17 mars 2007

De Gioffredo à Carabacel


16 heures. Librairie Masséna. Rue Gioffredo.

Première séance de dédicaces pour Fragments de Nice. D’emblée, le libraire me dit qu’il faut compter sur une trentaine de signatures pendant la séance. En réalité, c’est près d’une centaine d’ouvrages qui seront écoulés. Il faudra même reconstituer le stock en catastrophe. Le succès est donc incontestable, même si je peux regretter que la quantité de visiteurs ait forcément nuit à la qualité des échanges.

Etudiants, militants, curieux, voisins, amis, visages connus, visages inconnus, le défilé est ininterrompu et je n’ai pu me lever une seule fois de ma chaise en trois heures. Claire Legendre, ma lumineuse préfacière, me fait le plaisir de passer pour soutenir celui qui en est encore à son baptême du feu littéraire. Dans la foule, je retrouve ClauDiogène et Poisson Zèbre, les auteurs des deux « blogs amis ». Je peux voir aussi Georges « le Niçois » et Ibrahim, deux personnages de mon livre. L’ambiance est bon enfant, je suis loin de l’atmosphère du Conseil municipal de la veille, et c’est presque à regret que je prends congé de l’équipe de la librairie à la fermeture.

19 h 30. Théâtre de l’Alphabet. Boulevard Carabacel.

Ce soir, sous la houlette d’Henri Legendre, le metteur en scène, Elodie, Didier, Lucile, Bernard, Sylvain et Mikaël répètent pour la première fois Sur un air de cithare. Je suis tout de suite impressionné par la capacité que les acteurs ont « d’habiller » un texte.

Et c’est un petit miracle de voir vivre ces personnages que j’ai eu tant de mal à construire, petit matin après petit matin. Je ne sais pas si la pièce plaira au public, mais ce que je sais, après cette première séance de répétition, c’est qu’elle sera celle que j’avais imaginée.

De Gioffredo à Carabacel, que du bonheur. Il y a des jours comme ça.

18 commentaires:

Clotilde a dit…

Je confirme le succès à la librairie. Même plus d'encre dans le stylo!

Claudiogène a dit…

Il y a des jours comme ça. Mon samedi fut plein de bonheur aussi, dont celui de passer chercher ma dédicace et celui de m'endormir avec quelques "fragments".

Clotilde, c'est quoi cette histoire d'encre dans le stylo ? Une astuce de star ? ;)
Il m'a fait le coup aussi.

"je n'ai pu me lever une seule fois de ma chaise..." Oui, c'est ça... sauf pour faire la bise à ma femme.

Michel L. a dit…

C'est ce qu'on appelle un succès d'estime (du politique) ; un peu perfidement je dirais que le véritable verdict viendra après la lecture...

Patrick Mottard a dit…

Cher Michel, vous avez raison. Ceux qui ont vu la pièce de théâtre (Fragments de Nice)ont une petite idée : quelques Fragments y ont été présentés. Pour les autres, on peut lire le premier Fragment sur mon site.

Anonyme a dit…

pas mal, une centaine d'exemplaires vendus ! un bon début questions droits d'auteur, non ? enfin ça dépend du contrat avec l'éditeur.

Richard a dit…

A Michel.
Moi, j'attends les critiques de télérama pour me faire une idée. En attendant le prix France Inter...

LV a dit…

Par le grand Gutteberg, mon week-end aura été couronné de lancement de livre puisque de ce bord de l'Atlantique aussi j'étais conviée à un lancement.
J'aurai tant aimé être à Nice mais j'ai pensé à vous et je regrette juste de ne pas trouver ici un exemplaire et de le faire ballader pour obtenir une dédicace de son auteur...
Heureuse de voir que tout est bien allé!
L'apprentie québécoise, en passe d'être promue québécoise d'adoption à la prochaine tempête de neige qu'elle va essuyer!

Patrick Mottard a dit…

LV, envoie moi par mail ton adresse postale et on verra ce qu'on peut faire...

Patrick Mottard a dit…

Petit jeu: sur la photo on peut reconnaitre un sympatique élu local...lequel?

ANTONIN a dit…

L'HOMME AUX TROIS PLUMES

Lorsque j'ai franchi les portes de la librairie, j'etais impressionné, forcément impréssionné.

Aller se faire dédicacér un livre écrit par quelqu'un que l'on frequente dans la même famille politique ne peu que forcer le respect et l'admiration que l'on peu déjà avoir pour cette personne.

Je le dit sans complaisance aucune car , pour un homme public,liver ce type d'ouvrage c'est se mettre à nu, se dévoiler un peu plus aux yeux de tous, c'est forcer sa pudeur ou ses secrets.
Mais c'est aussi l'envie de partager quelque chose avec les autres, les inviter dans ses confidences, c'est une marque d'humanisme et de générosité.

Tremper sa plume dans l'encre politique pour défendre l'intérêt général est un acte civique.
La tremper dans l'encre théatrale est un acte culturel, la porter sur une oeuvre littéraire nous invite au voyage et à l'évasion le temps d'une lecture.

Plutot que l'homme aux trois plumes, on pourrait également te qualifier d'homme aux multiples facettes.

ANTONIN

Sijavéssu a dit…

il est de dos c'est ça?

Sijavéssu a dit…

PS: et on ne voit que sa tête...

Dgé of biot a dit…

Au delà d'un succès littéraire à venir que je te souhaite, le plus important pour moi est que les Niçois et les autres te découvrent tel que je te connais. Beaucoup te connaissent comme celui qui se bat pour le renouveau de Nice, pour la liberté et la solidarité. Au travers de ce livre, ils découvriront un humaniste sincère, un être humble qui n'a pas que son quartier comme champ de vision. Ils s'apercevront que tu as un amour pour l'autre sans réserve, un philosophe du 21e siècle.
Dans ce livre, il manque quelques fragments: la Tonkinoise, les soirées foot, quelques vicissitudes de la vie politique, les sourds-muets au port de Nice et tes connaissances encyclopédiques sur le cinéma et... le tour de France.
Et prenant à contre pied Boniface, je te l'affirme : tes amis d'hier seront toujours tes amis, demain.

Patrick Mottard a dit…

Sijavessu, ce n'est pas à celui-là que je pensais... Effectivement il est aussi élu local mais j'aurais eu la pudeur de ne pas utiliser le qualificatif de sympathique (et non sympatique !).
Il s'agit de quelqu'un d'autre... et ce n'est pas un élu niçois.

Anonyme a dit…

Il me semble reconnaître au premier plan mon ancien secrétaire de section PS de Nice 2. Si je suis bien informé, il est maintenant élu à la mairie de Biot...

bernard gaignier a dit…

Il me semble bien en effet qu'il s'agit de G C (et pas JC) mais il a vraiment blanchi!!!!
Moi qui fait partie des privilégiés à avoir dégusté les premiers fragments pour les dire au théatre, je me réjouis d'avoir poussé Patrick dans ses derniers retranchements!!!
Et en plus on récidive!!!
Le nouveau texte qu'il a écrit est super, on est 6 sur le coup et on va essayer de le faire grand ss la mise en scène d'Henri Legendre et c'est pour bientot... les 2 derniers WE d'avril, à l'Alphabet...alors tous à vos réservations

Patrick Mottard a dit…

Il s'agit en effet de Gérard Corboli qui après avoir refusé jadis, par fidélité, d'être conseiller municipal de Nice est devenu Adjoint au maire divers gauche de Biot..

V-ro a dit…

Les fragments se sont sagement rendus jusqu'à la métropole québécoise et se font chaque jour dévoré dans les entrailles de cette ville francophone!
Actuellement, je peux dire que j'aime beaucoup et je suis très fière d'en faire la promotion en le lisant ostensiblement sur les bancs en plastique!
Au fait, nous avons une connaissance commune: une québécoise que vous avez marié à un pneumologue finnois je crois, qui a également été étudiante en ACL ;)
Le monde est toujours aussi petit!