19 décembre 2007

Staline pas mort

Pour la direction nationale du PS, l’urgence, qu’on se le dise, ce n’est pas de tenter de remédier à une crise d’identité sans précédent, ce n’est pas d’essayer de ralentir la fuite des cerveaux vers le gouvernement Sarkozy ou même, tout simplement, d’exister dans le débat public. L’urgence, c’est d’exclure Patrick Mottard (soyons modestes, je ne suis pas seul, et il paraît que la charrette nationale est garnie) qui a commis le crime absolu de proposer aux Niçois la primaire qu’on voulait lui imposer, biaisée, au sein de l’appareil local.

« Le Parti se renforce en s’épurant ». A une époque où même le Parti communiste n’exclut plus, on se croit revenu à l’époque des purges staliniennes.

Il est vrai que, depuis quelques mois, j’ai l’impression d’être un peu l’homme à abattre, celui qui change le schéma bien ordonné d’une droite institutionnelle, victorieuse, sans combattre, d’une gauche institutionnelle prête à se contenter des miettes du gâteau.

Mais ma détermination est intacte. Socialiste je suis – depuis trente-cinq ans –, socialiste je demeure. Le socialisme est dans mon cœur, le socialisme est dans mes gènes. Mes références s’appellent Jaurès, Blum et Mitterrand. Rien à voir avec les apparatchiks gris qui sévissent actuellement rue de Solferino et leurs clones locaux.

C’est comme candidat socialiste que je briguerai la mairie de Nice en mars. Mais ce sera à la tête d’une liste de large rassemblement car la démocratie locale a besoin de passion et de compétence plus que d’idéologie.

59 commentaires:

patrice a dit…

A l'heure, où le parti se sclérose et qu'une partie de ses membres téméraires tentent des expériences rénovatrices, le parti ne leur pardonne pas cette tentative "réformiste".

"Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font..."

marion a dit…

Que dire... sinon mon soutien.

Clotilde a dit…

C'est quand même fascinant. On a quand même bien compris, au cours de l'année 2007, ce que les électeurs reprochaient au PS et surtout à sa direction: l'absence de travail de réflexion, la seule logique (logique?) d'appareil, les disputes sans fin des éléphants et autres lionceaux, le désintérêt quasi-total face aux grandes questions sociales et économiques, y compris actuellement, alors que le pays court au suicide. Ajoutons à cela les traîtrises successives pour aller à la soupe et les passages people en télé.
N'importe qui de normalement constitué n'aurait pas besoin du rapport d'un cabinet d'audit pour comprendre ce qu'il faut faire, ou, au moins, ce qu'il ne faut plus faire. Au lieu de ça, on repart comme en 14!
Leur pardonner? J'aurais pu, si, depuis mai dernier, j'avais vu une prise de conscience suivi d'effets concrets. Là, sûrement pas. Il faut croire qu'ils n'ont pas encore assez souffert, mais ceux qui souffrent vraiment (et il y en a, même si je n'en fais pas partie) seront encore une fois très déçus de ce gouffre apparemment sans fond.
Encore que, comme tu le dis Patrick, la charette des exclus va faire un sacré bruit, parce qu'elle est sacrément chargée dans pas mal de régions de France. De quoi espérer, encore, un sursaut intelligent et une rénovation venant des élus de terrains.

claudio a dit…

Cette tirade passionnée est magnifique et nous touche tous.
Aucun regret Patrick, je sais depuis longtemps que ces gens-là ne vous méritent pas.
Je ne vaux que ce que je vaux, vous le savez, mais mon soutien moral et amical, bien que virtuel en grande partie, sera sans failles.
Ces conservateurs, oui ce sont des conservateurs, ne sont socialistes qu'administrativement. Le socialisme du coeur, vous l'avez dit, est tout autre. Il a d'autres saveurs, d'autres couleurs. Il est humain par l'individu pour le groupe.
Je vous envoie le maximum d'encouragements à vous et à ceux qui vous soutiennent et s'il faut prier, je prierai, pour que la sincérité finisse par l'emporter face aux médiocres stratégies politiciennes.
(Pour le coup, c'est moi qui me suis emporté)

richard a dit…

ça doit être difficile moralement de voir un engagement de 35 ans balayé d'un revers de main. Tu as choisi le prix de ta liberté politique et intellectuelle. Je ne dirais pas que c'est mieux ainsi car ces 35 ans d'investissement t'appartiennent, et tu es le seul à pouvoir l'évaluer.
En ce qui me concerne, j'ai rapidement compris que le parti socialiste ne représentait pas l'idée que j'ai du socialisme. Aussi, je ne vais pas attendre de me faire virer. J'enverrai (ou je demanderai tout à l'heure à Véro) d'envoyer nos lettres de démission du parti à la fédé.
Et puis, on retournera tracter !

Henri Cottalorda a dit…

Patrick tu as raison de réaffirmer haut et fort que socialiste tu es et socialiste tu demeures. Et que c’est en candidat socialiste que tu brigues la mairie de NICE fort de ton expérience incontestée de plusieurs années à la tête de Nice plurielle. C’est aussi parce que je suis socialiste et que je le reste que je suis à tes côtés, plus que jamais, dans cette passionnante aventure. Par contre, je te trouve un peu dur par rapport à la direction nationale du PS : tu pourrais faire preuve d’un peu plus de compréhension, voire de compassion, car, dans l’état de délabrement où elle se trouve, tu es suffisamment bien informé pour savoir qu’elle ne pouvait que céder (même si cela a été avec beaucoup de réticences) à la pression de quelques apparatchiks fédéraux qui jouent leur survie dans une démarche de fin de règne et de crépuscule des dieux : que tout finisse en ruines avec moi). J’ai aussi avec toi une légère divergence à propos de l’idéologie que tu sembles impliquer. Elle n’a pas beaucoup de responsabilité dans cette affaire, les vraies responsables sont la lâcheté et la connerie.

Ange a dit…

Ne doutons pas derrière tout ça, se cache notre (...) molle locale qui a dû bien pousser nos (...) molles nationales . On règlera tout ça après les municipales. Moi en tout cas, ma contribution au p.s. cette année se ferra pour la campagne et pas pour la fédé. Cette année, je m'exclus tout seul du parti qui ma vu entrer en politique. Il faut quelques fois savoir ce que l'on veut...(et je ne démissionnerai pas à mon tour !!! humour!!!)

Martin C. a dit…

Henri Cottalorda a raison. L'idéologie n'a pas grand-chose à voir là-dedans. Le parti élimine ceux dont les convictions et les exigences morales les renvoient à leur propre médiocrité. Par contre, il conserve bien au chaud tous ceux qui ont montré qu'ils étaient prêts à tout, parce que ceux-là, on sait qu’on pourra leur faire faire ce qu’on veut, et généralement pas pour bien cher. Quand je pense qu’il y a quelques années Paul Cuturello avait été démis de ses responsabilités (mais pas exclu du parti !) pour cette ignoble histoire des fax envoyés à la presse, et que maintenant, il nous la joue copain comme cochon avec un 1er secrétaire dont il est prêt à ramasser les miettes de pouvoir qu’il veut bien lui jeter… Patrick, soit fier d’être exclu d’un parti qui garde des Allemand et des Cuturello, si c’est le prix qu’il faut payer pour rester tel que tu es : ils craignent les gens comme toi car on ne peut les acheter. De toute façon, ils ont déjà perdu la bataille morale et ils ne vont pas tarder à perdre la bataille politique. Avec toi. M.

céline a dit…

Peut-on penser qu'exclure un compagnon relancera une campagne molle?
Peut-on y déceler autre chose que des valeurs qui se délabrent et ne sont plus portées par ceux qui ne représentent ni les idées qui fondaient leur engagement, ni les citoyens qui sont appelés à se prononcer?
Celui qui a eu le courage de se lancer en dehors des lignes floues et de l'appareil malsain d'un parti en perdition, sans affirmer autre chose qu'une action politique transparente, attentive et ouverte se voit exclu...
Ce pourrait être risible si ce n'était pitoyable, avec un relent nauséabond d'épuration...
Il y a à construire et à gagner, construire un espace démocratique dans notre ville et dans notre pays et gagner la confiance des citoyens, qui sont las et si loin de ces disputes internes.
Et pour cela, il y a un homme et une équipe, Patrick Mottard et Nice Autrement mèneront une campagne portée par la force et la détermination.
Finalement, choisie ou imposée, elle est belle la liberté!

Alain Magurno a dit…

Mais quand vont-ils comprendre ? Le PS est à moitié mort et ils éliminent les seuls qui pourraient faire quelque chose. Marre de ce parti. Je continue avec toi. Où dois-je renvoyer ma carte ? A Solerino ou à Biscara ?

Anonyme a dit…

Exclure quelqu'un de bonne foi est simplement un acte de contradiction, qui pointe la dérive du socialisme vers une gauche dite "caviar". Avant nous avions les intellectuels de gauche qui nous faisaient rèver, maintenant les idées sont en fuite et la relève se fait attendre.

Ghislaine a dit…

Quel est ce parti aveugle au point de ne pas se rendre compte de son état ? Au point de couper ses meilleures branches, les seules susceptibles de redonner un peu confiance à ses électeurs ? Je suis vraiment dégoûtée. Mais je n’ai pas envie de baisser les bras. En tout cas, pas pour ce beau combat dans lequel tu t’es lancé et que j’ai envie de mener avec toi, maintenant plus que jamais. Ils ne réussiront pas à nous faire taire parce que notre voix est celle du cœur et de la raison.

Sylvie a dit…

Cette décision d'exclusion ne fait que s'ajouter au désastre national auquel se livrent les dirigeants du parti socialiste.
Par contre, au niveau local, je pense que cela vous permettra de rallier plus facilement des voix de sympathisants de droite comme de gauche qui souhaitent seulement un maire honnête, travailleur, proche de leurs préoccupations et qui redonne une unité et une âme à cette ville disloquée. Encore merci pour tout.

bernard gaignier a dit…

Je trouve effectivement ce parti extraordinaire. Il y a quelques années une sombre histoire de fax fait pour faire un croc en jambe à Patrick Allemend entrainait une sanction contre Paul Cuturello. Les voila maintenant phtographiés ensemble souriants devant le Palais de justice avec toute une bande uniquement unie que par une haine recuite.
Voici un parti ou dans le cadre du referendum européen nombre de dirigeants ont fait campagne contre la position du parti.
Voici un parti ou toute une bande de soit disant dirigeants n'a eu de cesse que de flinguer la candidate à la présidentielle désignée par 60% des miltants (et je le dis d'aurtant plus que je n'étais pas de ceux là)
Voici un parti ou de DSK (que je soutenais ) à Jack Lang en passant par Rocard Et Kouchner tout le monde va à la soupe sarkozyenne!!
Voici un parti ou beaucoup trahissent leurs amitiés pour des plats de lentille!!!
Au bal des faux culs la mesure est donnée.
Entre le socialiste niçois qu'est Patrick Mottard et le "niçois socialiste" à la sauce allemend le parti a choisi!!! naturellement...
Hollande fait le choix qu'il peut dans sa médiocrité.
J'ai 22 ans de PS Mon seul regret ne pas être exclu en même temps que Patrick..; c'eut été un honneur!!!

Michel Brochier a dit…

43 ans de parti dans le 04 puis à Nice avec toi. Je suis profondément écoeuré par nos dirigeants. Tu as, avec Dominique, tout mon soutien.

Dominique a dit…

T'inquiète Bernard, ton exclusion ne va peut-être pas tarder... Les appartchiks locaux ont pris le relais : je fais partie, paraît-il, de la prochaine charrette avec quelques uns de nos copains (Lulu, Henri, Joëlle...). Ton tour viendra sûrement !

Maurice Winnykamen a dit…

Sonia et moi nous serons samedi au rendez-vous du premier des exclus de la bande dont, si vous le voulez bien, je me revendique. Exclus, peut-être, mais solidaires du candidat et fidèles à l'ami qui n'a pas simplement dit : "Je suis légitime", mais qui a prouvé qu'il méritait la légitimité et la confiance. Je ne peux m'empêcher de penser à l'ambiance qui règnera, demain, entre les battus de l'élection municipale car, grâce au premier d'entre eux (maintenant je dis eux), les socialistes et la gauche perdront. Non seulement les élections mais aussi des sièges. Itou au conseil général, sans doute. Le PS aujourd'hui me rappelle la comptine du fou et du voleur. "Am stram gram, le fou cria au voleur... et c'est le fou que l'on pendit".
Amitié.

Sam a dit…

Il est tellement facile de prendre ce genre de décision pour se redonner une crédibilité nationale.
tu es socialiste, nous le sommes à tes côtés et nous le resterons.
Paris doit se mêler des affaires parisiennes et devrait s'occuper de ses affaires.
On est avec toi et regardons l'avenir sereinement sans cet appareil sclérosé.

Bobby d'Epernon a dit…

Un matin froid de décembre, le portable vibre, texto de Patrick « BIBI EST EXCLU ».

Exclu de quoi !!!!!!!! Exclu par qui ?????, je me précipite sur le blog, ouf !!!! Patrick est exclu du Parti.
Je me souviens il y a 22 ans à peine d’une petite section d’environ 20 à 30 militants « Nous étions jeunes et larges d’épaules, dandies joyeux insolents et drôles ».
Je me souviens des rires, pendant les collages, de Bernard la voix forte et le verbe haut, des pizzas de fin de réunions, de débats aux termes ésotériques (CA, CF, BF, Motions, Congrès, etc…).
Je ne souviens pas d’un Parti mais d’un lieu ou chacun pouvait apporter un morceau de lui-même et ou ensemble nous pouvions faire de la Politique.
De ce lieu là personne ne pourra exclure personne, car ce lieu là est à chacun de nous.
Je regrette de ne plus être au PS 06, j’aurais aimé moi aussi avoir l’honneur d’être dans la charrette.
C’est en pensant à Audiard que je termine, il ne reste plus que des chefs d’escadrilles dans nos instances.
A bientôt cher Patrick

Ségurano a dit…

Le piège des exclusions
Le Parti Socialiste n'a vraiment pas de chance !

Après le vide intersidéral de Ségolène Royal, le voilà qui plonge tête baissée dans le trou noir de la rénovation. Un voyage sans retour pour la rue de Solférino, jadis soleil flamboyant, qui va connaître le sort de toutes les étoiles : Leurs disparitions.

A en croire les médias, l'affaire est entendue : Les socialistes sont des archaïques, des rétrogrades, adorateurs de Marx, otages de l'extrême gauche et qui n'ont toujours pas compris que l'économie de marché régnait sur le monde. D'ou ces appels incessants à la " réforme ". En effet, trois défaites consécutives à la présidentielle prouvent qu'il y a urgence à changer de logiciel. Mais encore faut-il choisir le bon... Hélas, sous l'influence des apôtres de la " modernité ", je crains que le Parti Socialiste ne se détourne encore davantage de ses électeurs.

Qui vote à gauche aujourd'hui ? Les fonctionnaires, les cadres supérieurs et les jeunes. En revanche, les ouvriers, employés, artisans, commerçants qui craignent la mondialisation boudent le Parti Socialiste. A cause de sa dérive libérale et sociétale, le PS s'est donc coupé des masses populaires.

Pourquoi Nicolas Sarkozy a gagné ?
Tout simplement parce qu'il s'est adressé aux travailleurs, à cette France qui se lève tôt le matin. Par le plus grand des paradoxes, un homme de droite a tenu un discours de gauche. Pendant la campagne, on a beaucoup parlé de la " droitisation " de la société française. Un jugement excessif. Car à chaque fois que Nicolas Sarkozy dénonçait la concurrence déloyale, les patrons voyous et les golden parachutes, nos compatriotes applaudissaient, ravis que le candidat UMP reprenne les thèmes des alter mondialistes. Moi, j’en déduis que si les socialistes ne retrouvent pas leurs bases fondamentales, ils perdront une fois de plus en 2012...

Les journalistes, sondeurs, experts ont si bien réussi à culpabiliser la gauche que certains à l'instar de Manuel Valls souhaitent changer le nom de leur Parti.


Le leadership au sein du PS va se jouer entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Deux partisans de la " rénovation ". La Madone, on connaît ses dadas favoris : Les " valeurs ", la démocratie participative et l'excellence écologique. Tout cela enrobé de belles formules creuses (ex : " les intelligences collectives «) . Pas de quoi enthousiasmer les prolétaires.

Quand au Maire de Paris, voilà un homme de " gauche " génétiquement modifié ! Très ami avec Arnaud Lagardère mais qui n'aime pas trop les SDF...Son bilan ? : Paris-Plage, la Nuit Blanche, le tram et le Vélib '. Pendant ce temps, les pauvres, faute de logements sociaux et victimes de la bulle immobilière, quittent la Capitale... Enfin,sachez, modernité oblige... que l'ouverture du capital d'EDF ne le choque pas. La France profonde ne votera jamais Delanoë, symbole de la " mondialisation heureuse ", mais pour les riches... Ce qui explique pourquoi Sarkozy lui témoigne son estime, espérant sans doute l'affronter en 2012...

La gauche doit s'afficher ouvertement de gauche ! Ce qui ne signifie pas revenir à la propriété collective des moyens de production. Les électeurs socialistes ont voté non à la Constitution européenne, marquant ainsi le refus d'un capitalisme sauvage qui tire les salaires vers le bas et dégrade leurs conditions de travail. Le PS a donc intérêt à ne pas oublier le message du 29 Mai 2005...


Mais quand je vois les ténors de la rue Solférino et le Premier Féderal des Alpes Maritimes, se tirer des balles dans les pieds, en faisant un américan show sous les confettis, ,les projecteurs multicolores et les vivas des (faux) militants en délire, je me dis que la droite a de la chance d'avoir en face d'elle la gauche la plus bête du monde...
Et le résultat des prochaines élections municipales et cantonales me donneront raison.
Se faire exclure du PS et par François Hollande qui autant de carisme qu'un beignet est une aubaine...
Cette exclusion Monsieur Mottard est une bonne chose. Elle va vous permettre de rassembler encore plus.

Jean-Pierre a dit…

J'ai vu ton texto de 6h12, ensuite ton commentaire ici et dans Nice Matin, A7h, je me suis dit, il est libre, à 16h30, il est vraiment libre.
Presque tout le temps, les dirigeants de partis politiques oublient que le parti est un outil et non une fin en soi; en fait tout est question de pouvoir, et rien de plus navrant que le pouvoir dans les mains de médiocres. Je fais mon expérience d'appareil actuellement au Modem, loin des idées qui font rêver lorsqu'on se retrouve confronté à des grenouilles avides de pouvoir.
Cela dit on continue, c'est le principal.
Amitiés d'un libertaire orange et noir.

L.M. a dit…

Vous avez bien raison : ce n'est pas à eux de décréter si vous êtes socialiste ou pas. Pour ma part, je n'ai jamais eu de carte du PS et ça ne m'empêche pas de me sentir socialiste. Parfois même au contraire.

yannick a dit…

Il n'y a plus de réfléxion, plus d'approfondissements. On se contente de dire je ne suis pas d'accord, il a tord, c'est une mauvaise réponse mais que proposons nous. Sur quelle base théorique économique appuyons nous nos propositions.Comment dépasser la mondialisation financière....Effectivement l'urgence c'est exclure Patrick Mottard et pour présenter non pas 2 listes mais une SEULE pour le PS et la GAUCHE. Quand Estrosi a toutes les chances de passer au 1° tour. ET ne pas proposer une médiation. où va le PS vers un déclin programmé par Sarkozy ?

Patrick Mottard a dit…

Effectivement Bernard, j'avais oubllié la rocambolesque affaire des fax et le fait que Paul Cuturello, suspendu par la fédé locale, tenue par les amis de PA m'avait été imposé sur la liste que je dirigeais par l'appareil national... Comme quoi à sept ans d'intervalle deux poids, deux mesures...

DD a dit…

Patrick bonsoir, je suis outrée. Quelle est cette politique ? Et la liberté d'être ? De coeur je suis très près de toi. Bises à tous les deux.

Anonyme a dit…

Bonsoir Patrick,

En ne reprenant pas ma carte cette annéee je me suis exclu d'avance d'un Ps que je présentais depuis longtemps comme un parti à la dérive. Les ralliements de quelques " figures" m'ont conforté dans cette analyse. Pour autant socialiste j' étais, socialiste je reste, plus que jamais ancré à sa gauche, tendance Mélenchon.
Malgré quelques réserves, en particulier sur ton alliance avec quelques membres de MODEM je t'apporte mon soutien indéfectble dans la lutte que tu ménes avec Dominique, contre cette droite Niçoise arrogante et décadente et ce parti croupion représenté par Patrick Allemand. Je vous embrasse GILBERT

GILBERT a dit…

Bonsoir Patrick,

En ne reprenant pas ma carte cette annéee je me suis exclu d'avance d'un Ps que je présentais depuis longtemps comme un parti à la dérive. Les ralliements de quelques " figures" m'ont conforté dans cette analyse. Pour autant socialiste j' étais, socialiste je reste, plus que jamais ancré à sa gauche, tendance Mélenchon.
Malgré quelques réserves, en particulier sur ton alliance avec quelques membres de MODEM je t'apporte mon soutien indéfectble dans la lutte que tu ménes avec Dominique, contre cette droite Niçoise arrogante et décadente et ce parti croupion représenté par Patrick Allemand. Je vous embrasse.

bernard gaignier a dit…

A Bobby d"epernon!!
T'as raison mon ami;... je me souviens de cette période ou d'ailleurs en général on était pas au deuxième tour.......ce qui ne nous empéchait pas d'etre prêt pour la prochaine et qu'est ce qu'on rigolait!!!Mais il y avait (et il y a tjs) entre nous l'amitié notion dont la bande dirigeante n'a aucune idée. quant à la nouvelle annoncée par Dominique, encore un regret, qu'ils ne me convoquent pas avec vous... ça permettrait d'aller faire une bonne bouffe!!!!!

Eric Massuelle a dit…

sidérant

doit on en rire ou en rire?

amitié et soutien

Anonyme a dit…

Le bilan de Patrick Allemand ?

Une Fédération politiquement inexistante sur le département. Un PS niçois divisé comme jamais.

Et des élus de moins en moins nombreux :

La candidate présentée par le 1er secrétaire sur le 11e canton, pour remplacer Jean-François Knecht en 2007, a été largement battue (-1).

Patrick Mottard, conseiller général du 5e canton, est exclu du PS (-2).

Dominique Boy-Mottard, conseillère générale du 7e canton, ne va sûrement pas tarder à l'être... (-3).

Et ce n’est pas fini :

Patrick Allemand sera obligé d’abandonner son poste de conseiller général en mars prochain dès qu’il sera conseiller municipal pour cumul des mandats. Ce genre de préoccupation de l’atteint pas (-4).

Marc Concas risque fort d’être battu dans le 1er canton par le député de la circonscription qui a déjà battu Allemand aux Législatives(-5).

Finalement, il ne restera que Cuturello... Un sur six... Le PS est bien barré.

Superbe groupe… Beau bilan Monsieur Allemand.

O. a dit…

" Il est des moments où il faut choisir entre vivre sa propre vie pleinement, entièrement, complètement, ou traîner l'existence dégradante, creuse et fausse que le monde, dans son hypocrisie, nous impose."
Oscar WILDE

Avec toi Patrick.

LV a dit…

Eh bien eh bien... Une chose se confirme pour moi, on ne devrait jamais voter pour un parti mais bien pour un homme et ses idées. je ne vote pas à Nice mais le soutien est indéfectible tant que les idées seront aussi terriblement ancrées dans la réalité et les besoins criant de Nice.
Aujourd'hui, tout se paye, y compris la liberté de penser, la liberté de parler et malheureusement voila une facture bien amère.
Même si le manque absolu de reconnaissance peut être douloureux, la vérité est là: Socialiste vous étiez, socialiste vous restez, l'important n'est pas l'étiquette mais les idées, alors au diable les mémoires courtes et continuez donc votre oeuvre.

Amitiés québécoises.

Laurent Weppe a dit…

29 commentaires quand je commence à taper le texte.... hé bé...

Enfin, j'ai beaucoup de choses à dire sur ce sujet, et pour le coups je vais me permettre de faire long:

***

Petit 1: D'un point de vue du règlement:

Stricto sensu, je cite l'article 11.19 du règlement interne du PS:
"Lorsqu’un(e) adhérent(e) du Parti est candidat(e) à un poste électif pour lequel les instances régulières du Parti ont investi un(e) autre candidat(e), le Conseil national -saisi par l’une des parties en cause- constate que l’indiscipliné s’est lui(elle)-même mis(e) en dehors du Parti et le(la) répute exclu(e)."

D'un point de vue strictement réglementaire, il était parfaitement prévisible que Patrick se fasse exclure.

Par contre, en ce qui concerne ceux qui ont pris le parti de défendre publiquement la candidature de Patrick, s'il n'y a aucun chapitre dans le règlement, il y a l'article 19 de la Déclaration Universelle des droits de l'homme:
"Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit."
Si les dirigeants du bunker décident de mener une opération coercitive contre ceux qui ne leur obéissent pas, qu'ils sachent au moins quelle "loi" ils enfreignent.

***

Petit 2: Derrière l'aspect strictement règlementaire

Premièrement, pendant la campagne des présidentielles, il m'est arrivé d'entendre à la fédération des commentaires peu amènes sur Patrick: à plusieurs reprises, des phrases prononcées à proximité de mes oreilles étaient construites sur le modèle "Si Mottard gagne la primaire? Pas question qu'on l'aide à prendre Nice: Plutôt voter Estrosi que pour ce connard". Ce sont ceux qui ont par la suite le plus hurlé au "déni de démocratie" quand Patrick a annoncé qu'il ne passerait pas par la primaire interne qui proférèrent ces phrases il y a de cela une dizaine de mois. Il est malheureux dans cette histoire d'exclusion de ce dire que les plus hypocrites, ceux qui étaient près à jouer aux Allègres et aux Bessons locaux en cas de candidature PS e Mottard ne courent eux pas le moindre risque.

Deuxièmement: à la différence d'un Peyrat qui a attendu de perdre les primaires internes de son parti pour se lancer dans la campagne, Patrick n'a pris personne en traître en annonçant la couleur AVANT des primaires internes qu'il aurait gagné (il n'a pas fuit la défaite puisqu'il a le plus grand nombre de soutiens)

Troisièmement, Quand l'annonce de la candidature de Patrick sans passer par des primaires internes fut lancée, il n'y eu aucune tentative de réconciliation ou même de diplomatie: lettres d'injures distribuées aux militants, socialistes pro-Mottards comparés, selon l'humeur du jour, à des attardés mentaux, à des fanatiques dans une secte, ou a des morpions sur le net, lettres de menaces à peine cachées, des comportements qui démontrent qu'éliminer politiquement Patrick Mottard était devenu pour certains la grande priorité de ces élections (phénomène que j'ai personnellement baptisé le "syndrome Ségolène": on ne cherche plus à gagner une élection et à faire triompher les idées qu'on prétend défendre, on cherche à abattre quelqu'un théoriquement de son propre bord pour des raisons rarement rationnelles et avouables).

***

Petit 3: D'un point de vue plus général:

Patrick inspire effectivement à certains une hostilité irrationnelle. Ceci dit, il ne faut surtout pas oublier que ces "Mottarophobes" forment au sein du parti à Nice une minorité bruyante, certes, active, sans aucun doute, mais qu'ils n'y incarnent certainement pas l'opinion dominante. Bien que cette histoire soient difficile à avaler pour beaucoup, il ne faut surtout pas céder à l'idée vengeresse que "Le PS, parti de politiciens véreux, expulse de ses rangs les honnêtes gens": les honnêtes gens y sont encore très largement majoritaires, même s'ils ont commis ces dernières années la lourde faute de trop souvent laisser faire et laisser dire. De même, Henri a raison de dire que l'idéologie n'a pas beaucoup de responsabilité dans cette affaire: il ne s'agit pas d'un désaccord idéologique et il faudra à l'avenir marquer le plus possible l'énorme différence qu'il existe entre la discipline partisane et la servitude, car c'est bel et bien au nom d'une confusion entre les deux que Patrick s'est fait exclure.

Il y a dans cette exclusion l'idée qu'en dehors d'un parti connu, il est impossible d'obtenir des succès électoraux: si pour la majorité des militants du PS le fait d'appartenir à un parti est une affaire de conviction, il existe néanmoins des individus qui croient que rentrer dans un parti équivaut à intégrer une aristocratie des temps modernes dont les seuls membres auraient droit au pouvoir politique: c'est ce fantasme là qui explique que le gouvernement ai si souvent cherché à singer les aristocrates ces 6 derniers mois; c'est ce fantasme qui explique les comportements des Bessons, Cavada & cie, qui n'ont jamais voulu mettre une "compétence" auto-proclamée au service de la France, mais associer leur nom à la classe dirigeante; c'est ce fantasme qui explique la longue passivité des ex-alliés de Peyrat, trop contents qu'ils étaient de se revendiquer de l'équipe de la majorité municipale; c'est aussi ce fantasme qui amène certains à penser que "Mottard est mort" du moment qu'il n'a plus sa carte du PS. Clotilde a parlé d'un manque de réflexion qui serait reproché au PS: il y a de ça, mais pas seulement: l'élitisme auto-satisfait de quelques notables en carton a fait au moins autant, si ce n'est plus de mal à l'image de notre parti que ce "manque de réflexion" qu'on nous ressort souvent (parce que bon: si le PS ne réfléchit jamais, je me demande bien dans quel état de catatonie mentale se trouve le parti au pouvoir actuellement).

Et enfin, parce qu'il existe cette puissante illusion élitiste chez quelques apparatchiks, et parce que dans le même temps la plupart des militants socialistes ne méritent pas de voir leur parti mourir, il ne faut certainement pas laisser les dits apprentis nobliaux faire la loi au sein du PS: Richard a mille fois tort de vouloir partir: partir, c'est précisément laisser aux cagots de la politique l'institution qu'est le PS: n'oublions pas que le prochain congrès ne pourra être indéfiniment différé: si les personnes qui n'ont pas apprécié les comportements de certains apparatchiks s'en vont maintenant, les dits-apparatchiks pourront étendre leur influence; si le plus grand nombre d'idéalistes restent, ils pourront faire contre-poids. Personnellement, je ne quitterai pas le PS à moins que quelques sous-chefs locaux se décident à en enfreindre le règlement et ne réussissent à me traîner dehors.

¨Patrick FERRARI a dit…

Ex-Vençois exilé à Vienne depuis 2 ans, je continue à suivre l'actualité politique niçoise.
Non content d'être sans idée, le PS a donc décidé de se priver des candidats susceptibles d'être élus !
J'ai rendu ma carte il y a 1 an ; des situations comme celle-ci me confortent dans ma décision.

Tu es clairement le seul candidat de gauche en capacité de l'emporter à Nice, face à une droite divisée. Je te souhaite de tenir bon et de leur montrer la lourde erreur qu'ils ont commise.

Suipa1EnolaGay a dit…

je vais pas partir dans des considérations dont les dirigeants de cette merveilleuse fédé ne comprendraient pas même la légitimité, d'autant qu'il y a bien trop à dire... je trouve cette décision d'un débile à gerber et encore je modère... vilain Mr Mottard, tiens t'es puni, aller va au coin mais le bonnet d'âne, faut pas s'y tromper c'est vous les décisionnaires à 2 cents qui le portez !!!!
En attendant, je ne ferai pas le plaisir de ma présence plus longtemps dans un parti qui avance à reculons... je n'ai pas besoin de cerveaux reptiliens pour me donner le chemin à prendre... Alors, je quitte la galère du PS sans aucun remords... vous ne m'excluez pas messieurs, c'est moi qui vous jette !!!!Dissidence quand tu nous tiens !!

karine a dit…

Ben... Ce n'est jamais que la suite logique de tout ce qui a précédé... Bravo la fédé, bravo PA... Vous êtes arrivés au bout de votre logique! Un jour, peut être, vous comprendrez... ce sera trop tard,comme d'habitude!
Bien désapointée de ne pouvoir participer à cette "dissidence", je ferais cette année une chose que je n'ai jamais faite de toute ma vie de citoyenne: je n'irais pas voter aux municipales de mon petit village perdu parce qu'ici nous n'avons pas le choix... Se soumettre ou se demettre, je me démets, la mort dans l'âme mais je le fait en toute conscience.
Pardon... et courage à vous tous, à toi, Patrick, à toi, Dominique, à vous tous qui avez encore le choix...
De tout coeur avec vous tous...

irene a dit…

A TRAVERS CES NOMBREUX COMMENTAIRES JE GLISSERAI UN TEMOIGNAGE D UNE TOUTE PETITE REPRESENTANTE DE LA SOCIETE CIVILE NICOISE VENUE REJOINDRE "NICE AUTREMENT"

" MALGRE LA DOULEUR FINALEMENT UN SOULAGEMENT POUR VOUS TOUS EN CETTE FIN D ANNEE 2007 ET EN AVANT 2008 " on avance, on avance...

André a dit…

Vous savez Mr Mottard, ce n'est pas forcément une mauvaise nouvelle pour vous. Comme ça les choses sont encore plus claires pour les électeurs qui voient en vous un homme libre. Et comme vous le dites, ça ne vous empêche pas de garder vos convictions.
Signé : le type à la casquette du tram

Daniel Portugais a dit…

C'est surtout l'équipe dirigeante du PS qui n'est pas morte et qui continue à sévir ( Au moins si cette dernière était aussi intelligente que Staline nous volerions de victoire en victoire). De Hollande à Royal en passant par Dray, Montebourg et Valls, on a vraiment le sentiment d'un consensus politique pas vraiment très éloigné des pratiques sarkozystes. Ce qui est très grave à présent, c'est que ce qui se murmurait au comptoir de café : "En réalité tous ces hommes politiques , ils font semblant de se combattre mais en réalité ils partagent les mêmes idées et s'apprécient mutuellement" devient la réalité. Il ne nous reste plus donc que le repli romantique dans la tour d'ivoire ou le combat aux côtés d'une grande gauche progressiste animée par des individus comme Mélenchon, Fabius, Emmanuelli, Lienemann, Patrick Mottard, Besancenot, Buffet...

Marie-Christine a dit…

Je n'en crois pas mes yeux, ni mes oreilles! Ils sont tous devenus fous, avec tout ce que vous avez fait avec Domi... et tous les adhérents que vous avez amenés. Vous êtes ceux qui ont tenu toujours le même langage, honnêteté et responsabilité. Maintenant le PS n'existe plus à Nice, si cela est possible !

pontihenri a dit…

que dire ? tout cela est pathetique !!! la liberte c'est aussi savoir et dire NON .tu as raison de te demarquer de ce panier de crabes et si moi aussi je dois payer cette fidelite à nos idees, alors tant pis pour eux et leur aveuglement.bonne route car nous ,nous sommes en marche!

sylvette a dit…

Patrick,
je reste convaincu que vous êtes le seul et unique représentant du P.S. et je vous apporte mon soutien indéflectible.il est dommage que l'on n'ait pas tiré les leçons des présidentielles et que l'on continue sur cette lancée à saborder une opposition qui poutant devrait rester importante dans ce pays. On voudrait faire le jeu d'un certain Monsieur Sarkozy qu'on ne s'y prendrait pas mieux.Il est toujours plus facile de mettre les "puristes" sur la ligne et de laisser agir les "autres" qui ont de plus en plus de points de ressemblance avec les "uns" qui sont au pouvoir.Restons fidèles à nos engagements et demain nous montrera la voie à prendre.........

philippe B. a dit…

Au delà de ma colère, de mon indignation, reste mon soutien sans faille à Patrick.

Je viens de contacter ma section locale du PS pour leur annoncer que je suis in facto exclu en même temps que Patrick, et j'en suis fier.

Bientôt, les socialistes sans carte seront plus nombreux que les encartés. (Pour l'anecdote, c'est un peu la même histoire que celle des tabliers.:)

Au final, je souhaite, au soir du premier tour, que "Nice autrement" soit la liste d'opposition la mieux placée...juste histoire de voir la tête des "officiels du parti" venir supplier pour une fusion des listes pour le second tour. Remarquez que pour ce faire, il faudrait que P.A. et ses amis souhaitent vraiment la victoire d'une liste de gauche au détriment de leurs toutes petites personnes...

Allez Patrick...le peuple de gauche est avec toi

Bernard a dit…

J'ai bien tout lu vos commentaire et il est vrai que tous et toutes vous n'avez pas tord , la gauche à Nice se meurt et voudrai voir mourir les autres.
Oui il est vrai qu'au fur et à mesure des combats certains s'en vont d'autres refond surface.Vous parler de Paul C qui fait le pantin de l'un a l'autre et qui se prépare au départ de Patrick, mais vous oubliez celui qui reste dans l'ombre sans se faire remarquer, YL,en attente car c'est lui qui essayera de reprendre se qui restera à prendre.
Je serai surement exclue d'ici peut moi aussi mais pas pour les mêmes raison que vous, car je suis de l'autre côté de la frontière des AM.Mais je ne regrette rien nous avons fait ce que nous croyons le mieux pour notre commune et seul cela compte tant pis pour le PS

etpourquoipas06 a dit…

Sa ne fait que commencer , nous attendons nous aussi, mais nous n'avons aucun regret, nous avons agit pour le bien de notre commune et que la gauche puisse encore travailler avec ou sans PS pas besoin nous sommes fières de nos valeurs et de nos idées.
ils auraient dû en faire autant pour ceux qui ont continué de faire campagne pour le NON quand le parti à décidé de voter OUI, nous serions débarrassé de certaines brebis galeuses aujourd'hui qui ne font que gangréner le PS

j_barralis a dit…

Depuis hier incrédule et hébété je lis et relis non seulement le texte de Patrick mais aussi les commentaires.
Staline? Moi j’en appelle à Lénine, celui dont on souhaite le réveil quand l'appareil ne sait plus que s'épurer pour masquer ses échecs et ses turpitudes.
Revenons à Nice, grâce aux deux lettres reçues de la Fédé :
- pour la 1ère fois depuis plus de 25 ans, je n’ai pas pris part au vote de désignation des candidats du PS, ni participé à la campagne et hésite encore à dire m.... avant les votes du Congrès.
- ma femme a déjà pris sa décision, elle ne reprendra pas sa carte.
Encor un petit espoir pour éviter d’être la Gauche la plus bête du monde, donnons un maximum de voix à Nice Autrement, arrivons au 2ème tour et unissons nous pour ne pas laisser la victoire au Motodidacte.

ANTONIN a dit…

Pour reprendre un commentaire précèdent et très judicieux sur le compte à rebours engagé sur les sièges des élus locaux du PS, dans cette descente aux enfers orchestrée, je dirait, pour ma part, que le roitelet sera bientôt nu.
Et les quelques moineaux voletant autour de lui dans l'espoir de picorer les quelques graines qu'ils pensent être l'élixir d'éligibilité, risquent de s'écraser lourdement sur le bitume crasseux du 16 mars.

La fede me fait penser au type qui tombe d'un gratte ciel et qui se dit, tout au long de sa chute qui le rapproche du sol, "jusqu'ici tout va bien...",tout en sachant la fin inéluctable.

Au soir du deuxième tour, je craint fort que, de la rue Biscarra, n'émergeront que des ruines fumantes. Ce sera le triste résultat d'un travail de démolition engagé de longue date par certains, du style "moi ou le chaos".
Comme je craint fort aussi, qu'aux yeux de la population locale, le qualificatif de Socialiste ne sera plus synonyme d'engagement de personnes pétris de convictions, de valeurs, de combat et d'avenir meilleur pour l'ensemble des citoyens.

Pendant ce temps, Estrosi, avec sa grosse louche à la main, semble nous dire: "Vous en reprendrez bien encore un peu?"
C'est contre ce énième plat de droite indigeste depuis de nombreuses années que Nice-Autrement propose sa recette de valeurs humanistes, universelles et qui vont dans l'intérêt de toutes et tous.

C'est pour cela que, comme le dit si bien Laurent, nous sommes encore et toujours des Socialistes.
C'est le parti qui ne se ressemble plus.

Nous sommes très en avance sur un parti qui ne comprends plus rien.

ANTONIN

kwaazar a dit…

Je persiste un peu sur ce chapitre qui est empreint de vives attractions, pour y déposer quelques réflexions.

Le contexte politique de ce jour pour moi n'a plus rien à voir avec le siècle dernier, le 20 ème siècle a vu se construire et se dissoudre les idéologies. Le 21 ème est un mélange de renaissances, certes pas toujours des plus philanthropiques, soit un mélange de chaos et d'incertitudes.

Mais enfin, qu'est ce que la République, en quoi se résume t'elle?

Devant tant de complexités revenir à l'essentiel serait il un pas?

La République pourrait être définie comme ceci : c'est un développement politique de la société qui tendrait principalement à mettre à disposition des citoyens un service public de manière égale. Ainsi le village isolé et la bourgade doivent bénéficier des transports, des services de communication, de la distribution d'énergies, d'un enseignement scolaire etc... et ceci avec un souci de répartition.
Voici ce qui est pour moi la base de la république, de l'idée républicaine.

Paradoxalement, il me semble que l'idée de "République" qui colle dans l'idée que l'on s'en fait, à la politique de "Droite" ne lui appartient plus et que le retour à ces valeurs républicaines semblerait être plutôt défendu par la "Gauche". Je dis bien semblerait car la politique des élus de gauche semble trop souvent singer celle des élus de droite, la théorie est belle et sincère, la pratique est à l'instar du camp opposé.

Ceci mérite un débat, mais je ne suis pas érudit en politique, ma culture est générale et politiquement je suis au niveau des paquerettes. Simplement ce monde me fait penser à l'essence de l'ouvrage 1984, où ces paradoxes sont soulignés (La Guerre c'est la Paix...).

Toujours est il que pour moi, par exemple dans le cadre des présidentielles, la personne ayant parlé le plus sincèrement d'une voix de Gauche, au sens "Social" et je dis bien "sincèrement" était au Centre.

Nous assistons depuis des lustres à de sempiternels duels à la Don Camillo, les compétences sont un peu partout et le rassemblement nul part.

Je passe peut être pour un iconoclaste, ou un hérétique politique, mais c'est l'expression de mon sentiment, et cette expression colle étrangement à l'actualité.

Zineb a dit…

C'est fort de café, exclure quelqu'un qui a fait le score que l'on connait en 2001, si on regarde en arriére, jamais la gauche n'avait fait pareil, n'en déplaise à certains, exclure quelqu'un qui a eu le courage (j'aurais bien dit aut' chose, mais féministe je le suis féministe je le reste et il ya des mots que j'ai du mal à prononcer, mais je sais que certains vont comprendre, henri, ange, etc...) donc le courage de me défendre aprés.... l'investiture des législatives, car défendre à l'époque et maintenant il le ferait aussi, la présidente locale de ni putes ni soumises, c'est plus que du courage, allez j'y vais « c'est téméraire, merci mon chevalier sur ton destrier ». alors moi aussi je la veux la médaille des exclus, et je reste socialiste pour toujours, car la 1ére fois que j'ai eu le droit de voter c'était... en 81 et on a gagné, et aussi ma 1ére cuite à la Bastille avec concert Johnny Clegg et d'autres et ça personne ne me l'enlèvera jamais.
Vive les vrais socialistes, avec les vraies valeurs.
Et pour qui la politique n'est pas un gagne pain mais une passion mise au sevice des plus démunis, courage, on continue, bonnes fêtes à tous les exclus de la terre, les SDF, les femmes, les mal logés, les sans emplois, etc.....

Luc Plénot a dit…

Joyeux Noël Patrick,

Avec un peu d’avance sur le calendrier, tu as reçu ton cadeau de Noël : ton exclusion du parti socialiste. Le premier secrétaire de la fédération, ce bon père de Noël, qui distribue les places pour siéger à ses côtés avait déjà préparé ce cadeau depuis plusieurs sapins.

De plus, ce bon père de Noël avait déjà dans sa hotte des lettres de mise en garde à l’égard de tous ceux qui ne feraient pas allégeance en leur retirant leur cadeau : la carte du parti socialiste.

En effet, il ne peut y avoir qu’un seul candidat socialiste à Nice, c’est lui ce bon père de Noël qui se voyait déjà en DSK. Consternant, affligeant de constater que le carriérisme rime avec socialisme.

Ce bon père de Noël ce n’est pas un cadeau pour notre parti. Mais il reflète bien aujourd’hui les personnalités qui le dirigent à tous les niveaux.

Enfin, c’est une bien triste réalité, mais en cette période de Noël j’ai écrit au père Noël, le vrai, pour lui demander qu’il dépose sous le sapin le cadeau que toutes les niçoises et tous les niçois attendent : Nice Autrement.

Anonyme a dit…

EXCLUTE NUIT GRAVEMENT AU PARTI SOCIALISTE
Le Parti Socialiste me fait penser à ces fins de banquets ratés, où la gueule de bois, le dispute au happening ou aux larmes. On ne sait plus trop ce qu’on dit ni ce qu’on fait là.
Il y a les tonitruants de la petite phrase qu’on a vite fait d’oublier, les empâtés de la langue qui ne peuvent même plus articuler parce que ça leur donne envie de vomir, les acharnés du tango qui s’essoufflent entre les pas en avant et les pas en arrière, les vieux ramollis du bulbe qu’on n’écoute même plus divaguer.
Il y a ceux qui s’écartent discrètement de la sauterie, ceux qui y restent parce que rien ne leur convient mais qui adorent critiquer, ceux qui cherchent vainement le menu qui les a incité à venir, ceux qu’on voudrait bien à l’orchestre mais qui ne veulent pas monter sur l’estrade, ceux qui pousseraient bien la chansonnette mais qu’on a assez entendu, les nostalgiques d’on ne sait trop quoi, les avachis, les disparus qui ont fini les fonds des verres, et, enfin, les exclus ce qui en fait sont les biens pensants que les videurs propulsent au grand air. Ils manquaient au tableau ceux-là. Mais il suffisait d’attendre.
Sarkozy l’a rêvé... Hollande l’a fait !
Ségurano avec Anne Hémie (mon épouse) article publié sur Radioscopies

Mhammed et Siham a dit…

« Ce que nous nommons Rose
Sous un tout autre nom sentirait aussi bon. »
Et si tu n’es plus au Ps
Tes idées sont toujours aussi de gauche
En t’excluant, le parti n’a gardé de la rose que les épines

Patrick Mottard a dit…

Tous vos messages me vont droit au coeur car, j'ai beau assumer, tout cela a quand même le goût de l'injustice. C'est grâce à vos marques de solidarité et votre fidélité que je garde intacte ma détermination pour me battre contre la médiocrité, l'air du temps et le fatalisme.

Nora a dit…

Je souhaitais t'exprimer mon soutien et mon admiration devant ce combat rude mais fier contre ton camps....notre camps! Une forte penseé pour toi en cette fin d'année 2007 et un espoir non des moindres pour mars 2008!

Anonyme a dit…

Bonsoir Patrick,

Je n'interviens pas souvent sur ce blog mais cela ne m'empêche pas d'essayer de suivre la campagne Nice Autrement. En 2008, je voterai à Nice pour la première fois et je voulais juste te dire tout mon soutien.

Valérie S.

Antoine Thivel a dit…

Cher Patrick,
J'apprends aujourd'hui (excuse-moi, j'ai été absent, je suis souvent absent en ce moment) et je découvre en ouvrant mon ordinateur que tu as été exclu du PS ... Tu te rappelles cette conversation que nous avions eue sur un trottoir au cours d'une des diffusions de ton groupe, je t'avais dit que je ne souhaitais pas que tu te fasses exclure du PS,parce qu'après tu allais te retrouver tout seul et n'avoir plus que peu d'impact sur l'actualité politique, mais ce que je constate dans ton exclusion, c'est que c'est une exécution sans la moindre explication valable, on se débarrasse d'un gêneur, voilà tout, on ne l'écoute même pas, on n'a aucun argument à opposer aux siens. Ton évocation du stalinisme est sans doute excessive, mais elle est juste dans la mesure où un exclusion comme celle-ci est un déni flagrant de démocratie : la droite, qui laisse s'exprimer en son sein des gens comme Dupont-Aignant (au demeurant, courageux et intelligent), est moins fasciste que les dirigeants du PS. Mais que dirigent-ils au juste ? Je pense que leur parti va se vider, comme il est décidément irrécupérable, incapable de passer sur une véritable ligne de défense des opprimés et des exploités de tous les pays, qu'il a abandonnée depuis une cinquantaine d'années, et de se repositionner face au capitalisme triomphant, se contentant de faire appel à notre bon coeur, de faire du "social" au lieu de socialisme, tout cela évidemment pour préserver des positions électorales bien confortables. Tu as du courage, Patrick, tu as raison de ne pas
abandonner, et je crois que c'est autour de gens comme toi que le
nouveau parti socialiste, qui est absolument nécessaire, prendra figure et entamera contre toute cette sclérose et cette autosatisfaction le combat dont nous avons besoin en cette époque
difficile. Je croyais que dans une République démocratique et laïque
tout le monde avait le droit de se présenter, apparemment les grands
dirigeants du PS en ont jugé autrement. Il faudra qu'ils nous
expliquent comment ils considèrent la démocratie.
Je crois que nous nous reverrons.
A bientôt, Antoine Thivel

Jacqueline Lafontaine-Taffe a dit…

Mieux que la rénovation, l’épuration.

Peut-on s’en étonner ? Pas vraiment, quand on a eu l’opportunité d’observer de l’interne, à la présidence d’une Commission fédérale, les pratiques d’un appareil local qui a su se maintenir sans souci de cohérence idéologique.

Le carriérisme, le clientélisme ont primé, profitant de l’absence de sens critique de beaucoup, sur le souci de rigueur, de transparence, de démocratie. Ces préoccupations ont occupé l’espace au mépris du projet, de l’éthique, en un mot, de l’efficacité politique.

Porter la contestation contre ces pratiques était-il bien un combat perdu d’avance ? Quoi qu’il en soit, nous avons ici la version locale d’un scénario qui a conduit au 6 mai 2007. Que penser des responsables ayant décidé d’exclure du parti un candidat dont la stature et la qualité de la tâche accomplie en tant que chef de file de l’opposition municipale depuis 2001 ne peuvent être remis en cause, pas plus d’ailleurs que le niveau sans précédent du score atteint par la liste qu’il conduisait lors des dernières élections.

En fait, nous sommes en présence d’un règlement de compte visant à l’élimination politique d’un candidat gênant parce qu’il a démontré qu’il existe une autre façon de faire de la politique, en refusant à plusieurs reprises l’éventualité d’un cumul des mandats incompatible avec la sincérité de son engagement.

En dernier ressort, il faut espérer que le scrutin de mars 2008 donnera tort à ceux qui ont fait prévaloir le sectarisme mesquin sur la sincérité de l’engagement et le respect des valeurs éthiques.

Alain MAGURNO a dit…

Voici Patrick la lettre que j'ai écrite le 24 décembre à François Hollande avec deux autres camarades. Cette lettre était accompagnée de nos cartes d'adhérents que nous avons renvoyées au PS : nous ne tenons pas à rester dans un parti qui exclut des gens tels que toi.


"Monsieur le Premier Secrétaire,

Nous venons de faire un constat affligeant : nous n’avons plus rien à faire avec vous. Vos instances, du moins celles que vous reconnaissez et soutenez à Nice, ne sauraient refléter les réalités du terrain. Mais, connaissez-vous Nice ? Savez-vous que votre fédération n’a jamais soutenu le travail de Patrick Mottard pourtant leader d’une « entente » efficace nommée Nice Plurielle dont il faut à la fois le conciliateur et l’animateur et dont il sût assurer la cohésion.

C’est avec ce groupe qu’il a fait, appelons-le, vaciller le pouvoir en place de l’ex-FN converti en UMP, jacques Peyrat…

Pour une population niçoise viscéralement et inconsciemment ancrée à droite, Patrick Mottard représentait le seul candidat acceptable et capable de recueillir le maximum de suffrages. La vocation tardive de Patrick Allemand, aussi incongrue que stérile, et votre méconnaissance des réalités niçoises anéantissent aujourd’hui le fruit de plusieurs années de travail sur le terrain accomplies par Patrick Mottard… Il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser. Pauvre Parti Socialiste de la rue de Solferino qui ne sait plus se sortir de la médiocrité mortifère où vous et vos « associés » l’ont plongé…

En excluant Patrick Mottard du PS, vous avez même et sans ménagements occulté plus de trente années de militantisme et de dévouement. Nous pensons donc que vous n’avez pas grand-chose à faire de trois militants anonymes qu’une personnalité attachante avait convaincu par son action à rejoindre le PS…

Nous, par contre, nous n’oublierons pas que « les Mottard » ont su donner à la gauche deux cantons traditionnellement à droite depuis fort longtemps.

Comme disait Spinoza « Tout ce qui est beau est difficile autant que rare ». Monsieur Patrick Allemand ne semble pas être attiré par la difficulté et donc nous ne serons pas émus outre mesure de son échec qui sera aussi le vôtre. Nous vous renvoyons donc nos cartes d’adhérents et nous tenons à préciser qu’il ne s’agissait pas de cartes à « tarif réduit ».
Veuillez accepter, Monsieur le Premier Secrétaire, l’expression de nos respectueuses salutations".

Pierre a dit…

Je trouve triste que les apparatchiks du PS se soient résignés à la défaite. Et pourtant, l'histoire n'est-elle pas là pour nous prouver, que seul l'on peut faire des grandes choses. Qu'une armée, faible et désorganisée peut battre, car elle en a le coeur une armée longuement préparée de professionnels(je pense à Valmy, bien sûr), qu'en politique surtout, l'on n'est jamais en terrain conquis, et que même avec 23 années de domination de la droite, et avec des institutions qui lui étaient favorables, la gauche peut gagner(là vous voyez de quoi je parle!).
Non l'histoire n'est jamais écrite d'avance et j'oserais rappeler que les niçois constituent un peuple trop fier pour se laisser éternellement dominer par une caste plus préoccupée de se maintenir au pouvoir et de faciliter la vie de leurs proches que celle des niçois.
C'est en favorisant une union large de la gauche, c'est à dire une union crédible et ouverte, plutôt que doctrinaire que Nice pourra enfin mériter son titre de 2ème ville rose de France!