29 mars 2010

Le fort du Mont Alban, pour quoi faire ?


Honoré par une visite ministérielle, le vieux fort du Mont Alban semble définitivement arrimé au patrimoine culturel de notre cité.

Après m’être battu pendant plus de dix ans au conseil municipal pour que cet édifice emblématique soit ouvert, restauré et culturellement dédié je ne vais évidemment pas me plaindre des dernières décisions du maire de Nice le concernant.

Il est vrai que si le sort des urnes nous avait été favorable aux dernières municipales la question serait peut-être réglée depuis longtemps tant j’avais été impressionné par le travail du jeune architecte niçois Mario Basso qui m’avait présenté un superbe projet, il y a quatre ans, dans une brasserie de l’avnue Borriglione (voir sur ce blog mon billet Nouveau Nouvel).

En fait la situation du Mont Alban, après les déclarations dominicales du maire, ressemble assez à celle de la gare du Sud. Je partage tout à fait la démarche concernant le contenant, je suis plus sceptique sur le contenu. Dire que l’on va mettre cet endroit mythique « à la disposition d’artistes pour l’animer… » ou en faire la star des journées du patrimoine, c’est un peu court…

Aujourd’hui comme hier je vois deux destinations possibles pour la forteresse du duc Emmanuel Philibert.

La première consisterait à en faire la vitrine de notre très riche Muséum d’Histoire Naturelle condamné à végéter du coté de Barla. Nice qui a une des dix plus grandes collection d’histoire naturelle de France trouverait là un lieu à la mesure de ce trésor. Bien sur il ne serait pas question d’une galerie de l’Evolution à la niçoise, mais de permettre la présentation d’une grande partie des pièces qui sont actuellement entassées dans les réserves. Ajoutons que le lieu, un peu à l’écart, serait idéal pour les scolaires dont les autocars pourraient se garer sans problème sur le grand plateau.

Une autre possibilité consisterait à transformer le fort en musée de la Résistance (et de la Déportation : n’oublions pas Simone Weil et les siens…). A l’heure actuelle un petit musée privé est hébergé dans les anciens locaux de la Région sur la plaine du Var. Le Mont Alban avec son architecture militaire serait bien adapté pour une telle destination. Pour nous rappeler aussi que Nice n’était pas seulement la ville de la milice, mais aussi celle de Jean Moulin. Une ville qui se libéra elle-même en août 1944.

Le fort du Mont Alban n’a pas vocation à imiter celui du désert des Tartares. Il y a bien longtemps qu’il n’y a plus de Tartares au large du Cap Ferrat.

Que l’on adopte l’une ou l’autre des solutions que je préconise et l’occasion sera belle d’oublier la vocation guerrière de l’ouvrage en réconciliant la cité avec une partie d’elle même.

7 commentaires:

Sylvie a dit…

Mais pourquoi n'êtes-vous plus au Conseil Municipal ? Votre culture complèterait la bonne volonté de notre Maire et l'empêcherait de se laisser influencer par de faux artistes ou des courtisans sans consistance. Quel dommage !
Mais peut-être lit-il ce blog ?
Et le fameux Conseil Municipal bis ? Où en est-il ?

Patrick Mottard a dit…

Sylvie pour le moment c'est plus un lieu d'information où les adjoints viennent expliquer leur politique qu'un lieu de proposition...

CM a dit…

Dommage

Anonyme a dit…

Pris sur le blog de patrick Allemand.

Je le remercie de la confiance qu’il me témoigne. La fidélité en politique est suffisamment rare pour être soulignée. Et puis, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on a pas démérité dans les AM !

Parce que de la fidélité en politique, il en sait quelques chose.

ANTONIN a dit…

N'oublions pas que notre maire est un quelque part un Sarkozy au niveau local, et puis qui est en mesure de me rappeler le nom de l'adjointe à la culture?
avec ça je cherche quelle est la politique culturelle de la ville de Nice.

ANTONIN

Sylvie a dit…

Antonin,
c'est Muriel Marland-Militello depuis le début.

mario a dit…

Bonjour

Ci-dessous mon projet du Fort Mont Alban:
http://www.cyberarchi.com/actus&dossiers/batiments-publics/patrimoine/index.php?dossier=101&article=4657

Merci Patrick pour tes compliments.
Ca me touche beaucoup.

Mario Basso Architecte DPLG