31 janvier 2008

Unilatéralisme à Risso


Après Patrick Allemand refusant en novembre de débattre avec moi devant les caméras de France 3, c’est au tour de Christian Estrosi de refuser aux journalistes d’I télé un débat Estrosi - Peyrat - Allemand - Mottard, pour leur imposer, via la direction de la chaîne quelques jours plus tard, un face-à-face Estrosi-Allemand nettement moins périlleux.

Le moins que l’on puisse dire est que ces gens n’ont pas la culture du débat. A moins que le positionnement original de Nice Autrement ne déstabilise ces champions de l’immobilisme et des situations acquises.

Cette couardise médiatique résonne comme un déni de démocratie, mais il faut bien faire avec. C’est donc unilatéralement que Nice Autrement continue à présenter son programme et ses propositions.

Ce matin, dans la superbe permanence de Risso relookée par les bons soins du talentueux Richard, c’est d’Education et de Recherche que nous avons parlé, avec Clotilde, Sami, Céline, Sophie, et Christian, devant la presse. Création d’un véritable service municipal de l’éducation, développement de la culture scientifique vers le public, mise en place d’un véritable Conseil Scientifique auprès de la Municipalité pour cibler les aides apportées à l’Université et à la Recherche. Voilà quelques pistes à propos desquelles nous serions ravis de débattre.

Mais pour débattre, il faut être plusieurs…

26 janvier 2008

Amsterdam - Nice


Voir les vidéos réalisées par Clotilde lors du déplacement à Amsterdam :
Vidéo n° 1 - Entretien avec Mr Nic Fredericks, spécialiste de l'environnement et de l'urbanisme à la mairie d'Amsterdam.
Vidéo n° 2 - La bibliothèque "verte" d'Amsterdam.
Vidéo n° 3 - Entretien avec Mrs Saskia Kranendonk de la chaîne d'hôtels "Stayokay".

Il n’est pas encore neuf heures du matin quand Clotilde et Dominique sont accueillies au Terminal 1 par les plus courageux de leurs colistiers, un bouquet écolo de Frédérique, notre fleuriste « Autrement » à la clé.

Au fil des minutes arrivent les moins courageux et même, avec un certain retard, les pas courageux du tout… Mais quoi qu’il en soit, le salon Riviera de l’aéroport est bien rempli quand la presse arrive.

Nos représentantes peuvent donc expliquer à quel point ce déplacement a été utile, dans la mesure où les rencontres à un haut niveau en mairie d’Amsterdam ou avec des chefs d’entreprises ont permis de valider la quasi-totalité de nos propositions en matière d’économies d’énergie et d’énergies renouvelables (voir déjà les commentaires de Dominique sur mon précédent billet, Nice-Amsterdam)

Clotilde, qui a vécu quelques années en Hollande, insiste sur le fait que les néerlandais – peuple commerçant s’il en fut – sont pionniers en matière de développement durable, précisément parce que celui-ci entretient une relation dialectique avec le développement économique.

Sur un autre registre, Dominique confirme que la prise de conscience environnementaliste (la « hulomania » des Présidentielles par exemple) peut être un atout au niveau local à condition qu’elle soit relayée par un fort volontarisme politique.

Les journalistes restent longtemps avec nous, séduits par une démarche empirique, modeste, mais déterminée.

Il est presque midi quand l’équipe se disperse. Dans le regard de Clotilde et de Dominique, la satisfaction du devoir accompli. De la bien belle ouvrage, assurément !

Le compte-rendu de la « mission » sur le site de Nice Autrement.

Et le 19/20 du 26 janvier de France 3. Et l'article du Nice-Matin du 27 janvier.

23 janvier 2008

Nice – Amsterdam













Quand on élabore un projet municipal et qu’on ne veut pas céder au vertige de la page blanche ou à la tentation d’inventer l’eau tiède, il est indispensable d’examiner, de soupeser, de détailler toutes les politiques, toutes les expériences, toues les audaces des équipes en place dans d’autres villes.

Ainsi, Nice Autrement a beaucoup travaillé sur le bilan des municipalités, amies ou non, locales ou non. Mais rien n’empêche d’aller au delà des frontières. Barcelone pour la culture, Gênes pour l’économie portuaire, par exemple, peuvent être des cités intéressantes à étudier.

Pourtant, cette année, plus le programme s’affirmait et plus c’est vers une ville du nord que nos regards se portaient. De nombreuses solutions que nous souhaitions pour Nice étaient en effet déjà expérimentées depuis plusieurs années à Amsterdam.

C’est donc tout à fait logiquement que nous avons décidé d’envoyer une petite délégation composée de Dominique Boy-Mottard et de Clotilde Gimond rencontrer des représentants de la municipalité d’Amsterdam afin de valider nos projets d’énergies renouvelables, d’économie d’énergie, de cargo-tram, de voitures en libre-service, de Maire de nuit. Sans oublier une visite au fantastique stade de l’Ajax. Durée de la mission : 48 heures !

Clotilde, Dominique, goede reis !

22 janvier 2008

Talentueuses autrement


Sympathique manifestation ce mardi à l’Elysée Palace : il s’agissait pour le CIDF et la Délégation des femmes de la Préfecture de dévoiler les noms d’une sélection de cinquante femmes dites « talentueuses » des Alpes-Maritimes.

Une sélection étant une sélection, je m’abstiendrai de tout commentaire sur celle-ci. Si ce n’est pour remarquer que deux membres emblématiques de Nice Autrement faisaient partie du groupe : Dominique Boy-Mottard et Zineb Doulfikar.

Deux femmes qui ont un point commun : membres du Parti socialiste, elles ont développé leur talent non pas grâce ou avec le Parti, mais plutôt malgré lui et contre son appareil. Qu’on en juge.

Dominique

Après presque trente ans de militantisme socialiste et de responsabilités de l’ombre, elle se porte candidate aux Régionales de 2004 (contrairement à ce que d’aucuns prétendent, elle avait bien fait acte de candidature). On lui refuse l’investiture : pas le bon courant au bon moment. Un an après, elle devient la première femme à gagner à Nice une élection de terrain, qui plus est dans un fief historique de la droite. Le journal fédéral du PS 06 sera d’ailleurs le seul de France à ne pas faire écho de l’exploit !

Zineb

Après des années de militantisme associatif dans le social et le milieu de l’immigration, après avoir été la fondatrice de « Ni putes ni soumises » dans le 06, elle décide de mettre son expérience au service du PS en se présentant aux Législatives de 2007. L’investiture lui sera à elle aussi refusée. Elle aussi, pas le bon courant au bon moment. Pourtant, son expertise, notamment sur la question des Chibanis (immigrés du troisième âge), est telle qu’elle est de plus en pus sollicitée y compris par le gouvernement marocain.

L’appareil se méfie des talentueuses et préfèrent les militants dociles. A Nice Autrement, nous pensons le contraire. Zineb et Dominique sont aux avant-postes de la liste. Avec d’autres talentueuses.

Nicecitta au Virgin


Il y a un an et demi, convaincu que Nice avait géographiquement, historiquement, culturellement vocation à devenir la ville-cinéma française, j’avais décliné sur ce blog un certain nombre de propositions susceptibles de provoquer le déclic qui transformerait à terme notre ville en Nicecitta.

Ces propositions et leur philosphie furent plutôt bien accueillies et eurent même quelques échos dans la presse parisienne.

Aussi, c’est en reprenant une grande partie de ce programme que j’ai pu, ce lundi soir, développer le projet de Nice Autrement devant les caméras de OnlineTV, la première webtv de France dédiée aux professionnels du cinéma et de l’audiovisuel.

Cette soirée, organisée dans le cadre très cosy du Virgin café par l’ESRA et le BACCA (Bureau d’Aide à la Création Cinématographique et Audiovisuelle) est la première d’une série qui verra défiler les quatre protagonistes de l’élection municipale.

Une heure de questions-réponses avec Philippe Daniel Coll, devant un public de professionnels et d’amis, sur un sujet qui me passionne : il y a pire punition…

Et comme je l’ai dit d’emblée en forme de clin d’œil cinématographique : toutes ces années à la tête de l’opposition municipale à contempler le désert des propositions majoritaires en matière de cinéma m’a permis de réfléchir… « Sept ans de réflexion », en quelque sorte !

19 janvier 2008

Le chauffeur s’appelait François

Après les Européens de Nice, le tram-train des Pignes, la Prom’classic et la double inauguration, « Nice Autrement » présentait à la population et à la presse son programme en faveur du logement à Nice.

Un programme musclé qui se veut l’équivalent d’un plan Marshall qu’on aurait doublé d’un plan ORSEC pour l’urgence…

Comme je ne cesse de le répéter depuis 2001, la crise est aiguë et, au-delà des injustices criantes, risque de paralyser l’ensemble de l’activité de la ville.

Ces propositions, nous avons choisi de les présenter symboliquement et simultanément dans l’ensemble des quartiers de la Ville, en affrétant pour la circonstance un bus qui, de l’Ariane aux Moulins, en passant par le centre ville et même la Promenade des Anglais, a recueilli, arrêt après arrêt, l’équipe de Nice Autrement, la presse et des Niçois soucieux d’engager le dialogue.

Malgré la convivialité du moyen de transport et la bonne humeur habituelle de l’équipe, la gravité a souvent dominé au cours de ce véritable recensement des points noirs du logement à Nice : gestion désastreuse de l’ex OPAM, ghettoïsation forcenée, marchands de sommeil, logements insalubres, dents creuses inexploitées, verrues persistantes, squats inévitables, sans oublier les tarifs prohibitifs proposés aux devantures des agences immobilières.

Si, au départ du périple, nous pouvions légitimement nous poser des questions sur l’extrême ambition de notre projet, à la fin, nous ne pouvions que conclure à sa nécessité. De retour à l’Ariane, nous prenons congé de notre chauffeur si chaleureux et si disponible de la Santa Azur. C’est à ce moment précis que j’apprends qu’il s’appelait François…

Les vidéos de la journée :
Logement 1
Logement 2
Logement 3
Logement 4

Rue Trachel

16 janvier 2008

Retour sur 2007

Le nombre de commentaires, leur qualité, est un signe incontestable de la vitalité d’un blog. Je suis donc particulièrement heureux de constater que de 2006 à 2007, le nombre de commentaires est passé sur ce blog de 1200 à 1700, alors même que le nombre de posts a diminué de 221 à 165.

Traduction, chaque post a suscité en moyenne une dizaine de commentaires contre cinq en 2006.

Le trio de tête des commentateurs est composé – ce n’est pas un hasard – d’internautes qui animent chacun un blog de grande qualité :

1 – Clotilde (114 commentaires, Le Poisson zèbre)
2 – Claudio (102 commentaires, Claudiogène)
3 – Sijavessu-Roxan et ses innombrables identités (97 commentaires, Météluneté1staltwa)

Suivent Laurent Weppe (79), Antonin Colombo (69), Bernard Gaignier (64), Marion (62, une néo-blogueuse), Richard Martinez (44, mon talentueux et fidèle Webmaster). Et ex æquo, avec 36 commentaires chacun : Irène, Jean-François N., Serge, et le mystérieux Socrate.

Dans les vingt premiers, on retrouve aussi, Ricciardelli (32), Zineb (28), Segurano (24), Henri Cottalorda, toujours plus prolixe à l’oral qu’à l’écrit (19), Franck G. (19), Pénélope (15), Michel Gros (15) et Patrice (14).

N’oublions pas non plus trois contributeurs à statut paticulier : Monsieur « ananymous » (257 commentaires sur 1700), Patrick Mottard (105) et Dominique, elle-même néo-blogueuse (34).

Enfin, une mention spéciale pour l’inénarrable Commandant Dromard (8) et nos lointains cousins (V-Ro) et LV de Montréal (10) John de Sydney (2) et… Bobby d’Epernon (3).

Post... Scriptum : tous les blogs cités dans ce billet sont référencés dans les liens.


DERNIÈRE MINUTE : UN NOUVEAU FILM SUR LA DOUBLE INAUGURATION DES PERMANENCES DE NICE AUTREMENT ICI.

12 janvier 2008

Les fausses jumelles

10 avenue Cyrille Besset

Grâce au travail acharné de Richard, mais aussi de Patrice, Bernard P., Bernard C., Maxence et quelques autres, elles sont nées le même jour.

Et pourtant ce sont de fausses jumelles.

L'une est nordiste, discrète ; avec ses deux bureaux et sa salle en longueur, elle incite au travail et à la réflexion. L'autre est sudiste, extravertie ; avec sa grande salle aux murs blancs, elle incite à la discussion et à la démonstration.

Ce sont les deux permanences de Nice Autrement, inaugurées le même jour : 10, avenue Cyrille Besset (station Valrose-Université), 64, boulevard Risso (station Garibaldi). L'une à 11 heures (avec punch... merci Claudie), l'autre à 18 heures (avec sangria... merci Pierre). Deux fois des salles bondées et forcément deux discours. En forme de conclusion pour cette belle journée :

« Nous faisons, je crois, une belle campagne. Il paraîtrait même que notre omniprésence sur tous les fronts commence à agacer. Tant mieux.

Mais la route est longue jusqu’en mars. Surtout quand on a l’ambition de ne pas s’arrêter en mars. Aussi, nous avons besoin de toutes les énergies, de toutes les volontés.

Churchill proposait, dans une formule célèbre, de la sueur, du sang et des larmes. Nous, ce que nous demandons, pour faire un bout de chemin avec Nice Autrement, c’est de la sueur, des idées et une certaine propension au bonheur.

A propos du bonheur justement, le poète a dit : "le bonheur n’est pas une destination, mais un art de voyager".


Moi, ce que je vous propose ce soir, c’est qu’on en fasse à la fois un art de voyager – ce sera la campagne – et une destinationce sera la victoire. »


64 boulevard Risso

Photos : Henri Cottalorda

Voir la vidéo de karamazov sur l'inauguration de la permanence de Cyrille Besset... en attendant celle sur l'inauguration de Risso.

La vidéo de l'inauguration de Risso est également en ligne.

09 janvier 2008

Big love


Après Rome et Deadwood, nous pouvons désormais découvrir « Big love », le dernier petit chef-d’œuvre HBO.

Bill Henrickson (Bill Paxton) est un mormon polygame. Chef d’entreprise avec des soucis de chef d’entreprise, il a trois femmes, Barb, Nicki, Margene, et sept enfants.

Hors-la-loi, la famille doit vivre clandestinement sa spécificité car même l’église officielle mormone réfute la polygamie.

D’épisode en épisode, nous partageons la vie agitée de la petite communauté : rapports forcément complexes entre les trois femmes, ingérence des familles qu’elles soient traditionnelles ou sectaires (Harry Dean Stanton en gourou mormon est particulièrement odieux). Le monde des affaires est impitoyable sous le ciel bleu de l’Utah et fait de Salt Lake City une proche banlieue de Dallas.

Mais un scénario extrêmement subtil réussit à rendre omniprésent le climat religieux qui fonde la polygamie sans jamais le rendre pesant.

Et au final, à l’image du générique (très symbolique de la tradition HBO), il se dégage de la quotidienneté de cette famille pas comme les autres, une étrange douceur. Etrange en effet.



DÉCIDÉMENT, LA PROM'CLASSIC A SUSCITÉ DES VOCATIONS CINÉMATOGRAPHIQUES : UNE NOUVELLE VIDÉO .

06 janvier 2008

Les chariots de feu sur la Prom’

Voir une vidéo sur le site de Nice Autrement
et une autre sur le blog de Nice Autrement

Après l’Europe autrement à la Galerie Depardieu, après le Transport autrement dans le tram-train des Pignes, il s’agit aujourd’hui d’illustrer notre programme sur le Sport autrement par la participation d’une équipe à la Prom’classic.

Quand j’arrive à 9 heures devant la Mairie pour notre échauffement collectif, j’ai l’agréable surprise de retrouver une vingtaine de supporters chauffés à blanc et la totalité du sept majeur de l’équipe de Nice Autrement.

Avec Pierre, Clotilde, Irène, Laurent P, Rachel et Dan, nous avons fière allure moulés dans nos superbes T. shirts siglés au nom de la liste.

Si les garçons me semblent raisonnablement concentrés, je discerne dans le regard des filles une petite lueur guerrière assez semblable à celle qui danse dans les yeux de l’héroïne de Kill Bill avant l’attaque !

10 heures, et c’est déjà le départ devant le monument du Centenaire. Les femmes sont parties cinq minutes plus tôt. Dès avant Gambetta, nous perdons de vue Laurent ; Pierre, très en verve, attaque au carrefour de Magnan et part à l’avant. Du coup, je me retrouve avec Dan, marathonien confirmé, qui va jouer avec délicatesse et discrétion le rôle d’accompagnateur pendant la quasi-totalité de l'épreuve. A Ferber, les hasards de la course me donnent l’occasion d’échanger quelques mots… avec Claudiogène.

Ayant adopté une attitude prudente à cause d’un mollet convalescent, je tourne à l'aéroport (mi-parcours) en 28 minutes. Rassuré, je peux même m’offrir le luxe de légèrement accélérer sur le chemin du retour. Toujours accompagné de Dan, nous sommes encouragés par des spectateurs espiègles qui nous font remarquer que nous courons en direction de la Mairie !

Au septième kilomètre, nous rattrapons Clotilde, foulée déliée et visage serein. Dan, en bon Samaritain, restera avec elle. Je me retrouve donc seul comme un grand et la coupole du Negresco est encore bien loin. A deux kilomètres de l’arrivée, j’aperçois une Irène étonnante de fraîcheur. La fin de la ligne droite aurait été interminable sans les nombreux copains postés à intervalles réguliers et qui ne ménagent pas leurs encouragements.

Tout de suite après l’arrivée, je retrouve Rachel le pantalon déchiré : elle a été victime d’une chute dès le départ (un croc-en-jambe d’une adversaire politique ? l’enquête est en cours !). Nous récupérons également deux ami(e)s qui s’étaient engagé(e)s sous les couleurs d’un club.

Presque tous les supporters de Nice Autrement nous ont rejoints face au terrain Sulzer, et ils nous font fête comme si nous avions gagné le marathon de New York.

Résultat des courses : le maillot jaune de Nice Autrement est pour Laurent (54’11), mais le tir groupé est impressionnant. Pierre (54’21), Patrick (55’43), Rachel (1.00.10), Irène (1.01.03), Clotilde… et Dan (1.02.19).

Après avoir passé un long et délicieux moment à « commenter » la course avec « nos » supporters, il faut à nouveau passer aux choses sérieuses en développant nos dix propositions pour le sport devant la presse. Et là, une surprise nous attendait. Si France 3 se contente d’une interview assez classique, le photographe de Nice-Matin nous demande de… courir à nouveau. Ce sera avec le sourire et la simplicité des vraies stars que nous accomplirons, en compagnie d'un blogueur ami, une nouvelle ligne droite, pour les besoins de la cause…

05 janvier 2008

Le 10 est en marche

Ça y est, nous avons traversé la rue. Du 3 au 10. Bien sûr nous avons laissé un peu de nous-mêmes au 3… sans compter la petite tribune, si pratique pour les orateurs d’un soir et si grisante pour les candidats victorieux. Mais il faut reconnaître que le nouveau local plus clair et plus fonctionnel a séduit immédiatement la quarantaine de membres du comité de campagne réuni dès jeudi pour lancer le programme de janvier et permettre au coach Clotilde de nous donner les dernières indications pour l’opération Prom’Classic. Reste à habiller le local, ce qui sera fait grâce à la diligence de notre ami Bernard Clérico qui a spontanément offert ses services.

La traditionnelle inauguration suivra, avec toutefois une originalité : ce sera une inauguration double puisque, au même moment, nous présenterons notre deuxième local, avenue Pierre Sola. Une permanence au Nord de la ville, une au Sud : voilà deux camps de base – et les alpinistes connaissent l’importance des camps de base – tout à fait opérationnels pour la conquête du cœur de Nice et des Niçois.


AUSSITÔT DIT, AUSITÔT FAIT : OPÉRATION "ENSEIGNES" DÉCIDÉE VENDREDI SOIR ET RÉALISÉE SAMEDI.




Avant








Pendant








Après

03 janvier 2008

Le bond en avant

Avec près de 70 000 visites, la fréquentation de ce blog a progressé… de 50% en 2007 (avec une honorable moyenne de durée de consultation de plus de huit minutes).

Election présidentielle, élections législatives, début de la campagne municipale : il est vrai que l’activité politique, particulièrement riche , a boosté l’audience. N’ayant pas souhaité faire de ce blog un site politique de plus, mais, comme je l’ai écrit dans la présentation, « l’équivalent internet du journal intime de Nanni Moretti » (cela dit, j’avais immédiatement rajouté « toutes proportions gardées »…), c’est avec plaisir que je constate que les sujets non directement liés à mon activité politique sont également très suivis. Le nombre de commentaires par post est un indicateur certes partiel mais objectif de cet intérêt. C’est ainsi, que nous pouvons relever 63, 43 et 40 commentaires pour, respectivement Monsieur X, United colors of Sarko, et Le PS n’est plus en réa (depuis, il y est retourné…), sujets liés à la Présidentielle. Ma déclaration de candidature (Alea jacta est et Premiers messages d’outre Rubicon : 56 commentaires) et mon exclusion du PS (Staline pas mort : 56 commentaires à ce jour) ont également suscité un large débat.

Mais, dans un registre nettement moins politique, les différentes manifestations autour de mon livre « Fragments de Nice » ont suscité 83 commentaires en cinq posts, la pièce de théâtre Sur un air de cithare, 20 en deux posts, Tintin, avec De Rascar Capac à Plékszy Gladz, 16 commentaires, Polnareff, avec Lettre à France (billet illustré par un joli dessin animé de Clotilde, il est vrai), 21 commentaires. 23 amateurs de séries TV se sont intéressés au moderne Jack Bauer (est-il un salopard ?) ou au mythique Patrick Mac Goohan (Bonjour chez vous). Le sport a également ses adeptes : L’ovalie n’est pas mon royaume (17 commentaires) et surtout le Tour de France (Un tour à l’eau claire et De l’eau claire à l’eau lourde : 34 commentaires). Jusqu’à l’évocation de Cruzille, mon petit village de Saône-et-Loire, qui a inspiré, à ma grande surprise, 18 commentaires.

2008 sera une année très politique, mais je m’engage, devant la communauté des fidèles de ce blog, à tenir le cap… à la Nanni Moretti !

28 décembre 2007

Fin d'année en fanfare

La fanfare est en fait le petit orchestre de musique arabe traditionnelle de la police d'Alexandrie ("La visite de la fanfare", Eran Kolirin, Israel). Un orchestre qui, à la suite d'un quiproquo, échoue en plein Neguev, dans une sorte de Bagdad café improbable. La rencontre entre les musiciens policiers égyptiens un peu coincés et les paumés du désert israéliens est en effet le sujet de ce petit film humaniste et minimaliste. Humaniste parce que minimaliste. Tout est suggéré et la métaphore a la fluidité d'un mirage : normal, nous sommes dans le désert...

En fait, ce film est le dernier des quarante films visionnés envers et contre tout en cette année triplement électorale. Mon top 10 sera cette année partial (normal...) et hélas partiel (j'ai manqué des sorties importantes). Le voici tout de même.

1ers ex aequo : 4 mois, 3 semaines, 2 jours, de Cristian Mungiu (Roumanie) et La vie des autres, de Florian Henckel von Donnersmarck (Allemagne). Pour tout comprendre de l'horreur des sociétés post staliniennes. Aux antipodes de "l'ostalgie" de Good bye Lenin.

3ème : Lumière silencieuse, de Carlos Reygadas (Mexique). Pour la portée universelle de cette histoire d'amour chez les Mennonites.

4èmes ex aequo : Chanson d'amour, de Christophe Honoré (France) et Lady Chatterley, de Pascale Ferran (France). Une comédie musicale et une adaptation littéraire : enfin deux films français ambitieux.

6ème : My blueberry nights, de Wong Kar-Wai (Hong-Kong). Parce que c'est le nouveau Wong Kar-Wai.

7ème : Paranoid Park, de Gus Van Sant (USA). Parce que c'est le nouveau Gus Van Sant.

8ème : La Môme, de Olivier Dahan (France). Pour l'émotion incroyable que distille ce film.

9ème : No country for old man (Joel et Ethan Coen). Parce qu'un palmarès sans film tourné dans l'ouest des Etats-Unis n'est pas un palmarès.

10ème : Persepolis, de Marjane Satrapi (France). Pour que chacun se précipite acheter en librairie l'oeuvre de Satrapi. Le faire au lendemain de l'assassinat de Benazir Bhutto est un exercice salutaire.

Je me suis mouillé. Maintenant à vous de jouer ! Quel est votre top 10 de 2007 ?

25 décembre 2007

Un petit Vel’d’hiv mâconnais

Un dimanche d’hiver, le 23 janvier 1944, la Gestapo arrête à Cruzille (Saône-et-Loire) mon grand père Edgard Ponthus, maire du village, avec une partie de ses camarades. Depuis le début de la guerre, mon grand-père fait partie de la Résistance et aide activement les maquis très actifs dans la région. Déporté, il ne reviendra jamais de Flossenburg et son corps sans vie sera abandonné sur un ballast du côté de Prague.

Or, il y a deux jours, une historienne amateur, qui est aussi une conseillère municipale du village, Claire Cornillon, m’a appris que le décret de destitution de mon grand-père et de désignation de son successeur avait été pris à la Préfecture de Mâcon le… 28 décembre 1943, c’est-à-dire vingt-six jours avant son arrestation par la Gestapo. Cette nouvelle bouleversante sur un plan personnel est aussi une preuve supplémentaire de la complicité totale de l’administration française avec les occupants nazis. A Paris, c’est la police française qui arrête sous les ordres de la Komandantur, à Cruzille, c’est la Gestapo qui arrête à l’initiative de la Préfecture. Si les situations ne sont pas tout à fait semblables, la complicité est la même. 23 janvier 44 : un petit Vel’d’hiv mâconnais en quelque sorte…

22 décembre 2007

Nous avons fait un beau voyage

Après le samedi « européen », le samedi « Transports »…

Il s’agit en effet pour l’équipe de présenter son programme sur les déplacements urbains « Se déplacer autrement pour que Nice respire enfin ».

Le constat est simple : après la mise en service de la première ligne du tramway, la ville est endettée et l’essentiel reste à faire en matière de déplacements urbains.

Le défi est de taille : peu d’argent, beaucoup de besoins. Nous sommes donc condamnés à l’imagination ! Et de l’imagination, nous en avons énormément dans les 10 propositions que nous présentons ce matin aux Niçois et à la presse.

Symboliquement, nous avons décidé d’anticiper l’application de notre programme en présentant la première de ces propositions, « le tram-train des Pignes », sur le terrain entre le Terminal du Rouret et la station Saint Isidore des Chemins de Fer de Provence.

9 heures. Station Las Planas. Dernier briefing avec Laurent (Lanquar) sur le programme. Richard, l’organisateur de l’expédition débarque avec tracts, autocollants, réservations en tout genre… et pralines. Les « Nice nordistes » de l’équipe arrivent et nous sommes une vingtaine à embarquer. De station en station, la troupe s’agrandit. Nous récupérons la conseillère générale du 7e canton et Patrice (chargé lui aussi de tracts) à la station Valrose.

10 heures. Descente du tram à la station Libération. Après avoir traversé sous la pluie l’esplanade de la Gare du Sud en rêvant au quai à quai de notre programme, nous retrouvons les « Sudistes » et… les lève-tard du groupe dans le hall de la gare des Chemins de Fer de Provence. Et nous ne sommes pas loin d'une cinquantaine quand le photographe de Nice-Matin immortalise notre départ.

11 heures. Nous avons littéralement envahi les compartiments d’un train qu’on imagine d’ordinaire plus paisible le samedi matin. Une certaine agitation règne dans les rangs. Et Catherine Lioult de France 3 Méditerranée, qui fait le voyage avec nous, a le plus grand mal à avoir un peu de calme pour procéder à mon interview sur les hauteurs de la Madeleine. Il faut dire que Sami est particulièrement déchaîné…

12 heures. La pluie tombe toujours. Les parapluies multicolores transforment l’équipe de Nice Autrement en une chenille joyeuse qui ondule au travers de la place centrale de Saint Isidore. Arrivés à la brasserie du quartier village, Laurent (Weppe), le maître des banquets, prend les choses en main pour organiser des agapes modestes (steak-frites ou pizza) et rapides (le train retour est pour bientôt). L’ambiance monte d’un cran avec les copains qui nous ont rejoint… par la route.


14 heures. Retour à la case départ. Sous l’œil goguenard du père Noël des CFP, la petite troupe se sépare avec la tendresse bourrue des aventuriers au retour d’une expédition. Eh oui… « Nous avons fait un beau voyage » !

Voir le reportage dans le journal régional de France 3 du samedi 22 décembre.

21 décembre 2007

Mon premier Conseil d’exclu

Pour la première fois de ma vie, j’ai siégé dans une assemblée sans représenter le Parti socialiste. De 1986 à 1992, puis en 1998, au Conseil Régional, depuis 1995 au Conseil Municipal, et depuis 1998 au Conseil Général, j’ai toujours porté les couleurs du PS. Aujourd’hui, ce n’était plus le cas. En fait, ça ne change pas grand-chose. Comme je l’ai écrit hier soir, ce n’est pas une décision bureaucratique qui entamera ma détermination, une détermination arrimée par des convictions, des valeurs et la solidarité de toute une équipe.

Comme on dit, j’ai "fait le job", en demandant au maire de relancer l’aventure de « Nice, capitale européenne de la Culture », malgré l’échec de la candidature officielle. Par ailleurs, profitant du compte-rendu annuel des Conseils de quartiers, j’ai tracé les contours d’une nouvelle démocratie de proximité.


Mais c’est au détour d’une délibération anodine, que je fais l’intervention la plus importante de la journée, en annonçant qu’avec Pierre Laigle, nous participerons de conserve à la « Prom’ classic » du 5 janvier… et peut-être même au semi marathon du mois d’avril. Mais là, Pierre a fait une drôle de petite grimace… Affaire à suivre !

Rectificatif : comme Clotilde me le fait remarquer, la Prom' classic, ce n'est pas le 5 janvier mais le 6 ! Avis aux amateurs...

19 décembre 2007

Staline pas mort

Pour la direction nationale du PS, l’urgence, qu’on se le dise, ce n’est pas de tenter de remédier à une crise d’identité sans précédent, ce n’est pas d’essayer de ralentir la fuite des cerveaux vers le gouvernement Sarkozy ou même, tout simplement, d’exister dans le débat public. L’urgence, c’est d’exclure Patrick Mottard (soyons modestes, je ne suis pas seul, et il paraît que la charrette nationale est garnie) qui a commis le crime absolu de proposer aux Niçois la primaire qu’on voulait lui imposer, biaisée, au sein de l’appareil local.

« Le Parti se renforce en s’épurant ». A une époque où même le Parti communiste n’exclut plus, on se croit revenu à l’époque des purges staliniennes.

Il est vrai que, depuis quelques mois, j’ai l’impression d’être un peu l’homme à abattre, celui qui change le schéma bien ordonné d’une droite institutionnelle, victorieuse, sans combattre, d’une gauche institutionnelle prête à se contenter des miettes du gâteau.

Mais ma détermination est intacte. Socialiste je suis – depuis trente-cinq ans –, socialiste je demeure. Le socialisme est dans mon cœur, le socialisme est dans mes gènes. Mes références s’appellent Jaurès, Blum et Mitterrand. Rien à voir avec les apparatchiks gris qui sévissent actuellement rue de Solferino et leurs clones locaux.

C’est comme candidat socialiste que je briguerai la mairie de Nice en mars. Mais ce sera à la tête d’une liste de large rassemblement car la démocratie locale a besoin de passion et de compétence plus que d’idéologie.

Au revoir le 3, bonjour le 10


Il ne s'agit que d'une réunion de quartier de plus. Une réunion presque banale où, encadré par Zineb et Clotilde, je fais le recensement des problèmes de mon cher 5e canton.

Et pourtant, je suis ému.

C'est que ce matin, j'ai signé le bail du 10, avenue Cyrille Besset, celui de notre nouvelle permanence : plus moderne, plus spacieuse, plus fonctionnelle.

Mais le 1er janvier, c'est bien plus que la rue que nous allons traverser. Ce sera une décennie de notre vie militante, avec son cortège d'espoirs, de peines et de joies.

Et si nous gardons l'espoir chevillé au corps, la nostalgie sera quand même au rendez-vous. Du côté du 3.

17 décembre 2007

La chaîne sans fin

Le militantisme, le travail de l’élu, les campagnes électorales, c’est aussi le plaisir de la rencontre, de l’échange, du dialogue,
de la confidence chuchotée à la presque engueulade, de l’avenir du petit bout de trottoir à celui du vaste monde…
et la fierté d’être un maillon que l’on espère solide de la chaîne sans fin des femmes et des hommes de la cité.

Voir le diaporama.

15 décembre 2007

L’Europe autrement



Cathelijne est journaliste et Hollandaise, Roser est chercheuse et Espagnole (catalane), Angelo est chef de projet à la politique de la ville et Italien, Diana est responsable import-export dans une société et Bulgare, Tom est manager dans une entreprise de Sophia Antipolis et Anglais, Carlos est en train de créer son entreprise de BTP et il est Portugais, Ewa est restauratrice et Polonaise, Christina, mère de famille et espagnole, Elia, formatrice en entreprise, et Assunata, retraitée sont Italiennes, Loredana est assistante et Roumaine, Petra, directrice de publication et Allemande.

Trentenaires ou quadras, tous Niçois, ils sont parfaitement intégrés à la vie de la cité. Avec quelques autres, ils ont répondu à l’invitation de Nice Autrement en direction des Européens communautaires résidant à Nice et donc, de ce fait, électeurs et éligibles.

C’est ainsi que la galerie Depardieu, qui nous accueille pour l’occasion est pleine à craquer. L’occasion d’affirmer devant ce public :

« Jadis cité cosmopolite fréquentée par l’intelligentsia européenne, Nice doit sortir de son statut de ville provinciale enclavée dans un coin de Riviera. Nice mérite mieux. Nice doit devenir ce qu’elle est : une des portes de l’Europe. Une porte qui s’ouvre naturellement sur la Méditerranée et le Sud.

Pour jouer pleinement ce rôle, Nice doit assumer son destin de grande métropole européenne. Quand on veut s’ouvrir aux autres, il faut être soi-même, pour offrir le meilleur de soi : sa différence.

C’est pour cela que Nice Autrement veut faire de notre cité et de son agglomération une vraie métropole européenne, en proposant un programme et dix mesures concrètes, et surtout, en ayant la volonté d’insuffler un nouvel état d’esprit. »

Puis il me reste à expliquer les 10 propositions pour « l’Europe à Nice et Nice dans l’Europe », en soulignant qu’elles seront particulièrement défendues par les quatre européens qui, au final, seront présents sur notre liste.

Midi sonnant, il est déjà l’heure de rejoindre, par petits groupes, le buffet européen confectionné par la famille Poncet tout en refaisant le monde… excusez-moi, l’Europe !