18 août 2012

Sur la route



Après le Yellowstone, nous avons poursuivi notre périple, traversant l'Idaho et l'Oregon pour rejoindre la Côte Pacifique. Avec environ 4000 miles soit 6500 kilomètres, la Nissan de location immatriculée dans l'Illinois (Forza Obama !), sans être Juke, n'en a pas moins fait preuve de vaillance. Tous ces miles, cela peut sembler beaucoup, mais aux USA, la route est une composante essentielle du voyage. Avec des paysages souvent à couper le souffle, leurs trucks rutilants et leurs bikers débonnaires (voir le blog de Dominique), même les Interstates-autoroutes sont sexys en Amérique. Bien sûr, nous préférons les routes secondaires, en général peu fréquentées, qui permettent d'atteindre la vérité du pays. Par exemple, avec ces petites villes et leur Main street very quiet, leur réservoir d'eau à la Bagdad café, leur funeral home, leurs innombrables églises et leurs bars souvent too much. Elles se ressemblent et pourtant ne sont jamais vraiment les mêmes : villes fantômes, bourgs ruraux, ou clones de Wisteria Lane, leurs atmosphères peuvent être très différentes.

Bien sûr, il faut que l'accompagnement musical soit à la hauteur. Cette année, nous avons opté pour une dominante Creedence Clearwater Revival (Heard It Through The Grapevine).

Au-delà des grands rendez-vous avec la géographie, l'histoire et la culture du pays, que vous avez pu prévoir et programmer, la route américaine vous offre bien des surprises. A fortiori, quand vous roulez dans des régions traditionnellement oubliées par les touristes européens.

C'est ainsi que de Jackson Hole (Wyoming) à Salem (Oregon), nous avons eu notre lot d'inattendues découvertes. Nous avons ainsi parcouru à pied une partie des Craters of the Moon, un immense territoire volcanique situé à l'est de Boise, avec la sensation de marcher sur la Lune... ou sur la Terre, le jour d'après la catastrophe ultime. Nous avons également suivi le spectaculaire Hells Canyon de la rivière Snake, à l'ouest de l'Idaho.

Le soir même, sur une route de montagne, au milieu des sapins de Douglas, dans une atmosphère digne de Twin Peaks, nous avons rencontré, entre autres animaux, un cerf et un ours. Le troisième jour, sur la plus belle autoroute du monde, nous avons épousé le cours de la Columbia River avec des paysages qui, dans une première partie, ressemblaient à un petit Colorado, avant de devenir, dans la seconde, fjord norvégien.

Et encore je ne vous parle pas du musée de la pomme de terre de Blackfoot...

Bon, là, je vous laisse car je reprends la route.

On the road again, naturally !


Gump à Boise, capitale de l'Idaho
Après Saint-Paul et Pierre, il peut faire le tour de son troisième Capitole

10 commentaires:

Emmanuel a dit…

On the road again. Je cite de mémoire les mots d'un texte d'un grand monsieur de la chanson française :
" Nous étions jeunes et larges d'épaules, bandits joyeux, insolents et drôles, on attendait que la mort nous frôle,
on the road again again....
Bon Patrick, on va finir par croire que tu as des actions chez Renault-Nissan car sur les routes de notre cher vieux pays tu roules en Juke et aux States sur les highway tu restes fidèles à Nissan, que c'est beau!!!!!
Oh Nissan qui mal y pense!!!!
Pour la musique, on peut dire que Creedence, c'est vraiment du revival voire même back to roots et surtout plus flower power que les Lynyrd Skynyrd de l'an dernier (Sweet home Alabama).
Proud Mary don't forget Fogerty!
Keep on rollin'...rollin, rollin on a river...

Anonyme a dit…

ça c'est du voyage !

si vous organisez des escapades en groupe ça m'intéresse !

Merci

Pépito

Les Brouillons de Cendrillon a dit…

C'est une grande passion !
C'est beau d'aimer voyager de cette façon...
Après "Fragments de Nice", peut-être "Fragments d'USA" ou "Patrick en Amérique"...?

- Bernard faudra jouer avec l'accent de Johnny Hallyday :-D

Bonne Route !

:-)

Anonyme a dit…

Bonne continuation et fin...
dans l'U(nion) des S(ites) A(dmirables).
AlexandreR.

Anonyme a dit…

Sur la route, vous auriez pu écouter Dick Rivers, quand même pour des niçois... ce n'est pas bien :(

Pépita

cléo a dit…

Sur la même route qui n'est pas la même (ça y est se diront peut-être certains, c'est cléo... avec mult supensions!), je me suis amusée à imaginer les interlocuteurs de ce blog tous sur la route mais dans un conduit auditif ou perceptif, sensoriel et affectif différent. Quelle musique pour accompagner ou lire ce voyage? La question ne s'adresse bien évidemment pas à Bernard dont on connait à l'avance la réponse et qui, seulement pour faire le malin, avancerait que:" Certainement pas un Johnny morcelé mais en boucle! Non pas qu'il accompagnerait le paysage, c'est le paysage qui doit accompagner johnny!" ( ou une variante). Pour ma part: Bowie, particulièrement "Space oddity". Et avec quelle voiture? Celle d'une histoire vraie de Lynch ayant déjà été filmée, la Nissan étant visiblement à l'honneur,tous les délires sont permis!

bernard gaignier a dit…

Cendrillon; jouer avec l'accent de Johnny c'est impossible, le génie ne s'imite pas.
Cleo j'apprécie beaucoup que tu traduises ainsi mes pensées.
Suis je aussi prévisible???

Les Brouillons de Cendrillon a dit…

@bernard
Woepteick deùùùùùùùx mèèèèlle !
(même moi j'arrive à le faire, ââ que c'est facile de parler comme Johnny)
c'est pour rire...
J'aime beaucoup JH, il est sincère, généreux avec son public, passionné, brave...et quelle voix !!!!
Vive Johnny !

Anonyme a dit…

merci de nous faire réver par vos billets ...
amitiés
Sami

Cléo a dit…

Bernard, Tu n'es pas prévisible puisque toute la liberté réside dans les variantes.