05 avril 2006

UNSA bouge...


À la demande de la Présidence, on m’a présenté aujourd’hui à Valrose le nouveau service « Entreprises et insertion professionnelle » : il s’agit de créer une interface entre l’Université et le monde de l’entreprise afin de faciliter l’insertion des étudiants, de nos étudiants, dans la vie professionnelle.

Prof de droit, je fais l’essentiel de mon service en fac de Lettres parce que je me sens plus utile face à un public fragile, moins socialement encadré qu’en Droit. Je suis donc spontanément séduit par cette initiative du Président Marouani et de l’UNSA (Université de Nice - Sophia Antipolis) qui, en développant la formule du placement accompagné « sur mesure », rétablira, je n’en doute pas, un peu de justice sociale parmi les diplômés égaux en droit mais hélas rarement en fait. L’Université mettra tout son poids et son prestige au service des plus faibles.

J’accepte avec enthousiasme de mettre mes prérogatives d’élu au service de cette si noble cause. L’Université est naturellement un facteur de dynamisme et d’excellence ; elle peut être, soutenue par une municipalité enfin responsable, un facteur de solidarité. Elle peut même créer du lien social. En 2001, nous en avions l'intuition. Aujourd'hui, nous en avons la conviction.

Jean-Marc Lévy-Leblond a parfaitement raison lorsqu’il affirme, sur NiacTV , que notre cité doit passer du statut de ville ayant une Université à celui de ville universitaire.

2 commentaires:

Clotilde a dit…

Si le dialogue se fait dans les deux sens (si c'est un vrai dialogue!), si les entreprises ne font pas la pluie et le beau temps dans cette commission et dans les cursus d'enseignement comme on peut le craindre, en un mot si l'Université sait se montrer ferme sur ses missions de formation généraliste et ne se transforme en bon petit soldat de la formation spécialisée inutilisable dans d'autres régions que la nôtre, pourquoi pas.

Mais il faudra être costaud et savoir montrer aux entreprises qu'une formation d'excellence mais reposant sur des connaissances de bases générales ne peut que leur être bénéfique. Parce qu'un étudiant qui sait faire plusieurs choses aura toujours plus de valeur intrinsèque qu'un étudiant à qui on aura seulement appris à faire deux manips. Voir d'ailleurs à ce propos, les propos tenus par des chercheurs en maths (de l'I3S sur niactv) qui disent bien que, en mathématiques, on est revenu au fondamental dans l'enseignement, pour APPRENDRE AUX ETUDIANTS A REFLECHIR, parce que c'est ça le plus important. En ces temps de chambardements économiques, il vaut mieux, pour une entreprise, avoir des employés capables de se débrouiller dans plusieurs domaines et dans plusieurs situations.

Ce sera aussi ça le rôle de l'Université, démontrer que sa spécificité peut être un plus par rapport à d'autres types de formation.

Miami Beach a dit…

Tout à fait d'accord avec Clotilde!
Je me permets d'intervenir car j'ai un très bon exemple à apporter, preuve qu'à l'heure actuelle, que ce soit dans le privé ou dans le public, les recruteurs privilégient la polyvalence. Cet exemple, c'est mon parcours universitaire. Diplômée en psychologie, de formation bts trilingue et titulaire d'un Master LEA, j'ai pu intégrer l'Institut du Droit de la Paix et du Développement, Master 2 Droit et Science Politique, mention "régulations internationales et européennes", spécialité "Droit et Pratique de la Solidarité Internationale", grâce notamment au fait que la filière LEA est une filière pluridisciplinaire, offrant de multiples débouchés. Aux langues étrangères s'allient le droit et l'économie. CSQ: Non seulement j'ai obtenue une mention à la moyenne générale du premier semestre, qui devrait sans doute être renouvelée sous peu puisque les examens approchent à grand pas, mais j'ai également obtenu un stage d'un an au Consulat Général de France à Miami, où je devrai seconder et parfois remplacer la responsable et où je gèrerai le service des anciens combattants américains et français en Chancellerie politique mais également le service affaires juridiques et sociales au Consulat Général où je serai en charge des prisonniers, enlèvements d'enfants et assistance aux personnes en difficultés en collaboration avec les autorités américaines, polyvalence oblige! De ce fait, mon Directeur de mémoire et coordinateur de stage, Monsieur le Doyen, m'a proposé de poursuivre avec une thèse, que je pourrai rédiger à distance et en parallèle depuis les Etats Unis. A ce propos, mon très cher professeur, j'imagine que votre blog est accessible depuis les States, non??!?