31 janvier 2011

Le 5e canton sur... rdvtele



Décidément, c'est la saison des interviews... Aujour'hui, c'est à une rencontre avec Jean-François Bosch de rdvtele (la chaîne du désormais célèbre Taratatouille), que je vous convie. Notons que cet entretien a été enregistré dans les nouveaux locaux en cours d'aménagement de la Web télé, juste en face... des Populaires Sud du stade du Ray où j'ai assisté à tant de matchs.

Comme d'habitude, c'est Annick, attentionnée et discrète, qui était à la caméra.

On peut écouter l'émission sur le site de rdvtélé.

28 janvier 2011

Le 5e canton sur WebTVNice



Chaîne d’informations niçoises sur Internet, WebTVNice, dirigée par Bruno Zuliani, a émigré du voisinage de la Galerie Depardieu au MUSEEAV de la place Garibaldi.

C’est donc dans le décor insolite et un peu mystérieux de ce musée-capharnaüm étonnant que deux jeunes étudiants journalistes m’ont interviewé. Philippe Barcellona avait particulièrement bien préparé son affaire et a mené l’interview en vrai pro. Quant à Floriane Derickxsen, je lui dois désormais les meilleurs plans de coupe que je n’ai jamais eus à la télévision.

L’interview proprement dite me permet de faire le point sur les principales questions qui vont ces prochaines semaines nourrir le débat électoral dans le 7e canton.

On peut voir l'interview sur le site de WebTVNice.

26 janvier 2011

Un 7 d’Or pour la conseillère générale

Dominique Boy Mottard aux "Palmiers"


Déjà, l’an dernier, j’avais été impressionné par la capacité de la conseillère générale du 7e canton de Nice à rassembler les forces vives des quartiers dont elle était l’élue pour sa traditionnelle cérémonie de vœux au mythique restaurant des Palmiers.

Mais ce soir, je dois avouer que la soirée fut mémorable. Plus de deux cents personnes avaient fait le déplacement au fond de l’avenue Henry Dunant. Et à 90%, de Gairaut à Saint Maurice, du Vallon des Fleurs à Cimiez en passant par Cap de Croix, elles étaient originaires du canton lui-même.

Du coup, une bonne moitié de la salle m’était inconnue ce qui, en principe, n’arrive jamais dans une réunion de ce type. Pour la partie connue, j’ai pu identifier les représentants de tous les comités de quartier, de nombreux animateurs d’associations sociales ou sportives et des figures emblématiques du secteur.

L’atmosphère détendue, chaleureuse, presque amicale, était une autre donnée de la soirée : un climat aux antipodes de celui de certaines cérémonies guindées auxquelles nous sommes tenus d’assister en tant qu’élus tout au long du mois de janvier.

Plus qu’un long discours (en fait, celui de la conseillère générale fut d’une durée raisonnable), une telle assemblée en dit long sur le respect qu’inspire le travail de l’élue du canton. C’est que, femme de conviction (ô combien !) aux valeurs affirmées (bis), Dominique a su être la conseillère générale de tous, sans exclusive. Une élue jamais réductible à une étiquette qui a su rester une femme libre. Une femme libre qui, ce soir, a bien mérité le 7 d’Or de la plus belle cérémonie de vœux !

Pour quelques photos de la soirée, voir le blog de Dominique Boy Mottard.

22 janvier 2011

Les pauvres avec les pauvres

Depuis le début du siècle dernier, l’asile de nuit est situé à Nice aux confins de la vieille ville, tout au fond du cours Saleya. Légué par un généreux donateur au Conseil général 06 et géré par le CCAS de la ville de Nice, l’établissement présente l’avantage de se situer dans la zone géographique proche du littoral où se concentre la misère humaine attirée par la douceur du climat et les sirènes de la Baie des Anges. Mais, en pleine zone touristique, un tel établissement faisait tache pour la municipalité et le député de la circonscription Eric Ciotti. Il fut donc décidé de transférer l’établissement dans le quartier Trachel-Vernier, cette partie de la ville zébrée par le chemin de fer et la Voie rapide où se concentrent problèmes de circulation et de cohabitation et des incivilités urbaines en tout genre... Un secteur où, sur quelques centaines de mètres, on retrouve les Restaus du cœur, le Secours populaire, le Secours catholique et l’association d’entraide de notre ami Bernard Neuville. Mais peu importe : les pauvres avec les pauvres et les vaches (touristiques) seront bien gardées.

Avec Dominique, nous n’avons été que deux sur les 52 conseillers généraux que compte notre assemblée départementale à nous opposer à ce transfert lors du vote juridiquement fondateur au Conseil général… sous la présidence d’Eric Ciotti. Lorsqu’il s’agit de se débarrasser de la patate chaude sociale, il y a des unanimités touchantes…

Mais le plus incongru restait à venir.

Vendredi soir, face aux questions de la population réunie par le Comité de quartier Saint Etienne, le responsable de la Mairie (un fonctionnaire, puisque les politiques, à l’exception notable d’Auguste Vérola, s’étaient défilés, préférant entourer le maire à Cernuschi) a répondu qu’en réalité l’installation de l’asile de nuit était le premier acte de la requalification du quartier.

Faut-il pleurer, faut-il en rire ? Comme Jean Ferrat, je n’ai pas le cœur à le dire…

19 janvier 2011

La rose de campagne

Photo Mohamed Khalerras

A partir des années 80, j’ai pris l’habitude, lors de mes campagnes électorales, de distribuer des roses à la sortie des écoles. Cet exercice charmant, des dizaines de fois répété, m’a valu des milliers de sourire de mamans ravies. De nombreux maris ont également profité de l’aubaine. Du coup, je pense avoir beaucoup œuvré pour la paix des ménages car je soupçonne ces derniers d’avoir souvent offert la fleur à leur épouse sans en mentionner l’origine.

En fait, grâce à l’aide d’amis fleuristes, je me suis rapidement aperçu que ces distributions colorées et joyeuses étaient finalement peu coûteuses. Par la suite, je fus souvent imité… mais jamais égalé. Aux yeux des électeurs niçois, je restais le spécialiste de la « rose de campagne ». La très sérieuse Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques s’inquiéta une fois devant cette déferlante florale, mais, après explication, tout rentra dans l’ordre.

Lorsque, dans les années 2000, Dominique se mit à son tour à se présenter à des élections uninominales, elle utilisa pour son propre compte une formule qu’elle avait, dans l’ombre, largement contribué à finaliser. Elle eut même son heure de gloire avec une photo devenue mythique dans le journal national du PS.

Mais aujourd’hui, n’étant plus membre du Parti socialiste, il serait incongru de continuer à utiliser un symbole aussi connoté. Membres de l’honorable Parti Radical historiquement très implanté dans le Sud-Ouest, le clin d’œil pourrait peut-être consister à offrir aux parents un petit ramequin… de cassoulet ! On gagnerait sûrement en convivialité ce qu’on perdrait en poésie.

En tout cas, l’idée est à l’étude même si, au pays du stockfish et de la bagna cauda, elle peut être considérée comme un tantinet exotique…

17 janvier 2011

Cinéma 2010 : dans le rétro

Photo DBM

Fin d’année tricolore dans les salles obscures avec quatre films français qui n’ont rien de déshonorant.

Le Président, d’Yves Jeuland

Il s’agit du documentaire réalisé en toute liberté lors de la dernière campagne électorale de Georges Frêche. Une plongée plutôt rafraîchissante dans un politiquement incorrect qui repose de l’hypocrisie des bondieuseries politiquement correctes dont on nous abreuve à longueur de temps.

Les émotifs anonymes, de Jean-Pierre Ameris

Jean-René et Angélique sont deux grands émotifs. Même en utilisant le chocolat, leur passion commune, comme métaphore, ils ont bien du mal à concrétiser leur histoire d’amour. Ce petit film drôle et émouvant est une sorte de comédie romantique artisanale qui doit beaucoup à un duo d’acteurs épatants (Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde complètement à contre-emploi…)

Un balcon sur la mer, de Nicole Garcia

Marc, marié et père de famille, retrouve Cathy, l’amour de ses… douze ans, connue en pleine guerre dans son Algérie natale. Le passé forcément douloureux se réveille et le doute s’empare de lui : Cathy est-elle Cathy ? Le scénario est un peu cousu de fil blanc, la nostalgie de « là-bas » un peu caricaturale, mais Marie-Josée Croze arrive à donner vie à son personnage et Oran désert est très photogénique.

Potiche, de François Ozon

Tout un film pour prouver que Catherine Deneuve peut tout jouer, y compris du Jacqueline Maillan. Elle réussit évidemment son pari, mais l’entreprise apparaît comme assez vaine au final. Quant au féminisme censé inspirer le film, il doit dater de l’époque des Pierrafeu.

Au total, ce sont donc vingt-sept longs métrages que j'ai vus dans les salles obscures cette année. Une toute petite année (trente-neuf en 2009). Du coup, le top 10 est seulement indicatif :

1. Copie conforme (Abbas Kiarostami)
2. Another year (Mike Leigh)
3. Des hommes et des dieux (Xavier Beauvois)
4. Biutiful (Alejandro Gonzales Inarritu)
5. Tamara Drewe (Stephen Frears)
6. Tournée (Mathieu Amalric)
7. You will meet a tall dark stranger (Woody Allen)
8. Le Président (Yves Jeuland)
9. La nostra vita (Daniel Luccheti)
10. Rizhao Chongqing (Wang Xiaoshuai)

N.B. Les liens renvoient aux critiques faites sur ce blog.

15 janvier 2011

Ça démarre fort !

Nice-Matin 15/01/2011

Premier constat à chaud dans le brouhaha de la salle : cette présentation des vœux est probablement la dernière réunion de ce type que nous organiserons dans cette permanence devenue trop petite, beaucoup trop petite. Il va falloir délocaliser !

C’est qu’en effet, ce vendredi soir, il y a bien du monde au 10 avenue Cyrille Besset, beaucoup de monde.

Avec Véronique, Bérangère, Claudio, Antoine, Laurent, Jean-Christophe, Isabelle, Clotilde, on retrouve, par exemple, la fine fleur de la course pédestre azuréenne… Avec Emmanuel, Cléo et quelques autres, les stars incontestées de ce blog ne sont pas en reste . Et puis, bien sûr, il y a les nombreux voisins, les habitués de la perm, beaucoup de colistiers de Nice Autrement et des habitants du quartier curieux d’entendre les propositions du conseiller général pour 2011.

Celles-ci furent d’ailleurs énoncées en toute clarté.

Trois priorités « cantonales » (le devenir des terrains libres pour le stade du Ray, la finalisation du projet de la gare du Sud et la sécurité sous toutes ses formes dans nos quartiers), la volonté de poursuivre, au sein de l’assemblée départementale, notre opposition autrement, à la fois vigilante et constructive (surtout dans les domaines sociaux : handicap, personnes âgées, enfance…), et notre contribution au débat national pour qu’un véritable projet alternatif au sarkozisme puisse voir le jour.

Mais avec Bryan, l’incontournable « conseiller général jeune » du 5e canton et Bernard Gaignier, définitivement de retour après une tournée professionnelle corse et stéphanoise, les deux vedettes de la soirée furent incontestablement Sami et Marley.

Sami, débarquant de Tunis (il en est parti à peu près en même temps que Ben Ali mais pas par le même avion…), a fait la démonstration que Gauche Autrement est toujours au cœur de l’actualité (souvenez-vous d’Irène à New York en direct le jour de l’élection de Barak Obama).

Marley, quant à lui, est un petit garçon Haïtien de trois ans, adopté par Monsieur et Madame B., deux habitants du quartier. Ce petit bout d’homme au regard si doux, fut la véritable star de la soirée et fit chavirer bien des cœurs !

12 janvier 2011

Libération, quartier de tous les dangers

 Corniche de la rue Veillon

Décidément, le Centre de vidéosurveillance qui devait apporter sécurité et sérénité aux habitants du quartier de la Libération se révèle être un fiasco, au moins pour le secteur.

Non seulement il n’a pas empêché trois braquages extrêmement violents dans un rayon de 50 à 300 mètres autour de son lieu d’implantation,

Non seulement il n’a pas permis d’identifier et de confondre les coupables (il faut dire qu’avec leurs passe-montagnes, ces derniers ne sont pas fair-play…),

Non seulement il constitue un symbole et une cible idéale qu’il faut donc protéger en mobilisant quasiment en permanence des fonctionnaires de police à l’extérieur (surveiller un centre de surveillance, nous sommes entre Kafka et la Vache qui rit…),

Mais, en plus, nous savons, depuis ce matin, que la façade du bâtiment en principe rénové il y a quelques mois, constitue un danger pour les passants et les consommateurs des établissements situés au rez-de-chaussée. Il faut donc purger (cerise sur le balcon, c’est à cause d’une corniche de ce même immeuble qu’il y a quelques années j’ai failli voir écourté mon premier mandat de conseiller général). En réalité, cette inquiétude soudaine n’est que l’effet produit par l’accident majeur qui a vu mardi un élément de façade important d’un immeuble de la rue Veillon s’écrouler sur la chaussée.

Ainsi, avec, en deux mois et demi, trois hold-up violents et deux accidents de façade (le premier, rappelons-le, mortel), la Libé est devenue le quartier de tous les dangers.

Comme conseiller général, je ne suis évidemment pas resté les deux pieds dans le même sabot. J’ai interpellé le maire, dans un premier temps, sur l’insécurité liée à la délinquance et, dans un deuxième temps, sur l’insécurité liée au mauvais état du patrimoine.

Dans le premier cas, il avait validé ma proposition en mettant sur pied, à la hâte, un embryon de police de proximité. Dans le deuxième, il m’avait promis par retour de courier une opération d’ampleur pour recenser et purger les façades à risque (en fait, on sait parfaitement les identifier).

Hélas ! L’actualité montre que la célérité des réponses n’a pas été prolongée par l’efficacité des solutions. Une illustration de la difficulté qu’ont les élus de cette ville à faire appliquer leurs propres décisions.

La situation est grave et les solutions urgentes. C’est bien pour cela que je réitère avec encore plus de force deux exigences qui sont en fait celles de la population :
- il faut multiplier le nombre des fonctionnaires de police sur le terrain sous la forme de l’îlotage sans se contenter du « tout caméra » ;
- il faut initier un plan d’urgence pour purger toutes les façades dangereuses du quartier et de la ville.

Faire son marché à La Libé sans prendre le risque de jouer dans un remake de « Piège de cristal » est un droit qui doit redevenir un plaisir pour nos concitoyens.

09 janvier 2011

Prom’Classic et jurisprudence Bubka



Alléluia ! Pour la quatrième année consécutive, je bats mon record sur les 10 kilomètres de la Prom’Classic : 55’43’’ en 2008, 54’32’’ en 2009, 54’06’’ en 2010… et 50’06’’ aujourd’hui. En fait, ce record, je le pulvérise de quatre minutes après une course régulière que j’ai terminée assez frais au point d’avoir une conversation mondaine avec le maire de Nice dans le sas d’arrivée.

A dire vrai, j’aurais pu faire encore (légèrement) mieux en accélérant dans le dernier kilomètre comme de coutume, ce que j'ai refusé de faire au nom de la jurisprudence Bubka. Souvenez-vous : le grand perchiste ukrainien battait le record du monde centimètre par centimètre pour multiplier précisément records et primes. En effet, je voulais me laisser une chance d’améliorer encore mon temps l’an prochain (oublions la prime !).

Cette édition a été l’occasion de me faire prendre conscience que la Prom’Classic est une course… macho. En effet, les femmes prennent le départ cinq minutes avant les hommes. Du coup, vous rattrapez des centaines de concurrentes, ce qui est bon pour votre honneur de mâle. Quant aux coureuses douées, voire moyennes, vous ne les revoyez jamais : du coup, aucune ne vous double et votre susceptibilité masculine n’est pas froissée. Cela dit, j’ai quand même aperçu Clotilde après la mi-course au moment où le peloton se croise : elle avait fière allure, mais je n’ai pu m’empêcher de me gausser in petto en voyant sa tenue « vert Schrek » (dixit Jean-Christophe Picard qui arborait fièrement le même maillot), elle qui ne manque jamais une occasion de se moquer des « grenouilles » du Conseil général 06. Ce fut également sympa de retrouver, au huitième kilomètre, Isabelle, notre voisine, très concentrée sur la dernière ligne droite.

Bon, bref, ce dimanche matin, qui m’a démontré que parcourir le 5e canton en tous sens pour les vœux était un très bon entraînement, fut béni des dieux.

Un seul regret toutefois : dans la cohue des concurrents, j’ai loupé mon pote Claudio avec lequel j’échange traditionnellement les vœux le jour de la Prom’Classic. Que ce billet me permette de réparer la seule fausse note de la matinée.

Bon, c'est vrai, j'ai l'air un peu suffisant...!

04 janvier 2011

Hommage à Bernard Paquin


Il y a déjà une semaine, nous étions très nombreux à accompagner Bernard au crématorium de Saint Isidore. Avec Antonin, Annie, Edith, Faouzia, Gérard, Henriette, Henri, Jean-Claude, Jean-Louis, Joëlle, Lucien, Maurice, Sami, Rose et bien sûr Dominique, Gauche Autrement était représentée.

Mais la période étant très particulière - entre Noël et le jour de l'An - de nombreux amis de notre association m'ont fait part de leur regret de ne pas avoir pu assister à la cérémonie. Pour eux, voici le texte de l'intervention que j'ai faite au nom de tous.

Avec les camarades du PS de Nice Nord, avec les amis de la Gauche Autrement, avec Dominique, nous avons côtoyé et aimé Bernard dans ce qu’il faut bien appeler désormais la dernière partie de sa vie.

Ce fut un vrai bonheur car c’est probablement pendant ces années, celles de la maturité et de la plénitude et non celles de la retraite et du déclin, que Bernard a donné le meilleur de lui-même, c’est-à-dire lui-même, tout simplement.

Bien sûr, il avait toujours ce physique impressionnant d’élégance et d’équilibre, le geste juste, la démarche souple. Bien sûr, il avait toujours ce feu intérieur, cette soif de justice, cette capacité d’indignation, cette rage de et dans l’action.

Mais en plus, il avait ce recul, cette sérénité que donne l’expérience de la vie. Un peu comme s’il avait compris que pour changer les hommes, il faut changer le Monde, mais que pour changer le Monde, il faut aussi changer les hommes, et que tout cela est un peu compliqué.

Cependant, cette distance prise avec les certitudes de la jeunesse n’a jamais correspondu à de l’éloignement ou du désintérêt pour l’humain. Loin de plonger, comme beaucoup, dans le pessimisme ou le cynisme, Bernard a tiré de son expérience de militant et d’homme engagé suffisamment de force pour regarder les autres au-delà de leurs faiblesses et de leurs incohérences. Il le faisait avec générosité et même avec tendresse. Cette tendresse que l’on pouvait surprendre dans un sourire ou dans ce regard si direct qui semblait dire : « je n’en pense pas moins, mais je respecte ce que tu es ».

Cette tendresse s’exprimait aussi à travers son active participation aux rares moments de convivialité que ménage la vie politique. C’est peut-être là, dans la gratuité de l’instant, que Bernard, avec sa générosité et sa joie de vivre, était le plus précieux. Avec Muguette, sa chère Muguette, parfois avec Manuel, il était souvent présent, matérialisant ce bonheur d’être ensemble en confectionnant des tartes à la rhubarbe qui, au fil des saisons, sont devenues légendaires dans notre petite communauté.

C’est ainsi que pour moi, pour Dominique, pour nous tous, s’est imposée avec Bernard l’image du grand frère. Vous savez, ce type costaud qui sait à peu près tout sur tout et à qui vous faites appel quand vous avez des problèmes dans la cour de récréation. Problèmes que le grand frère va résoudre en jouant l’apaisement ou en distribuant quelques gifles si le besoin s’en fait sentir.

Et Dieu sait si ces dernières années, nous avons eu des problèmes de cour de récréation et d’autres, bien plus graves encore. A chaque fois, Bernard était là, mesuré, calme, serein, mais déterminé, fort, ne cédant rien sur l’essentiel.

Ce Bernard-là, je pourrais en parler des heures.
De sa fidélité à toute épreuve dans un monde de girouettes et d’invertébrés.
De sa disponibilité jamais prise en défaut et si bien symbolisée par ce scooter qu’il conduisait à la Nanni Moretti.
De son intelligence analytique quand il avait fallu débusquer les indélicatesses électorales dont avait été victime Dominique.
De sa joie simple les soirs de victoire.
De sa présence revendiquée les soirs de défaite.
De ses combats intimes secrets et pudiques.

Le souvenir étant le seul paradis dont on ne peut être chassé, ces images-là, ces sentiments-là, nous les garderons toujours au fond de notre cœur.

Bernard, au nom de tous les amis des 3 et 10 avenue Cyrille Besset, merci. Merci d’avoir été ce que tu fus.

Et parce que je suis de ceux qui pensent que l’amour est plus fort que la mort, je ne te dis pas « Adieu », mais « A tout à l’heure ».

03 janvier 2011

Tempête sur le « 84 »

Je surveillais paisiblement mes étudiants de LEA qui planchaient dans l’immense amphi 84 de Carlone en se demandant « Le droit doit-il être juste ? » quand une véritable tempête médiatique s’est abattue sur mon malheureux portable déjà bien éprouvé par les sms de vœux. Radio, télé, presse écrite : tout le monde me demandait de rappeler d’urgence. Quel événement avait bien pu provoquer un tel déchaînement ? Obama avait-il enfin accepté d’être président de mon comité de soutien ? Impressionné par ma dernière carte de vœux, le journal L’Equipe avait-il fait de moi le sportif de l’année ? Nos actions sur le terrain à Nice Nord avaient-elles conduit l’UNESCO à classer le stade du Ray au patrimoine universel ? Rien de tout cela. En fait, la réalité était plus modeste, infiniment plus modeste.

Patrick Allemand (le PS ?) avait réuni des journalistes pour les prendre à témoin de l’ultimatum qu’il lançait contre Jean-Christophe Picard, candidat potentiel dans le 11e canton de Nice aux prochaines élections. Il fut même ajouté qu’en cas d’entêtement l’affaire ne serait pas sans conséquences sur les 5e et 7e cantons.

Mais si l’événement n’est pas considérable, il n’en mérite pas moins quelques précisions et éclaircissements de notre part (Dominique et Patrick).

- Le PS ayant le bon goût de ne pas présenter de candidats dans les 5e et 7e cantons, il est évident que nous les soutiendrons où il sera présent, 11e compris.

- Dans l’ancien canton de Jean-François Knecht, la candidature de Jean-Christophe n’est pas une très bonne idée et nous le lui avons dit. Avec la règle des 12,5% des inscrits pour être présent au second tour, une division de la gauche au 1er tour peut conduire, dans le 11e canton comme ailleurs, à des duels UMP/FN.

- Le conflit entre Patrick Allemand et Jean-Christophe Picard qui perdure depuis les Régionales (le Président du PRG avait été évincé de la liste entre le 1er et le second tour au profit de candidats venant d’autres départements) risque de mettre en péril la dynamique et l’unité de la gauche dans le département au moment même où elle est saluée par tous.

Par conséquent, il est important de purger le contentieux entre les deux protagonistes qui doivent - a minima - se rencontrer. Pour ma part, je ne me résous pas à ce qui pourrait être, à terme, la résurrection de la machine à perdre. Aussi, j’invite les deux responsables à au moins dialoguer dans le cadre neutre de ma permanence pour régler ce problème somme toute microscopique par rapport aux véritables enjeux de 2011 et des années qui suivront.

31 décembre 2010

Voeux 2011 en direct du centre du Monde



Cette année, c’est en direct de la gare de Perpignan qui est, depuis « l’espèce d’extase cosmogonique » éprouvée par Salvador Dali le 19 septembre 1964, reconnue (surtout par lui) comme le centre cosmique de l’Univers, que je vous présente mes vœux de blogueur.

A noter que cette « véritable éjaculation mentale » lui avait permis également de « découvrir la possibilité de peindre à l’huile la véritable dimension stéréoscopique » et, par là même, de réaliser un tableau intitulé sobrement « La gare de Perpignan » où il est question du Christ… et de locomotives, que l’on peut admirer au musée Ludwig de Cologne.

27 décembre 2010

Tragédies Musicales

Fuyant les télévisuelles émissions paillettes-guimauve de fin d’année, je me suis programmé un peu par hasard deux films qui ont révélé au final une indéniable parenté. Il s’agit de « All that jazz » du cinéaste américain Bob Fosse et de « Dancer in the dark » du danois Lars Von Trier. Deux films musicaux qui ne sont en rien des comédies, ayant comme sujet de fond… la mort. Ce sont donc d’authentiques tragédies musicales qui ont en commun d’avoir remporté à vingt ans d’intervalle la Palme d’Or à Cannes : 1980 pour la première, que nous avions vue lors de sa sortie en salle, 2000 pour la seconde, au triomphe de laquelle nous avions assisté en live (j’ai encore le souvenir de l’étrange sourire lunaire de la chanteuse islandaise Bjork qui venait de remporter le prix d’interprétation féminine…)

All that jazz (« Que le spectacle commence ! »)

Chorégraphe de renom, metteur en scène drogué aux amphétamines, fumeur invétéré et coureur de jupons (de tutus !), Joé Gidéon mène une existence trépidante entièrement consacrée au spectacle. Alors qu’il monte une nouvelle revue à Broadway, Joe est victime d’un infarctus. Pendant l’opération qui s’ensuit, il dialogue avec la mort (fascinante Jessica Lange la bien nommée…) et voit sa vie tumultueuse défiler.

Dancer in the dar

Dans les années 60, Selma, une jeune maman tchèque immigrée, s’installe dans une petite ville du nord des Etats-Unis. Atteinte d’une maladie héréditaire, elle devient progressivement aveugle. Elle ne peut continuer à travailler dans son usine au mépris des règles de sécurité qu’avec la complicité d’une amie ouvrière (Catherine Deneuve qui joue ce second rôle avec beaucoup d’humilité) : c’est qu’elle veut réunir assez d’argent pour payer l’opération qui devrait préserver son fils de la même maladie. Dans des circonstances tragiques, elle va tuer son voisin qui venait de lui dérober le précieux magot. Mal défendue, elle sera condamnée à mort et refusera de faire appel pour que les honoraires de l’avocat ne soient pas payés avec l’argent de l’opération.

Vertigineuse plongée dans l’univers de Broadway pour le film de Fosse, mélodrame flamboyant pour le Von Trier, les deux films doivent beaucoup à leurs interprètes principaux : Roy Scheider explosif et roublard en Joe Gidéon, Bjork introvertie et naïve en Selma Jezkova. Dans les deux œuvres, les charges très audacieuses sur le mercantilisme du Show Biz, les conditions de travail dans l’industrie ou la peine de mort (hallucinante scène de pendaison légale à la fin de Dancer in the dark) et le tragique du propos sur la condition humaine n’altèrent en rien le brio des séquences musicales remarquablement intégrées à l’histoire (voir par exemple le sensuel et brillantissime ballet « Air-otica » dans All that jazz).

En fait ces deux tragédies musicales – et c’est la marque des grands films – ne vous laissent pas indemne. Longtemps après les avoir vues, elles rythment votre imaginaire.

S’il fallait ne garder qu’une scène, c’est à Bob Fosse que je l’emprunterai. Gidéon est à l’hôpital, sur son brancard il rejoint la salle d’opération dont il n’est pas trop sûr de sortir vivant. Il se tourne sur sa gauche et dit à son ancienne femme qui l’accompagne « Si je meurs pardon pour tout le mal que je t’ai fait », puis il se retourne vers sa compagne actuelle pour lui dire « Si je ne meurs pas, pardon pour tout le mal que je vais te faire ». A-t-on jamais aussi bien résumé l’inanité de l’improbable rédemption que nous poursuivons inlassablement ? A quelques jours de l'an nouveau et de ses kyrielles de bonnes résolutions, que celui qui ne pense pas au fond de lui même comme Gidéon lui arrache la première perfusion...

24 décembre 2010

Bernard Paquin

Bernard, entouré de ses colistiers, 
lors de la présentation de la liste "Nice Plurielle" au Mont Vinaigrier


Bernard Paquin nous a quittés.
Toujours positif, fier de ses valeurs, généreux avec tous, il était d'une fidélité à toute épreuve.
A Gauche Autrement, il était des nôtres.
Il était notre ami.

Nous lui rendrons un dernier hommage le mercredi 29 décembre à 10 heures 30 au Crematorium de Nice Lingostière.

23 décembre 2010

Il faut aussi classer le Abbey Road niçois

Nice-Matin 23/12/2010

Le gouvernement anglais a inscrit au patrimoine national le passage piéton situé devant les studios londoniens de Abbey Road et rendu célèbre par les Beatles illustrant leur album « The alternate Abbey Road » par une photo où l’on voyait John, Ringo, Paul et Georges traverser la rue en file indienne. Le ministre du Tourisme et du Patrimoine tout content d’avoir pris cette initiative en a même rajouté une couche en disant « ce passage protégé n’est ni un château ni une cathédrale mais, grâce à une séance de photos de dix minutes un matin d’Août 69, il a acquis le droit de faire partie de notre patrimoine » (Nice-Matin 23/12/2010)

En toute logique, la rue de Valois devrait se pencher maintenant sur la question du classement de l’Abbey Road niçois, ce passage entre la rive cinquième canton et la rive septième canton de l’avenue du Ray qui servit à illustrer notre dernière carte de vœux. Au delà de son aspect hautement culturel et historique, cette initiative aurait fatalement des retombées touristiques et relancerait probablement l’activité économique de Nice Nord ! Enfin ce que j’en dis, moi, c’est pour rendre service… En plus, ce classement, on le mérite. Ainsi il est admis que la séance des Beatles n’a duré que quelques minutes ; la nôtre, par contre, entre la circulation, la lumière et la synchronisation, a duré, sous l’objectif pourtant bienveillant de notre muse Caro, pas loin de deux heures… Donc, au moins sur le plan de l’effort, entre les Beatles et nous il n’y a pas… photo !

Nice-Matin 2/01/2010

22 décembre 2010

L'acte 1 de la recentralisation et la burqa fiscale

Au-delà du débat de fond qui nous conduira à voter contre le budget présenté par Eric Ciotti et la majorité départementale (voir à ce sujet le blog de Dominique), il était important de noter que ce document budgétaire était le premier à intégrer les conséquences de la réforme de la fiscalité locale et, notamment, de la suppression de la TP. Ce que j'ai fait au nom du groupe Gauche Autrement en introduisant mon discours général.

"Ainsi, la réforme de la fiscalité locale dévoile l’essentiel de ses conséquences dès ce budget 2011. Alors même que nous sommes encore dans une période transitoire, on peut constater que les recettes fiscales qui relèvent de la maîtrise de notre collectivité ne représentent plus que 55% de l’ensemble contre 70% en 2010 et 100% il n’y a encore pas si longtemps. Sans oublier, bien sûr, que les ressources fiscales ne constituent qu’un quart des recettes réelles de fonctionnement. C’est dire si notre collectivité, comme toutes les collectivités de France, s’et fait imposer par l’Etat une véritable burqa fiscale.

Si on complète le tableau en constatant l’injustice d’une réforme qui transfère la charge fiscale des entreprises aux familles et en pointant l’extrême complexité de la nouvelle répartition entre communes, regroupements de communes, départements et régions, on peut réalise que la décentralisation à la française, initiée par François Mitterrand et Gaston Defferre, n’est plus en mesure de remplir sa mission originelle. Une mission qui, je vous le rappelle, consistait à réduire la frustration citoyenne face à l’obésité grandissante de l’Etat Providence, en développant une nouvelle approche de proximité et de lisibilité de la démocratie. Cette nouvelle orientation, qui est en fait l’acte I de la recentralisation, vous ne pouvez, en tant qu’élu local, que la déplorer avec nous même si votre loyauté vis-à-vis du Président de la République vous oblige à dire le contraire.
"

19 décembre 2010

Alerte orange sur les terrains du Ray



Depuis l’officialisation du Grand stade de la plaine du Var, les riverains du Ray et, plus généralement, les habitants de Nice Nord, s’interrogent sur le devenir des terrains qui vont se trouver libérés.

Conseillers généraux des 5e et 7e cantons riverains du stade du Ray, nous avons procédé à une large consultation de la population. Celle-ci fut sans équivoque : elle rejoignait l’opinion majoritaire des comités de quartier à savoir la nécessité de ne pas utiliser ces terrains pour des programmes immobiliers qui surdensifieraient un quartier déjà au bord de l’asphyxie. Deux Conseils de quartier (le 12 et le 13) ont même travaillé ensemble pour produire un projet cohérent faisant une grande place aux activités sportives et aux loisirs. Les représentants de la municipalité avaient d’ailleurs salué ce travail de démocratie de proximité.

C’est ainsi que nous avions imaginé que le P.L.U., document d’urbanisme qui engage l’avenir de la ville pour de nombreuses années, allait être l’occasion de « graver dans le marbre » la volonté des Niçois. Hélas ! Le document proposé n’empêchait en rien une opération immobilière en inscrivant le terrain en zone urbaine dense, constructible sans aucune réserve. Un examen attentif du document pouvait même faire craindre que l’emplacement soit aussi en partie utilisé pour un carrefour de liaison entre l’autoroute et le centre ville.

Avec de nombreux riverains, nous avons, en tant que conseillers généraux, demandé la modification du document pendant la phase de débat public. En vain.

Depuis vendredi, la messe est dite puisque le document a été entériné tel quel par le Conseil municipal. Le maire, à cette occasion, s’est contenté de dire que l’opération ne serait pas pour tout de suite (évidemment, tant que le Grand stade n’est pas opérationnel, le Ray restera en fonction…), que les Niçois seront consultés (alors, pourquoi ne pas les avoir écoutés au moment du P.L.U. ?) et que les immeubles construits ne dépasseront pas en superficie l’actuel emplacement du stade (c’est-à-dire l’essentiel du terrain libéré).

En fait, rien n’est perdu. Monsieur le Maire – il l’a prouvé lors de son renoncement au projet du tram sur la Prom – est un grand pragmatique. Il ne s’entêtera pas pour un projet qui risque de mettre en péril sa réélection en 2014. Aussi, il sera important de transformer les élections cantonales de mars prochain en sondage grandeur nature. Si les candidats de la mairie dans les 5e et 7e cantons réalisent un score médiocre dans les bureaux de vote correspondant à l’aire du stade, nous ne doutons pas un seul instant que le Maire suivra, comme il l’a fait pour la ligne 2 du tramway, la volonté des Niçois.

Faisons donc en sorte que l’alerte orange sur nos quartiers soit levée dès le mois de mars. Vous pouvez, en tout cas, compter sur la détermination des conseillers généraux des 5e et 7e cantons.

Patrick Mottard (5e canton) - Dominique Boy Mottard (7e canton)

18 décembre 2010

Noël au tison, Pâques au canton



Malgré une température polaire à l’extérieur, ambiance de feu dans une permanence surchauffée où Gauche Autrement s’est retrouvée pour le dernier apéro de l’année. Un petit moment de convivialité pour une assemblée qui a vu ce vendredi son âge moyen chuter vertigineusement grâce à Chiara, dix-huit jours, le bébé d’une de nos amies, et bien sûr, à Bryan, le conseiller général jeune qui faisait là son « baptême de permanence » en présence de ses parents. Ce fut également l’occasion d’envoyer un message d’amitié à Bernard Paquin depuis trop longtemps absent de nos rendez-vous pour raison de santé.

Mais bien sur cet ultime rendez-vous de l’année ne pouvait qu’être placé sous le signe de la mobilisation. Chacun des soixante-dix participants avait en tête l’échéance de mars qui correspond aux scrutins de renouvellement des 5e et des 7e cantons. L’optimisme était de rigueur et, le champagne d’Alain et Gisèle, aidant on n’était pas loin de l’euphorie.

Alors Noël au tison… Pâques au canton ?

La question restera provisoirement pendante car nous avions urgemment rendez-vous boulevard Auguste Raynaud chez l’ami Jean-Louis pour une Kolossal et Konvivial choucroute autrement.

14 décembre 2010

Le collège Vernier, poumon républicain du quartier

Depuis mon élection en 1998 comme conseiller général du 5e canton, je suis membre du Conseil d’administration du collège Vernier. Aussi, à partir de sa création, ce blog a souvent évoqué celui que j’appelais « le poumon républicain d’un quartier populaire plein de vie et de diversité » (United colors of Vernier, 28/02/2006). Il est vrai que le collège joue depuis longtemps un rôle d’amortisseur social dans une zone qui pourrait, si on n’y prenait garde, « rejoindre la liste navrante des quartiers difficiles ». La classe FSL, par exemple, illustre parfaitement cette vocation (Etre né quelque part…, 26/06/2008).

Mais ce serait une erreur de considérer Vernier comme un simple sas d’intégration. Grâce à des équipes pédagogiques et administratives surmotivées, grâce à des parents d’élèves souvent impliqués (Les hussards de la convivialité cantonale, 29/05/2010), l’établissement vise aussi l’excellence. On y apprend, on y étudie, on y vit, le latin, le grec, la culture scientifique, le cinéma, le niçois, le patrimoine, la photographie (L’eau de là…, 24/05/2006)…

C’est aussi un des collèges où l’on prépare le mieux les élèves aux Voyages de la mémoire (Vernier à Auschwitz, 30/03/2009 ; Williamson n’a jamais existé, 12/02/2009). Du coup, il ne faut pas s’étonner si on y trouve tant d’élèves attachants (Youssou, conseiller général du 5e canton, 22/01/2007).

Aussi, quand pour la troisième fois le Conseil d’administration s’est retrouvé avec un budget doté d’une insuffisante subvention de fonctionnement, il n’a pas supporté cet injuste traitement qui conduit la direction de l’établissement à négocier, en cours d’année, une rallonge aussi nécessaire que vexatoire, et il a voté contre.

Depuis – c’est mon devoir de conseiller général – j’ai pris en toute indépendance mon bâton de pèlerin pour faire comprendre au Président Ciotti et au service « Education » du CG que le collège, ne serait-ce que pour service rendu au quartier, mérite un meilleur sort. Bien sûr, pour appuyer cette légitime revendication, je demande le soutien de la population du secteur. Une démarche à l’évidence bien comprise si je me réfère aux nombreux et chaleureux encouragements que je reçois depuis quelques jours dans les rues du quadrilatère Vernier -Malausséna - Joseph Garnier - Gambetta.

12 décembre 2010

Sophia Antipolis stories



Depuis mon départ de l’IUP où j’ai enseigné le Droit européen une dizaine d’années, ma présence sur le site de Sophia Antipolis s’est plutôt faite rare. Pourtant, en cette fin de semaine, c’est par deux fois que je me suis rendu sur le territoire de la technopole. La première fois, c’était pour l’esprit, la seconde pour le corps.

Jeudi soir, 20 heures. Place Sophie Lafitte, dans la salle de la Fondation du même nom, j’avais rendez-vous avec les amis de la troupe Les enfants du paradis pour une représentation de « Mes chers petits canards », la pièce d’une sociétaire, Laure, qui a pris le pseudo un peu improbable d’Ines Julienas pour écrire. D’inspiration anglo-policière, l’œuvre est bien écrite, et les personnages subtils permettent aux acteurs de s’en donner à cœur joie. Parmi eux, bien sûr, Eric, le boss de la compagnie, à qui l’on pardonnera (normal, c’est le chef !) un fou rire intempestif, et Valérie, ma talentueuse ancienne étudiante.

Dimanche matin, 11 heures, Garbejaire. Entraîné par Antoine, je me retrouve sur la ligne de départ du cross d’Amnesty international dans les bois autour de Valbonne et de la Brague. 11,4 kilomètres de pur bonheur où je me suis efforcé (avec réussite) de doubler dans les descentes les impudents coureurs qui me dépassaient dans les nombreuses côtes du parcours. Au final 1h 3mn et 23s, 103e sur 174 classés. Le tout sous l’œil bienveillant de Catherine, l’épouse d’Antoine, dans le rôle du coach. Bon, sans crampe, il n’y a pas à dire : la course à pied… c’est le pied !

En conclusion, deux escapades bien différentes mais qui avaient quand même deux points communs : le plaisir et l’amitié.