11 décembre 2011

Le glögg n’est pas un produit dopant



Redescendu des hauteurs du Baou (voir sur ce blog « La rédemption par le Baou »), j’ai pu reprendre doucement l’entraînement. Ce qui s’est concrétisé ce week-end par ma participation à deux épreuves sportives.

Samedi, avec l’aide de la famille Delansay presque au complet, j’ai participé à la traditionnelle procession nocturne de la Sainte Lucie organisée par l’association Colline Saint Barthélemy - Le Prieuré : départ tranquille square Boyer, montée en puissance tout au long de l’avenue Saint Barthélemy, ravitaillement au Prieuré avec distribution de lumignons (Renaud sera notre champion), virage en épingle plutôt délicat avant d’aborder la rude montée en direction de l’avenue Lorenzi, enfin la dernière ligne droite en longeant le cimetière avant le sprint final sur le parvis de l’église.

Comme pour nous récompenser d’avoir surmonté avec courage l’épreuve, les organisateurs nous avaient réservé deux surprises : un concert de la chorale suédoise qui nous accompagnait depuis le début de la soirée et, dans les jardins du cloître, un verre de glögg, le vin chaud suédois aux épices. D’ailleurs, tant quà faire dans le Noël exotique, je suggère au président Lépine d’accompagner l’année prochaine le glögg de quelques « doubitchous roulés sous aisselles » d’un célèbre Père Noël !

Dimanche, c’est, accompagné d’une partie du clan d’Antoine que je me suis élancé pour les 11 kilomètres du cross d’Amnesty International à Valbonne : l’occasion de retrouver en compétition de nombreux copains dont la marathon woman Clotilde, le plaisir d’apprécier le sérieux de l’organisation par les militants d’A.I., et le bonheur de parcourir le scenic railway de l’épreuve à travers les bois de Sophia si apaisant pour les coureurs citadins que nous sommes. Et, rééditant presque mon temps de l’an dernier (voir sur ce blog « Sophia Antipolis stories »), je suis évidemment très satisfait des résultats de cette deuxième épreuve du week-end.

Un bémol toutefois : si samedi j’ai réussi à devancer légèrement Emmanuel grâce à un cassé de corps devant le portail de l’église, dimanche, Antoine et sa progéniture sont arrivés avant moi. J’ai donc la certitude que le glögg n’est pas un produit dopant…


7 commentaires:

Emmanuel a dit…

Le glögg n'est peut être pas un produit dopant mais il est bien utile pour se réchauffer dans le froid de la nuit de Saint Barth.
Je ne suis pas un habitué des processions mais il faut dire que celle ci est plutot sympathique et très eclectique avec la participation des Suédois et des habitués de la très sympathique association du Prieuré-colline Saint Barthélémy.
Quel plaisir de déambuler en famille et entre amis dans mon nouveau quartier la nuit et à la lumière des bougies et des lampions.
Je n'oublie pas non plus le très chaleureux accueil de monsieur le curé de Saint Barthélémy.
C'est la magie du 5ème canton de donner lieu à de telles manifestations avec toujours beaucoup de monde au rendez-vous.
Patrick, tu as raison de nous rappeler les fameux gâteaux de Monsieur Presgovic car avec Noël qui approche les bonnes choses sont de retour.
Alors vive la sainte Lucie et vive le glögg!

Les Brouillons de Cendrillon a dit…

La description de la première épreuve sportive est trop TOP ! :D

Anonyme a dit…

T'as raison Emmanuel mais moi ma devise c'est: "pas de bougie bougie avant les prières du soir".

Emmanuel a dit…

Et oui des prières ça va de soi avec Claude Moine.
Ouais je sais elle facile...

Anonyme a dit…

Un sympathique autoportrait de l'auteur en coureur de fond. A croire que le tee shirt bleu curaçao épanoui et le glögg de la veille ont fait revivre l'âme de notre ange de Saint Barthélemy après la rédemption du Baou pour venir veiller sur l'élite sportive. Devancer les processionnaires aux lumignons est un exploit relatif, mais rivaliser au cross de Valbonne mérite bien un glögg supplémentaire.

cléo a dit…

Bravo aux coureurs!La magie de la forêt de Sophia, je me souviens l'avoir éprouvée quand, plus modestement, fraîchement débarquée d'un lycée de la banlieue parisienne où l'on courait autour d'un stade (certes au moment où les pompiers s’entraînaient matinalement aussi!),les sorties d'EPS étaient sous cette nouvelle contrée comme des chemins buissonniers paradoxalement permis. Mais, comme il faut toujours détourner quelque chose pour que le plaisir soit plus grand, la lycéenne que j'étais trouvait encore le moyen de contourner quelques buissons pour échapper à la vigilance des profs pour... discuter(rire)avec les lycéens! Parce que discuter en courant, je ne pouvais pas me le permettre!

bernard gaignier a dit…

Cleo c'est ce qui s'appelle faire l'école buissonnière.