16 juin 2006

Gairaut et Saint Roch

À des années lumière du marigot municipal dans lequel depuis hier barbotte un nouveau Judas (débusqué grâce à la vigilance et à l’esprit d’à propos de notre pugnace colistière de Nice plurielle, Mari-Luz Nicaise), j’ai fait, ces deux derniers jours, selon mon habitude, le tour de deux quartiers de la cité : Gairaut et Saint Roch.

Parcourir les rues sans but apparent, évoquer les difficultés du présent, les souvenirs aussi, avec des Niçois sans responsabilités particulières et en dehors de tout cadre officiel, telle est ma méthode pour prendre le pouls de la ville. Ces rencontres, comme souvent, se sont articulées autour d’un repas car la convivialité et, osons le mot, l’amitié, ne doivent pas être absentes de ces moments privilégiés. En laissant de côté pour un temps les dossiers, il s’agit de s’imprégner de l’atmosphère de la ville. La vraie.

A Gairaut, ce petit morceau de Toscane à la niçoise, les difficultés et le mal-vivre sont évidemment faibles. Et de toute façon, la nouvelle conseillère générale est si efficace… Je peux donc me laisser aller au plaisir d’un déjeuner purement niçois sur la terrasse ensoleillée de l’Autobus. Le ciel est bleu, le rosé est frais, l’air qui n’est pas encore saturé par la chaleur a cette transparence propre aux premières semaines d’été. À quelques dizaines de mètres de là, sur la colline, le souvenir de Michèle Mangion plane au-dessus de la maison rose.

A Saint Roch, l’ambiance est évidemment différente. En retrouvant mon correspondant sur la place de l’église (celle du père Didier), je repense, comme à chaque fois, à cet été passé il y a si longtemps à produire des mètres et des mètres de clôture grillagée pour le compte de l’entreprise Vermigli. Un effort récompensé puisqu’il m’avait permis de m’offrir un superbe Vélosolex ! Aujourd’hui, les travaux du tramway, ici comme ailleurs, donnent au quartier une allure à la fois chaotique et poussiéreuse. Pour échapper au bruit et évoquer dans le calme les problèmes de l’est de la ville, nous nous réfugions plus bas, dans un restaurant de la place Riquier. Le déjeuner se prolongera par une visite scrupuleuse à travers le quartier des petites et grandes incohérences de la politique municipale.

Ma connaissance de la ville n’est pas et ne sera jamais livresque. Encore moins technocratique. Elle sera toujours le fruit de ces rencontres, souvent de hasard, qui, au fil du temps, sont devenues pour moi une nécessité.

6 commentaires:

Mari-Luz a dit…

Oh là là n'en jetez plus. En toute exactitude je n'ai rien débusqué, j'aurais bien aimé. Mais les malheureux escroqués par le 5ème ou 6ème judas m'ont été adressés et je me suis dépêchée de les persuader de porter plainte et de prendre un avocat. Mais le plus ébouriffant est qu'à la mairie, "on" leur a demandé de ne rien ébruiter, on ne leur a proposé aucune aide alors que la mairie bien sûr déposait plainte.
C'est une escroquerie presque banale, mais le loulou était quand même chargé d'élaborer la parole du maire ... J'espère que cela permettra quelques échanges vivifiants lors du prochain conseil!! Vas-y Patrick!
Mari-Luz

Anonyme a dit…

patrick, mari-luz, vous pourriez pas en dire plus sur cette affaire ?

Laurent Weppe a dit…

C'est dans le Nice Matin: un employé de la mairie, membre du cabinet de Peyrat et chargé d'écrire des "notes en vue des discours du maire" a falsifié plusieurs documents officiels pour "vendre" des possessions foncières de la ville a des particuliers.

Par contre, ce que le journal ne disait pas, c'est que la Mairie avait essayé d'étouffer l'affaire, et là, je ne comprend pas: quand un scandale de ce genre, qui finira immanquablement dans la presse, à quoi bon chercher à étouffer une affaire qui ressortira? J'aurai cru qu'une collectivité, pour creuver l'abscès du scandale serait la première à en parler et à aider les victimes, ne serait-ce que pour prouver sa bonne foi.

Anonyme a dit…

un article de nice matin du samedi 17 résume bien l'affaire.

Anonyme a dit…

Patrick, vous allez être le futur Maire de Nice, il vous faut être le Maire de l'ensemble des Niçois, il serait bon de vous voir dans de nombreux quartiers au quotidien afin que les Niçois se rendent compte que vous êtes l'alternance, quartier France je ne vous ai pas vu, allez en campagne mon ami

Serge Terrana

yakanice a dit…

Dans l'affaire
de l'attaché RIPOU au cabinet du maire de Nice
le 5 ieme en deux ans!!
nommé dans Nice-Matin et qui pretendait vendre le patrimoine
de la ville
si on fait une recherche Google du
sus-nommé
on decouvre deja en 2004 dans le forum de l'OGC-Nice
qu'il est le fils du president de la ligue corse et qu'il avait fait une
escroquerie aux telephones portables a tt le corps arbtral de la fédé!!


" Tout part de «l'affaire des portables.» En 2003, Michel
Vautrot découvre qu'un certain nombre d'arbitres de Ligue 1, les
meilleurs de France, ont acheté des portables à un intermédiaire, Xavier
Pettinato, fils du vice-président de la ligue corse. Michel Vautrot
s'inquiète de l'influence de Pettinato dans le foot et craint pour
l'attitude de «ses» arbitres : «Ils commencent avec un portable, et
ensuite où s'arrêtent-il s?, lâche-t-il. Il y a suffisamment de soupçons
comme ça sur notre fonction.» Il demande à la fédération, sa tutelle,
d'agir. Mais la fédé ne fait rien.

Aujourd'hui, l'histoire est au point mort, Xavier Pettinato reconnaît
n'avoir «pas été assez sérieux dans cette affaire», notamment sur la
question du règlement desdits portables à un grossiste. Il veut tirer un
trait et se faire discret. «Cette affaire n'en est pas une, dit Bernard
Saules, le président de l'Unaf. Les arbitres qui ont acheté des
téléphones ont eu des factures et sont en règle."

On peut dire que Peyrat sait s'entourer
il serait peut-etre interessant de passer tout le cabinet a la recherche
pr decouvrir leur passé!!!