05 février 2006

S.R.U. au C.L.A.J.


Samedi. Séminaire de Nice Plurielle au Relais international de la Jeunesse « Clairvallon ».

Pour notre premier séminaire thématique, la participation est importante pour un nombre d’invitations limité. Toute la journée, ce sont près de quatre-vingts militants et sympathisants (PS, PCF, Verts, Alternatifs, associatifs) qui se sont succédé pour plancher, avec douze des quatorze élus du groupe au Conseil municipal et un certain nombre de spécialistes, sur le thème du logement.

En effet, depuis pratiquement le début du mandat, le logement est notre préoccupation première et l’on ne compte plus les interventions faites à ce sujet au Conseil municipal de Nice.

Nous avions traité avec beaucoup de rigueur cette question dans notre programme de 2001, mais l’aggravation de la situation dans notre ville est telle que nous avons décidé de doubler notre travail de groupe d’opposition d’une réflexion en profondeur sur le mal et les remèdes afin d’alimenter le débat public en propositions pour aujourd’hui… et pour demain.

Au cours de la journée, un état des lieux sans complaisance est établi par les spécialistes (Auguste Derrives, Laurent Lanquar), les élus (Paul Cuturello, Robert Injey), les associatifs spécialisés dans le secteur (Bernard Neuville) et des syndicalistes.

La loi de 1977 est stigmatisée, le coup de force du 26 janvier contre la loi SRU est dénoncé, et la politique de l’OPAM présentée comme un concentré… de ce qu’il ne faut pas faire.

Guy Marimot avance le concept très intéressant de logement évolutif, Frédérique Grégoire et Mari-Luz Hernandez-Nicaise rappellent les avatars de la gestion du domaine immobilier communal par la Ville.

À l’heure des propositions, sont évidemment évoquées les politiques des municipalités amies… de Valbonne à Paris ! La question de la maîtrise du foncier semble en tout cas centrale. Bruno Della Sudda insiste pour sa part sur la démarche citoyenne que doit comporter toute politique du logement.

Au final, un groupe de travail est chargé de faire des propositions à court terme (prochain Conseil municipal) et à moyen terme (plate-forme à présenter à la presse dans les meilleurs délais).

L’essentiel de cette journée a été filmé et sera diffusé sur le site d’informations dont je vais être le rédacteur en chef et qui sera mis en ligne dans quelques jours.

3 commentaires:

Richard a dit…

J'aurais vraiment aimé être avec vous ce samedi matin. Ne serait-ce que que pour poser la question suivante. Comment se fait-il (j'habite une résidence privée de 650 logements) en prenant tout en charge : le parc, l'éclairage, la route qui traverse la résidence, la piscine etc, plus le chauffage, l'eau collective, que le montant des charges pour un résidant, soit du même ordre de grandeur (enfin de ce qu'on m'a dit) que pour un locataire des moulins. Et puis même si c'est un peu plus cher, n'y a-t-il pas un réel problème dans la gestion de l'OPAM ?

ANTONIN a dit…

Pour avoir été présent tout au long de cette journée, on peu dire que toutes les interventions ont été de très grandes qualités, à l'image des intervenants successifs.
J'ai suivi avec intérêt les différends débats, et j'y ai appris beaucoup de choses.
Le problème du logement est loin d'être simple, mais Nice plurielle, en se plaçant à l'aune de tout ces hommes ou groupes politiques qui font plus dans la proposition démagogique et à l'emporte pièce plutotque dans une reflexion profonde, serieuse et participative, prouve, avec ce genre de rencontre, qu'elle est et reste une formation serieuse, credible, et animée par des personnes qui manient en veritables virtuoses les notions de participation, reflexion et propositions.
J'invite vivement toutes les personnes, qui on pris l'habitude d'écrire ici ou là que le groupe Nice plurielle ne fait rien ou pas grand chose pour la ville de Nice, à venir assister à ces rencontres qui sont organisés.
Les personnes sont sympas et motivés, et le couvert est bon.

Anonyme a dit…

Je n'ai pu assister qu'aux discussions de l'après midi et je n'ai pas eu l'opportunité de poser les problèmes rencontrés par les jeunes pour se loger. Je le regrette; à demain dans "la lutte" qui commence.

Gilbert