De Kiev a la presqu'ile de Crimee sur la Mer Noire, nous parcourons envron un millier de kilometres a travers la plaine ukrainienne sous un soleil de plomb (38 degres... nous sommes loin des 6 degres suisses du debut du voyage). une plaine qui joue avec un Dniepr facetieux, tantot fleuve, tantot lac, pour la plus grande joie de baigneurs qui semblent sortir tout droit d'un tableau de Fernand Leger.
En traversant ce qu'on appelait encore, il n'y a pas si longtemps, "le grenier a ble de l'URSS", nous pensons au monument de Kiev qui commemore la grande famine ukrainienne de 1932-1933. Une famine provoquee sciemment par Staline et son gouvernement pour briser les velleites independantistes ukrainiennes : "il fallait leur montrer qui etait le maitre", aurait dit un apparatchik de l'epoque. Cette demonstration de force provoqua tout simplement la mort de cinq millions d'etres humains qui tomberent rapidement dans les poubelles de l'Histoire pour cause de guerre mondiale. Une Histoire dont le grand tribunal est decidement bien clement avec les maitres du Kremlin en general et Staline en particulier.
La longueur du trajet impose une etape a Zaporitzhzhia, la capitale historique des Cosaques et de la... Zaporojetz, la rivale sovietique de la mythique Trabant est-allemande.

En fin de journee - de la deuxieme journee - nous rejoignons enfin Sebastopol, un moment forcement emouvant quand on sait que la ville a ete interdite aux visiteurs etrangers jusqu'en 1996.
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