24 janvier 2006

Ray... Basta ?

Deux belles soirées de football en une semaine à marquer d’une pierre… rouge et noire ! Mardi, Nice-Bordeaux depuis la tribune présidentielle. Samedi, Nice-PSG de retour à ma place d’abonné aux populaires Sud en compagnie de l’autre abonné de Nice Plurielle… Bruno Della Sudda !

Au-delà de l’euphorie de la double victoire, ces deux soirées m’ont donné l’occasion de sonder les supporters sur le Grand stade. Ayant marié les deux derniers présidents du club des supporters, la tâche est relativement aisée…

Jusque-là partagés, voire hostiles (l’association Ray e basta fut un temps très active), les supporters semblent s’être fait à l’idée du transfert à Saint Isidore : un certain fatalisme encouragé par l’image flatteuse de la maquette du projet proposé. J’enregistre cet état de fait avec une certaine neutralité, observant que l’opinion est parfois fluctuante et que la démagogie est souvent mauvaise conseillère quand on se veut un élu responsable.

Pour moi, trois questions fondamentales restent en suspens. Elles étaient déjà préoccupantes au début de la procédure, elles deviennent franchement cruciales dans la dernière ligne droite.

La première est celle du financement. En effet, on privatise la construction, on privatise l’exploitation, mais on ne privatise pas vraiment le financement !

La deuxième est liée à la jauge retenue : 18 000 spectateurs, à mettre en perspective avec les 8 000 de Nice-Bordeaux et les 11 000 de Nice-PSG… deux matchs de gala ! Le tout pour un stade de… 32 000 places.

La troisième tient au devenir de l’emplacement du stade du Ray. Seuls les lecteurs de Barbara Cartland peuvent croire que les promoteurs immobiliers ne seront pas partie prenante pour densifier ce secteur déjà sinistré de Nice Nord.

7 commentaires:

Escoffier Gilbert a dit…

Sur ta deuxième inquiétude il faut espérer que les bons résultats du gym entraîneront un public toujours plus important, de toutes façons une ville de l'importance de Nice ne peut pas se priver d'un tel stade. Quant' à ta troisième question il est évident que les promoteurs de toutes sortes vont profiter de l'aubaine, avec, comme risque la densification du secteur déjà passablement entamé.Donc "méfi"!!!
Gilbert Escoffier

Henri Blaise a dit…

"Neutralité", voilà le mot. C'est cette neutralité qui a condamné le Ray. Et détrompez vous les supporters restent dans leur GRANDE majorité en faveur du Ray. Mais ils ne vont pas lancer une grève de la faim pour un stade c'est certain.
Ce qui est dommage c'est que vous êtes un homme très sympathique. Mais cette neutralité on la perçoit sur tous les sujets. Battez vous un peu plus. Les niçois n'aiment pas la tiédeur.

Patrick Mottard a dit…

Je confirme que la question du stade au Ray était loin de faire l’unanimité des supporters. Mais pour savoir cela, il faut bien sûr fréquenter de très près ces milieux. Ray e basta a mené un beau combat mais un peu à contretemps. En effet, malgré mes sollicitations, les supporters du Ray n’ont pas participé à l’enquête publique, ce qui a permis à la mairie d’avancer sur le projet de Saint Isidore en ignorant les pétitions ultérieures. De plus, dans la dernière ligne droite, l’association a demandé à participer au comité de pilotage dont la finalité était de choisir le projet qui allait être érigé dans la plaine du Var…

Quant à ma supposée neutralité, vous pouvez le penser, mais quand même…
- Quand j’ai mené la bataille du Port, y compris contre mes propres amis de la Région, nous avons eu gain de cause et je n’ai pas fait preuve de neutralité ;
- Quand pendant quatre ans, je me suis battu pour obtenir le classement de la gare du Sud (avec les associations et Catherine Tasca), nous avons eu gain de cause et je n’ai pas fait preuve de neutralité ;
- Quand j’ai déposé plainte avec Jean-François Knecht, dans l’affaire Thalès (marché truqué du tram), contre l’avis de la Fédération de mon propre parti, nous avons eu gain de cause et je n’ai pas fait preuve de neutralité… etc.

J’ai toujours pensé qu’il n’était pas nécessaire de se montrer inutilement virulent dans la forme pour faire avancer le fond et être efficace.

Cela dit, sans rancune Monsieur Blaise et bien le bonjour à Elisabeth.

Escoffier Gilbert a dit…

Patrick, Reste toujours toi même, d'autant plus que la forme, ta forme n'est pas contraire au fond et que la courtoisie n'empéche nullement l'action que tu ménes sur de nombreux fronts. Bon courage et à bientôt.

Gilbert

Anonyme a dit…

j'aime le foot, je joue au foot mais je comprends mal comment, aujourd'hui, à nice, la mairie peut financer un nouveau stade de foot avec l'argent du contribuable alors même que l'on veut réduire les services publics.

par ailleurs, le football est un gouffre à subventions publiques;

plutôt qu'un nouveau grand stade, je propose de garder l'ancien, de l'aménager, et de favoriser les retransmissions télé.

Patrick Mottard a dit…

Compte tenu des finances de la ville, compte tenu du niveau de participation du public, cela aurait été la solution de bon sens. Le projet est semble-t-il bouclé... Cependant, l'expérience a montré que, dans cette ville, même des projets bouclés pouvaient être abandonnés. Alors...

MIQUEOU DE NISSA a dit…

Le stade du ray avait un nom de baptême que tout le monde a oublié
Stade Léo Lagrange etun socialiste devrait se battre pour ce nom. Nice-matin m'a d'ailleurs fait l'honneur de me publier quand il s'est agi de trouver un nouveau nom.
J'ai assité au match Nice/Réal de Madrid. Nous étions 26 000 dans un stade prévu pour 24 000. 35 000 me parait le bon chiffre, si Nice a une grande ou une bonne équipe. Il ne faut pas voir trop petit, après on le regrette.
Pour le devenir du vieux stade Léo Lagrange, nous comptons sur Nice Plurielle et nos élus pour sauvegarder un complexe sportif absolument indispensable aux sportifs niçois et en tant qu'ancien secrétaire de la FSGT, commission Foot, j'ai assez râlé à cause du manque de terrains à Nice