21 mars 2006

Nice Alpha Canal (niactv.com)


Pour sa deuxième livraison, Nice Alpha Canal consacre son dossier du mois à la Recherche.

Au moment où la loi, paradoxalement intitulée « pacte pour la recherche » est votée par le Parlement contre l’avis unanime de la communauté scientifique, il était important de faire le point sur cette question qui, avec l’éducation, l’énergie et l’évolution de la dette publique, sera au centre de la campagne présidentielle, si les candidats se décident enfin à parler d’avenir.

Mais au delà de la question générale de la recherche, il est également utile de s’interroger sur son avenir dans notre département et dans notre ville.

La recherche scientifique à Nice, c'est 13 grands organismes et établissements : l'Université de Nice Sophia Antipolis, le CNRS, l'lNRA, l'INRIA, l'Observatoire de la Côte d'Azur, l'INSERM, l'Ecole des Mines de Paris, l’Observatoire Océanologique de Villefranche, et bien d'autres instituts encore.

C’est aussi 4000 permanents, dont près de 3000 chercheurs, enseignants-chercheurs et doctorants, qui travaillent dans ces laboratoires de recherche, dans des domaines aussi variés que la biologie, la santé, la physique, la chimie, les matériaux, les énergies, les mathématiques, l'informatique, l'électronique et les communications , l'environnement, les sciences de la Terre et de l'Espace, les sciences de l'hommes et de la société, les lettres et arts, l'économie, le droit, la gestion, les sciences des activités sportives, etc.

Il existe également une recherche très active dans les entreprises implantées dans notre région (santé, informatique, télécommunications, etc).

Il est donc bien évident que le "dossier recherche" de Niac ne pouvait rendre compte de tous les aspects de cette recherche. Nous avons donc choisi de mettre l'accent sur la recherche fondamentale, car elle est le socle sans lequel il ne peut y avoir d'application de la recherche. Cette recherche fondamentale doit être défendue, au niveau national et international mais aussi dans le cadre de nos politiques locales et régionales. Il existe ainsi, dans notre département, des chercheurs de renommée internationale, qui travaillent entre autres exemples sur la mouche du vinaigre, sur les planètes géantes, sur l'histoire "romaine" de notre région, sur les mouvements de la Terre, sur la génétique des populations ou encore sur les cellules souches, toutes choses fondamentales mais, le plus souvent, non directement "applicables". Dans Niac, ils expliquent leur vision de leur métier, ses joies, ses difficultés, ainsi que son évolution, qui ne va pas toujours dans le sens souhaité. Mais tous s'accordent à dire qu'il n'y a pas de politique de recherche ambitieuse et viable sans recherche fondamentale forte.
Bien sûr, l'innovation technologique et le développement doivent être favorisés, parce qu'ils sont créateurs d'emplois et de richesse, mais cela ne doit pas être fait au détriment de la science elle-même, qui a des besoins bien différents. L'innovation et le développement peuvent notamment passer par les pôles de compétitivité, en cours de développement dans notre région et dans le reste de la France, mais à condition d'éviter les écueils du "tout appliqué" et du "tout brevetable", et à condition aussi de ne pas utiliser les budgets de la recherche fondamentale pour les financer.

Enfin, beaucoup de chercheurs interviewés par NIAC s'inquiètent de ce que, trop souvent, les décideurs locaux et nationaux, comprennent mal ce qu'est la science, la recherche et ses besoins. Développer la culture scientifique, faire découvrir l'histoire des sciences et la démarche scientifique à des élèves du secondaire mais aussi à un public plus large pourrait améliorer cette compréhension. C'est ce que propose une nouvelle structure de l'Université Nice Sophia-Antipolis, l'Institut Robert Hooke. Mais il faudrait sans doute, d'une manière plus générale, développer dès à présent les interactions entre chercheurs et autres citoyens, replacer les laboratoires et leurs métiers dans la ville et son environnement, comme le conseille le physicien et philosophe Jean-Marc Lévy-Leblond.

7 commentaires:

Laurent Weppe a dit…

Ça a peu à voir avec ce billet particulier, mais....

On a commencé à diffuser des photos de pirates de logiciels:

http://m-bt.org/pic/avatars/

Dominique a dit…

Laurent,

Cela ne plaira peut-être pas à tout le monde mais c'est assez drôle...!

Anonyme a dit…

bonjour mr Mottard ! je suis un de vos eleve , franchement continuer vous etes kelk1 de bien a tous les nv ! bonne journée

Anonyme a dit…

A propos de Niactv.com

Je tenais tout d'abord à vous féliciter pour votre travail remarquable :

- Site vivant (vidéo, photo)
- Actualités

Cependant il me paraît important de vous faire part de quelques réflexions :

- la lecture des textes est souvent difficile, voire illisible (lettres en jaune sur fond rouge)...c’est assez perturbant pour un magazine en ligne,
- le fond rouge sur noir donne un caractère austère au site ce qui est en totale contradiction avec le contenu,
- la navigation est peu ergonomique : nécessité de revenir systématiquement à la page d’accueil,
- le lien « consulter les rubriques » est peu explicite,
- et enfin pourquoi ne pas insérer une rubrique Newsletters ??

Bravo tout de même, vous êtes sur la bonne voie ..

Une pro bienveillante...j'attends le N°3 avec des couleurs plus douces

Clotilde Gimond a dit…

Merci pour vos conseils argumentés!
Pour information, vous pouvez également télécharger les dossiers en PDF, grâce à l'icône située en bas à droite de l'écran, ce qui facilitera la lecture, et après tout, vous permettra même de lire les articles dans votre canapé! (je dis ça parce que je le fais moi-même...).
Quand vous parlez de newsletter, vous voulez dire une liste d'inscription pour envoyer aux gens intéressés les derniers numéros?

Anonyme a dit…

Effectivement

Cela permet de diffuser de l'information sans que les internautes soient connectés sur le site .
Au niveau technique c'et tres simple il suffit de faire remplir un formulaire au niveau légalité prévoir la possibilité de se désabonner à tout moment .
Bien cordialement

Clotilde Gimond a dit…

Vu il y a deux jours des chercheurs de Toulouse et de Marseille, très contents du site, ils aimeraient que l'initiative se généralise en France, et certains y ont même retrouvé leurs petits thésards d'il y a quelques années, devenus grands maintenant!

J'en profite pour dire que, si vous voulez faire un petit geste concret pour la recherche, vous pouvez adhérer à l'association Sauvons La Recherche nouvelle mouture, tout le monde peut adhérer, chercheur ou pas, pour une somme très très modique, ici:

http://recherche-en-danger.apinc.org

Nous avons besoin de votre soutien, et plus nombreux on sera, plus fort on sera lors de la campagne des présidentielles (notre but est de passer la vitesse supérieure dans "l'information active" des politiques, et plus particulièrement des candidats de la gauche...et de leur demander des engagements concrets et pas seulement des paroles).

Si vous avez peur de ce que devient la recherche, par exemple si vous trouvez aberrant que l'INSERM ait sorti un rapport sur le "traitement" des enfants turbulents par les neuroleptiques (qui est la preuve de son allégeance au secteur pharmaceutique, allégeance que le DG de l'INSERM revendique d'ailleurs), si les facs en ruine vous scandalisent, si vous trouvez que notre pays a encore de l'avenir en physique, en chimie, en astronomie, en biologie, en sciences humaines, ou en tout autre chose fondamentale,
ADHEREZ!!!!!!!
Merci. :))