28 août 2008

Du Palais Stella à la Bourse du travail

Chaque 28 août, parmi toutes les cérémonies qui commémorent l’insurrection victorieuse des résistants niçois contre l’occupant nazi, c’est celle du Palais Stella, boulevard de Cessole, au cœur du 5e canton, qui suscite en moi le plus d’émotion.

En effet, c’est devant l’immeuble même où le comité local a pris la décision de lancer l’opération le lendemain matin que se déroule, en présence d’habitants du quartier et de quelques survivants, cette cérémonie toute simple organisée par l’association des Amis du Musée de la Résistance.

Une fois de plus, j’étais au rendez-vous cette année, en compagnie des élus municipaux communistes et de mon collègue Jacques Victor. Dans une courte allocution, l’universitaire Jean-Louis Panicacci nous a rappelé que vingt-quatre heures seulement avaient suffi à une poignée de résistants pour obtenir le départ des occupants alors que l’armée américaine ne voulait pas, pour des raisons stratégiques, franchir le Var. Ces héros, et notamment leurs trente et un martyrs, ont probablement évité les destructions matérielles massives prévues par l’occupant et quelques représailles du type de celles qui avaient frappé l’agglomération niçoise pendant l’été (Séraphin Torrin et Ange Grassi en juillet, les fusillés de l’Ariane en août).

Pour la première fois depuis la municipalité Baréty, un adjoint au maire était présent. Cela représente à mes yeux et à ceux des défenseurs de la mémoire de la Cité un progrès.

Un progrès qui se développe au sein d’une contradiction. Dans un cas, on encourage la mémoire (Palais Stella), dans l’autre, on veut l’éradiquer (Bourse du Travail). Or, la mémoire populaire n’est pas divisible. C’est pour cela que nous demandons au Maire de Nice d’être logique et cohérent en s’engageant pour que la Bourse du Travail, après des travaux nécessaires, revienne à sa vocation antérieure : le syndicalisme.

Ne pas le faire reviendrait à avoir une mémoire sélective. Or, pour regarder l’avenir bien en face, une communauté a besoin de s’enraciner dans sa mémoire. Toute sa mémoire.

4 commentaires:

Laurent Weppe a dit…

"Pour la première fois depuis la municipalité Baréty, un adjoint au maire était présent"

Comme quoi le précédent maire avaient du mal à cacher certaines inavouables sympathies, quoi qu'en disent ceux qui prétendaient le blanchir à gros renfort de mauvaise foi.

Ceci-dit, je me permet un petit rappel historique (et polémique): bon nombre des adeptes de la soumission de la France au régime nazi avaient une dent contre les syndicats, alors qu'à la libération, l'une des première chose qui fut faîte fut d'institutionaliser ceux-ci, au point que le droit syndical se retrouve dans la constitution de la IVème ET de la Vème république.

Sylvie a dit…

Pour rire...
Ma soeur vous a rencontré aujourd'hui à un feu rouge.
Elle m'a dit : "Il est devenu plus beau qu'Estrosi !"
Je lui ai dit : "C'est normal, il revient des Etats-Unis. Tandis que ce pauvre Estrosi a passé l'été à ses obligations municipales et mondaines... entre le concert de Madonna, le Cap Nègre etc... C'est vrai que sur les dernières photos il a l'air un peu bouffi..."
Le pauvre...

Anonyme a dit…

irene a dit...

plus fort que moi SYLVIE mais là je suis obligée... ( groupie oblige!!! ) PATRICK MOTTARD n est pas devenu ...il a toujours été plus beau qu ESTROSI.... pouf pouf

René a dit…

Il partait qu'estrosi a proposé à la Cgt un relogement dans des bureaux sur le trés chic Bd Dubouchage ! Pour saper sa crédibilité, rien de mieux ! C'est comme si on imposait au PC de déménager ses bureaux sur les Champs Elysées ou à Neuilly ..!