17 août 2011

Atlanta : America, America



CARNET DE VOYAGE N° 5

Atlanta ne figure probablement pas dans le top ten des villes américaines les plus connues. Pourtant, la capitale de la Géorgie est une petite Amérique à elle seule. C’est à la fois la cité de l’on voit brûler dans Autant en emporte le vent, la ville natale de Martin Luther King, le siège de ces deux symboles de la puissance américaine que sont Coca-Cola et CNN, et le site des Jeux Olympiques de 1996.

Compte tenu des préventions exprimées préalablement dans ces carnets de voyage, nous nous sommes contentés d’un passage rapide devant la maison de Margaret Mitchell. Par contre, nous nous sommes attardés dans le quartier où MLK, comme on l’appelle ici, a passé son enfance. Assis sous la véranda de sa modeste maison natale, j’avais l’impression, après le Lorraine de Memphis, il y a quelques années, et le « Dream » de Washington il y a quelques jours, d’achever ici un étrange voyage initiatique à rebours.

Dire que Coca-Cola présente, dans un style peu distancié « The (wonderful) world of Coca-Cola » est un doux euphémisme. Mais que voulez-vous, on ne pouvait pas attendre autre chose d’une institution qui croit si peu au Père Noël qu’elle l’a inventé… Cela dit, on ne pourra pas me reprocher de ne pas avoir joué le jeu : j’ai bu du coca japonais et rédigé, comme beaucoup de visiteurs, un petit texte pour expliquer dans quelles circonstances j’ai entendu parler pour la première fois de la célèbre boisson gazeuse. J’avais dix ans et une voisine aux revenus modestes de ma grand-mère offrait à ses invités, en guise d’apéritif, le divin élixir dans… des verres à porto !

Chez CNN, par contre, nous avons cru halluciner devant l’immense patio de l’immeuble de la chaîne qui abrite des dizaines de studios, des centaines de bureaux, autant de journalistes et,  mappemonde sur le gâteau, un immense globe terrestre. Si le symbole recherché est de montrer que la force de frappe des médias a transformé le monde en village, il faut reconnaître que l’effet est plutôt réussi. Et, même si nous n’avons pas résisté au plaisir de batifoler dans les prestigieux studios de la chaîne, Il faut reconnaître que ce gigantisme est un peu déstabilisant.

Quant à Atlanta, ville olympique, c’est bien sûr Forrest qui en a largement profité, en terminant son périple matinal par le Centennial Park des Jeux de 96. Cette euphorie athlétique ne l’empêchera pas de remarquer les dizaines de homeless croisés tout au long des douze kilomètres de son entraînement, ce qui n’était pas le cas dans les autres villes.

Mais l’instant le plus insolite, c’est à une vingtaine de miles du « Downtown » que nous allons le vivre. Sur un immense mégalithe presque digne d’Ayers rock (sorry John !), nous avons pu approcher à quelques mètres un magnifique faucon, attendant avec impatience son envol que l’on prévoyait majestueux. Ce fut effectivement le cas quand l’ombrageux rapace se décida enfin. Ainsi, après le pas suspendu de la cigogne l’an dernier en Europe de l’Est, se fut, cette après-midi, le vol attendu du faucon d’Atlanta…

Forrest dans Spring Street

7 commentaires:

cléo a dit…

Ce n’était pas possible de prendre un malin plaisir, dans ce wonderful world, à jouer le jeu comme un enfant de Marx ? Livre d’or : « La première fois que j’ai goûté l’élixir… «. Je reconnais que Marx en japonais avec une paille, une rondelle de citron et des glaçons, ça doit être imbuvable…

Claudio a dit…

Sauf à ne courir que le temps de la photo, ce Forrest va nous arriver sur les genoux au départ du Marathon de chez nous ;-)

Emmanuel a dit…

J'ai préféré oublier la personne qui m'a fait connaitre cette immonde boisson qu'est le Caca Colé. J'ai encore en mémoire les nombreux passages chez le dentiste à cause de la trop grande quantité de sucre que contenait ce breuvage...
Que vois-je, Forrest est séléctionné pour les Jeux olympiques....Quoi j'ai dit une bétise ? N'oublie pas Gump, l'important c'est de participer...

Patrick Mottard a dit…

Pas de pb ,Claudio:dans les villes il esf difficile de dépasser les 10-15km sous peine de sortir de la carte et de se perdre...

Patrick Mottard a dit…

Emmanuel il est vrai que le Juliénas est moins nocif pour la dentition...Cléo je me suis tapé une overdose de Marx dans ma jeunesse...alors un ptit verre de coca aujourd'hui...!

Anonyme a dit…

Pourquoi tant de mépris pour cette boisson si pétillante ?
Peut-être une légère confusion nutritionnelle entre : prévention et dégoût ?
Ceci étant je peux comprendre que le goût du Coca puisse déplaire à certains palais bien avertis …
Je fais un clin d’œil à cette magnifique image insolite : « Lire Marx en buvant un verre de Coca-Cola ».
It's so eccentric !
@.@

Anonyme a dit…

Le faucon est magnifique... et son regard est davantage surpris de l'intrusion qu'ombrageux. Au moins il consomme des protéines lui... pas du coca cola ... A quand Forrest en humanoïde hiéracophale fondant sans pitié sur ses proies comme le plus rapide des grands migrateurs ? ... Déjà qu'il nous parle de plus en plus en anglais... saura-t-il se réadapter à un monde plus restreint et au marathon azuréen ... moi aussi je m'interroge....