16 avril 2012

Ray-sistance

France 3 Journal régional 16/04/2012

François Hollande me pardonnera, mais les autorités municipales ne respectant pas la trêve présidentielle, je suis obligé de distraire quelques heures d’une campagne très dense (voir J-8 sur le blog de Dominique) pour répondre au Maire qui vient de communiquer sur l’aménagement des terrains libérés par la future destruction du stade du Ray.

Seul point positif de cette nouvelle conférence de presse : Christian Estrosi propose une concertation, celle que je demande sans relâche depuis les dernières élections cantonales. Les habitants du quartier, qui ont le sentiment de s’être déjà exprimés deux fois (par leurs conseils de quartiers et au cours du débat sur le PLU) apprécieront cette nouvelle occasion de proclamer qu’ils veulent de l’oxygène pour le Ray.

Mais la concertation proposée semble étrangement bornée puisque le maire propose des constructions « ne dépassant pas la surface actuelle du stade » : on ne voit pas comment on pourrait faire plus, le stade couvrant l’essentiel du terrain libéré.

Pour arrondir les angles, on fait miroiter un Palais des sports en affirmant toutefois que « tout nouvel investissement devra s’autogérer (sic) ». En clair, le mini Bercy niçois devra être financé par le privé car les caisses de la Ville sont vides. Et bien sûr, les partenaires privés, qui ne sont pas des philanthropes, ne manqueront pas d’exiger des droits à bâtir…

Les habitants de Nice Nord veulent des espaces verts, des équipements sportifs de proximité, des aménagements ludiques et des services publics. Les propositions du maire risquent de réduire ces aménagements à la portion congrue.

Face à cette offensive du béton, il va falloir, à l’instar de ce que nous avions fait pour la gare du Sud, résister. Et n’oublions pas que 2013 est la date officielle du début des travaux. C’est-à-dire un an avant… 2014.

Métro, 16/04/2012

Nice-Matin, 17/04/2012

14 commentaires:

Les Brouillons de Cendrillon a dit…

avec humour, je dirai à PM :
c'est trop compliqué, laisse "bêton" !
...désolée Bernard ;)

Emmanuel a dit…

Plutot Ray-ussi ton intervention et en effet on voudrait pouvoir Ray-spirer dans le quartier déja surdensifié en terme de constructions et de population.
Alors oui à une vraie concertation dont les conclusions ne sont pas déja connues d'avance.
Monsieur le Maire nous l'annonce, on lui fait confiance jusqu'en 2014 ? Il faut lui Ray-pondre!

Rita Gosti a dit…

Absolument un beau lycée au milieu des arbres......Il y a plein de choses à faire plutot que du béton, zut!! Suis écoeurée.......

Françoise Aubert-Moreau a dit…

je crois que je suis bien plus radicale que vous, si j'étais une fée, je remettrais déjà les platanes et enlèverais le tramway, pas que je sois contre tout progrès ou évolution, mais je trouve que tout cela nous a bien pourri la vie pendant la construction et après...

Anonyme a dit…

Moi je raserai tout dans ce coin, il y a un truc qui cloche...
Faut profiter de cette rénovation pour tout changer...le Ray, les façades des immeubles, les trottoirs, les plantes...TOUT ! Faut le rénover ce quartier, il est abandonné, il fait pas propre et il donne pas envie ! L'idée du "central park" oui, mais il y a des parcs plus petits et pas loin du Ray, qui sont laisser à l'abandon, alors...

Pépito

Jean Cagnazzo a dit…

Et un lycée pour nos jeunes afin que les classes de seconde, première et terminale ne soient plus "surchargées" au lycée du Parc Impérial et au Lycée d'Estienne d'orves ?? Je crois que l'on doit bien celà à notre jeunesse !!!!!!

Anonyme a dit…

Et si l'on faisait un peu de Développement Durable . A savoir concevoir un projet autour de la tribune ouest, qui ne date que de 1979!!!
Alexandre

Olivier a dit…

Un petit lien vers le geoportail pour se faire une idée:

le Ray avec le géoportail

Anonyme a dit…

Le Ray a conservé longtemps sa nature profonde chère à Clément Roassal dans les propriétés du comte de Falicon où le Gorbellon irriguait les cressonnières, 300 habitants à la fin du XIXe siècle... Les choses changèrent avec les maisons de maçon, le boulevard Gorbella qui restera plus de vingt ans vierge d'immeubles, avec la conctruction du stade, puis beaucoup plus tard dans les années soixante, les migrations en sens inverse d'autrefois des gens qui travaillent désormais dans le centre et viennent habiter au nord. Les collines boisées deviennent alors un espace rêvé pour abriter de grandes tours, château démoli, arbres abattus.
Aujourd'hui le Maire nous parle d'un "beau petit palais des sports"... mais la baguette magique du financement n'est pas au rendez-vous, les lutins se marchent les uns sur les autres à force de surpopulation, et dans quelque temps du haut des tours on ne verra plus le soleil qui poudroie ni l'herbe qui verdoie dans l'urbanisation à outrance.
Quand certains ont un territoire à marquer en deux ans, d'autres beaucoup plus nombreux ont des décennies à vivre dans des conditions dégradées à transmettre à leurs descendants comme seuls souvenirs du temps où coulait le Raï. Où est l'utilité publique sacrifiée sur l'autel des rênes du pouvoir ?

Patrick Mottard a dit…

merci Olivier pour la géographie, la carte est géniale!
merci Anonyme pour la poésie ...sur ce blog même les anonymes ont du talent!

Anonyme a dit…

...patrick a dit : sur ce blog même les anonymes ont du talent !

pourquoi "même" :/ ???

merci

Anonyme a dit…

(Y) Par ce qu'il y a des anonymes d'apparence que l'on reconnait à coup sûr et de vrais anonymes dont on s'interroge du pourquoi, vu qu'inconnus, ils se présentent comme anonymes...!!!??? ?:-°)

Claude Raybaud a dit…

On peut se demander si la concertation n'est pas simplement qu'une opération à postériori, confortant des décisions déjà prises.

Dominique a dit…

@ Claude, sentiment largement partagé...