19 mai 2008

Il fallait présenter le raton-laveur…

Qu’on me pardonne ce titre quelque peu provocateur à propos des résultats de l’élection législative partielle dans la 5ème circonscription des Alpes-Maritimes, titre qui renvoie en fait au post écrit à ce sujet il y a quelques jours.

C’est que dans cette circonscription, qui fut en son temps détenue par la gauche, le résultat du candidat de la Fédération du PS, Paul Cuturello, est particulièrement affligeant. A un moment où la France du travail est dans la rue, où non seulement le Président de la République mais aussi le Premier Ministre battent des records d’impopularité, le score candidat du PS est en retrait de… 40% par rapport à celui de la droite (20,7 contre 61) et seule la participation empêche le candidat de droite d'être élu au premier tour (moins de 25% des électeurs inscrits). Ce résultat est d’autant plus négatif qu’il n’y avait pas de candidat des Verts, pas de candidat d’extrême gauche, pas de candidat du MoDem, que la candidature du PC était de pur témoignage (les maires de la circonscription n’étaient pas candidats) et que Cuturello bénéficiait du soutien du PRG et du MDC… ainsi que de celui de l’appareil national (Congrès oblige, un dirigeant national a même fait le déplacement dans la semaine).

En fait, ce résultat s’inscrit dans la continuité du fiasco des municipales niçoises qui avaient vu la liste Allemand arriver en troisième position au 1er tour. Au moment où se profile à l’horizon la partielle dans le 12e canton, la descente aux Enfers n’est probablement pas achevé. En effet, non seulement la Fédération du PS et son Premier secrétaire refusent de se remettre en question (cumul des mandats, alliance avec la droite à Nice), mais elle est tout simplement en train de préparer… une nouvelle charrette d’exclusions… Etonnant non ? comme aurait dit le regretté Pierre Desproges.

13 commentaires:

Anonyme a dit…

Commentaires des candidats battus aujourd'hui dans la presse :

- "Pour Christian Estrosi, ce n'est pas le succès espéré car une très forte abstention l'a sanctionné... On commence déjà à ressentir le début d'une réelle contestation du pouvoir en place, il faut poursuivre sur cette voie" (Paul Cuturello, PS, 20,68%).

- "... je remarque que la grande bouffe du pouvoir par Estrosi ne plaît pas aux électeurs" (Ghislain Gianno, PC, 5,52%)

- "Aujourd'hui, nous sommes la seule alternative, enracinée localement, à pouvoir faire face à Estrosi" (Plaquevent, Identitaires, 4,7%)

- "Nous constatons le gros camouflet de celui qui se voyait déjà Roi de la Côte d'Azur" (Bruno Ligonie, FN, 4,84%).

Qurl abominable score a donc fait Christian Estrosi pour que ses adversaires constatent à ce point son échec cuisant ? 61,09% : plus encore qu'en 2007. Simplement, il n'y a pas assez de participation pour lui donner 25% des inscrits... C'est ça la sanction des électeurs ? Et leurs électeurs à eux, qui ont-ils voulu sanctionner ?

Un seul candidat a montré un peu de dignité dans cette histoire : Axel Hvidsen (MEI) : "Je suis un peu déçu, j'avais quand même espéré faire un peu plus...". Cela change de la langue de bois des autres qui font semblant de faire croire qu'ils ont gagné quand ils se prennent une gifle magistrale ! En attendant, tout sanctionné par l'électorat qu'il l'est, c'est bien Estrosi qui sera la semaine prochaine au palais Bourbon.

Michel GROS a dit…

J'ai toujours cru que Cuturello s'appelait Culturello. Je ne sais pas pourquoi. Sauf peut-être parce que militant P(s) éphémère je souhaitais penser mon adhésion culturelle en même temps que politique. Mais à bien y réfléchir Culturello signifiait bien autre chose. Une chose sans doute cul cul la praline.
;-))

Bernard Gaignier a dit…

Eh ben dis donc; si comme le dit Cuturello, on commence à ressentir le début d'une réelle contestation du pouvoir en place, qu'est ce que ce sera quand on arrivera à la fin.......100% pour Estrosi??????
En attendant, il s'agit surtout d'un coup de pied au cul magistral pour le candidat de la gauche!!! Et le pire c'est qu'il dit qu'il faut poursuivre sur cette voie!! Tous les désespoirs nous sont permis!

Sylvie a dit…

Pourquoi ces candidats malheureux n'ont-ils pas l'honnêteté de reconnaitre la popularité incontestée de M. Estrosi et qu'ils ne lui arrivent même pas à la cheville ?
On ne peut pas vaincre un adversaire si on ne reconnait pas objectivement ses qualités... Qui osera s'opposer à lui sur le terrain de la popularité ?
Seuls, vous ou votre épouse auriez pu le battre sur ce terrain si vous aviez eu, comme lui, l'appui d'un grand parti en prime.
Et pour avoir de la popularité, il faut aimer le peuple... et ainsi on peut faire de la bonne politique... en écoutant le peuple et en répondant à ses attentes immédiates, concrêtes ou plus profondes, plus lointaines.
Suis-je trop idéaliste ou est-ce simplement du bon sens ?

alain a dit…

Le problème du raton laveur, c'est qu'il ne sait pas conduire les motos, surtout avec un passager qui trimbale des sacs de sport! C'est pour çà que l'on a pas voté pour lui. Toute ressemblance à des gens ou à des faits ayant existé, ne serait que pure coincidence.

Richard a dit…

Une chose encore plus navrante pour le PS local, que sont les gamelles que prennent ceux qui se présentent inlassablement.Matringe par exemple, ou Cuturello bien qu'élu dans le 14° canton...C'est la relève... Bon, c'est comme ça.
Tu parles de nouvelles vagues de radiations du parti, lesquelles ?

Laurent Weppe a dit…

"Et pour avoir de la popularité, il faut aimer le peuple..."

Non: parfois, faire semblant suffit: Bush a eu 90% d'opinions favorables, et Sarko, 65%

Mais tout ça n'a qu'un temps: Estrosi finira mal aimé à son tour, il nous reste juste à espérer d'ici là que l'oposition ne se contente pas de jouer les notables en carton

(et quand même, pauvre raton-laveur, il en méritait pas tant)

Anonyme a dit…

Je ne trouve pas le titre du billet si dur que cela! Combien aurait fait le raton laveur avec le poing et la rose en bas de l'affiche? Au moins 15 %. C'est cela la valeur ajoutée d'un conseiller général depuis 1998, Nième fois candidat à cette élection législative et rappelons-le, ancien candidat de la gauche aux municipales de 2001?

Comment ne tirer aucune leçon lorsque l'on est en face d'un tel échec de notoriété? Aucune remise en question, telle est la règle. Patrick Allemand fait école... à moins que ce ne soit l'inverse!

Laurent Weppe a dit…

Je parle Bah, je constate que tous les posts sur ce sujet nient le charisme naturel de ce sympathique animal.

Si avec une tête pareil et le poing à la rose, il ne dépasse pas les 20% dans un ancien bastion de gauche, il y a vraiment de quoi désespérer de la politique

ANTONIN a dit…

S'ils étaient de bon stratèges et de fin politiques à la fédé, ça se saurait.
Et surtout, ça se traduirait par des résultats tangibles sur le terrain avec une bonne mobilisation des citoyens pour se rendre au urnes.

En lisant certains commentaires d'autosatisfaction, les bras m'en sont tombés.
40%!
c'est bien 40% de différentiel qu'il y a entre le PS et l'UMP.
C'est pas 1 unité, c'est 4 dizaines!

Certes il y a ceux qui ne se sont pas mobilisés pour Estrosi, comme ils le disent si bien, mais il y a aussi, et surtout, ceux qui ne se sont pas mobilisés pour Cuturello, et qui sont au moins aussi nombreux, voire plus en % d'abstention.
Car 20% de 21% de votants ça ne fait vraiment pas beaucoup de citoyens se déplaçant pour aller voter PS.

Depuis quelques scrutins, on nous présente des résultats en net recul comme étant de formidables avancées et autant d'annonces de lendemains victorieux.
Comprenne qui pourras.

La seule vraie victoire est l'autisme de Biscarra qui progresse à grands pas.

Pour ma part, je ne sait pas si le résultat de dimanche, pour le PS,
est un "léger recul", ou bien une "bonne surprise", ou encore "un encouragement", ou mieux même, un "formidable espoir pour tout un peuple" (demandez à la fédé de rayer la mention inutile, et en plus ils vous diront quoi penser), ce qui est sur c'est que c'est 40% dans les dents!
Et encore un peu de crédit perdu.
Avec ce qui se passe au national, on n'a vraiment pas besoin de ces numéros de cirque qui font surtout rire les niçois et les français.
On en aurait presque honte, au point de se dire qu'avoir été exclus du PS a été une chance pour certains.

D'ailleurs, depuis les exclusions de certains de leurs meilleurs militants, meilleurs dans le sens "vrais militants",(ne soyons pas modestes), plus rien ne les raccrochent à la boué qui leur maintenait tan bien que mal la tête hors des eaux saumâtres de la politique courtisane et intéressée dans laquelle ils nagent depuis trop longtemps.

ANTONIN

Laurent Weppe a dit…

Antonin: Ça fait 4,2% des inscrits

Je note qu'aux USA, Là où on trouve les circonscriptions les plus atteintes par le Gerrymandering, là où la participation est la plus basse, dictatures déguisées en démocraties d'opérette exclues, là où il est plus facile que jamais d'obtenir un siège de représentant d'élu par népotisme sans avoir une once de qualité humaine et de goût du travail, il faut quand même obtenir dans les 12% des inscrits pour gagner.

...

Y a du boulot.

Lhomkimurmuraloreydesurne a dit…

Desproges disait aussi "on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui..." !!!!
Moi j'dirais qu'il y a des choses qui feraient presque pleurer... heureusement on a le caractère jovial... mouarf... c'est surtout que les cumuls ne s'appliquent plus qu'aux mandats et candidatures, mais aussi aux bourdes en tout genre...
Mode Rantanplan : ON !!

Anonyme a dit…

J'ai appris que les réunions de préparation des conseils municipaux reprendront avec Patrick Allemand, est-ce une blague? depuis quand Patrick Allemand se soucie des niçois, des exclus? je voulais savoir si Jacques Peyrat y sera convié...après tout, il est memebre du PS, non?