04 mai 2006

Nice avant tout !

Traditionnellement candidat du Parti socialiste dans la deuxième circonscription des Alpes-Maritimes, j’ai décidé de ne pas me présenter aux élections législatives de 2007.

Et cela pour trois raisons.
- Tout d’abord pour me consacrer entièrement à la ville de Nice. Plus que jamais, les Niçois, subissant les conséquences d’une politique municipale néfaste, ont besoin d’être représentés par des élus entièrement disponibles pour défendre leurs intérêts et préparer avec eux l’avenir de la cité.
- Ensuite, j’estime que la volonté de moderniser la politique ne doit pas être un simple slogan. Cette modernisation passe notamment par le refus du cumul des mandats. Fidèle à la ligne de conduite qui m’avait fait démissionner du Conseil régional en 1998 pour me consacrer à Nice, je trouve normal aujourd’hui de joindre à nouveau le geste à la parole en ne sollicitant pas un nouveau mandat.
- Enfin, personne n’ignore que le changement à Nice passe par le rassemblement de femmes et d’hommes d’horizons différents qui se reconnaissent depuis quelques années dans la démarche que nous avons initiée avec Nice Plurielle. Incarner ce rassemblement est peu compatible avec une campagne électorale qui, pour l’essentiel, sera nationale.

Fidèle à mes couleurs et à mes valeurs, je serai évidemment à la disposition des candidats (ou des candidates !) de mon parti. Mais je le ferai avec un esprit de tolérance et d’ouverture qui me permettra de ne pas injurier l’avenir.



La logique de mon investissement d’élu depuis quelques années me conduit donc à ne pas me présenter à ces élections législatives, en résumant mon état d’esprit par cette simple formule : Nice avant tout!

6 commentaires:

Dipietro a dit…

Je n'aurais qu'un mot : bravo !

Claudiogène a dit…

Sans vous assurer de mon soutien pour l'avenir, je trouve votre démarche cohérente et votre argumentation crédible.
Par ailleurs, une annonce aussi anticipée clarifie les choses.
Bien joué.

serge a dit…

Cher Ami, il est certain que la ville à besoin de toute votre énergie et à titre personnel vous serez que je désignerai pour briguer le mandat de Maire, pour autant outre la ville, le pays a besion de vous et je vous exorte à revenir sur votre décision et à briguer également la députation.
Je ne suis qu'une modeste personne pour vous donner des conseils face à votre brillante intelligence mais le pauvtre esprit que je suis pense que vous faites erreur, je vous demande juste de réflechir et de vous souvenir que c'est le parlement qui est le pilier de notre démocratie et sans des gens simples de votre trempe avec de fortes conviction le parlement devient une assemblée sans âme.
Monsieur Mottard vous êtes largement capable pour la France et les Niçois de briguer la députation, la balle est dans votre camp.
Puissiez vous m'entendre.

Anonyme a dit…

les Nicois apprecierons la logique.
Vous êtes honnête, notre belle ville à besoin de vos valeurs

Patrick Mottard a dit…

Cher Serge,
Tout d'abord, merci de votre confiance. Mais on ne peut pas multiplier les fonctions. Si je veux rester disponible pendant le temps qui nous sépare encore des prochaines municipales (parce qu'il y a beaucoup de travail à faire), je ne peux pas partir dans une campagne législative qui va être très longue.
Par ailleurs, je tiens à vous rassurer s'agissant de la 2e circonscription : il y a de fortes chances que mon épouse, Dominique Boy-Mottard, par ailleurs conseillère générale du 7e canton soit candidate, et je peux vous garantir qu'elle ne manque ni de convictions, ni d'énergie, ni de talent.

ANTONIN a dit…

Bravo, avec ce type d'engagement c'est toute la politique qui se trouve réhabilitée.

La politique, ou l'art de faire de la politique (oui, l'art pour ceux qui s'y engagent et la font avec conviction) n'est pas un métier ou un plan de carrière, c'est un service qui est rendu au citoyen.
C'est une chose que l'on ne doit jamais oublier avant de glisser notre bulletin dans l'urne, aussi, lorsque nous avons des candidats multipliant les mandats, nous devons légitimement nous interroger sur la foi qui les anime.

ANTONIN