13 juin 2007

Objectif 2008

Ce n’est pas faire injure aux copains que les hasards des divisions de la droite obligent à se battre une semaine de plus – et pour lesquels, d’ailleurs, je suis entièrement disponibles – que de dire que les résultats de ces législatives dans les Alpes-Maritimes sont et seront, de toute manière, particulièrement décevants (c’est ce qu’on appelle, je crois, un euphémisme !).

A Nice, cette défaite a une dimension essentiellement nationale, ce qui nous interpelle en tant que militants socialistes, sur l’avenir de notre Parti (voir Le fond de la piscine). Mais, parallèlement à cette nécessaire remise à plat, la vie continue.

Candidat aux élections municipales de Nice en 2008, j’avais fait savoir, depuis de longs mois, que je ne souhaitais pas être candidat à ces Législatives. J’ai donc pu continuer mon travail de leader de l’opposition municipale et préparer cette prochaine échéance avec un peu plus de disponibilité.

Les résultats de dimanche ne sont certes pas un atout pour l’échéance de 2008. Ils ne sont pas pour autant rédhibitoires. J’en veux pour preuve mon itinéraire personnel qui m’a vu être battu en 2002 aux Législatives par une parachutée nommée Marland-Militello, avant de la battre en 2004 dans le 5e canton avec… dix points d’écart.

Nous devons donc garder notre calme. Notre calme et, si possible, notre unité. Fort de la légitimité que me confère le résultat de 2001 (*) et l’inlassable et efficace travail d’opposition de Nice plurielle (Port de Nice, Gare du Sud, affaire Monleau, Parc Phoenix, stade du Ray, Palais de l’Agriculture, salle 700 Nikaïa, parking Sulzer…), il serait dommage d’affaiblir nos chances en se lançant dans un débat interne destructeur et forcément un peu dérisoire compte tenu du contexte. Si la victoire devait nous sourire, il y aurait largement des responsabilités pour tous.

Cela dit, optimiste par nature, je me dis que le pire n’est jamais sûr et que nous avons les moyens de rebondir en 2008 pour les Municipales et les Cantonales (le canton de Marc Concas est renouvelable). Dans l’unité.


(*) La liste que je conduisais en 2001 avait fait 41% (alors que la liste de gauche unie en 1995 avait fait 18%), et cela malgré une liste de gauche dissidente. Peyrat, avec ses 43%, ne nous avait devancés que de 3000 voix.

12 commentaires:

patrice a dit…

« Nous ne sommes pas ennemis mais amis.
Ne cédons pas à la discorde.
Nos passions pourront éprouver, mais sans jamais les briser, les liens qui nous unissent ».

Extrait du discours inaugural du président américain Abraham Lincoln

Patrick Mottard a dit…

Les attaques personnelles ne sont jamais acceptables, elles le sont encore moins quand la personne visée n'est pas connue par celui qui attaque...Clotilde renvoyée à des travaux de couture c'est grossier (et sans humour !) et parfaitement injuste pour une jeune femme modeste ( Clo ta feuille de paie ? tes horaires ?) engagée ( la politique après le 21 avril,l'associatif,le culturel) et sans aucun sectarisme.J'ajoute que chercheuse de prof elle a une bonne connaissance des autres secteurs car son mari artisan est en train de créer son entreprise et que ses parents sont agriculteurs.Cela dit elle peut se défendre seule ce n'est pas difficile pour l'animatrice de "Sauvons la recherche"(encore un engagement pas top pour sa "carrière") mais je voulais faire cettte mise au point car les attaques perso ne doivent pas se dvlper sur ce blog que je veux différent...

Xavier a dit…

Les résultats de dimanche, s'ils auront des conséquences dommageables en laissant les quasi pleins pouvoirs à M. Sarkozy ne m'inquiètent pas énormément.

Ils sont plus conjoncturels de structurels, un ami savoyard m'a affirmé qu'un bourricot avec un autocollant UMP aurait pu être élu chez lui tellement les gens ne voyaient que "l'étiquette".

L'attitude de certains électeurs lors de la cantonale partielle à laquelle j'étais affecté -en compagnie dune secrétaire au PS et de deux assesseur PS, complétées par deux petits jeunes assesseurs UMP très sympas, impliqués, motivés et souriants (il y avait de quoi) mais voir des jeunes sincèrement intéressés par la chose politique, même si ce sont des adversaires me fait toujours plaisir- me conforte dans cette vue, une vieille dame nous avait discrètement demandé quel bulletin il fallait prendre "pour voter Sarkozy"... dans un cantonale, par essence une élection de proximité!

Plusieurs autres éléments m'incitent à positiver:

- Le précédent 1995, l'année avait bien mal finie pour un pouvoir "de changement" (Chirac arrivant après 14 ans de présidence socialiste) doté également d'une chambre "bleue"

- Le traitement de la presse, à dire que c'était cuit d'avance sur toutes les ondes, les canaux hertziens, les papiers, combien de gens se sont démobilisés? Combien se sont dit « il fait beau, c’est plié, je profite de mon dimanche » ?

- On est passé d'une participation record à la plus faible jamais enregistrée pour une législative et ce en moins d’un mois... cet électorat qui ne s'est pas déplacé a forcément un truc à dire, peut forcément être mobilisé pour les prochaines échéances!

- Les municipales sont vraiment une élection à part, la gauche a emporté des villes historiquement à droite (Paris, Ajaccio) dans un contexte de crise en 2001… et là la presse nationale n’altèrera pas le jugement de certains électeurs peu informés ! Je reste convaincu qu’il y a un coup à jouer l’an prochain, cette progression depuis 1995 sur la ville n’est pas un accident et une très bonne campagne et une mobilisation pourront faire pencher la balance !

Alors voilà, sept ans de boulot remarquable au sein de l’opposition municipale doivent payer ! La gauche se présentera je l’espère unie face à une équipe municipale usée et probablement un liste « Sarkozy » (plus une liste MoDem et une FN qui ne pourront pas jouer un rôle probant très probablement).

Si un exemple pouvait venir de Nice je signe à deux mains.

C’est maintenant qu’il va falloir rester mobilisé !

Claudio a dit…

Cher xavier... je vous le fais, un peu avec mes gros sabots, mais, avec légèrté quand même :
Que la Gauche se présente unie à Nice, c'est un minimum, mais, ça ne peut pas suffire... sans le "méchant" MoDem, on ne pourra rien faire.
Conclusion : Une liste SANS ETIQUETTE ou genre "Nice Démocratique", menée par "le meilleur d'entre nous (suivez mon regard) et associant tous les acteurs des oranges jusqu'aux rouges.
Belles couleurs, vives, engageantes, prometteuses, optimistes.
SANS ETIQUETTE, j'insiste, sinon, au diable les couleurs des étals de Saleya, ce sera la grande "Bleu".

Michel GROS a dit…

"il serait dommage d’affaiblir nos chances en se lançant dans un débat interne destructeur et forcément un peu dérisoire compte tenu du contexte. Si la victoire devait nous sourire, il y aurait largement des responsabilités pour tous."

Cher Patrick,

Il doit bien y avoir des raisons raisonnables pour expliquer que le PS en l'état est devenu une véritable machine à perdre.
Je pose comme hypothèse que c'est l'absence de débat interne, à tous les niveaux de notre organisation, qui porte cette responsabilité.
Sans douter que le lieu de l'action trouve ses meilleures conditions d'exercice dans l'accès aux mandats électifs, il apparait toutefois que la maladie de notre Parti consiste à ne focaliser l'action qu'à l'instant de ces échéances. Le silence de catacombes qu'impose ces pentes "l'électoralistes" est devenu insupportable et produit les effets inverses à ceux que nous sommes en droit d'espérer.
Le combat pour la mairie de Nice n'échappera pas à la nécessité de quelques clarifications de base, faute de quoi les carottes promises s'en trouveraient à nouveau différées.
Me semble-t-il.

Lalia a dit…

il n'y a de défaite que dans l'abandon de ses rêves, de ses ambitions, de ses projets ; mieux que toujours et plus que jamais nous devons continuer à lutter, ensemble, pour les valeurs qui font et qui sont l'essence-même de notre identité politique, de notre "vouloir politique" ; je suis particulièrement troublée par ce qui se passe dans notre Pays, dans mon Pays, un Pays que j'aime de toutes mes forces, je suis inquiète pour le P.S, je suis très inquiète pour les 5 années...

Un autre Patrick a dit…

aucun score n'a été infamant dimanche soir et aucun mirobolant. Inutile de se lancer dans une bataille des chiffres du genre "je suis au 2ème tour - oui mais moi j'ai fait + 3". L'heure est très grave. Nous sommes revenus 10 ans en arrière et si nous nous lançons dans une bataille de personnes nous le paierons très cher. Il y aura une investiture au sein du parti. Que celle-ci se passe le mieux possible, et dans 9 mois nous aurons déjà relevé la tête, et quoi qu'il arrive nous aurons un bon candidat.

PatrickB a dit…

Tout a fait d'accord avec ton post Patrick. Si c'est la discorde au parti la haut, le local et tout le travail accompli par Nice plurielle ne doit clairement pas en pâtir.

bernard gaignier a dit…

Les municipales sont maintenant la prochaine bataille à mener.
Le résultat des élections qui suivent d'un an une présidentielle ou législative sont souvent contraires et en tous cas différents!
Une fois que la version bibliothèque rose de la politique sarko laissera la place à la vraie politique les choses deviendront différentes.
par ailleurs le contexte local joue evidemment! et le vote aux municipales dépasse souvent le caractère strictement politique. Nul doute que la politique menée par nice plurielle comparée à la gestion de la majorité sortante soit un gros plus!
Nul doute que Patrick Mottard ait toute la légitimité poir conduire cette bataille des minicipals. Enfin nul doute....si un. Et là est le problème! tu dis que le pire n'est jamais sur!! Hélas.... I

RICCIARELLI a dit…

Je rentre d'une balade en vélo (quel plus beau moyen de locomotion pour apprécier la ville!) avec pour objectif de découvrir la nouvelle place Masséna.
Force est de constater que c'est une réussite.
Pouvait-il en être autrement avec les atouts naturels de ce lieu ?
Je me suis donc placé derrière la fontaine afin de profiter de la perspective vers la Nord où se mélangent dans une belle harmonie du naturel le mont Chauve ?? au loin, du moderne, le tablier de la voie rapide, de l'ancien, avec les immeubles bourgeois de l'avenue et de la perspective vers le sud avec la mer et l'horizon.
El là je me suis dit quel dommage si on venait à prévoir la moindre construction en hauteur (pourquoi pas alors un jardin autour du thème de l'eau) sur l'emplacement du parking Sultzer.
La suite de ma balade m'amène à remonter l'avenue jean Médecin (je vous rappelle que je suis en vélo). J'arrive alors sous le pont du chemin de fer, complètement en chantier et là me revient à l'esprit les travaux onéreux qui avaient été engagés, il y a peu, pour illuminer et embellir ce type de lieu.
Et le lien de tout celà avec le titre du post "objectif 2008".
Et bien je me dis qu'il faudra argumenter sacrément et non pas seulement espérer s'appuyer sur le bilan des sortants comme aux présidentielles pour obtenir des voix, car le résultat final de tous ces travaux sera certainement positif.

Marion a dit…

Cher Patrick,
Meme si je serais plus résidente à Nice l'année prochaine, je te promet d'oublier le changement d'adresse sur ma carte éléctorale :) (en fait, surtout s'il y a des "primaires" pour la candidature PS de 2008...)

Socrate a dit…

Réflexion suite aux propos de Ricciarelli : Au sujet de la "nouvelle" Place Masséna inaugurée en grande pompe samedi dernier, quelqu'un pourrait-il faire remarquer à la Mairie que les façades noires et sales des arcades notamment sur la face Ouest ont sacrément besoin d'un ravalement.Il suffit de lever les yeux ! Je ne sais pas si la Mairie s'est penché sur la question à l'occasion de la réfection du sol et si elle aurait pu inciter la réalisation de ces travaux.Espérons que ce qui a eté fait parfaitement sur une partie de la façade coté Est sera imité rapidement. Bravo aussi pour la Fontaine jaillissante qui ouvre sur la mer et les bancs, même si le dallage au sol n'est pas vraiment top à mon goût..