01 octobre 2006

Lionel

C’est dans un petit restaurant du 18e arrondissement que, mercredi soir, entouré de ses amis proches, Lionel Jospin a renoncé définitivement à se présenter à l’élection présidentielle. Il a probablement pris la bonne décision car, comme dit le bon sens populaire : « Avant l’heure, c’est pas l’heure, après l’heure, c’est plus l’heure » (Dominique, Laurent, Martine et les autres).

Mais même si la logique des rapports de force et des fidélités au sein du PS a fait que j’ai rarement été à ses côtés en interne, la décision de Lionel est pour moi tout sauf anodine. Elle marque la fin d’une carrière et peut-être d’une époque. Le parcours de Lionel Jospin est impressionnant et digne, tout entier au service de la gauche démocratique (on se souvient de son débat sans complaisance avec Georges Marchais), un parcours qui ne méritait assurément pas le reniement des ex-courtisans ou les procès en sorcellerie des "résistants" de l’après 21 avril.

Comme tout bilan, celui de Jospin a ses points positifs mais aussi ses zones d’ombre. On peut donc user à son égard de ce fameux droit d’inventaire dont il a lui-même assuré la promotion.

A son crédit, on peut rappeler son rôle essentiel lors du premier septennat, lorsque, premier secrétaire du PS, il a permis au parti de jouer son rôle de contre-pouvoir face au Premier ministre et parfois même face à François Mitterrand. Plus tard, en 1995, sa campagne présidentielle avait su redonner l’espoir à une gauche très déprimée par les législatives de 1993. Enfin, son "quinquennat" à Matignon a été globalement très positif, même si, le programme initial ayant été réalisé en trois ans, les deux dernières années furent un peu statiques. Mais qui veut revenir sur les 35 heures ou ne rêve pas de réinventer les emplois jeunes ?

A son débit, on peut inscrire la campagne de 2002 et, pour nous, bien sûr, sa non implication dans les Municipales de Nice en 2001. Je me souviens l’avoir mis en garde par trois fois sur les conséquences négatives de son absence dans le débat niçois à un moment où, tête de liste, j’avais besoin d’être "bousté" nationalement pour asseoir une crédibilité qui n’était encore que naissante. Je me souviens notamment de notre conversation téléphonique un peu surréaliste le vendredi précédant le second tour. Alerté par les rapports du Ministère de l’Intérieur, Lionel m’avait téléphoné pour me demander ce qui se passait à Nice. De nouveau, je lui avais répété que nous avions toutes nos chances et que la campagne de Nice plurielle risquait de porter ses fruits. Pour la première fois je l’avais senti ébranlé par mon argumentation. Mais il était trop tard pour envisager quoi que ce soit à quelques heures de la fin de la campagne électorale. Le dimanche qui suivit, Guigou en Avignon, Voynet à Dôle et Gayssot à Béziers, candidats largement promotionnés par Lionel, furent sévèrement battus, alors que la gauche niçoise, ignorée par tous, a bien failli créer la surprise. A trois mille voix près.

Mais comme on dit, «ce qui est fait est fait» et ne remet pas en cause l’ensemble d’une carrière accomplie avant tout au service de la réhabilitation du politique et du rassemblement de la gauche. Assurément, au grand tribunal de l’Histoire, Lionel peut comparaître sans crainte. Et de Raffarin à Villepin, ce ne sont pas ses successeurs à Matignon qui risquent de lui faire de l’ombre.

23 commentaires:

e.massuelle a dit…

bel éloge et humour élégant !
si seulement monsieur Jospin avait eu un peu de ton charisme....

Richard a dit…

Les trois premières candidatures à l'investiture suprême ont été présentées ce week-end. Le suspens insoutenable est enfin terminé. Jospin et Hollande, hors jeu, il restera aux militants de choisir entre Ségolène, Dominique, Laurent et peut-être, Jack. On connaît les soutiens des uns et des autres. On connaît la popularité de chacun. Pourtant, chacun des candidats apportera sa couleur personnelle au projet socialiste. Dominique se réclamant de la sociale démocratie se présente comme le meilleur rempart de gauche pour battre la droite. Laurent se présente comme le candidat le plus à gauche possible du parti, capable de rassembler toute les gauches. Ségolène, chouchou des sondages sera d'après Arnaud la candidate de la rénovation. Tous les partis de France ne peuvent pas présenter autant de candidats de valeur. Nous aurons l'honneur de devoir choisir parmi l'un d'entre eux. Nous le ferons j'en suis sûr, en militants ou adhérents responsables et respectueux de la responsabilité qui est la nôtre. Nous assumerons les débats, et forgerons nos convictions avec l'intégrité morale que doit avoir un militant. Les sondages et l'avis des sympathisants aussi sympatiques soient-ils ne devant pas nous influencer. Pas plus que nous devrions être sensibles aux manoeuvres.
Demain Lundi 2 octobre, le dernier disque de Renaud sera en vente.
Vivement demain.
Amitiés
Richard

Serge a dit…

Franchement Patrick je reste sur les fesses lorsque tu mets à l'actif de la gauche et de Jospin les 35 heures.
Qui voudrait revenir dessus et bien quitte ta tour d'argent va au contact des salariés du privé et tu comprendras.
Dans ma profession, les ambulances, en 1997 nous faisions du Lundi au vendredi 8hres-19hres pour un salaire d'environ 1400 1500 euros par mois certes beaucoup d'heures mais un salaire qui permettait compte tenu de l'époque de vivre dignement.
Depuis les 35 heures les anciens furent remerciés pour des motifs divers et des jeunes furent mis à leurs places pour un salaire d'environ 1000 euros ou pas tout à fait pour 35 heures.
Résultat des courses pour arriver à un salaire correct l'entreprise n'ayant pas embauché plus de salarié, les ambulanciers sont obligés de travailler les jours de RTT, car c'est bien le temps libre mais sans argent aucun intêret.
Alors vois tu la loi Aubry sur les 35 heures qui devait être sociale a été la plus anti-sociale pour les salariés sauf pour quelques privilégiés dans la fonction publique où le temps de travail fût baissé sans toucher au salaire par contre elle fût une aubaine pour les employeurs.
En son temps François Mitterrand en proposant les 39 heures avait réalisé un progrés pour les salariés car il y avait une certaine souplesse dans la loi.
Les 35 heures furent un des grands motifs de l'echec de la gauche aux élections passées et franchement le nier est se couper de la réalité.
J'ai donné comme exemple ma profession mais dans la restauration se fût le même cas de figure alors il faudrait vraiment que la gauche mette dans le droit d'inventaire des années Jospin cette loi qui fut d'une grande stupidité, doctrinale et idéologique.
Bien à toi


Serge

Clotilde a dit…

Publié dans l'Huma il y a trois ans:
http://www.humanite.presse.fr/journal/2003-10-14/2003-10-14-380616

Extrait: "Chez les salariés, 64 % souhaitent " maintenir les 35 heures telles quelles " ; 23 %, les " supprimer et revenir aux 39 heures " ; 11 %, les " suspendre temporairement " ; tandis que 2 % ne se prononcent pas."

Sondages effectués par deux instituts différents, avec des résultats très comparables.
Ce n'est pas pour ça qu'il ne faut pas essayer d'améliorer les modalités, les contrôles sur leur application, pour qu'on arrive à 90 de satisfaits. Mais parler d'échec et de refus des 35h de la part des salariés n'est pas tout à fait exact il me semble!

Richard a dit…

Cher Serge. ce n'est pas la loi qui est mauvaise. C'est l'application détournée de la loi, qui dans votre cas et dans bien d'autres a été une catastrophe.
En ce qui concerne les fonctionnaires, je ne partage pas votre analyse. En revanche,les employés des sociétés qui ont joué le jeu, ont tiré un très grand bénéfice de la réduction du temps de travail.
Réduire le tenps de travail, c'est quand même une idée noble, que seuls des dirigeants politiques de gauche proposent. A la charge des dirigeants d'entreprises de la mettre en application dans le sens de progrès social, et non pas de régression sociale.
Amitiés
Richard

Claudiogène a dit…

Jospin ?
C'est Zidane.
Tant d'années de travail pour construire un homme exemplaire.
Et patatra, il gâche tout sur un "coup de tête" par manque de maîtrise.
Dommage.
Ce qui est fait est fait. Ce qui est dit est dit.

Henri a dit…

A propos de Lionel, du droit d’inventaire et des 35 heures.
Depuis que le cerveau moderne, néo cortex, a permis l’apparition de l’Homo Sapiens Sapiens, l’homme, comme disait SARTRE, est le seul être capable d’élaborer des projets et de se donner les moyens de les réaliser. Il a ainsi échappé à la fatalité génétique et biologique pour entrer dans l’ère du politique (voir « l’abeille et l’architecte » de MARX , puis de MITTERRAND). Quel rapport avec Lionel, ne vous inquiétez pas, je n’oublie pas le sujet. Au droit d’inventaire, je préfère le devoir d’évaluation. J’ai appris que dans toutes entreprises (au sens large du terme) individuelles et collectives, il fallait respecter quatre phases : l’information, la réflexion, la décision et l’action, mais j’ai appris surtout qu’il fallait, pour chacune de ces phases, avoir régulièrement des temps d’évaluation et à la fin faire le bilan ( évaluation finale). L’objectif de ces évaluations étant de vérifier l’écart entre le voulu et le vécu, les raisons de cet écart et ainsi prendre les mesures pour le réduire et l’annuler. C’est ce que nous devrions faire en permanence dans notre action politique, or nous négligeons toujours ce temps si important. A propos des 35 heures, c’est ce qui a manqué. La loi des 35 heures a été une belle et grande avancée qui rentrera dans l’histoire dans la lignée des réformes qui ont marqué la Gauche. Mais cette loi a été un peu précipitée (nécessité de forcer le patronat hostile). Nous aurions dû aussi mieux nous assurer que nous avions les moyens financiers et humains de son application (milieu hospitalier... faiblesse des syndicats dans certains secteurs). Nous avons surtout manqué de temps (échec aux élections de 2002, la droite, revenant au pouvoir, a complètement dénaturé cette loi). Nous devons faire une vraie évaluation, en tirer les leçons et améliorer le texte (négociation, pouvoir d’achat, véritable choix du temps libre, militantisme, qualité de vie...). Non, cette loi n’a rien de stupide, ni de doctrinal, elle est simplement dans la logique de notre époque et, d’essence humaniste, elle nous permet de nous libérer un peu plus de la fatalité et de la servitude du travail contraint (n’oublions pas l’étymologie du mot travail qui vient de tripalium, instrument de torture, sens que l’on retrouve dans le travail de la femme qui accouche dans la douleur !!!) et nous prépare à entrer dans la civilisation du loisirs (voir les travaux de J. DELORS, M .ROCCARD, J.DUMAZEDIER, D.MEDA, J RIFKIN et surtout un livre de Joseph LEIF « le temps libre et le temps à soi » ...), ouvrant ainsi une nouvelle ère à l’Homo Sapiens Sapiens. C’est peut-être cela le Socialisme aujourd’hui. Merci Lionel, merci Martine.

Henri COTTALORDA.

Dominique a dit…

Claudiogène,

Pour ma part, je n'assimile pas le retrait de Jospin après l'élection présidentielle de 2002 au coup de boule de Zidane. A l'époque, je fais partie de ceux (rares) qui l'avaient compris. Je l'avais compris non seulement sur le plan humain (niveau permettant effectivement l'assimilation au coup de boule), mais également sur le plan politique. Pour une fois, un homme politique assumait ses responsabilités et tirait les leçons de son échec (qui n'était d'ailleurs pas que le sien). En plus, j'avais trouvé au geste une certaine noblesse, même s'il est vrai qu'il nous mettait en difficulté.

Par contre, j'ai été - un peu - déçue par sa tentative de retour (toute ma belle argumentation tombait à l'eau). Pourquoi nous avoir laissé tomber si c'était pour revenir ? Finalement, il n'est pas allé au bout. C'est tant mieux pour lui. Et c'est tant mieux pour l'image que je tiens à conserver de lui.

AnneMarieK a dit…

Je n'ai qu'un mot à dire : le bilan de Jospin est bien meilleur que tout ce que nous avons connu. Je lui tire mon chapeau. Quand on voit la situation dans laquelle se trouve le pays actuellement, je ne peux qu'avoir de la rancoeur envers toutes les personnes qui ne sont pas allées voter au 1er tour. Merci à toutes ces personnes qui ont permis le retour de Sarkozy. Que Jospin revienne ou non, ce n'est pas le plus important. Ce qui compte, c'est le travail qui a été fait pendant son mandat et qui maintenant est complétement saboté. Je pense que beaucoup de personnes vivaient mieux lorsqu'il était premier ministre. Aujourd'hui, bonjour l'angoisse !!!
Bonne soirée à tous.

AnneMarieK a dit…

J'ai deux choses à dire : la première, merci Lionel. Ton quinquennat a été globalement positif.
La 2ème, merci à toutes les personnes qui n'ont pas voté au 1er tour. Grâce à vous, nous vivons depuis presque 5 ans dans un pays merveilleux ! Merci d'avoir permis le retour de Sarkozy et des incompétents de droite. Nous sommes tous en train de le payer !
Quant aux 35 heures, pour conclure, il n'y a pas eu d'effet négatif pour mon employeur (je travaille dans le privé). Bien au contraire, il y a eu de nouvelles embauches à des salaires corrects. Désolé Serge, mais ce n'est parce que ça n'a pas fonctionné dans ton secteur d'activité que c'est le cas pour tous les autres. Les 35 heures furent une bonne idée.

serge a dit…

Cher Richard et Clotilde

Une précision sur les sondages dans les satisfaits il faudrait sortir les agents de la fonction publique et nous aurions des surprises, interroger les salariés des artisans qui ne gagne plus leurs vies faute aux 35 hres sans possibilité d'heures sup car elles sont taxées la seule solution étant pour l'artisan de passer les hres sup en primes qui en cas de licenciement ne seront pas prises en compte par les assedic.
D'autre part pour vous mon cher Richard, il vous faudra également expliquer le bienfait des 35 heures dans le milieu hospitalier où il devient impossible de boucler des plannings déjà que sans les 35 heures !!!! résultat des services fermés l'été, des services réduits, allez voir aux urgences vous serez convaincu

Bien à vous

Votre ami qui donne son point de vu sans passion

Serge

Marion a dit…

je ne comprends pas pourquoi on doit se sentir obligé de rapprocher travail et contrainte, de rappeller certaines racines comme le "tripalium"...

Je suis loin d'être dans le marché du travail (ou selon le point de vue, loin d'avoir le recul nécéssaire pour en parler) mais je trouve ca vraiment dommage de donner cette image du travail (comment, on ne peux pas s'épanouir dans son travail ??!), et par extension de donner cette image de la gauche en France: le travail est une contrainte, tous aux loisirs (sans oublier le refrain habituel, tous les patrons sont méchants et féroces...)

Serge a dit…

Patrick, je te trouve muet sur le sujet, par contre je partage l'analyse de Dominique sur Jospin mais je serai heureux de connaître ta position, à moins que comme sur l'ilôt gambetta tu préféres ne pas me répondre.
Je tiens quand même à te faire une mise au point lorsque je te dis sors de ta tour d'argent c'est sans méchanceté, je reste convaincu que tu seras le meilleur futur Maire pour la ville de Nice pour autant malgré que je te connaisse peu j'aprecie tes actions et ton engagemnet mais pour autant tout au moins sur ce blog je souhaite continuer à te parler non pas comme à un élu mais à un copain avec qui j'échange des idées qui parfois seront contradictoires aux tiennes.
J'espère pour autant qu(il n'y aura aucune rancune ni animosité entre nous

Bien à toi

serge

Anonyme a dit…

Jospin, comment trouver de la noblesse à sa lâcheté en 2002? Nous abandonner dans le combat contre Le Pen, nous faire voter Chirac, après avoir mené une campagne pré-ségoliste? Quant à l'accuser de l'échec de la gauche à Nice, c'est un peu frapper un homme à terre...

Clotilde a dit…

Sondage du 30 janvier 2005, par l'IFOP (pas précisément un institut de sondage de gauche...), et paru dans le journal du dimanche, à propos de la renégociation actuelle sur les 35 h:
74% des salariés du privé aimeraient conserver leur temps de travail actuel et 81% pour le public.
Ils sont 20% dans le privé à vouloir travailler plus, contre 15 dans le public.
Les détails sur à cette adresse:
http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/35h300105.asp
Donc Serge, tu as un tout petit peu raison sur la différence public/privé, mais pas trop non plus!

Pour ce qui est de l'hôpital (ça tombe bien, je travaille dans un hôpital): c'est le truc classique, dès qu'on parle de la cata des 35 h, on parle de l'hôpital, en oubliant de dire que dans le même temps, le secteur a été volontairement sinistré, par dévalorisation des statuts, stagnation ou recul des embauches, et fermeture de lits. Forcément, les salariés de l'hôpital sont nerveux, mais ceux que je connais font la part des choses, à ce que j'ai pu en entendre.

Que l'on pense que cette réforme a été un peu précipitée, je serais d'accord; qu'on dise que bcp aimeraient tout de même faire des heures sup pour avoir un salaire décent, je comprend aussi, mais enfin, ça me fait un peu penser à cette mode actuelle de dénigrer les congès payés du front populaire, qui est de dire que les salariés ne voulaient pas de leurs vacances mais préféraient gagner plus. C'est vrai qu'ils voulaient gagner plus (d'ailleurs, à cette époque, la plupart a eu une augmentation conséquente de son salaire), mais quand même, ils n'avaient pas l'air mécontents de leurs congés non plus.

Comme cela a été suggéré plus haut dans les commentaires, l'important n'est pas de convaincre les réticents que c'était une idée parfaite. L'important c'est de transformer la loi elle-même mais aussi son contexte d'application (reperfuser, et même donner à manger normalement à l'hôpital par exemple!) pour que la très grande majorité des gens soient satisfaits.

Patrick Mottard a dit…

A l'anonymous qui ne semble pas être à une contradiction près :

L’analyse sur Jospin et l’attitude du National pendant les municipales, je la tiens depuis 2001, à une époque où, précisément, Lionel était dans les esprits le futur Président, alors…

Quant à sa lâcheté, je me demande si les mêmes qui dénoncent sa démission n’auraient pas été les premiers à stigmatiser ces hommes politiques qui s’accrochent envers et contre tout…

Patrick Mottard a dit…

Serge,

Pas d’inquiétude, j’apprécie beaucoup tes commentaires. Je n’ai simplement pas souvent du temps pour répondre.

Pour l’îlot Gambetta, nous avons, en son temps, dénoncé le projet de la Mairie. Mais maintenant que le CHU a repris ses billes, la collectivité ne peut plus contrôler que par les règles d’urbanisme.

En ce qui concerne les 35 heures, cela reste pour moi une grande réforme de gauche émancipatrice. Une de mes étudiantes avait mené une enquête sur ce que les gens faisaient de leur RTT et c’était plutôt positif. Cela dit, les bugs ont été nombreux dans de nombreux secteurs, dont apparemment le tien. En général des secteurs peu ou mal syndiqués…

Richard a dit…

Salut Patrick et Serge.
Je crois que ça a buggé aussi dans le milieu hospitalier. Et Serge a raison. Mais je connais pas bien le problème. Je sais que lors d'une manif, je m'étais fait interpeller par des agents hospitaliers sur les 35 heures justement. Mais je préfère corriger que de supprimer.
A bientôt
Richard

Anonyme a dit…

J'avais assuré à Xavios que son message ne serait pas censuré, que ça n'était pas le genre de la maison, et qu'avec un peu de chance et de temps il aurait peut-être votre réaction...Depuis suspens!
Message envoyé le 02/10 vers 22h.

Patrick Mottard a dit…

Aucune trace du sympathique et mystérieux Xavios...???

ALEX 06 a dit…

Bonsoir,

Arrivant après 20 commentaires que j'ai lu rapidement j'essaie de mettre mon"grain de sel"
Jospin est parti, puis est revenu, puis est reparti! Je l'avoue son retour m'a déplu mais, un moment je me suis dit qu'il était peut être notre solution face au risque d'éclatement pu parti et face à (je serai correct je dirai simplement) face à Marie-Ségolène.
Il est reparti c'est tout.
J'ai pensé que légitement F.H. se présenterait alors, en quelques sortes, nous(le Parti) diciplinés nous le suivrions (avec nos états d'âmes) mais nous avons l'habitude.
Finalement que nous reste-t-il un social-démocrate adulé par le patronat, un(e) adorateur de Jeanne d'Arc au discours ambigu, et enfin quelqu'un qui envers et contre tous est resté sur ses positions ce qui lui a valu d'être écarté du Parti, qui soutien le discours de gauche pour lequel je milite, qui avance des propositions sociales, qui pense Europe sociale et non financière, qui rappelle dans les objectifs suivants son élection à la présidence (je l'espère) celles du gouvernement Mauroy. Ai-je le choix camarade?
Les 35 heures, Richard a raison, c'est une bonne chose mais un mauvais texte. Il aurait fallu l'imposer, cela a été détourné.Les employeurs publics et privés n'ont pas embauché et ce sont donc les employés qui ont été obligé de faire avec. Le cas des services hospitaliers (ambulanciers compris bien sûr) est caractéristique les "patrons" l'Etat parfois, compte sur la conscience professionnelle des agents, les usagers pâtissent des mauvais planning, du manque de recrutement, du manque de personnel etc...
Je crois qu'il cesser de se laisser berner.Les "patrons" (je mets des guillemets pour ne pas passer pour un gaucho extrème)profitent de nos divisions, de notre manque de rigueur, ils savent ce qu'ils veulent, nous devons savoir ce que nous voulons.
Pour terminer sur le local, comme militant je pense pouvoir donner un petit conseil à notre camarade P.Mottard, je sais que les agendas d'élus sont chargés mais ceux que tu dois convaincre ne sont pas dans les assemblées ou les réunions officielles ceux qui sont là te connaissent,ils sont dans la rue, dans les cités, ils ont besoin de te parler de leurs problèmes quotidiens, ils t'attendent!
A tous,Amitiés Socialistes.
ALEX 06

Patrick Mottard a dit…

A l'attention de Xavios and Co,

Les pseudos sur internet, c'est déjà assez pénible, mais les pseudos qui parlent pour des pseudos (n'est-ce pas Valerios ?), ça devient carrément illisible...

Patrick Mottard a dit…

Alex 06,

Je te rassure Alex, mais à l'évidence tu me connais mal. Je ne vais JAMAIS, je dis bien JAMAIS aux réunions officielles (à part bien sûr les réunions de travail où je fais mon travail d'élu). Tu ne me verras JAMAIS à une inauguration, un cocktail ou une première (sauf pour un ami). Au stade, je me suis abonné aux Populaires délaissant les invitations à la tribune présidentielle.

Tout cela d'ailleurs intrigue le microcosme car, comme disait Brassens, "les braves gens n'aiment pas que..."

Le temps ainsi libéré est consacré au terrain. Quand un responsable d'association me demande un rendez-vous, je ne le reçois pas dans mon bureau : je préfère aller sur place. Par ailleurs, je suis un adepte convaincu de la marche à pied, ce qui multiplie les contacts informels. Mon métier me met en rapport avec des centaines de jeunes dont d'ailleurs beaucoup sont issus des cités. Je célèbre aussi de nombreux mariages de famille des Moulins ou de l'Ariane. Etc...

Alors Alex 06, sois rassuré, peu d'élus connaissent aussi bien le terrain que moi...

P.S. J'ajoute que j''habite au milieu du chantier du tramway, alors question dialogue avec la population...