29 avril 2007

Merci Bernard, Henri, Elodie, Mikaël, Sylvain, Lucile et Didier



Dimanche, dix-huit heures. Au théâtre de l’Alphabet, le rideau tombe sur la cinquième et dernière représentation de « Sur un air de cithare ».

Sans jouer au césarisé, qu’il me soit permis de décerner quelques remerciements.

Merci, tout d’abord, au public qui est venu nombreux malgré le beau temps, les vacances, les matchs de foot et les élections (mille excuses aux retardataires qui n’ont pas trouvé de places…).

Merci à Bernard, l’ami, le complice sans qui je n’aurais jamais franchi la porte d’un théâtre autrement que comme spectateur. On n’oubliera pas sa composition de l’Ange de Wenders.

Merci à Henri, le Directeur si indépendant du théâtre, mais aussi et surtout, metteur en scène de « Sur un air de cithare ». Il a su donner à ce texte de néophyte une dimension supplémentaire en rappelant que l’Histoire au cinéma, c’est toujours du cinéma. A fortiori au théâtre.

Merci à Elodie, pour avoir incarné avec subtilité et sensualité les multiples facettes du mystère féminin.

Merci à Lucile pour avoir été capable de donner des regrets à Jean-Pierre Jeunet. Lucile, Audrey… y’a pas photo !

Merci à Sylvain, époustouflant Monsieur Loyal, pour avoir déroulé à sa façon le fil rouge (et brun) de l’Histoire.

Merci à Mikaël, pour avoir capté, quasiment physiquement, la légèreté de l’Etre de son personnage écrasé par le kitch communiste.

Merci à mon ami Didier pour son Marcello d’anthologie, synthèse improbable de Mac Enroe et de Mastroianni.



Merci enfin, une fois de plus, à mon nain de jardin, pour avoir accepté de quitter son jumeau le temps de quatre soirées et d’une matinée inoubliables.

14 commentaires:

Anonyme a dit…

A quand une reprise de la pièce ? 5 représentations, c'est trop court.

bernard gaignier a dit…

Merci Patrick de ton blog! Participer à une création c'est toujours une aventure et d'abord une histoire d'amitié et de complicité!! En général avec les acteurs et le metteur en scène (surtout quand on joue dans son théatre depuis 20 ans!!!)! la en plus avec l'auteur....on se connait depuis 20 ans.. aussi!
Quand ça se termine on a toujours un peu de nostalgie... surtout quand ça a bien marché avec le public ce qui a été le cas!!
Je suis ravi d'avoir permis à un petit jeune de se découvrir des talents d'écrivain de théatre!!!
d'accord avec l'anonyme... 5 représentations c'est trop court!! Alors peut etre une reprise???
surveillez le programme de l'Alphabet le ou les saisons prochaines!!! On ne sait jamais!!!

ANTONIN a dit…

Merci à vous, Patrick, Bernard, et tout ceux qui ont participé à la pièce en tant qu'acteurs, metteur en scène et tout les autres.

J'ai pu apprécier, à mon humble niveau, l'amalgame pertinent qui a été fait entre les différents films , et quels films, évoqués tout au long de la pièce, avec tous ces événements passés qui n'auraient jamais dus avoir lieu.

Avec cette pièce, Patrick vient d'inventer un nouveau genre, le théâtre cinématographique engagé.

Bernard dit que ça à bien marché avec le public, ça marche avec le public lorsque le spectacle proposé et les acteurs sont de qualité.

A tout ce que je viens de dire, il y a malgré tout un bémol que l'on ne peu passer sous silence dans cette représentation.

En effet, même si le nain de jardin nous est apparu à tous eminemment sympathique,(qui ne s'attendris pas devant un petit être qui nous ramène à nos contes d'antan, lorsque tout petits nous dévorions les contes de fées), ce nain de jardin donc, joufflu à souhait, coloré, m'est apparu quelque peu figé, absent de la scène malgré sa présence, pas habité du rôle qui était le sien.
Étais ce le trac face au public?
La nostalgie de sa terrasse à laquelle il est plus habitué et sur laquelle il se sentait libre de regarder les convois de nuages traversant en toute majesté le ciel d'azur, la haut, quelque part du coté du boulevard Cyril Besset, loin, très loin de cette scène si sombre?
Ou alors, mais ça, je n'ose l'imaginer Patrik, était t'il là contre son grès, obligé de tenir ce rôle que tu lui aurait imposé sous peine de finir au fin fond d'une cave sombre et humide?
Mais si tel était le cas, imagine- tu Patrick le risque de représailles que tu encourt de la part du front de libération des nains de jardins?

Enfin, quelque soit les raisons qui ont conduit ton nain de jardin à adopter cette attitude peu participative, si tu espère pour lui un avenir sur les planches ou devant les caméras, je te souhaite bon courage pour lui faire apprendre ses textes.

ANTONIN

Clotilde a dit…

Oui merci à toute la troupe et merci à Patrick pour ce moment très particulier. Et surtout, je ne vais pas y aller par 4 chemins: Lucile, il faut que tu en fasses ton métier!!!!!

Anonyme a dit…

oui c'est très vrai! Lucile tu as été magnifique!!!!

Anonyme a dit…

Patrick, sans l'ombre d'un doute tu es prodigieux!
Théâtreux,écrivain,politicien,professeur,altruiste,homme du peuple...sous toutes ces différentes casquettes tu excelles et mets du baume au coeur à toutes les personnes qui t'aiment!
Tu as su enrichir ta vie avec un maximum d'experiences positives: chapeau bas!
Et tu as raison car l'on ne vit qu'une fois CARPE DIEM!!!!!
Je t'adoreeeee
mon ptit Pat de Nice....

bernard gaignier a dit…

Antonin, je ne partage pas du tout ton avis sur le nain de jardin. son air figé était une composition tout à fait spéciale et lourde de signification du genre "il est dur de ne rien faire quand tout s'agite autour de vous". Ce jeu tout à fait distancié et meme brechtien était un appel à la relativité des choses. Et c'est très dur d'intérioriser ainsi un jeu d'acteur.
Je le félicite donc chaleureusement de sa composition. Il faut dire qu'il a de l'entrainement: Il garde le meme calme dans la vie meme quand Dominique se livre à une grande opération de fulminitude.
enfin et la c'est en tant qu'acteur que je parle; quand tant d'acteurs ont souvent un ego surdimensionné ,lui reste modeste et serein!!
D'ailleurs à ce propos Clotilde et les autres arrétez de faire tant de compliments à Lucile, je vais finir par etre jaloux.

Clotilde a dit…

Non mais Bernard, dans la catégorie messieurs et de ce côté-ci du Rio Grande, tu restes le meilleur.

Anonyme a dit…

Bernard je comprends ta « dépitude" , non mais! T’as vu la photo qu'ils ont choisie ...juste au moment ou tu baisses la téte !!
Mais on ne lui en voudra pas au » petit jeune » qui monte... qui monte …
Penelope

Anonyme a dit…

il m'a l'air d'un fêtard ce nain!
qu'est-ce qu'il tient à la main une choppe de bière?

Anonyme a dit…

Suis assez d'accord avec le Berliner... le nain était magistral de béatitude pragmatique... ensuite je dirai que le petit camion jaune était pas mal non plus, ainsi que le poteau fleur et la croix... quant aux cailloux au sol et au "truc" accroché au mur à gauche, alors là, c'est une palme je dédie !!
Concernant Lucille, idem je suis d'accord, franchement y a pas de quoi vermifuger un abribus hein !!

MéPkoiEtre6Mechan___Paskeuuu
PS: Heu BG tu jouais quoi dans la pièce toi? gnark gnark !!

Anonyme a dit…

merci Patrick pour ton invitation. nous avons culpabilisez de payer un prix d'ami, le contenu de la pièce valait bien plus.on suppose qu'après l'Est, tu iras recommencez a l'ouest aussi, on rêve d'une scène a Paris, a Londres, a Madrid, a la Havane, a Rome, pour faire le contre partie ( en deux maux, bien sur)Une question, le nain, tu le connais vraiment?

ANTONIN a dit…

A STAR IS BORN!

Comment, mais comment ais je pu passer à coté de l'éclosion d'un tel talent!

Ce nain de jardin que je traite avec condescendance, oui Bernard, tu a raison de m'en expliquer les subtilités de son jeu d'acteur totalement pénétré de son rôle subtil et tout en nuances.

J'ai enfin compris sa façon d'intérioriser son jeu, mieux, de le vivre intensément dans cette rigidité la plus totale, preuve de conflit intérieur et de rivalité intense entre le moi réel, supposé et joué.
Il a du lui suffire de s'imaginer dans le ventre de sa mère, véritable rempart contre les bruits et les coups représentés par le jeu des acteurs et l'applaudissement des spectateurs.
A l'intérieur même de l'antre féminine, dans la chaleur de son corps, la ou tout commence.

D'ailleurs, cette scène de théâtre si sombre, ne représente t'elle pas
en quelque sorte le ventre rassurant de la mère?
Les acteurs ne sont t'ils pas les filles et fils enfantés par ce même théâtre?

Les spectateurs ne sont t'ils pas autant de membre de la famille attendant la fin de l'histoire comme un accouchement heureux si la pièce est bonne?

Alors oui, il peu de la façon la plus stoïque prendre la pose et dérouler son rôle, et tant pis pour certains qui comme moi ne le comprenne pas.

Plus tard, dans quelques années, lorsque le tout Paris se pressera pour aller le voir, lorsque les plus grands imprésarios se l'arracherons, lorsqu'il aura triomphé sur toutes les scènes du monde, lorsque les plus belles filles voudront partager ses nuits, nous pourrons nous enorgueillir d'avoir assisté à ses débuts. D'avoir cru en lui alors qu'il était délaissé de tous et prêt à finir à la rue (ou sur la terrasse de Patrick).

Et après? dans son jet privé, entre deux continents, se souviendra t'il de la terrasse sur laquelle ils regardait les nuages dans le bleu du ciel, quelque part du coté de Cyrille Besset?
Se souviendra t'il des grandes opérations de fulminitudes de Dominique?

Les acteurs n'ont pas de passé Patrick, il s'inventera une histoire malheureuse d'enfant battu et rejeté par les siens.
Sa biographie se vendra à des millions d'exemplaires, Dominique et toi serez assimilés à des Thenardiers des temps modernes.

ANTONIN

Dominique a dit…

Ce nain me gâchait sinon la vie du moins ma terrasse, et voilà t'y pas qu'il envahit le blog de Patrick après avoir volé la vedette aux merveilleux acteurs de Sur un air de cithare ! Pour couper court aux interrogations, oui, il existe bien, oui, il tient une chope de bière à la main, et non, je ne vous expliquerai pas comment il a fini par prendre racine dans une de mes jardinières !