31 août 2006

Le petit balayeur de la rue G…

Il est malheureux le petit balayeur de la rue G… (l’anonymat est évidemment de rigueur), comme la plupart de ses collègues que je rencontre presque quotidiennement au cours de ces longs raids piétonniers que j’effectue pour mieux sentir la ville…

Fonctionnaire municipal, il a le goût du travail bien fait et du service public. Et pourtant, il sait bien – parce qu’ils le lui disent – que les Niçois ne sont pas contents de ce qu’ils supposent être son travail.

En fait, ce que les Niçois ne savent pas toujours, c’est qu’il est victime, comme ses compagnons, de la mise en pièce du service du nettoiement de la ville par la municipalité actuelle. En l’explosant sans logique aucune entre Ville de Nice et CANCA, en le territorialisant sans préparation, en le privatisant des collines aux marchés sans discernement, Peyrat et son équipe ont réussi à casser un service public qui fonctionnait relativement bien sous les précédentes municipalités.

On ne sait plus qui fait quoi, et si, comme le petit balayeur de la rue G…, on a des suggestions à faire pour améliorer le système à la marge, des suggestions mûries par l’expérience de terrain, on vous oppose le mépris souverain de ceux qui savent à ceux qui exécutent.

Sans vergogne, le maire fustige à chaque Conseil la propension naturelle des Niçois à l’incivisme… et les 35 heures !!! Il fallait y penser : si votre rue est sale, ce n’est pas la faute à Rousseau, ce n’est pas la faute à Voltaire… mais c’est la faute à Martine !

En 2001, le programme de Nice Plurielle avait anticipé la catastrophe annoncée en proposant une réorganisation totale du service public du nettoiement et avait fait de la propreté une de ses priorités de proximité qui étaient sa marque. En 2008, compte tenu de la dégradation de l’ensemble du secteur, il faudra probablement renforcer ce programme autour d’un triptyque centralisation-déconcentration-déprivatisation et lui accorder plus de moyens quand nous avancerons le chiffrage général de nos propositions.

C’est à ce prix, et à ce prix seulement, que notre petit balayeur de la rue G… retrouvera le sourire. Et avec lui, les Niçois.

5 commentaires:

Julien a dit…

Bonjour,

Il est vrai que Nice est une ville très très sale... C'est un mauvais point pour une ville touristique car je doute que les touristes apprécient de marcher dans les déjections canines (même si ça porte bonheur).
Bon, s'il est clair que l'organisation du nettoiement doit jouer dans le manque de propreté de notre ville, je pense que malheureusement les gens ne font non plus pas beaucoup d'effort pour la garder propre.
Mon job d'été m'amène à traverser la ville vers 5 heures du matin et je vois donc tout un tas de "petits balayeurs de la rue G..." en train de s'évertuer à nettoyer trottoirs et chaussées, seulement voilà, quelques heures plus tard les rues sont de nouveau sales.
C'est assez triste et cela donne une mauvaise image de la ville.
Mais il est vrai que se défausser sur les Niçois est un peu facile, car il doit bien y avoir des moyens de maintenir la ville propre malgré tout. Mais c'est plus de simple de parler d'incivilité (ou de judas) histoire de ne pas assumer sa responsabilité.
Vivement 2008...

Anonyme a dit…

les petits balayeurs du bd de cimiez sunt-il plus heureux car plus nombreux? à moins que les chiens utilisent les toilettes de leur propriétaire!
Quant-aux Niçois s'ils s'en plaignent, ils le font aussi concernant par exemple la" malbouffe"de leur enfants à la cantine de l'école.
Au fait savent-ils que l'eclairage public, la gérance de certains parkings, l'élagage aux espaces verts... ne sont plus de compétences de la mairie
ces quelques exemples nous montre bien les conséquenses désastreuses de la privatisation

ANTONIN a dit…

"Il est 5 heures, Paris s'éveille"
Imaginons Nice à l'image de ce que
que chante Dutronc.
Quelle ville elle serait! Il suffirait de rajouter quelques couplets sur la socca toute chaude, pissaladière, tourte de blettes ou autre poutine, sans oublier "le petit balayeur de la rue G..."

Aller, fermez les yeux, laissez courir les paroles dans votre tête,
tout d'un coup Nice vous apparait comme elle doit être, comme nous nous l'imaginons, la plus belle ville du monde, de la galaxie, voire même de l'univers!

Mais à la fin de notre beau voyage imaginaire, lorsqu'il faut rouvrir les yeux, c'est Jacques,hélas, qui est toujours là. Oui Jacques, l'autre, le maire.

Et cette vision d'une Nice radieuse, illuminée, aimée et désirée, celle que nous avons tant chanté dans notre tête, celle dont nous avons respiré l'odeur, entendus les sons, cette image là, tout d'un coup éclate comme une bulle de savon.

Nice est de plus en plus meurtrie.
I have a dream.
Vivement 2008, qu'il devienne enfin réalité.

ANTONIN

ANTONIN a dit…

Dimanche après midi, en famille et dans le vieux nice, une glace à la main.
Les rues sont encore pleine des touristes de septembre, les terrasses,débordantes, n'en finissent plus d'accueillir les personnes se laissant aller au gré de leur flanerie dominicale.
Le soleil radieux inonde les venelles étroites, on joue à cache cache avec lui, en prenant l'ombre pour complice, pour éviter la caresse brulante de ses rayons d'été qui n'en finit pas de finir.

La vie est belle dans notre vieux Nice un dimanche après midi, le temps devrait même s'y arrêter encore un peu, juste assez pour retarder le lendemain que l'on souhaite le plus lointain possible.

Sauf que... le lendemain du dimanche, dans le vieux Nice, c'est le dimanche.
En effet, être sorti de sa flanante torpeur dominicale par le boucan des véhicules et wagons du service de nettoyement qui sillonnent les ruelles de la vieille ville pour assurer le ramassage, assister au spectacle des minis camions poubelles essayant de se frayer péniblement un passage au milieu de la foule, qui à cette époque là, est encore importante, attendre la fin des manoeuvres de ces engins à chaque changement de direction, je croit qu'il n'y a qu'a Nice que l'on doit voir cela. La tournée du lundi, ou dimanche soir tard, en plein dimanche après midi ensoleillé, au milieu d'un foule bigarrée et compacte, même les japonais ne photgraphient pas.

Sans compter la pénibilité des conditions de travail pour le personnel qui serait peut être plus rapide et efficace à un moment plus opportun.

ANTONIN

ANTONIN a dit…

Et si Peyrat avait raison?

Si, comme il l'affirme haut et fort, Nice était victime de l'incivilité de ses habitants qui en plus, et à cause de Martine, travaillent de moins en moins?
Car, d'après de sérieuses études menées par les plus grands spécialistes libéraux de l'UMP, moins on travail, plus on s'en fout. CQFD, n'est ce pas Nicolas?

Alors n'ayons pas peur de le dire nous aussi haut et fort: Peyrat ne mérite pas les Niçois, ou plutot, (dans un sens qui nous est plus favorable), les Niçois ne méritent pas PEYRAT.

Partant de ce constat, deux solutions s'offrent à lui.

La première est de préconiser le départ de tous ces Niçois qui ne le mérite pas. Un exode volontaire en quelque sorte.
Solution radicale, efficace(plus un papier dans la rue, ni de crottes à condition de ne pas oublier son chien), mais, je doit l'avouer, quelque peu surréaliste, surtout lorsqu'il va s'agir de convaincre tout le monde de partir, sans compter les embouteillages.

La deuxième, elle, serait plus prestigieuse et surtout plus conforme à son rang de premier magistrat. Je suis même étonné qu'il ne l'ai pas encore envisagée.

Il parait même que certaines personnes lui ont à maintes et maintes reprises suggerée. Mais à chaque fois ça le met en colère.

Cette deuxième solution en fait serait la conséquence directe de l'inapplication de la première, car imaginer une population de 350 000 personnes obligés de quitter toute une ville à cause d'un maire qui a du mal à organiser son service de nettoyement me parait relever de la pure utopie. Et puis, ne l'oublions pas, qui va forcer des gens à se lever tôt le matin pour prendre la route?
C'est Nicolas qui l'a dit, l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, et c'est pas en travaillant 35 heures qu'il nous appartiendra.

Eh bien cette deuxième solution, plus pratique et pragmatique à la fois, c'est la démission de Peyrat.
Plus pratique car ça ne fait qu'une personne sur la route, finit les embouteillages, plus pragmatique car je croit que c'est la solution attendue par le plus grand nombre.

ANTONIN.