10 mars 2006

Sarko et Ségo

Dans le cadre des débats du mercredi organisés à ma permanence, nous recevions Rodolphe Kaufmann, co-auteur de l’ouvrage "Sarkozy dans le texte" dont l’objectif avoué est « connaître pour mieux combattre ».
L’auteur explique qu’au-delà du pragmatisme compassionnel qui amène le chef de l’UMP à occuper, avec la complaisance des médias, la scène politique de façon quasi permanente, il y a une véritable structuration du sarkozisme autour du libéralisme, du communautarisme et du populisme. Un cocktail idéologique emprunté à Bush et aux néo-conservateurs américains, référence récurrente chez Sarkozy.
Idéologie bushienne, discours poutinien, l’adversaire est clairement identifié. Ce sera donc à la gauche démocratique de défendre non seulement une approche sociale et solidaire de la société, mais aussi les valeurs républicaines jadis consensuelles mais en passe de devenir minoritaires.

Sur la question du choix du ou de la candidate qui portera les couleurs de la gauche et de la République, une remarque en passant. Au delà des cercles militants, je suis frappé par le fait que les nombreuses personnes qui m’interpellent pour évoquer avec sympathie, parfois enthousiasme, la candidature de Ségolène Royal, me tenaient souvent, quelques mois auparavant, un discours résolu en faveur du non au référendum sur la constitution européenne.
Dans les deux cas, il s’agit de bousculer un paysage politique jugé décevant, terne et éloigné de la population. Dans les deux cas, c’est la promesse jubilatoire d’un vote qui bousculera les pouvoirs en place. L’objet du vote est moins important que l’onde de choc supposée qu’il provoquera.
Et donc, face à Sarkozy, faut-il jouer la facilité en lui opposant une candidature anti-système ? Je n’en suis pas très sûr, ni sur le plan de l’efficacité électorale (les médias n’auront pas la même attitude complaisante face à la candidate officielle de la gauche), ni bien sûr sur le fond.

19 commentaires:

martine blaszka a dit…

je pense que nous sommes arrivés au niveau zéro de la politique en France.Aucune idéologie,pas d'alternative.Sarkozy en est l'exemple le plus probant:a-t-il un discours?Quelques mots lancés ça et là (racailles, karcher etc...)donc rien!Un moustacu petit allemand a pris le pouvoir en Allemagne en n'ayant justement aucune idéologie,pas d'idées, rien que de la haine.Ce prochain vote fait frémir quant aux résultats qu'il peut provoquer

Escoffier Gilbert a dit…

Cher Patrick,

Pourquoi " Sarko et ségo"? A te lire, mais peut être que je me trompe,tout semble déjà joué et le PS n'aurait à opposer au " Bush" français que notre "Ségo" des familles.

Comme beaucoup de militants de base j'ai voté non à la constitution en suivant les consignes d'une gauche résolument sociale et si j'avais à choisir un candidat à l'election présidentielle ce serait davantage vers Laurent Fabius que je me retournerais.
Amitiés et à plus Gilbert

Escoffier Gilbert a dit…

"Sarko et Ségo"!!! Tout n'est pas encore joué , du moins je l'espére car comme de nombreux militants j'ai voté non à la constitution afin de combattre le néo libéralisme d'une droite réactionnaire et pour promouvoir une république résolument sociale.Aussi cher Patrick permet moi, modestement de préferer comme candidat à la future élection présidentielle notre camarade Laurent Fabius.

Amitiés et à plus Gilbert

Anonyme a dit…

en clair, quel est votre candidat pour la présidentielle ?

cela dit, ne pensez vous pas qu'il faudrait en finir avec cet anachronisme qui veut que la france ait un président alors que l'europe fonction avec une commission ?

Anonyme a dit…

Au sujet de l'éventuelle candidature de Ségolène Royal ,j'aimerais connaître le point de vue de Dominique BOY-MOTTARD ? Une candidature féminine ne devrait pas lui déplaire ,à égalité de compétences .Et je pense que ses compétences sont à la hauteur de la tâche .

Claudiogène a dit…

Ce qui me plaît chez Ségolène(à condition d'avoir assez et bien lu, d'avoir bien compris, et que ça se confirme) :
grâce à elle peut-être, moi, qui me revendique "de gauche" je ne serai peut-être plus vu comme de droite, si je pense : que rien ne justifie de ne pas respecter la loi, que la famille est un socle important mais pas le mariage ou la religion, que le sens moral, la droiture et l'ordre peuvent facilement cohabiter avec l'indulgence, la compréhension et la tolérance, que mondialisation et dignité ne sont pas incompatibles, que flexibilité ne veut pas forcément dire précarité, que droits et devoirs sont frères siamois, que chacun doit former sa responsabilité, qu'il y a trop de fonctionnaires, qu'il faut combattre Sarko sur son terrain parce que sinon, on l'alimente (si on s'offusque d'un "racaille" on lui offre des voix, si, on laisse passer et qu'on affirme que tout acte délictueux doit être jugé, ce qui n'est que du bon sens, on lui coupe l'herbe sous le pied).

Patrick Mottard a dit…

Je rappelle ce qui est de notoriété publique que je suis favorable à la candidature de Laurent Fabius, essentiellement parce que je considère qu'il a les qualités d'un futur chef d'Etat (qu'il ne faut pas confondre avec les simples qualités d'un homme politique).
J'étais d'ailleurs ce week-end à Créteil pour lui apporter modestement mon soutien.
Quant à l'internaute qui s'interroge sur les engagements de Dominique Boy-Mottard, je lui conseille de s'adresser directement à elle (elle ne mord pas...!) en lui rendant visite sur son site.

Laurent Weppe a dit…

"les qualités d'un futur chef d'Etat"....
Quoi ça?

Tous les présidentiables ont des gens qui trouvent qu'ils ont toutes les qualités requises pour être un chef d'état.
Sauf que quand on demande quels sont ces qualités, souvent, ça coince. Soit on a un discours interminable sur les faits et gestes du champion (et surtout ses dires) depuis sa petite enfance qui est censé prouver que, décidément, c'est LUI qui doit être le futur grand patron (ce qui donne des explications du type: "Et en 79 il a dit au parlement, et en 85 il a déclaré ceci, et en 99 on l'aurait entendu dire à trucmuche dans un restaurant parisien que.....") soit on reçoit des phrases toutes faites et prêtes à être employées, du type "C'est un homme d'envergure" ou encore "Il a une vision pour la France" et autre jolies joyeusetés qui n'expliquent en rien ce que sont les qualités d'un chef d'état, ni pourquoi machin (Ici Fabius, là bas, Sarko, à côté, Villepin.....) les aurait plus qu'un autre.

Donc, GRANDE question numéro 1:
Qu'est-ce que c'est que les qualités d'un chef d'état?

GRANDE question numéro 2:
Pourquoi Fabius serait celui qui, de toutes les huiles du PS, les aurait plus que tou(te)s les autres?

***

Après, il y a une chose étonnante, et énervante:

Pourquoi la famille, le respect des lois, la morale, l'ordre, les devoirs seraient des valeurs de droite?

Parce que la Droite l'a affirmé.
Et quand la Droite affirme une chose, les premier à la prendre au sérieux, c'est les gens de gauche. Ça a quelque chose d'effrayant, quelque part, je me dit que le jour où un homme politique français dira que la démocratie, c'est une valeur "de droite" il y aura bien des gens pour réagir en disant "si c'est comme ça, Mort à la Démocratie".

Pourtant il y a une chose qui me dérange, et pas qu'un peu, dans ces valeurs là. C'est qu'elles sont passé de l'état de valeurs à l'état de slogan:
"Votez pour moi et les lois seront respectées"
"Votez pour un homme qui connais et respecte les valeurs familiales"
"Votez contre l'amoralisme de la Gauche"
Et ça passe. Ça marche: il suffit de s'autoproclamer gardien de valeurs sacrées, et ça marche. Les conservateurs américains ont réélu un président bigame et athée qui les a inondés de discours sur les valeurs de la famille et qui fait semblant de prier en présence de ses ministres (alors que, comble de l'ironie, Clinton allait plus souvent à l'Église que Bush).

Sauf qu'en réalité, ces valeurs, proclamées comme constitutive de l'essence des idéologies conservatrices, n'en ont jamais fait partie:
La famille conservatrice, ce n'est pas la famille unie, c'est la maison de Bernarda.
Le respect des lois dans le monde conservateur se limite à l'unique loi du "pas vu pas pris"
La morale conservatrice n'est qu'étiquette et bienséance.
L'ordre conservateur n'est que l'autorité imposée par la violence, qu'elle soit militaire, financière, ou autre.
Les devoirs vu par les conservateur sont les devoir d'une population envers des chefs qui en sont dénués.

Pourtant, quelque part il est plus facile de prendre la décision de de s'opposer au slogan, plutôt que d'oser dire que celui qui le déclare est un imposteur.
Et dans le cas de Sarkozy, personne n'a jusqu'à présent osé lui dire en face un simple mot quand il se lance dans son auto-hagiographie: "Menteur"

Alors, affronter Sarko sur son terrain? Mais il n'est PAS sur ce terrain, il fait mine d'y être, s'y montre, ne fait rien pour améliorer la situation, tout en faisant dire que s'il était président (et président avec encore plus de pouvoirs que ceux déjà à disposition de l'actuel) tout irait le mieux dans le meilleur des mondes possibles et imaginables. Il joue la comédie du roi thaumaturge: Nicolas Ier guérissant les écrouelles en invoquant leur nom.

Reste les fonctionnaires et les "racailles"
S'il y a trop de fonctionnaires, il y a trop de quoi, précisément? Trop de profs (on met les classes à 45 élèves?), trop de médecins (essayez les urgence de Saint Roch), trop de postiers, trop de policiers, trop de pompiers, trop de personnel dans les administrations? Fonctionnaire est un terme tellement générique qu'il va de l'instit ayant la foi en son métier aux emplois fictifs, et en général, quand on diminue le nombre de fonctionnaire, on touche aux instits avant de toucher aux emplois fictifs.

Quand aux racailles, il y a l'ennui du terme à double (triple) sens. Autant, pour le commun des mortels, Racaille peut se traduire par crapule, délinquant (de haut vol ou à la petite semaine), autant le sens peut partir en vrille:
Premièrement, Racaille signifiait à l'origine "Partie du peuple la plus pauvre, considérée comme la plus méprisable" (voir http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/fast.exe?mot=racaille), et il ne faut pas se faire d'illusion, pour les riches, la haute société dont Sarkozy et son nom à particule sont issus, racaille est aujourd'hui encore synonyme de va-nu-pieds autant que de délinquant. Et quand un riche veut "s'occuper des racailles" il y a du soucis à se faire.
Deuxièmement, en langage raciste, Racaille a pour synonyme "Arabes" "Nègres" "Immigrés" "Étrangers" "Socialistes" (sisi) "Démocrates" (sisi bis) j'en passe et des pires. Dès qu'un homme politique dit "On va s'occuper des racailles" certains comprennent immédiatement "On va s'occuper des Arabes". L'ennui avec Sarko, c'est qu'il ne se contente pas de caresser dans le sens du poil le capricieux électorat lepéniste, il maintient des liens avec ceux qui ont pu jouer de très prêt avec la peste (Peyrat, Millon récemment, et bien d'autres moins connus). Qu'un apprenti chef d'état s'allie avec ceux qui jouent sur le racisme signifie qu'en cas de réussite de sa part, ceux là gagneront en pouvoir et en influence sur la société, de quoi avoir, là encore, BEAUCOUP de soucis à se faire, sachant que les "racailles" qui sont visées dans les déclarations de Sarko ne sont pas forcément celles que l'on souhaite.

Patrick Mottard a dit…

Réponse à Laurent

Sous la Ve république, avoir les qualités pour être chef d’Etat (promotion ultime de l’homme politique et même de l’homme d’Etat, ce qui n’est pas la même chose…) nécessite une expérience de chef de gouvernement ou une expérience ministérielle lourde.
Ce n’est pas suffisant (ex : Chirac), mais c’est nécessaire pour éviter les mauvaises surprises.
À l’inverse, de bonnes surprises ne sont pas à exclure, mais je préfère ne pas prendre le risque.
Donc, pour moi, sont présidentiables d’abord Fabius et Jospin, puis DSK et Martine Aubry. Hollande, Royal, Lang et Kouchner n’appartiennent pas encore à cette catégorie. Cela n’enlève rien à leurs qualités intrinsèques. Pour les plus jeunes c’est une question de timing…

Philippe a dit…

La supposition que Ségolène Royal serait une candidate "anti système" me parait bien gratuite., et les commentaires des pseudo révolutionnaires (il ne s'agit pas de toi,bien sur) sur son ultra libéralisme (companeros, votre langue de bois n'est déjà plus très neo, soyez un peu pluscreatif, ça stimule la reflexion plus que ne le font les slogans!) commencent à être usés.

Chouk a dit…

Vous dites : "...je suis frappé par le fait que les nombreuses personnes qui m’interpellent pour évoquer avec sympathie, parfois enthousiasme, la candidature de Ségolène Royal, me tenaient souvent, quelques mois auparavant, un discours résolu en faveur du non au référendum sur la constitution européenne.
Dans les deux cas, il s’agit de bousculer un paysage politique jugé décevant, terne et éloigné de la population. Dans les deux cas, c’est la promesse jubilatoire d’un vote qui bousculera les pouvoirs en place"
J'ose espèrer que vous ne faites pas encore partie de cette gauche qui n'a cessé de marteler que le "non" au référundum, avant comme après, n'était qu'une histoire de contestataires. On peu aussi dire non par conviction profonde parce qu'on a bien lu ce qu'on nous propose et qu'on n'est pas d'accord. De même, on peut penser que Ségolene Royal a bien plus les qualités que DSK ou Lionel Jospin pour remplir des fonctions présidentielles. Et il est vrai que je rêve d'un(e) prochain(e) président(e) qui ne soit pas dans la lignée des précédents mais en rupture avec eux, qui chercherait à proposer une direction nouvelle, qui oserait inventer des perspectives originales, pas juste des modèles à appliquer. Ils sont beaux mes rêves, non ? Vous ne croyez pas qu'on devrait tous rêver un peu plus pour que le monde tourne mieux ? Avoir de vaies ambitions, de hautes opinions, de grands projets ?

bernard gaignier a dit…

Patrick
Je trouve ton titre un peu racoleur au niveau du rapprochement sarko sego avec un sous entendu de points communs...
quant à des qualités de chef d"état chez fabius, je lui en ai prété longtemps.. jusqu'à sa position sur le referendum; sa position est tellement contraire à tout son parcours (il a notamment négocié l'acte unique, en 1985 il est celui que Mitterand a appelé pour mettre en route une politique de rigueur pour rester dans les critères europeens au gran "dam" de la gauche du PS...) que je ne peux que lui préter un positionnement tactique; et quant on voit aujourd'hui l'affaiblissement de la France au niveau europeen suite notamment aux résultats du referendum, je me dis que celui qui sacrifie une idée pour un petit calcul de positionnement n'a aucune qualité d'homme d'état; donc je me suis trompé pendant plusieurs années!
Pour ma part je ne pourrai voter ue pour un candidat qui n'a pas sombré dans la démagogie du non; mon choix à priori serait porté sur DSK; mais si c'est sego qui est en position de gagner contre sarko alors mon choix se fera sans état d'ame

Claudiogène a dit…

Cher Bernard Gaignier,
nous irons voter ensemble et exactement pour les mêmes raisons.
Merci pour cette clarté.

Anonyme a dit…

Bernard, tu dis que tu ne voteras pas pour un candidat qui a sombré dans la démagogie du Non. Moi qui ait voté oui, et même milité pour comme beaucoup d'entre nous, je n'ai pas non plus envie de voter pour madame ségo, lorsque je me souviens de sa façon de défendre le Oui à la télévision, lors de plusieurs débats. Point d'argumentaire, point de pédagogie. Sa seule litanie: "il faut voter Oui pour en être fier, parce qu'après vous en serez heureux", m'a fait tomber de mon canapé plus d'une fois.

Ajoutons à cela son "je ne déferai pas ce qu'à fait la droite par plaisir", et ses commentaires élogieux sur le blairisme, dont nous avons eu, pas plus tard que ces derniers jours, l'une des plus éclatantes illustrations, je veux parler de la scandaleuse réforme de l'éducation au Royaume-Uni, et bien je me dis que cette dame (et moi, je suis une fille, mais ça ne me suffit pas pour la choisir) n'est pas notre candidate. En tout cas, elle ne me représente pas.

Clotilde Gimond

Laurent Weppe a dit…

Juste pour "info"

On commence à avoir quelques pistes en ce qui concerne le programme "éducatif" de Sarko pour empêcher les jeunes de sombrer dans la délinquance:

http://manga.clone-army.org/anm.php?page=58

Claudiogène a dit…

Chère Clotilde,
répondant à Bernard, vous me donnez de bons arguments, finalement, pour voter Ségolène.
Je ne suis pas militant, mais, j'ai toujours voté à gauche. Et, je me refuse absolument à être "partisan". Le discours qui me plaît, celui qui, pour moi, ressemble à la démocratie, à l'ouverture d'esprit, à la justice, c'est bien, pour exemple "je ne déferai pas ce qu'a fait la droite par plaisir". Vous, ça vous fait bondir, moi, ça me rassure qu'on ne casse pas parce que c'est l'autre qui l'a fait.
Alors, elle ou quelqu'un d'autre, peu importe, à condition d'éviter le sectarisme.
Il me semble qu'à chaque fois qu'on vocifère primairement contre Sarko, on lui offre des voix. De la même façon, vous ne vous rendez pas compte qu'en invectivant les propos de Ségolène vous nous apportez des raisons supplémentaires de voter pour elle.
Je pense que c'est le syndrome des militants, ils finissent par être prévisibles et stéréotypés.
Un peu de distance, ne ferait pas de mal, l'ouverture toujours l'ouverture.
J'ajoute que, je suis un homme, et que le sexe d'un élu est le cadet de mes soucis. Ce que je lui demande c'est de mettre en avant des valeurs, appelées, "féminines", plus humaines et moins guerrières, celles que je pense être de GAUCHE.
Je rappelle à chaque fois que je le peux que la GAUCHE n'appartient pas aux militants... nous aussi, nous voterons.

ANTONIN a dit…

Notre probleme à nous, gens de gauche, militants engagés ou pas, c'est qu'à force de nous regarder le nombril dans nos luttes fracticides et internes, eh bien la droite prends de l'avance et marque des points démagogiques.
Continuons à nous quereller entre nous, les français s'en foutent.
Ils aspirent à voter pour des gens serieux, responsables, qui prendront en compte aussi bien les problèmes quotidiens et à long terme de la population, que toutes les questions internationales qui ne manquent pas en ce moment.
Les talents ne manquent pas chez nous. Ils se sont tous plus ou moins déclarés. De toute façon, c'est nous, simple militants qui les départagerons. Nous allons, de façon collective établir un programme. Ce programme sera porté
par celle ou celui que nous aurons désigné.
Pour ma part, je pense etre plus utile à denoncer les ravages économique de la droite qu'à passer mon temps à me disputer avec mes camarades. Et en ce moment, il y à fort à faire dans ce domaine là. Gardons notre energie pour aider la jeunesse à combattre avec force le CPE.
il faut rappeler que cette jeunesse est notre avenir, l'avenir d'une nation, et qu'elle a pour ambition de s'épanouir culturellement, economiquement, et que c'est à nous de les aider à s'accomplir dans tous ces domaines en leur léguant une situation économique la plus saine possible.

ANTONIN a dit…

SARKOZY OU LE BONHEUR D'ETRE FRANCAIS
Imaginons le bonheur de venir au monde dans la France de Sarkozy.
De 0 à 3 ans, ce sont là les meilleurs années que l'on aura vecues.
A 3 ans depistage psychologique afin d'évaluer notre degré de dangerosité future.
Manque de bol, nous avons piqué des billes à notre camarade.
Ont échappe à la garde à vue, mais nous voila fiché et surveillé pour le reste de nos jours.
Nous continuons notre scolarité dans des écoles qui manquent de moyens humains, (nous n'avons pas les moyens d'aller en école privé à
5000€ le trimestre) mais dans laquelle l'encadrement est assuré par des crs referends.
A 14 ans, nous avons le choix entre l'apprentissage ou, si la scolarité se passe bien, de continuer des études sans perspectives futures.
A 15 ans, petit plus, on peu travailler de nuit.
Au lycée, et plus tard en fac, nous n'auront pas de soucis d'organisation ou de coordination de manifs; elles seront interdites.
A la fin de nos études, plusieurs possibilités s'offriront à nous,
dans l'ordre: stages non rémunérés, chomage, interim, CPE renouvelable 3 fois,puis après 26ans, rechomage, CNE renouvelable, chomage longue durée, petits boulots, rechomage, etc,etc... Tout ceci nous ayant amené à un age avancé, age auquel on aspire à prendre sa retraite pour se consacrer aux autres, mais manque de bol, nous n'aurons pas eu les moyens, tout au long de notre vie de la financer. Il ne nous restera plus, avec un peu de chance qu'à nous faire prendre en charge par nos enfants s'ils en ont les moyens.
Bon courage à tous.

André a dit…

Je constate quand même, n'en déplaise à tous les idéalistes en mal de totalitarisme communisant, que Sarko agit, qu'ils est ministre depuis longtemps, qu'il fait passer des lois et qu'il n'a pas peur de continuer son chemin au milieu des peaux de banane de son propre camp. Un peu de respect pour ça quand même. Ségolène Royal n'a d'ailleurs pas toujours des positions si loin des siennes il me semble...
Sur le plan de l'idéologie, un mot un peu fort il me semble pour appeler un ensemble de convictions plus libérales que nous en avons l'habitude, parler de Bush est faux car Bush n'est pas le comencement d'un idéologue (ce type sait à peine écrire) et mettre Poutine dans la balance c'est carrément de la mauvaise foi. Je ne vois aucune ressemblance avec l'oligarque russe qui n'a jamais eu d'autres idées que de tenir le pouvoir pour s'enrichir plus et garder à la Russie une place de choix.
Sur les valeurs républicaines qui deviennent minoritaires je vous rejoins. C'est vrai qu'elles le deviennent mais là où je diverge c'est sur le pourquoi. Je ne crois pas au complot "ultra-libéral". Il n'y a d'ailleurs pas d'ultra libéraux dans ce pays et encore moins dans la classe politique. Madelin avait voulu en lancer l'idée et a disparu de l'échiquier depuis. Non, ce qu'il y a c'est que les valeurs sont mises à mal par les abus de la solidarité. De nombreux Français ne croient pas à la fraternité parce qu'ils vivent l'insécurité et que l'immigration est un sujet récupéré où l'on est facho ou gaucho mais jamais pragmatique. Ils ne croient pas à l'égalité lorsque les grands patrons ont des bonus pharaoniques et que les salariés de la fonction publique vivent à l'abri de leurs privilèges et s'insurgent contre toute volonté de moderniser le mammmouth. Ils ne croient pas plus à l'égalité quand leur classe politique a une durée de vie de plusieurs décennies, sans renouvellement, sans nouvelles idées.
La prochaine échéance est la chance d'avoir un débat d'idées, de choisir un nouveau projet. A droite la messe est dite et, vous l'aurez compris, je suis plutôt pour Sarko. Mais à gauche vous avez des candidats de qualité et certains avec une approche nouvelle (Segolène, DSK pas Fabius à mon avis et pas Lang héritiers de la démagogie de l'ère Mitterrand). Faites les débattre, obligez-les à vous avouer ce qu'ils veulent pour notre pays et surtout, surtout, comment ils comptent y arriver.