08 août 2006

Sur les pas d'Oscar et de Veronique

Carnet de voyage numero 2 (ordi anglais, donc toujours un probleme d'accent)

Apres avoir traverse la Republique Tcheque d'ouest en est, sous des trombes d'eau (Austerlitz, seule etape notable du voyage, avait meme perdu son legendaire soleil... c'est dire...), nous arrivons a Cracovie. Pour ma part, c'est la troisieme fois en quelques mois que je passe par l'ancienne capitale polonaise. Il est vrai que, les deux premieres fois, le sejour fut rapide et le contexte tres particulier. Il s'agissait d'accompagner deux classes de collegiens nicois - une de Vernier, l'autre d'Henri Fabre - pour un voyage de la memoire a Auschwitch. Cette double confrontation entre adolescents nicois et univers concentrationnaire nazi restera d'ailleurs gravee dans ma memoire.

Aujourd'hui. le contexte est plus leger, et je retrouve Cracovie pour elle-meme et seulement pour elle-meme. Cette ville a toujours eu un statut a part. Je me souviens de voyages anciens dans ce pays, a une epoque ou l'homme de fer n'avait pas encore perce sous l'homme de marbre. Et pourtant a Cracovie, l'atmosphere etait moins stalinienne, plus legere, beaucoup plus legere qu'ailleurs. Seule ville polonaise a ne pas avoir ete detruite pendant la guerre, elle a echappe a la reconstruction et a la perte d'ame qui accompagne generalement celle-ci. Cette perte d'ame qui affecte par exemple Varsovie. Aujourd'hui Cracovie est plus jeune, plus gaie, plus europeenne que jamais, avec des musiciens a chaque coin de rue. Il est doux de flaner sur le Rynek ou sur les bords de la Vistule. Il est reconfortant de deambuler au coeur de Kazimierz, le quartier juif, rehabilite, au double sens du terme (meme si parfois, on est a la limite de la folklorisation).

Mais le cinephile, en s'impregnant de l'atmosphere si particuliere de la ville, ne peut s'empecher de poursuivre deux fantomes. Celui d'Oscar Schindler : Spielberg a tourne son film en exterieur, precisement dans le quartier de Kasimierz. Celui de Veronique (mille excuses a notre collaboratrice du Conseil general, mais ce n'est pas d'elle qu'il s'agit...), l'etrange jeune fille de "La double vie de Veronique" de Kieslowski, double parfait d'une Parisienne dont elle partage physique et destin sans le savoir.

Tout a l'heure, sur le Rynek, c'est a elle que nous avons pense, petit nuage de melancolie dans le ciel de cette ville si gaie.

2 commentaires:

Serge a dit…

Pour ma part Domique, Patrick, je vous souhaite de bonnes vancances et un repos bien mérité.

Bien à vous deux

Serge

Anonyme a dit…

Je pense que ce que vous avez ecrie c'est tres interesant et sa me fait plaisir que vous vous interesez a la culture polonaise et sur tout a la merveilleuse ville de cracovie, car moi je suis polonaise et ma ville natale est Cracovie (KRAKOW).

Kaczmarczyk Kasia votre etudiante