15 mars 2006

3, avenue Cyrille Besset


Ce soir le débat du mercredi à ma permanence est animé par Didier Roux-Giusto qui nous présente son ouvrage, « Citoyens, nous pouvons changer le monde ! », un astucieux petit guide réalisé à propos des nouvelles formes de mobilisation citoyenne et écologiste. Il s’agit d’une invitation faite aux militants progressistes pour conjuguer au mieux idéal et réel, en actualisant avec les moyens d’aujourd’hui la formule du grand Jaurès, tout en s’inspirant du pragmatisme (très anglo-saxon) du Président Théodore Roosevelt : « Faites ce que vous pouvez, avec ce que vous avez, là où vous êtes ». L’auteur appelle de ses vœux la démocratie participative chère à Nice plurielle, mais réaffirme sa nécessaire complémentarité avec la démocratie représentative. Que l’ouvrage soit préfacé par André Aschiéri n’est peut-être pas tout à fait un hasard…

Tout en écoutant Didier et les débatteurs de ce soir (Henri met en vedette John Rawls), je me souviens qu’il y a deux jours, j’avais dans la même pièce un échange très intéressant avec un directeur de compagnie et sa collaboratrice sur l’avenir du théâtre privé à Nice et sur les services que celui-ci peut apporter à la cité en créant du lien social notamment à travers la politique de la ville.

Vendredi dernier, c’est avec un chercheur de renommée mondiale que j’avais une discussion à bâtons rompus sur les rapports difficiles de la Ville de Nice avec son Université (la prochaine équipe municipale devra faire en sorte que Nice passe d’un statut de ville avec une université à celui de ville universitaire). Il s’agit aussi de faire en sorte que Nice suscite une véritable politique de culture scientifique digne de son statut.

Si l’on veut bien se souvenir qu’il y a dix jours à peine nous débattions ici même du sarkozisme, je me dis que ma modeste et vieille permanence (l’ancien commerce de motos et cycles Panara) remplit bien son rôle de boîte à idées au service de l’avenir de notre cité.

Bienvenue à tous au 3, avenue Cyrille Besset. Rendez-vous vendredi à dix-huit heures, comme tous les vendredis à dix-huit heures, pour l’apéro compte-rendu de mandats hebdomadaire.

2 commentaires:

Henri COTTALORDA a dit…

Patrick, je trouve ta remarque à propos de mon intervention sur John RAWLS pleine d'ironie bienveillante et de compassion. Je te rassure, je ne suis pas obsédé par cet auteur et je suis vacciné contre le culte de la personnalité. Mais je trouve que nous n'utilisons pas assez ses travaux alors qu'ils sont au coeur de nos préoccupations (élaboration d'un projet,social démocratie, économie sociale de marché...). Je suis allé sur Internet et j'ai parcouru quelques articles sur John RAWLS et j'ai trouvé : "le Karl MARX du XX ième siècle", "le plus important philosophe de notre époque", "il a révolutionné la pensée de la Social démocratie", "Théorie de la justice" aussi important au XX siècle que "Le Capital" au XIX siècle . Cela m'a conforté dans l'idée qu'il méritait d'être mieux connu et surtout qu'il soit plus lu (en particulier par nos militants). L' homme qui a écrit :"La justice est la première vertu des institutions sociales comme la vérité est celle des systèmes de pensée" ne peut pas nous laisser indifférents .

Escoffier Gilbert a dit…

merci Henri pour tes précisions à propos de John RAWLS, je crois qu'il est temps de redécouvrir ce penseur de la modernité.

Amitiés Gilbert