16 septembre 2007

Nice Plurielle story

De nombreux militants et élus souhaitant que Nice Purielle poursuive ses activités et notamment les réunions du CLAJ, le groupe élu en mars 2001 remplira donc le contrat passé avec les électeurs et la gauche jusqu’au bout.

Toutefois, ma candidature officielle à la mairie m’ayant conduit à renoncer à la Présidence du groupe, je peux d’ores et déjà faire le bilan provisoire de ce groupe, à un moment où l’on dit et l’on entend beaucoup de bêtises sur les mérites des uns et des autres.

Nice Plurielle, il faut le dire, ce fut d’abord, et pendant plus de cinq ans, l’extraordinaire complémentarité que je partageais avec Jean-François Knecht. A lui les dossiers sensibles, à moi la mise en perspective politique. Ce dispositif nous a permis de révéler de nombreuses affaires et de bloquer certaines dérives. Nous l’avons fait dans l’intérêt de la ville et des Niçois, et j’avoue ne pas comprendre la motivation de ceux qui, dans notre propre camp, trouvent que nous en avons « trop fait ». En tout cas, ce n’est pas l’avis de la plupart des Niçois que nous rencontrions, notamment pendant nos opérations « coup de poing », opérations menées tambour battant aux quatre coins de la ville sur le scooter rouge de Jean-François.

Paul Cuturello a également un rôle important dans le groupe. Imposé en 2001 sur la liste – un peu à la surprise générale, étant donné qu’il avait fait l’objet d’une sanction disciplinaire grave – par son courant national (Emmanuelli), Paul s’est révélé être une pièce importante du dispositif par son implication (je ne me souviens pas l’avoir vu manquer une réunion préparatoire) et sa maîtrise des dossiers techniques.

Michèle Mangion qui, elle aussi, nous a trop tôt quittés, avait eu le temps de mettre ses compétences professionnelles au service du groupe en représentant celui-ci au Conseil d’Administration du CCAS. Depuis sa disparition, nous ne faisons plus, hélas, que de la représentation dans cet important organisme, élément stratégique pour la politique sociale de la cité.

Pierre Laigle, le nouveau venu, a quant à lui démontré (une fois de plus pour ceux qui le connaissent bien) ses facultés d’adaptation en maîtrisant au bout de quelques semaines la complexité de l’administration municipale.

Quant aux autres socialistes, très présents sur le terrain médiatique depuis quelques jours, je n’en dirai rien, si ce n’est qu’ils m’avaient été imposés sur la liste par la sacro-sainte règle de représentation des « courants » (celle que je veux fuir aujourd’hui) pour représenter Patrick Allemand. Disons qu’ils se sont acquittés de cette tâche avec zèle...

Mais Nice Plurielle, c’est pour moi – et peut-être avant tout – l’extrême implication des partenaires.

Les Verts : Mari-Luz Nicaise, la scientifique, nous a bluffés en devenant, au sein de la Commission d’Appel d’Offres, une juriste confirmée. C’est grâce à elle que Nice plurielle a pu être si efficace sur les dossiers sensibles de la mandature. Et cela malgré de sérieux ennuis de santé qui auraient réduit plus d’un à l’inaction. Quant à Rémi Gaechter, en faire le Monsieur « Sport » du groupe (il a une vraie vision de ce secteur, quel magnifique adjoint il ferait) est par trop réducteur tant son autorité et sa force de conviction ont souvent pesé sur les débats. Les Verts, c’est aussi bien sûr l’expertise et l’engagement écologique de Guy Marimot, si précieux à la gauche depuis 1995.

Le PCF : Bob Injey n’a jamais oublié son passé de leader étudiant, en provoquant quelques beaux chahuts en séance. Mais accaparé par sa fonction de secrétaire 06 du PCF, c’est surtout Simone Monticelli qui représente son parti au sein du groupe. Simone ! Ah Simone ! Parfois râleuse, souvent frondeuse et iconoclaste, elle a toujours, je dis bien toujours, privilégié le collectif avec une grande loyauté et énormément de… bonne humeur ! Qui plus est, son implication dans les milieux culturels est d’une grande utilité pour le groupe. Et si Marie Billi a parfois défrayé la chronique (c’est le moins que l’on puisse dire), la discrète Danièle Gimeno a fait preuve, depuis son arrivée dans le groupe, d’une disponibilité sans faille.

Les Alternatifs : Bruno Della Sudda, le seul représentant de la gauche de la gauche dans le collectif, avec qui je ne suis pas toujours d’accord sur la politique nationale, est d’une implication totale. Et si, régulièrement, il joue sa petite musique en séance, ce n’est jamais pour se démarquer mais pour enrichir le discours du groupe. Il aura eu aussi le mérite pendant toutes ces années, d’accompagner régulièrement son président aux Populaires Sud du stade du Ray !

Si l’on ajoute les dizaines de militants d’horizons divers qui ont participé aux réunions du lundi, aux séminaires et aux manifestations organisées par le groupe, je peux dire que pendant six ans, j’ai été un Président heureux. Très heureux.

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Fidèle à la ligne de conduite que je me suis fixée depuis ma déclaration de candidature, je ne tomberai pas dans le piège d’une polémique grossièrement relancée par un courrier de Patrick Allemand aux militants socialistes, courrier qui relève plus de la psychanalyse que de la politique.
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15 septembre 2007

Perseverare diabolicum est

Interviewé par France 3 dans la Salle des pas perdus de la mairie.
En arrière-plan, ironie de l'histoire, une exposition de photos
de cette gare du Sud que le maire a tant voulu démolir...

Après un jeudi consacré au quartier des Moulins, c’est un peu la rentrée municipale avec le premier Conseil de l’automne. Un seul dossier important est à l’ordre du jour, mais il est de taille : la nouvelle mairie. En effet, Jacques Peyrat s’entête à programmer son projet que j’avais qualifié en son temps (il y a maintenant dix ans) de « pharaonique ».

En séance, je rappelle donc pour la énième fois les positions traditionnelles de Nice plurielle en la matière : rénovation rapide du quartier avec la construction du parking souterrain, d’une salle de sports (notamment pour les collégiens de Vernier), d’espaces associatifs ; restauration-valorisation de cette Gare du Sud que j’ai pu sauver de la démolition il y a quelques années grâce à la mobilisation des associations et des habitants du quartier et au soutien de Catherine Tasca, ministre de la culture (avec Mari-Luz et Simone, je me souviens d’une délégation qui avait fière allure).

Mais la position de Nice plurielle, c’est aussi un refus très ferme de la construction d’une nouvelle mairie à la Libération alors même que la municipalité a exproprié à cet effet, il y a quelques années, le terrain Sulzer. Refus d’un projet extrêmement coûteux (plus de 160 millions d’euros) alors même que la Chambre Régionale des Comptes a pointé le fort endettement de la ville à la suite de la construction de la première ligne du tramway.

La réponse du Maire sera sans surprise : il persiste et signe. A quelques mois d’une échéance électorale, cette décision consiste à prendre en otage la démocratie : la prochaine équipe municipale risque d’être obligée par la délibération votée comme un seul homme par la majorité municipale. Enfin, pas tout à fait : certains courageux étaient… aux toilettes au moment du vote ! La politique comme on l’aime !!!

Retrouver la permanence de Cyrille Besset pleine à craquer pour fêter l’anniversaire de Claudie, une sympathique militante habitant justement le quartier de la Libé, sera pour moi l’antidote parfait à cette séance municipale où le mépris de la démocratie des uns s’est si bien accommodé de la tartufferie des autres.

13 septembre 2007

Bienvenue, ami Franck !

Franck Viano vient de mettre en ligne sur son cher Nice premium un message dans lequel il annonce se mettre en disponibilité en tant que commentateur politique sur le média dont il est le concepteur.

Il le fait par honnêteté vis-à-vis des 5000 lecteurs quotidiens de Nice premium, car il a décidé de rejoindre l’équipe que j’ai l’honneur de diriger dans la perspective des Municipales de 2008.

A l’heure où le microcosme bruisse de rumeurs en tout genre sur les contours de ma future liste, j’ai décidé de mettre de côté encore pendant quelques semaines la question des personnes afin de pouvoir engager sereinement avec les femmes et les hommes de notre ville le débat sur le fond, c’est-à-dire sur le programme.

Mais je fais volontiers une exception pour Franck, homme de communication, Niçois passionné par sa ville (et sa vieille ville), enthousiaste et bon vivant. Sollicité par plusieurs têtes de liste, c’est un honneur pour moi qu’il ait choisi notre équipe.




Qu’il me permette de considérer son arrivée parmi nous comme un symbole. Le symbole d’une campagne qui ne ressemblera à aucune autre.

11 septembre 2007

Le nouveau millénaire a six ans…


« Aujourd’hui, devant les ruines des tours, nous avons le sentiment qu’au-delà du kitch des commémorations de l’année précédente, c’est bien le 11 septembre que le nouveau millénaire a commencé. Un lever de rideau tragique pour un millénaire qui condamnera l’humanité à se réconcilier avec elle-même ou bien à périr. Que ce terrible message ait été délivré ici, à Manhattan, contre les Twin towers, n’est peut-être pas un hasard… Et si Ground Zero était la ruine d’une moderne Tour de Babel ? Des hommes d’origines très différentes décident de s’unir pour construire non pas une, mais deux tours qui partent à l’assaut des cieux pour symboliser, pour célébrer l’universalité d’une religion nouvelle consacrée à l’argent, au profit, au marché tout puissant. Le défi est de taille, mais rien n’arrête ces hommes qui ont enfin trouvé un langage commun qui écrase les vestiges du Vieux Monde que sont la religion, la nation, et même le cycle des saisons. Enfermés dans leurs certitudes, ils ne provoquent pas, comme jadis, la colère de Dieu, mais celle des autres hommes, des exclus de la Tour, des exclus des Tours… Que des esprits égarés, conduit par un serpent brutal à la parole onctueuse, aient pu, l’espace d’un clair matin, être les mercenaires insensés de la colère des victimes d’un monde injuste n’était donc pas si imprévisible que cela. »

En ce 11 septembre 2007, je ne change pas une virgule de ce texte écrit il y a déjà quelques années et plus que jamais d’actualité.

L’enquête de Poisson Zèbre en témoigne : toute la semaine, Clotilde Gimond fait et fera intervenir façon Spielberg des témoins de cette journée à jamais gravée dans la mémoire collective (Racontez votre 11 septembre). Une enquête précédée d’un petit clip émouvant et lucide rythmé par Simon et Garfunkel.


Téléscopage tragique de l’actualité : le 11 septembre est aussi la date où nous assistons, comme ce matin, devant la petite stèle de Carras, à la commémoration de la catastrophe de la Caravelle Ajaccio-Nice en 1968.

10 septembre 2007

On avance, on avance…

Depuis vendredi, la petite permanence de Cyrille Besset ne désemplit plus. C’est un peu comme si elle s’était autoproclamée quartier général. Militants, curieux, responsables… déjà des recrues de choix ! La ruche bourdonne. L’atmosphère y est à la fois concentrée, joyeuse et positive. Surtout positive.

Car si la mélodie est dans nos têtes, il reste à écrire la partition. A savoir, positionner la candidature, répondre aux nombreux messages de soutien, organiser les ralliements, préparer la présence sur le terrain (en réalité effective depuis une semaine) et structurer l’équipe de campagne. Parallèlement, la réflexion sur le programme doit se poursuivre en liaison avec la société civile et les associations ; et la consultation des quartiers démarrera dans les plus brefs délais.

Il faut tout faire en même temps… et tout se fait en même temps.

Avec, en prime, cette valeur trop souvent perdue dans les sables mouvants des appareils : la camaraderie.

08 septembre 2007

Premiers messages d'outre Rubicon

Suite à la décision que j'ai prise de me présenter à la mairie de Nice, j'ai fait parvenir deux messages à la presse. Le premier me semble être la suite logique de mon choix, car il respecte la liberté de chacun. Le second est une réponse à tous les militants socialistes qui souhaitaient me manifester publiquement leur soutien au travers de communiqués à la presse. Je les en remercie mais ce n'est pas la démarche que j'ai l'intention d'adopter.

1) Ma candidature à la mairie de Nice étant difficilement compatible avec l’animation et la coordination d’un groupe issu de la précédente élection, j’ai décidé de démissionner de la présidence de Nice plurielle. Je ne le fais pas sans regret, eu égard aux six années passées, mais la clarté politique l’exige. Cette décision a effet immédiat et sera donc effective dès le prochain conseil municipal. Bien entendu, en tant que conseiller municipal, je suis plus que jamais déterminé à défendre les principes qui nous ont permis de gagner la confiance d’un grand nombre de Niçois, et cela jusqu’à la fin de l’actuel mandat.

2) Par ailleurs, je demande instamment aux militants, aux élus et aux responsables socialistes qui soutiennent ma démarche de ne pas participer à une guerre de communiqués dans la presse. Quelles que soient les inexactitudes et les outrances de certaines affirmations, répondre serait contradictoire avec ma volonté – avec notre volonté – de sortir des querelles subalternes pour aborder essentiellement les questions engageant l’avenir de notre cité.

07 septembre 2007

Alea jacta est


Dans la petite salle de réunion de la mairie où je prépare habituellement les séances du Conseil municipal avec Nice plurielle, la presse a répondu massivement à notre invitation. Et c’est sous le regard bienveillant des amis présents que je lis avec une certaine émotion le texte suivant.

« A six mois de l’échéance municipale, je suis devant une décision majeure dont je mesure bien la portée.

Depuis plus de 10 ans, j’ai choisi d’orienter l’essentiel de mon engagement politique vers la vie municipale. Mon investissement m’a conduit, par exemple, à renoncer à mon mandat de Conseiller régional en 1998 ou encore à ne pas participer au scrutin législatif de juin dernier. Mon objectif était d’être un élu municipal disponible et non écartelé entre plusieurs mandats. Cet investissement m’a valu de frôler la victoire en 2001 (souvenez-vous, de 3000 voix seulement).

C’est donc dans le droit fil de mon investissement de toutes ces années que je suis aujourd’hui candidat à la mairie de Nice. Année après année, élection après élection, conseil après conseil, j’estime avoir acquis une légitimité auprès des Niçois qui me conduit à ne rendre compte qu’aux Niçois. Aussi, je ne solliciterai pas l’investiture de mon parti.

Une primaire socialiste est en effet programmée. Elle n’est pas de mon fait, je ne l’ai pas souhaitée et je la regrette profondément. Mais elle existe. Il est donc normal que cette primaire soit tranchée par l’ensemble des électeurs niçois plutôt que par un appareil militant par ailleurs en grande difficulté. D’ailleurs, la particularité du mode de scrutin municipal est de permettre l’organisation de primaires sans risque. Comme celui, par exemple, de favoriser la droite ou l’extrême droite, puisque la présence ou pas d’une liste au second tour ne dépend que du score fait par cette liste. L’avantage est aussi de laisser aux électeurs le soin de choisir celle ou celui qui à gauche ou à droite aura leurs suffrages pour le 2ème tour.

Au-delà de sa faible légitimité, une primaire partisane a au moins deux inconvénients majeurs :
- Le premier est de programmer et d’institutionnaliser une lutte fratricide dont les Niçois n’ont rien à faire.
- Le deuxième est d’obliger les protagonistes à négocier avec tout ce que le Parti compte de chefs ou de sous-chefs de courant, de tendance, de section : une bonne place sur la liste contre un paquet de voix. Ceci débouche immanquablement sur une liste mal équilibrée et incapable de s’ouvrir, une liste dont le programme n’est qu’un élément secondaire, très secondaire.

Pour ma part, j’ai d’autres ambitions pour Nice, des ambitions qui peuvent s’articuler autour de trois axes.
1) Je veux de nouvelles pratiques politiques.
2) Je veux un programme de rupture.
3) Je veux un nouvel élan pour redonner aux Niçois la fierté d’appartenir à une ville d’excellence ouverte au Monde.

Nouvelles pratiques politiques, programme de rupture, nouvel élan : autant de thèmes qui ne sont pas pour moi des slogans creux mais les axes forts de la campagne, axes forts sur lesquels je communiquerai bientôt.

Pour porter tout cela, je vais consacrer l’essentiel de mon énergie, dans les semaines qui viennent, à concrétiser la liste de réconciliation et de rassemblement que de très nombreux Niçois appellent de leurs vœux. Réconciliation avec le passé afin de permettre le rassemblement qui prépare l’avenir. Un avenir où chacun, s’il partage nos valeurs et notre projet, a sa place.

J’ai également conscience que nos concitoyens ne supportent plus certaines mœurs politiques. Déjà très scrupuleux en matière de cumul des mandats, je m’engage à adopter tout au long de la campagne une attitude positive. Positive et propositionnelle. Si je suis attaqué par mes adversaires, je répondrai, bien sûr, mais toujours dans le cadre d’une légitime défense proportionnée.

Dans deux semaines, je vous donnerai un peu plus d’informations sur le calendrier et la conduite de la campagne. Une campagne qui, comme en 2001, sera participative. Les observateurs pourront d’ailleurs confirmer qu’en la matière j’ai fait œuvre de pionnier. L’idée depuis est devenue à la mode. Tant mieux et raison de plus pour persévérer. Ce nouveau rendez-vous sera également l’occasion de définir le cadre dans lequel s’inscrit notre programme ainsi que les premiers éléments concernant la liste de réconciliation, de rassemblement et d’ouverture.

De ce jour, je me considère en campagne, pour une grande et belle aventure que j’aurais aimé partager avec Michèle Mangion et Jean-François Knecht, mes compagnons trop tôt disparus. Une grande et belle aventure vers les Niçois, pour la ville de Nice. La route est longue, mais, comme a dit Jean Giono, « Le soleil n’est jamais aussi beau qu’un jour où on se met en route ».

Effectivement, il suffit de jeter un regard par la fenêtre pour s’apercevoir qu’en cette belle matinée de septembre le soleil embrase l’ocre des façades de la rue de l’Hôtel de ville. Et dans ma tête flotte comme un petit air de liberté. Oui, de liberté.

05 septembre 2007

Réveiller Nice

Photo Henri Cottalorda

Parallèlement aux activités de terrain, une intense réflexion programmatique est nécessaire afin de pouvoir présenter le plus rapidement possible une philosophie, un cadre, des objectifs, sous une forme suffisamment ouverte pour que le débat puisse avoir lieu avec la population.

Il en est ainsi avec le thème central de notre réflexion que constitue le développement économique de la ville.

En effet, Nice a tous les avantages pour être une ville dynamique d’un point de vue économique, mais les politiques locales se sont contentées de cette attractivité naturelle de la Côte d’Azur pendant que les grandes villes développaient de très puissantes stratégies économiques ;

Il faut donc réveiller Nice !

Pour cela, il ne faudra pas hésiter à faire preuve d’initiative en se dotant d’instruments municipaux publics ou mixtes préparant les conditions de développement d’activités porteuses : énergie et développement durable (nous sommes la capitale du soleil), activités de dématérialisation (jouer sa partition dans une économie mondialisée), économie de proximité (un commerce réorienté vers les besoins locaux, services à la personne), cinéma et audiovisuel (Nicecitta ?).

Mais, bien entendu, ce développement d’activités nouvelles ne devra pas se faire au détriment des fondamentaux niçois : tourisme et BTP.

En ce qui concerne le tourisme, il faut rompre avec une image conservatrice et conformiste (en s’inspirant d’expériences étrangères comme Londres par exemple). Pour les BTP, pourquoi ne pas pousser l’avantage jusqu’au bout en en faisant un pôle de compétitivité ?

Le développement économique sera, n’en doutons pas, un des thèmes majeurs de la campagne à venir. Un thème trop important pour être laissé… aux seuls économistes. Aussi, je réfléchis avec mon équipe à l’organisation, avant la fin de l’année, d’un colloque largement ouvert à la société civile sur ce thème. Car, effectivement, nous aurons bien besoin de toutes les énergies et de toutes les compétences pour réveiller « la belle endormie ».

01 septembre 2007

J – 200

200 : c’est à peu près le nombre de jours qui nous séparent de l’élection municipale. Dès à présent, nous pouvons donc considérer être dans le dernière ligne droite. Bronzés, détendus, souriants, Jocelyne, Antonin, Loïc, Rachel, Lucien, Samuel, Roxan, Bernard, Pierre, Zineb, Yannick, Olivier dit Mam, Sami, Karim, Laurent, Zied, Patrick B., Richard, Henri, Patrice, et bien sûr Dominique, ont sillonné, sous la houlette de Dario, durant toute la semaine les quartiers de Nice, de La Bornala au Parc impérial, de Roquebillière à la Californie. Le document distribué, bien sûr, n’est pas encore électoral (il s’agit toujours de la fameuse lettre censurée par la Fédération du PS), mais l’ambiance y était déjà !

Pour ma part, en début de semaine, j’ai reçu un très bon accueil à Las Planas où j’ai pu vérifier que le souvenir de JFK était encore très fort. Puis ce furent le Rouret et Comte de Falicon, avec des habitants désorientés par les travaux du tramway. Et c’est à Saint Roch que j’ai passé mon samedi, un des quartiers de Nice où les gens me connaissent le mieux (merci Nice télévision !). J’ai eu le plaisir d’y croiser notre amie Josette Anelli, les militants d’Entraide et Partage, et même la fille d’un conseiller général… Curieusement (et heureusement), la situation nationale est peu évoquée au cours des conversations, les personnes rencontrées étant surtout motivées par le Municipales en général et notre démarche en particulier.

Tout va bien, mais la route sera longue. Aussi il ne me reste plus qu’à me métamorphoser en Luke Kibet. Au fait, qui est Luke Kibet ?

31 août 2007

De la Monada à la Villa Marichu

Très belle exposition au Forum de l’Urbanisme et de l’Architecture de la place Pierre Gautier (Vieux Nice) : elle présente les trésors – souvent méconnus – de l’architecture niçoise.

Malgré une vague de démolition frénétique entre 1920 et 1980, symbolisée dans toutes les mémoires par la destruction du Ruhl, il fait bon se promener à Nice en levant la tête pour apprécier la richesse et la diversité de l’architecture urbaine (l’éclectisme niçois). Le mérite de l’exposition est précisément d’extraire ces purs joyaux de l’indifférence de la quotidienneté.

La Promenade des Anglais, par exemple, malgré l’épisode douloureux du Ruhl, a de beaux restes qu’il s’agisse de La Monada (style moderne volumétrique 1930), de la villa Huovilla (interprétation balnéaire de l’Art nouveau) ou de la Villa égyptienne (1913).

Le conseiller général a bien sûr une tendresse particulière pour la villa Trinagria du quartier Saint-Barthélemy (éclectique tardif tendance classique 1900) et pour l’architecture scolaire 1900 du collège Vernier, une architecture ayant un rôle pédagogique puisque étant censée évoquer l’ordre, la discipline, la droiture, l’austérité… considérées comme autant de valeurs républicaines. D’ailleurs, la frise stylisée qui orne le haut du bâtiment illustre les matières enseignées.

Une mention également pour l’extraordinaire villa Marichu (1929, moderne italianisant) sur le Mont Boron, les villas mauresques du Ray, la villa L’Orientale de Cimiez, le château Beaulieu de Carabacel et un coup de cœur pour le mystérieux Temple antique de Fabron.

On peut découvrir ces merveilles jusqu’au 29 septembre au Forum… et toute sa vie en ville.

28 août 2007

Sept ans de réflexion… et d’action

Le 28 août 2000, il y a exactement sept ans, il était environ deux heures du matin quand, dans l’avion qui me ramenait d’Australie, j’ai écrit le texte qui suit. A la relecture, je me dis que je pourrais le signer aujourd’hui, même si sept ans de réflexion et surtout d’action ont généré un contexte différent : le temps des promesses est passé, reste la consécration.

Dans quelques heures va commencer le plus grand défi de ma vie militante. Probablement de ma vie d’homme.
Après quatre semaines de désert australien, je retrouve ce sentiment d’excitation mêlé d’inquiétude éprouvé au moment de mon investiture comme tête de liste. C’est à la fois l’impatience d’affronter le plus vite possible les vraies difficultés et la crainte légitime de ne pas être à la hauteur.
Curieusement, le résultat final ne m’obsède pas. J’ai par contre plus de doutes sur ma capacité à animer cette campagne que je veux différente. C’est qu’au delà de la conjoncture électorale niçoise, je souhaite que ces quelques mois de mobilisation soient utiles à l’exigence de réhabilitation de la politique manifestée par un nombre toujours plus grand de nos concitoyens.
C’est pour cela que je veux dès maintenant lancer une campagne pédagogique, positive, proche des gens, une campagne dont seraient bannies la démagogie ainsi que l’agressivité qui heurte tant les électeurs même si elle fait plaisir aux militants.
Cette campagne bien sûr ne devra pas exclure le rêve, le rêve d’une cité à hauteur d’homme, le rêve d’une cité fraternelle, réconciliée avec elle-même. En effet, à quoi bon sacrifier six mois de sa vie si c’est pour réaliser une bonne prestation technique avec comme seul objectif la rentabilité électorale à court terme ?
L’ambition, mon ambition, est ailleurs. Jaurès disait « A quoi sert le pouvoir si ce n’est pour y porter une grande idée », … à quoi sert une campagne électorale si ce n’est pas pour faire avancer une certaine conception de la démocratie ?
Si je tiens le cap, un résultat positif sera une consécration, un résultat négatif une promesse… De toute façon, l’affaire est lancée et dans la pénombre fraîche du Boeing d’Alitalia qui glisse sur la nuit asiatique, quelques paroles d’une ancienne chanson d’Alain Souchon me reviennent en boucle : « On avance, on avance, on avance… c’est une évidence, nous n’avons plus assez d’essence pour aller dans l’autre sens… ».

27 août 2007

Une méconnaissance abyssale

En cette période de début du championnat, l’équipe municipale notoirement menacée de relégation vient de recevoir le soutien d’un douzième homme inattendu.

En effet, depuis quelque temps, Patrick Allemand affirme que le deuxième mandat de Peyrat est plutôt une réussite (conférence de presse, blog…). J’avoue être sidéré par une telle position qui traduit une méconnaissance abyssale des dossiers municipaux.

Après un premier mandat qui fut celui de l’immobilisme et de l’arrogance, le deuxième mandat du maire restera comme celui des « affaires » (Vialatte, Monleau, etc.), des échecs (le Port, le Stade, la Mairie) et d’une gestion déplorable (cf. le rapport de la Chambre régionale des Comptes). Le tout au service d’une politique de pseudo prestige qui a sacrifié le bien-être des Niçois et singulièrement celui des plus modestes d’entre eux (scandale du logement social).

Le tramway lui-même, supposé fleuron de cette politique n’échappe pas à la critique. Passons sur sa réalisation erratique, qui a fait souffrir la population deux fois plus que dans les autres villes, pour souligner que son trajet, pour le moins contestable, ne rendra probablement pas les services escomptés à la population, et que son coût va endetter pour longtemps notre collectivité.

Avec Jean-François Knecht, Mari-Luz Nicaise, nos partenaires du PCF, des Verts et des Alternatifs, je m’honore d’avoir combattu pied à pied, conseil après conseil, cette politique, et d’avoir ainsi souvent évité le pire à la population. Il est vrai qu’on nous a souvent reproché, dans notre propre camp, d’en « faire trop » (cf. « Celui qui dit la vérité »). Mais j’assume complètement, totalement, définitivement.

Et si je suis candidat à l’élection municipale de mars, c’est précisément pour proposer aux habitants de notre ville une rupture totale avec la politique qui a été menée au cours de ce deuxième mandat. C’est ce que veulent les Niçois, c’est ce que nous demandent les Niçois.




Au Conseil municipal, avec Jean-François Knecht et Bruno Della Sudda

23 août 2007

Summer movies numéro 3

Pour le solde des films d'été, un "rattrapage" et cinq "sorties".


Roman de gare, de Claude Lelouch

Le "rattrapage". Quand Claude Lelouch ne se prend pas pour Kierkegaard ou Pirandello, cela peut donner un bon film. Par exemple, ce Roman de gare : une histoire solide, des acteurs remarquablement bien dirigés (Dominique Pinon en séducteur, il fallait oser) par un réalisateur qui sait filmer.


Planète terreur, de Robert Rodriguez

Au départ, ce devait être le deuxième film d'un programme Grindhouse, avec Le Boulevard de la mort de Tarentino vu au dernier festival de Cannes. A l'arrivée, cela donne un film de série Z complètement assumé, assez décalé pour être parodique, mais réalisé avec suffisamment de passion voire de tendresse pour que ce remake malicieux de La nuit des morts-vivants reste crédible.


Caramel, de Nadine Labaki

Le destin croisé de cinq femmes qui ont l'habitude de se retrouver dans un salon de beauté de Beyrouth. Présenté comme un Vénus beauté à la sauce loukoum, le film de Nadine Labaki vaut beaucoup mieux que son soit-disant modèle français. Loin des artifices du scénario de Tony Marshall, nous avons là une véritable chronique sociale, à la fois émouvante et drôle. Une chronique sociale qui se révèle être un miroir impitoyable de la condition féminine au Liban.


Jindabyne, Australie, de Ray Lawrence

Après Vénus beauté à Beyrouth, Twin Peaks chez les Aussies... Une poignée de pêcheurs blancs trouvent le cadavre d'une jeune aborigène dans leur rivière favorite. Cette découverte ne les empêchera pas de passer tranquillement leur week-end entre hommes. Leur désinvolture crée un véritable traumatisme dans la petite communauté de Jindabyne et le film raconte les effets dévastateurs de ce fait divers minimaliste. La culpabilité, le rapport à la nature, la découverte de l'autre... Autant de thèmes abordés avec pudeur et sensibilité par ce beau film qui mérite bien son label Quinzaine des réalisateurs.


3 amis
, de Michel Boujenah

De Mes meilleurs copains à Un éléphant ça trompe, le "film de copains" est devenu un genre à part entière de notre cinéma national. 3 amis ne figurera pas parmi les meilleurs. Les situations sont trop artificielles, notre sympathie trop activement sollicitée pour provoquer l'émotion. A voir toutefois pour la scène où un Philippe Noiret crépusculaire semble nous dire adieu... à la Philippe Noiret, avec élégance et discrétion.


Hairspray, d'Adam Shankman

Une comédie musicale sixties sur la tolérance. Une adolescente blanche plutôt enrobée et ses amis noirs galèrent pour se faire une place au soleil, en l'occurence dans le show tv local. Mêlant habilement le droit à l'intégration des années soixante et le politiquement correct des années quatre-vingt dix, cet hymne à la tolérance est d'abord un film coloré, tonique, réjouissant. Ne pas rater la première scène ("Good morning Baltimore"), hymne à la joie entonné un matin de 1962 par Tracy, l'adolescente différente.

17 août 2007

Summer movies numéro 2

Un autre avantage du cinéma d’été est de permettre quelques séances de rattrapage pour des films que l’on n’a pas pu voir lors de leur sortie en salles. Cette année, c’est le cas de « La vie des autres » et de « Persépolis ».

La vie des autres, de Florian Henckel Von Donnersmarck

Ce film, en réalité, me poursuivait depuis de nombreux mois. Je ne compte pas les amis qui m’ont recommandé cet Oscar du meilleur film étranger pour 2006. L’un d’entre eux m’a même (gentiment) reproché de ne pas avoir intégré le personnage principal dans ma pièce « Sur un air de cithare » qui traite, entre autres, des sociétés post staliniennes. Il avait raison. L’histoire du capitaine Gerd Wiesler, officier de la STASI, amoureux et/ou saisi par le remord, mérite une place au Panthéon du cinéma européen. Quant à la précision documentaire et à la justesse de la description des mécanismes du totalitarisme, elle renvoie « Good bye Lenin » à un statut de film quasiment négationnisme. Je préfère penser que la juxtaposition des deux films donne une vision assez juste de la vie dans l’ex RDA. Mais je n’en suis pas très sûr.
Comme le fera par la suite « 4 mois, 3 semaines, 2 jours », la Palme d’or du Roumain Cristian Mungiu, « La vie des autres » nous révèle la réalité (en fait l’horreur) du quotidien des sociétés « globalement positives ». Un exercice de (mauvaise) conscience salutaire, pour tout militant de gauche d’avant la chute du Mur…

Persépolis, de Marjane Satrapi

Fidèle lecteur du blog du Poisson zèbre, je suis devenu, un peu tardivement je le confesse, un inconditionnel de Marjane Satrapi et de Persépolis. Peu de choses à dire sur le film, très fidèle à la BD, peut-être trop, car son dessin me semble mal se prêter à l’animation. Mais peu importe, le film va permettre d’élargir le public de Satrapi. Puisse certains altermondialistes naïfs faire partie du lot…


Au-delà de la séance de rattrapage, deux sorties authentiques :

La fille coupée en deux, de Claude Chabrol

Le dernier Chabrol est un peu une parodie de Chabrol. Une jeune femme (Ludivine Sagnier, remarquable) est coupée en deux entre son attirance pour un écrivain pervers (François Berléand, correct) et un héritier déjanté (Benoît Magimel, à la limite du ridicule). L’histoire se déroule dans le milieu très chabrolien de la bourgeoisie décadente portugaise. Trop caricatural pour être dérangeant ou même seulement troublant.

Les 4 Fantastiques et le Surfeur d’argent, de Tim Story

Quatre joyeux super héros s’opposent au Surfeur d’argent et à son commanditaire, le super méchant Galactor, l’avaleur de planètes. Héros sympathiques, paysages spectaculaires, et un zeste d’humour, pour un film pas prétentieux pour un sou. Bien sûr, ce n’est pas « Dune » ni même « La guerre des étoiles », mais, comme chantait feu Nino Ferrer, « Oh ! Hé ! Hein ! Bon ! »… c’est l’été, on se lâche un peu !

13 août 2007

Le rouge et le noir (2e partie)

Nice-Strasbourg : 1-0

Dès la deuxième journée, l'avenir du Gym 2007 semble un peu moins sombre que celui de son prédécesseur.

Cela dit, il n'y a pas de raison que le dix-septième budget de la Ligue 1 permette des miracles avec une équipe globalement affaiblie par rapport aux saisons précédentes. En effet, pour judicieux qu'il soit, le recrutement de cette année ne compense pas les ventes que le club a été obligé de faire pour équilibrer ses comptes. Une fois de plus, la saison sera difficile et éviter la relégation une gageure. A se demander, si l'entraîneur des Rouges et Noirs est Antonetti... ou Sisyphe.

Tout cela pose le statut de l'équipe de la cinquième ville de France. Avec son histoire, son assise géographique, son public, il n'est pas normal que l'OGCN soit la propriété d'actionnaires locaux imprévisibles, divisés, et de surcroît en guerre ouverte avec l'association gestionnaire. Le vrai-faux rachat de ces derniers jours ne fait d'ailleurs qu'ajouter à la confusion.

Pour se développer, l'équipe a peut-être besoin d'un grand stade, mais elle a avant tout besoin d'un actionnaire majoritaire solide et stable capable de s'engager pour de longues années. La municipalité n'a juridiquement aucune prise sur le destin d'un club professionnel. Politiquement, c'est peut-être différent. Tout le monde comprendra que le maire de Nice, capitale de la French Riviera, peut, surtout en début de mandat, jouer les VRP de luxe en démarchant les grands investisseurs potentiels du football (téléphonie, automobiles, médias...). Il pourrait leur proposer une sorte de contrat moral : l'investisseur apporte l'argent, la municipalité met les ressources de sa communication au service du club. La réussite passe par cette forme d'engagement, j'en suis persuadé. Cette solution, je l'avais proposée en 2001, au cours d'un débat sur M6, elle reste (hélas !) d'actualité.

Un investisseur fiable et fort, une municipalité partenaire, et un public fidèle (nous l'avons) et nombreux (il va falloir y travailler) : avec cette martingale, les résultats suivront. Et avec eux, un climat certainement plus serein pour parler... du Grand stade.

11 août 2007

ça, c'est Palace !

Non, il ne s'agit pas de célébrer la série culte de Jean-Michel Ribes qui avait révolutionné l'humour à la télévision dans les années quatre-vingts ("je l'aurai un jour, je l'aurai !", "Salut les fauchés"), mais plus modestement de se féliciter de la transformation de deux hôtels en palaces à Nice, l'AtlanticPlaza. Avec quatre établissements de ce type (existent déjà le Negresco, de l'iconoclaste Jeanne Augier, et le Palais de la Méditerrannée), Nice va en finir avec son sous-équipement en matière d'hôtellerie de grand luxe et pourra rivaliser avec Cannes et Monaco ce qui est évidemment une bonne nouvelle pour l'économie locale.

L'information est encore plus positive si l'on considère qu'elle fait perdre au sénateur maire son argument massue en faveur de la construction... d'un palace sur le terrain Sulzer. Ainsi notre position (construire, comme il était prévu dans l'acte d'expropriation, une mairie de taille modeste mais avec un projet architectural ambitieux) concernant ce dossier se voit validée. Nous donner enfin raison soulagerait les contribuables niçois inquiets devant les dérives pharaoniques du projet de la Libération.

Cela dit, au-delà de la question hôtelière, il restera à satisfaire la demande de nombreux spécialistes du tourisme d'affaires avec la construction d'un petit palais des Congrès en front de mer. Une concertation rapide à ce sujet sera plus que souhaitable entre les professionnels et la Municipalité qui sortira des urnes en mars prochain.

09 août 2007

Le mur de la honte

Depuis plusieurs années, je propose au Conseil municipal la destruction de ce mur de la honte que constitue la Promenade (sic) du Paillon.

Cette frontière bétonnée et absurde coupe la ville en deux depuis trop longtemps. Blessure esthétique, fiasco économique, et source chronique d'insécurité, ce triste ouvrage mal pensé et mal réalisé coûte chaque année une fortune aux Niçois en consolidation, réparation, réhabilitation. On se prend à rêver à l'espace libéré de cette verrue. Un espace qui pourrait être aménagé comme un trait d'union entre le Vieux Nice et les quartiers bourgeois du centre est de la ville.

A chacune de mes interventions, le sénateur maire a opposé une fin de non-recevoir qui se voulait, selon l'humeur du moment, une marque d'impuissance ou d'impatience. Heureusement, les élections approchant, la chasse aux bonnes idées bat son plein, y compris dans l'équipe Peyrat. C'est ainsi qu'actuellement, on démolit les passerelles des jardins suspendus et que le Directeur de l'Urbanisme de la Ville va jusqu'à affirmer que la destruction totale peut être à l'ordre du jour... un jour.

A toutes fins utiles, cette démolition figurera quand même parmi les priorités de notre programme (avec en parallèle une réflexion sur le remplacement des parkings supprimés). Rendre la ville à la ville serait un joli symbole pour marquer... la rupture !

07 août 2007

Summer movies

L'été, le cinéma a un charme particulier. La nonchalance de l'emploi du temps et les hasards de la programmation amènent le cinéphile à faire des rencontres improbables avec des films qu'il ne serait jamais allé voir le restant de l'année.

Si nous mettons de côté le très attendu film de Robert De Niro, c'est ainsi que j'ai vu ces derniers jours deux films d'animation et une petite comédie française que j'aurais probablement zappés en temps normal.

Pourtant les deux films d'animation valent le détour :

"Les Simpson : le film", de Matt Groening, est une occasion pour ceux - c'est mon cas - qui ne sont pas familiers de la série tv d'apprécier la critique humoristique et finalement tendre de l'american way of life à travers les mésaventures de Bart et Homer aux prises avec les khmers verts de l'administration fédérale.

"Ratatouille", de Brad Bird. Un rat se prend pour une grande star parisienne de la cuisine. Drôle et documenté, ce film d'animation très original est un objet cinématographique à part entière.

"Je déteste les enfants des autres", d'Anne Fassio, est une petite comédie pas vraiment indispensable. On est en général persuadé que les vacances entres copains dans la petite maison de campagne louée sur internet sont rarement une réussite. Si, en plus, chacun, comme c'est le cas ici, ramène deux ou trois gamins tous plus insupportables les uns que les autres, le fiasco est assuré. Anne Fassio nous explique cela avec tant de réalisme qu'au bout d'une heure de film on se demande à quoi servent les colonies de vacances...

Avec "Raison d'Etat", de Robert De Niro, on change incontestablement de catégorie. En prolongeant la tradition des grands acteurs américains devenus réalisateurs (Redford, Eastwood...), De Niro nous propose un film exigeant, complexe, parfois presque onirique sur un sujet pourtant trivial : l'historique de la CIA. Sans effets spectaculaires, on voit défiler l'histoire du siècle parallèlement au destin individuel du WASP Edward Wilson (Matt Damon, impressionnant), espion par nécessité et père de famille par hasard, pour qui la raison d'Etat est avant tout une raison de vivre. Entre Freud et Pakula : du grand cinéma.

05 août 2007

Le rouge et le noir (1ère partie)

Caen 1 - Nice 0

Défaite face à un promu : on pouvait rêver une meilleure entame de saison pour les rouges et noirs de l'OGCN. Mais la route est longue et ce résultat ne préjuge en rien du classement final, même si les moyens financiers limités de l'équipe la condamnent à se battre dos au mur, année après année.

Cela dit, en cet été de réflexion, les premiers matchs du championnat sont aussi l'occasion de faire le point sur l'avenir du foot professionnel dans la cinquième ville de France. Et plus particulièrement sur les deux questions essentielles que sont la construction du grand stade et le standing de l'équipe.

En ce qui concerne le stade, force est de constater que les différents projets ont débouché sur autant d'affaires. Du coup, le grand stade est devenu le symbole de la gestion aventureuse et des liaisons dangereuses du sénateur maire. Par deux fois, Nice plurielle, notamment par Michèle Mangion (projet du Ray, affaire Vialatte) et Jean-François Knecht (projet St Isidore, affaire Cari), a contribué à éviter des catastrophes dont les contribuables niçois assumeraient aujourd'hui les conséquences.

Sur le fond, je n'ai pas cessé, contrairement à la Fédération PS (toujours à côté de la plaque !), de répéter que la question de l'emplacement était seconde par rapport à celles du statut juridique et du financement. En clair, la privatisation envisagée était impossible sans contreparties (subvention annuelle, surface commerciale) conduisant à un contrat léonin au détriment de la Municipalité. Quant à la construction en régie, elle n'est pas envisageable dans l'immédiat, le tramway entraînant déjà la ville sur la pente fatale de l'endettement comme vient de le rappeler la Chambre Régionale des Comptes. Et même sans cela, se poserait la question des priorités dans une ville où le sport amateur est si mal traité (espaces, subventions...).

Moralité : le projet du grand stade est bien dans une impasse. A moins d'oser réfléchir différemment à l'avenir du foot pro dans notre ville. Et si, au lieu de vouloir un grand stade pour générer une grande équipe, on cherchait à avoir une grande équipe pour avoir un grand stade...?

(à suivre)

01 août 2007

Août à Saint Barth…

Eglise St Barthélemy - Photo Henri Cottalorda

Non, je ne profite pas de la parenthèse estivale pour m’adonner aux joies du farniente sur une plage antillaise… Plus prosaïquement, j’arpente les rues de mon cher 5e canton pour distribuer le document qu’avec une élégance certaine, la Fédération du PS a refusé de diffuser auprès des militants (Bunker Biscarra).

Cette après-midi, avec Samuel, Eugène et Lucien, nous avons grimpé la colline qui conduit à l’église Saint Barthélemy sous le soleil et sans dopage. Ainsi, nous avons pu vérifier que les Niçois n’étaient pas tous en vacances au mois d’août, loin de là.

De fait, l’accueil fut plus que sympathique.

Si sympathique qu’il me vint des fourmis dans les jambes et l’envie d’être déjà en septembre pour entamer la campagne municipale. Patience ! Patience !