25 juillet 2008

Tonton Jules

Avec une brillante carrière à cheval sur deux siècles, Jules Méline est un digne représentant de la « République des Jules ». Membre élu de la Commune de Paris en 1871, il deviendra rapidement député puis sénateur des Vosges, sa région natale, et cela jusqu’à sa mort en 1925.

Ministre de l’Intérieur, Président du Conseil entre le 28 avril 1896 et le 15 juillet 1898, candidat (malheureux) à l’élection présidentielle de 1899, c’est surtout comme ministre de l’Agriculture qu’il laissera des traces dans l’histoire de la IIIe République. Pour lui, l’économie française peut être assimilée à un arbre dans lequel l’industrie représente les branches et les feuilles, et l’agriculture, le tronc et les racines. Le « mélinisme » met donc pleinement en valeur l’agriculture, ce qui l’oppose au « saint-simonisme » qui ne voit l’avenir qu’avec l’industrie.

Jules Méline, fidèle à cette philosophie, va imposer, par une loi protectionniste de 1892, les « tarifs Méline » qui marquent la fin de la politique de libre-échange entamée sous le Second Empire. Dans la foulée, il va aussi créer le Mérite agricole et faire voter, en 1894, une loi instituant des sociétés locales de Crédit agricole. Cette loi autorise la constitution, entre les membres des syndicats agricoles, des caisses locales ayant pour objet de faciliter les crédits aux agriculteurs.

Idéologiquement, Méline est ce qu’on appelle pudiquement un Républicain modéré. Très modéré en effet, puisqu’il sera anti-dreyfusard. Il est l’auteur de l’immortelle répartie : « Il n’y a pas d’affaire Dreyfus ».

Mais par-dessus tout, c’est un de ces hommes politiques qui ont permis l’union de la République (idée plutôt révolutionnaire) et du régime parlementaire (système instauré par les monarchistes sous la Restauration).

Mais en fait, ce bon Jules est surtout intéressant pour une autre raison. Figurez-vous que j’ai appris fortuitement qu’il était l’arrière-grand-oncle d’un membre de Gauche Autrement. Je vous laisse donc deviner lequel ou laquelle d’entre nous a l’insigne honneur d’appeler l’honorable Jules Méline : « Tonton »…

18 commentaires:

Anonyme a dit…

Peut être Irène elle est originaire des Vosges,non?

claudio a dit…

Les yeux de "Tonton Jules" sur l'image de wikipédia ressemblent étrangement aux yeux de Sami... étrangement. :-)

Patrick Mottard a dit…

Merci pour votre participation, mais il ne s'agit ni de l'une ni de l'autre.

Dominique a dit…

Moi je sais qui c'est...

SAMI a dit…

je vous confirme que mon tonton ne s'appelle pas Jules.
Claudio, est-ce une plaisanterie ? J'espère!

Anonyme a dit…

irene a dit...

je ne suis pas des Vosges mais moi quand je parle de JULES je dis "papa" ce n est pas une blague...c est vraiment le prénom de mon père... bien vu anonyme

claudio a dit…

Je n'avais pas pensé, bien sûr, que "Tonton Jules" puisse avoir l'honneur d'être l'ancêtre de Sami. Tant pis pour Jules.

Maintenant, je joue sérieusement :
Ma réponse : Patrick lui-même.
La réponse de ma femme : Henri (il n'y a que lui qui puisse appartenir à l'Histoire)

Anonyme a dit…

moi j'en connais une qui est fille d'agriculteurs...qu'elle se "dénonce" :-)))

Patrick Mottard a dit…

claudio : ni Patrick,ni Henri !

Anonyme a dit…

Clotilde ?

Anonyme a dit…

Je pense que c'est le tonton de Richard!

Anonyme a dit…

Je ne joue pas, mais je confirme après visionnage de la récente interview sur le web, que PM semble se régaler avec
ses compagnons "autrement".
CDLT
FB

Patrick Mottard a dit…

ni Clotilde ni Richard

Dominique a dit…

Je ne peux pas résister, je donne un indice : il s'agit d'une femme.

Anonyme a dit…

Ne serais-ce pas tout simplement Dominique Boy-Mottard?

Anonyme a dit…

La paille et la poutre

Ce qu’il y a de bien avec les donneurs de leçon moralisateurs comme le journal « Le Monde » par exemple, c’est qu’ils donnent souvent le bâton pour se faire battre.
Voici quelques années, cette honorable publication (le meilleur quotidien de France…hélas) avait déjà publié un article sur l’absence de parité hommes/femmes dans la société française. J’avais donc eu alors la curiosité - réflexe professionnel sans doute - de jeter un coup d’œil à l’ « ours » du Monde et j’ai pu constater que ce journal, en tous cas dans son équipe directoriale, était loin, mais alors très loin de la parité. Et aujourd’hui encore, si j’ai bien compté, sur 22 dirigeants, il y a …3 femmes.

Et dans Le Monde daté du 26 juillet, on trouve un article regrettant que le Tour de France ne soit pas « Black-Blanc-Beur ».
Pour ma part, j’ai toujours trouvé ce concept (enfin, si l’on peut dire parce que c’est quand même probablement sorti de la tête d’un journaliste sportif) complètement crétin car d’une part, s’il entend promouvoir le métissage, qu’en est-il des « jaunes », des « café-au-lait », des personnes au teint olivâtre, etc….bref de tous les pourcentages rendant absurde l’idée même de quota dans la présence de « minorités visibles » à la télé par exemple, et d’autre part, en tant qu’être humain, je refuse d’être réductible à la couleur de ma peau - principe que j’applique, bien entendu, aux autres dont je me fous totalement de la couleur, pourvu qu’ils n’en font pas eux même état de façon péremptoire.
(Je signale au passage que les « blacks » américains ont depuis peu de quoi méditer sur la question de se définir par la couleur de sa peau depuis que les études génétiques ont montré qu’une très forte proportion d’entre eux avait du sang « blanc » - suite à l’esclavage bien sûr - dans les veines). J’invite à ce sujet à relire le célèbre et superbe discours d’Obama.
Bref, j’ai refait ce jour la même expérience et ai cherché dans l’ « ours » (en page 2 en bas à gauche) du Monde s’il y avait des signes de « black-blanc - beurisme ».
Bien entendu, le nom de famille n’est pas nécessairement lié à la couleur de peau (colonisation francophone oblige), mais en tout cas, pour reprendre l’expression même du Monde dans son article en page une , « pas trace d’un noir ou d’un maghrébin », et encore moins d’un asiatique.

Donc le Monde est certes en quadrichromie, mais ce n’est qu’une impression…

Commandant Dromard
(Repos, vous pouvez fumer)

Laurent Weppe a dit…

Celine Lacroix: on la reconnait aux favoris :D

rose a dit…

Alors on donne sa langue au chat ?

C’est à la fin d’un déjeuner avec Patrick et Dominique, plus exactement entre le fromage et le dessert, que la confidence eut lieu. Jusqu’à ce jour, je n’avais jamais parlé de tonton jules. Pourquoi ? Peut-être à cause de ce souvenir de lycée quand mon prof d’histoire se mit à vanter les mérites de l’oncle Jules. Voulant en « jeter un peu » devant les copains et les copines, je levai la main et dit : « Je connais très bien son histoire, c’est mon arrière-grand-oncle.» Wouah, silence général, regards braqués sur moi, la star quoi ! Le prof me fixa sévèrement et lança d’un ton sec : « Bien sûr et Cristobal Colon c’est votre grand-père.» Remarquez, histoire de vous épater une fois de plus, je vais faire des recherches de ce côté-là… En attendant, je suis bien l’arrière-petite-nièce de tonton Jules.
Rose.