08 avril 2007

Welcome on board

Les articles de presse se sont récemment fait l’écho de difficultés d’intégration des nouveaux adhérents qui ont massivement rejoint le PS. Si on ne pratique pas la langue de bois, force est de constater que ce constat est assez juste et somme toute logique. Entre des réunions de section pas toujours folichonnes et des manifestations publiques forcément impersonnelles, le nouvel adhérent a du mal à trouver ses marques. C’est pour cette raison qu’avec Dominique, j’ai décidé d’organiser des mini dîners-débats pour faire connaissance, complètement, vraiment, avec ces nouveaux adhérents. Ainsi, au moins une fois par semaine, nous passons une soirée politiquement et humainement très riche avec une dizaine de nouveaux adhérents. Pas plus, pour que la rencontre soit une vraie rencontre.

Membres d’une des neuf sections niçoises, ils sont étudiants, enseignants, demandeurs d’emploi, travailleurs sociaux ou, comme vendredi à Pasteur, commerçants non sédentaires, avocats, profs d’économie… Au menu, la politique nationale bien sûr – actualité oblige – mais aussi le local et les incontournables Municipales de Nice. Chacun explique son itinéraire, ses doutes, ses espoirs. Nous faisons de même.

L’atmosphère a cette fluidité des espaces de communion où chacun apporte sa touche personnelle à l’espérance commune.

Bonheur d’être ensemble.
Bonheur de partager des valeurs.
Bonheur de se concentrer sur les combats présents et de se préparer aux combats futurs.

Amitié, camaraderie, fraternité, peut-être un peu de tout cela.

7 commentaires:

ricciarelli a dit…

Je crois effectivement que le nouvel adhérent rencontre quelques difficultés d'intégration.
Pourquoi? Tout en parlant d'une manière générale, j'évoque en filigrane mon cas personnel.
Pourquoi y-a-t-il eu beaucoup d'adhésions internet.
Parce que le 21 avril 2002 a été très mal vécu, à savoir, un candidat de gauche faisant abstraction des problèmes d'insécurité (attention,j'ai d'autres préoccupations aussi) alors qu'ils étaient une préoccupation (mieux une réalité) majeure des français et cela non pas par analyse objective mais tout simplement au travers d'une analyse purement idéologique visant à ne pas contrarier une partie de l'électorat de gauche.
Alors le lien avec l'objet de ce commentaire ?
Eh bien je pense que les nouveaux adhérents la plupart pro-Ségolène espèrent au travers de sa candidature, une candidate qui peut tout en portant des valeurs de gauche avoir une réponse pratique aux problèmes réels et non pas une réponse idéologique.
Et de nouveau que constate-t-on ?
Une candidate qui malgré toute sa bonne volonté et son talent personnel doit subir le poids de cette idéologie où la réponse à un problème est dictée par ce qui doit être dit pour apparaître de gauche et non pas ce qui doit être dit pour le résoudre.
Le malaise que l'on peut resssentir aussi c'est le jugement porté, souvent par d'anciens militants ancrés sur leurs vérités et leurs expériences indéniables, à l'encontre des nouveaux qui ne seraient pas assez ceci ou cela ou au contraire trop ceci ou cela.
Attention ne dit-on pas à gauche qu'intégrer c'est accepter l'autre avec ses différences alors peut-être faudrait-il là aussi le mettre en application.
De plus je crois qu'il faut veiller à bien distinguer les militants socialistes, des électeurs socialistes(les nouveaux adhérents faisant partie de ces derniers à mes yeux) sachant surtout que quantitativement les deuxièmes sont plus nombreux et c'est là l'essentiel pour gagner une élection.
Si je tiens ces propos c'est plus par ma lecture de certains commentaires de blogs ou mon écoute de certains discours que ma propre intégration au sein de ma section qui de mon point de vue c'est déroulée pour le mieux sur le plan pratique.
Maintenant c'est vrai qu'inconsciemment l'ambition du nouvel adhérent est de faire évoluer le parti et peut-être que c'est une ambition déplacée.
En conclusion la forme du welcome de l'accueillant est importante, mais s'agit-il d'un « welcome chez nous » ou d'un « welcome chez vous ».

marion a dit…

Il ne faut pas généraliser non plus sur le "nouvel adhérent". Je n'ai pas découvert l'existence du PS en meme temps que celle de Ségolène. Je ne me suis pas inscrite sur internet. Je ne me suis pas inscrite que pour voter aux primaires. Je ne suis pas seulement élécteur socialiste, mais militante. (notons aussi que certains "militants" ont décidé de ne plus etre élécteurs socialistes...).

Pour ce qui a été de la découverte du PS local, j'ai trouvé le contact super avec les gens de ma section. Les débats un peu enflammés d'avant les primaires n'ont pas entamé l'ambiance sympathique. Meme les prises de tete avec les autres bébé socialistes comme moi, pour "qui collera le plus d'affiche cette nuit" ne m'ont jamais fait regretter mon adhésion :)

(

Clotilde a dit…

en plus je sais pas si vous avez déjà regardé Love boat (la croisière s'amuse), ils font que se disputer au début, et puis ça finit toujours bien.

Dominique a dit…

Ricciarelli,

Il va de soi que c'est un Welcome chez nous... qui s'enrichit de vous !

Banjophil a dit…

Je voulais donner mon opinion en tant que nouvel adhérent, mais après avoir lu le commentaire de Ricciarelli, il me semble que tout commentaire de ma part ne serait qu'une répétition. Et en plus surement plus mal écrite.
Donc je m'abstiens.
A bientôt

Laurent Weppe a dit…

Pour répondre à ricciarelli j'aurai tendance à dire qu'il s'agissait surtout de ne pas contrarier le militant plus que l'électeur. L'ennui avec "l'idéologie" c'est quand celle-ci se réduit à une forme de catéchisme censé tester la "pureté" de tel ou tel candidat: on court alors le risque de choisir comme individu pour représenter ses convictions, non plus celui ou celle qui sera le mieux à même de les mettre en pratique, mais celui ou celle qui aura fait le plus joli discours.

L'idéologie c'est très bien, mais puisqu'en ce moment on compare beaucoup la politique à la religion, je pense qu'il faut aussi voir que, tout comme la religion ne se limite pas à des psaumes et à des rituels, l'idéologie ne se réduit pas à des discours et à des postures.

Un exemple intéressant est le "CPC" qui fut comparé au CPE de sinistre mémoire: alors que le CPE offrait à n'importe quelle entreprise une sorte de prime à la malhonnêteté (pouvoir renvoyer sans motif un jeune salarié et donc lui imposer n'importe quel diktat. À contrario, le CPC affirme que les entreprises indélicates qui cherchent un effet d'aubaine devront rembourser tous les financements public reçus. On voit donc la différence entre la rhétorique (Hosanna au CDI d'office) et la véritable idéologie, qui consiste à faire payer très cher une entreprise malhonnête.

Anonyme a dit…

La guerre des 2 Patrick.

Samedi dernier, Nice matin a annoncé la candidature de Patrick Allemand à la mairie de Nice. On ne sait pas très bien si cette candidature s’inscrit dans l’esprit et la lettre du fonctionnement du Parti socialiste, mais la question est de peu d’importance car on ne voit pas très bien pourquoi certains au plan local auraient une attitude différente de celle de Ségolène Royale pour les Présidentielles, avec les résultats que l’on connaît.
Comme base de sa légitimité à briguer le mandat de maire de Nice, Patrick Allemand invoque le fait d’être né à Nice (événement dans lequel on conviendra qu’il porte un très faible responsabilité et qui de plus implique qu’il méprise le vote des habitants de Nice qui n’y sont pas nés), qu’il a toujours vécu à Nice et qu’il y a fait toute sa « carrière professionnelle ».
Ce dernier argument laisse rêveur quand on sait que depuis 15 ans au moins, la seule occupation « professionnelle » de M. Allemand a été d’inaugurer les chrysanthèmes ou de servir de pot de fleur aux cérémonies et manifestations orchestrées par la droite locale. Son seul métier, c’est la politique et par dessus le marché, il ne le fait pas bien : quand il prend la parole, c’est pour assommer son auditoire avec un discours long et mal adapté aux circonstances.
Mais se demande le même article, qui est le meilleur candidat contre Peyrat ? Il semble que M. Peyrat ait plus d’estime pour Patrick Allemand que pour Patrick Mottard, ce dernier « pratiquant moins le mépris » à son égard. (il est vrai que Patrick Mottard, lui, fait bien son travail d’opposant au conseil municipal de Nice)
Et précisément, pourquoi croyez vous que M. Peyrat accorde ses (douteuses) faveurs à Patrick Allemand ? Mais c’est tout simplement parce que l’actuel maire de Nice sait pertinemment que M. Allemand est un bien moins bon candidat, pour le battre, que Patrick Mottard !
Voilà la meilleure réponse à ceux qui s’interrogent sur se choix à faire. Peyrat, lui, a déjà voté Allemand.
Voter Allemand, c’est donc voter Peyrat.
Commandant Dromard