21 décembre 2011

KKF : Connectif Keskon Fabrique


L’adjointe en titre étant aux abonnés absents et les projets phares repoussés aux calendes grecques (mais où est donc passée Sophie Duez ?), la politique culturelle de la municipalité semble sommeiller. Pour autant, la culture à Nice est bien vivante grâce aux multiples initiatives individuelles ou associatives qui en font la richesse.

C’est ainsi, par exemple, que notre ami « autrement » Christian Depardieu multiplie les expositions « Hors les murs » (en clair…dans son appartement et c’est remarquable) en attendant de retrouver un lieu digne de la mythique galerie du Boulevard Risso.

Avec une autre démarche, on peut saluer le travail du collectif South Art dont les principaux responsables habitent, comme la plasticienne Cynthia Lemesle, dans le 5ème canton. Ils proposent un ambitieux programme d’expositions à l’atelier Soardi.

Mais aujourd’hui, c’est d’une toute nouvelle association et d’un tout nouveau lieu dont j’ai envie de parler. Le collectif (Heu… ! excusez-moi plutôt le « connectif » puisqu’il s’agit de jouer la carte de l’interactivité avec le public ) KKF a créé un atelier, plate-forme de diffusion, galerie, « Keskon Fabrique » au 3,rue Molière ,à trois pas de la permanence. Aux commandes, deux artistes, David Galimant et Nicolas Pennaneac’h, et une professionnelle de la culture (qui fut dans une autre vie mon étudiante), Marie Nicola.

Le lieu est convivial et décalé (visite incontournable des toilettes !) tout en restant clean et pro. Les trois séries d’expositions que j’ai eu le plaisir de visiter étaient plus ludiques que conceptuelles ce qui, en matière d’art contemporain, me convient parfaitement.
Un des responsables étant par ailleurs éducateur spécialisé, certaines activités de Keskon Fabrique ont une finalité sociale à travers notamment un partenariat avec ACTES.

Il est donc impératif de faire vivre ce nouveau lieu. Nous avons d’ailleurs donné l’exemple lors de notre dernier passage avec Emmanuel en devenant les 26 et 27èmes adhérents de KKF.


8 commentaires:

bernard gaignier a dit…

le "connectif" Patrick si tu te mets à faire des jeux de mots plus mauvais que les miens, j'abandonne toute intervention sur ce blog.

Emmanuel a dit…

Et oui il n'y a pas que les agences bancaires qui fleurissent dans le cinquième canton et la création artistique y a toute sa place.
Au fait ça sert à quoi une agence bancaire ?
Cela doit être très utile vu le nombre qui s'ouvre et qui remplace tout type de commerce.
A KKF on fabrique en recyclant et c'est une bonne idée au vue des objets que l'on consomme de plus en plus rapidemment et sans se soucier de leur devenir.
On y crée des oeuvres originales avec un vieux minitel (génie français qui pééxiste à Internet), des vieux 45 tours et, la photo le montre, des toilettes très lumineuses avec d'anciennes radios.
Toilettes qui l'on peut utiliser (l'art est donc bien vivant) et qui rappellent Duchamp...
On ne peut donc souhaiter qu"une chose,que cet endroit puisse vivre et vivre longtemps...

Anonyme a dit…

D'accord avec Bernard sur le jeu de mot...Patrick à chacun son truc, là on l'impression que vous parlez "du nez"...(connectif) :) à part ça, heureusement qu'il existe des associations et des artistes pour faire vivre la culture, car en effet la 5e ville de France n'offre pas grand chose... C'est à l'image de ces grands sapins bleus "électriques-électro-plouko" de la Place Massena...Dommage.
@.@

Les Brouillons de Cendrillon a dit…

C'est bien d'encourager les jeunes talents. J'en profite pour dire que La culture est un tout. Une ambiance, une atmosphère, un quartier, une rue, un café, des gens… Les niçois n’ont pas (encore) cette chance là.

Patrick Mottard a dit…

mes chers amis "connectif" n'est pas un jeu de mots inventé par Bibi mais le nom officiel de l'association...

cl£o a dit…

Dans l\ art, le mot, le r^ole sont jeux. Tout se d%eplace, v£hicule, transporte. Plus de mien, plus de tien. De m'&me, des installations. Un peu comme Une exp2rience de frappe matinale sur un clavier &tranger...

Sami a dit…

je vois que mon ami Nicolas avec qui j'ai travaillé dans une vie antérieure dans le domaine de l'éducation spécialisée a pris le language des jeunes ...
Mais je dois lui reconnaitre que c'est un vrai artiste !!!

Keskon Fabrique a dit…

Petit éclaircissement sur la notion de "connectif" :

COLLECTIF + CONNEXION = CONNECTIF
Dans connectif, il y a collectif et connexion.
Le collectif traduit l’ouverture des artistes de KESKON FABRIQUE ? aux autres artistes, toute discipline confondue, à qui ils souhaitent proposer un espace de création en commun. Mais l’ouverture, c’est celle plus générale à l’autre, aux autres, aux gens de tous les jours qu’ils font entrer dans leur création.

La connexion, c’est le but recherché : faire naître un lien entre les choses, les gens, les différences, c’est faire entrer l’autre dans leur monde, construit de toutes pièces, assemblées les unes aux autres. Cette connexion passe par le sourire de la poésie urbaine qu’ils proposent et par le plaisir qu’ils rencontrent à détourner, à transformer les objets, les images et usages du quotidien, et qu’ils cherchent à vous faire ressentir, au travers du banal, de l’inutile, du démodé, du rejeté, du jeté tout court, auxquels ils donnent une nouvelle vie et sur lesquels ils renouvellent notre regard.

Le « connectif », c’est l’idée d’un art à dimension humaine, d’un art qui s’appuie sur le quotidien qu’il fait sourire pour mieux nous toucher. Le connectif, c’est l’introduction de l’art dans la vie et de la vie dans l’art. C’est l’idée de faire savoir qu’on a la possibilité de transformer son regard sur les choses, d’embellir à notre manière notre vision de la vie : on a tous la possibilité de déconstruire pour reconstruire, pour mieux vivre en « connectivité » avec la vie.

Marie de Keskon Fabrique