13 janvier 2006

Marathon man

Le président du groupe d'opposition dans une collectivité a généralement la lourde tâche de préparer le discours budgétaire qui va critiquer la politique de l'exécutif tout en esquissant des propositions. Et c'est ce vendredi que cette question va être appelée à l'ordre du jour du Conseil municipal.

Pendant trois ans, je me suis livré à ce petit sport au Conseil général, quand je présidais le groupe "socialiste et Verts". Depuis 2001, c'est en mairie et comme président de "Nice plurielle" que j'ai pris la succession de Paul Cuturello, que j'avais bien étudié lors du mandat précédent...

La tâche est ardue, surtout quand on n'est pas un spécialiste. Après une discussion assez générale avec les copains du groupe, il s'agit de retrousser ses manches et de se plonger dans les documents officiels. Ce travail peut prendre des heures et des heures d'études et de calculs (je "pique" la vieille calculette chinoise de Dominique). Je suis heureusement secondé par un petit réseau de spécialistes et de fonctionnaires amis.

Ardue, la tâche est passionnante, car il s'agit de donner un sens politique à des chiffres et de démasquer objectivement les intentions réelles du maire et de sa majorité. Quel que soit le discours, on ne triche pas avec les chiffres.

Mais quelque intérêt que l'on trouve à l'exercice, en apposant le point final à mon discours, j'éprouve, une fois de plus, le sentiment de délivrance que j'avais jadis, à la fin d'un marathon, quand je voyais la banderole d'arrivée.

2 commentaires:

Escoffier Gilbert a dit…

Bon courage pour cet exercice si difficile, je te soutiens par la pensée car pour moi tous ces chriffres sont comme du chinois.

Amitiés Gilbert

Richard a dit…

Salut Marathon man, c'est le joueur de tennis et le golfeur du Dimanche, qui t'écrit. Tout à l'heure j'ai eu l'occasion de faire une partie de tennis avec un de mes partenaires qui me bat régulièrement. Mais aujourd'hui, pour des raisons de météo, on a changé de terrain, et c'est sur le mien que l'on a joué. Le score a été sans appel. Sans me vanter je l'ai "tollé". Je suis content de voir qu'en terrain adverse, même si je ne gagne pas toujours, je marque des points. En revanche sur mon terrain, mon adversaire ne marque pas beaucoup de points.
Puissons en politique comme dans le sport, affronter nos adversaires sur notre terrain.
Bon W.E.
Richard