27 novembre 2010

Sian d’aqui même pour les gens d’ailleurs

Quelques semaines avant les élections municipales de 2008, l’association Sian d’aqui, qui a pour vocation « le maintien, la promotion et la défense de l’identité niçoise : patrimoine, langue et enseignement, tradition, création et art de vivre », avait organisé un débat citoyen extrêmement riche en demandant à chaque liste d’expliquer son programme à travers le prisme de la culture locale.

Avec la liste Nice Autrement – et notamment nos amis Laurent Lanquar et Joëlle Vacca, très mobilisés sur le sujet – nous avions fourni une batterie de réponses à la fois cohérentes, réalistes mais aussi imaginatives à des questions aussi diverses que l’avenir de la Cour d’appel, de la gare du Sud, du stade du Ray, le périmètre de la Région, l’apprentissage du niçois à l’école, le Carnaval, l’urbanisme, ou encore les lieux d’expression, de création et de diffusion de la culture niçoise. On peut retrouver l’intégralité de nos propositions ici. Chaque liste avait fait de même et le tout avait été publié dans un numéro spécial du journal de l’association. Pour ma part, j’étais enchanté de cette initiative qui, au-delà de tout esprit de chapelle, cherchait à faire progresser le débat citoyen.

Aujourd’hui, Sian d’aqui a réussi à s’imposer dans le paysage culturel niçois, que ce soit en participant à l’organisation de fêtes traditionnelles ou par ses propres animations. Chacun, par exemple, a entendu parler du festival d’humour niçois Les fourres de rire.

Hélas ! L’association se trouve depuis quelque temps confrontée à de graves difficultés financières, mairie, département et région se faisant tirer l’oreille pour combler un trou avoisinant les 10 000 € ; du coup, le Président Fabrice Mauro a lancé un appel public pour que l’association puisse surmonter cette crise qu’on peut supposer passagère.

Pour moi, le travail effectué par cette petite structure au service de la culture niçoise en toute indépendance relève quasiment du service public. La conception ouverte de l’identité de la ville développée par l’association est une source d’enrichissement pour toutes les femmes et tous les hommes de la cité, qu’ils soient niçois de souche ou qu’ils viennent d’ailleurs, qu’ils soient niçois de naissance ou de cœur, voire de hasard.

C’est pour cela qu’à titre personnel, je répondrai à l’appel du Président Mauro et, qu’en tant qu’élu, je demande à tous ceux qui le peuvent de faire un petit effort pour que notre ville ne perde pas une de ses associations citoyennes les plus attachantes.

Ma carte de voeux 2005

8 commentaires:

Emmanuel a dit…

A tous les gens qui sont nés quelque part comme disait Brassens... L'attachement de naissance ou l'attachement de coeur à une culture locale devient de plus en plus important en ces temps où la mondialisation brouille tous les repères culturelles pour nous faire avaler de force une pseudo culture américanoquelquechose superficielle et futile. On ne sait pas où l'on va mais au moins on sait d'où l'on vient.

Anonyme a dit…

Tout à fait d'accord avec ce mot,j'ai participé à la pose des plaques en niçois aux entrées de La Trinité, ce fut un moment sympathique.Et c'est dommage que cette association soit mise en péril en définitive plus par des tracasseries administratives que par choix politiques des uns et des autres.
Je me joindrais également à cet effort.
Jean-Paul AUDOLI

Dominique a dit…

J'avais adoré cette carte de voeux pour 2005...

Ségurano a dit…

Comment faire pour aider cette association?

Patrick Mottard a dit…

Pour les contacter on peut aller sur leur site :
http://www.sian-daqui.org/spip.php?article85

urzine a dit…

De la part de toute l'association , grand merci à monsieur Mottard pour son soutien , ainsi qu' à tous les intervenants de ce blog . Les dons sont bien evidemment les bienvenus , puisque c'est un problème de trésorerie qui nous affecte aujourd'hui ( voir le Nice-Matin du 25 novembre ) , mais vos messages de soutien et encouragements ont tout autant - sinon plus - de valeur à nos yeux . Pour nous joindre :

patrick.siandaqui@orange.fr ou
fabrice@sian-daqui.org
baiéta à toui ...

Anonyme a dit…

Je suis un adopté niçois, et si je suis originaire du nord, je ne me sens pas étranger ici. Pour preuve j'ai même eu l'honneur de faire partie d'un "certaine" liste aux élections municipales. Tout en étant d'ailleurs, je me sens aussi d'ici, et j'apprécie tout autant la cuisine, la langue l'architecture niçoise, qu'une bonne bière avec une carbonnade flamande.
La reconnaissance de l'identité locale, ne m'empêche pas d'être citoyen de l'Europe et de la planète.
Laurent F (le ch'ti)

urzine a dit…

Ben voilà , laurent ! ... tu as tout compris ...moi non plus je ne suis pas né ici , mais si je revendique une identité niçoise , c'est parce qu'elle m'inspire un épanouissement , une joie ,et un amour du pays , tout simplement ... et c'est tout sauf un repli identitaire ... cultiver un particularisme , c'est avoir quelque chose de différent à proposer à l'autre ... c'est la base même de l'échange non ?! ... si demain on est tous des clones culturels , on n'aura plus rien à s'offrir , et donc trés vite plus rien à se dire ... ce serait triste non ?! viva ...