquants...
Mais ne t'excite pas trop, j'ai confiance, la campagne commencera le 11 février.
Re-courage

lalia a dit…

"Patience, patience, dans l'Azur, chaque atomes de silence est l'éspoir d'un fruit mûr"

ANTONIN a dit…

La première partie de la campagne de Ségolène Royal a eu cette chose intéressante, et dont tout le monde nous envie et s'en revendique aujourd'hui, qui est ce concept de débats participatifs.

Quand je dit tout le monde, il s'agit des politiques et des médias qui se découvrent tout à coup des vertus de débats, questionnements et autres contributions ou "participations" participatives en organisant des parodies plus près du style questions pour un champion ou autres émission type Sarko 007 le plus fort face à 100 "vrais gens", dociles forcément. (Si quelqu'un peu me dire quelle est la différence entre vrais et faux gens je lui en saurait grès car j'ai du mal à comprendre ce nouveau concept médiatique.)

Bref, Ségolène Royal a fait en sorte que chaque citoyen de ce pays se ré-approprie la politique et l'agitation intellectuelle.

Elle a surtout fait en sorte de faire émerger ce qu'il y a de meilleur en nous, le débat d'idée.

Si je suis toujours sceptique sur la démocratie participative au niveau national, je doit quand même avouer que pour une pré-campagne présidentielle, l'idée était bonne, même excellente au regard de la mobilisation citoyenne.

Elle nous prouve à nouveau, si besoin est, que nous valons beaucoup mieux, nous, simples citoyens "lambda", que certains pseudo experts politiques ou autres donneurs de leçons sortant de leurs chapeaux rabougris tantôt un lapin blanc de promesses contradictoires, tantôt un autre, noir de contrevérités et de non sens, tout ceci en s'imaginant nous émerveiller.

Non déplaise au Sarko circus ou autres extrémistes voulant bouter les étrangers hors de l'hexagone (pauvre Jeanne D'Arc, que de choses l'on dit en ton nom) passé l'âge de 4 ou 5 ans, plus personne ne croit au père Noël.

Malgré tout, je partage ton avis Patrick, après cette période préparatoire, il est enfin temps de lancer à présent le 2èm étage de la fusée socialiste.
Elle emmène avec elle ses troupes rassemblées derrière la candidate pour en découdre sur le terrain des idées.
Il faut à présent affronter l'adversaire, arguments contre arguments, valeurs de gauche contre démagogie de droite, modèle de société ouverte à tous et partageuse, contre projet de société égoïste et refermée sur elle-même.

Les Français expriment leur impatiente de voir Ségolène Royal rentrer dans la bataille.

Dimanche, le coup d'envoi sera enfin donné.

ANTONIN

Laurent Weppe a dit…

Vrai gens = toute personne non susceptible d'être soupçonnée d'être "notable" au sens large, donc (normalement) pas de militants politiques (et pas d'élus ou de membres dirigeants d'un parti), pas de syndicaliste autre que syndicaliste de base, etc, etc, etc, etc, rappelez vous les militants d'ATTAC refusés avant le débat entre Chirac et les jeunes pendant la campagne du référendum.

Maintenant c'est vrai qu'entre 100 personnes pendant 2 heures sur un mode purement vertical et plus de 500.000 personnes libres de participer pendant 3 mois (nonobstant ceux qui ont été intéressés par le site désir d'avenir et qui s'y sont mis il y a un an) sur un mode plus transversal, avec l'idée d'institutionnaliser le tout passé les présidentielles, il y a comme une différence d'ambition.

Après ça, l'un des problème de "l'expert" c'est qu'il est facile de mettre donner le titre "d'expert" a n'importe quel individu que l'on suppose impuissant sans vraiment connaître son niveau de compétence. Ainsi, l'une des principales causes des énormes dégâts de Katrina aux USA est le fait que Bush fils ai tout fait pour écarter les meilleurs spécialistes scientifiques affiliés au gouvernement fédéral (dans les branches de la santé, de l'environnement, de l'énergie, des affaires étrangères, j'en passe et des meilleures, et bien sûr dans la lutte contre les catastrophes naturelles) pour mettre des courtisants moins compétents mais plus soumis à leur place. Et bien sûr, de 2001 à 2005 pour le cas de la lutte contre les catastrophes naturelles, mais aussi de 2001 à aujourd'hui dans beaucoup d'autres domaines, ces courtisants ont été systématiquement présentés comme étant des experts ultra-compétents dans leur branche. Voilà qui devrait faire réfléchir sur le sens que peut recouvrir le terme "expert".