
Ce vendredi, conférence de presse de Patrick Allemand pour annoncer sa candidature à la candidature à la tête de liste PS pour les Municipales. Pas vraiment un scoop. Ce qui aurait été étonnant, c’est que Patrick Allemand ne soit pas candidat à une élection quelle qu’elle soit.
En fait, la vraie actualité de cette fin de semaine, c’est le départ du Tour de France.
Depuis la tempête Festina de 1998 (Virenque dopé « à l’insu de son plein gré »), on nous promet chaque année un Tour de France à l’eau claire (sans dopage).
L’édition 2006 n’avait pas échappé à la règle. Mais le déroulement de l’épreuve m’avait semblé tellement « abracadabrantesque » que j’avais, le soir même de l’arrivée, émis quelques doutes sur la sincérité du résultat (
Un Tour de passe-passe…). Quelques jours après, les événements me donnaient raison puisque le vainqueur Floyd Landis était accusé de dopage. L’Américain n’était qu’un maillon de plus dans la chaîne des victoires suspectes du Tour de France depuis une décennie.
Qu’on en juge :
2006, Landis, dopé.
1999, Amstrong, dopé (enquête très suivie du journal
L’Equipe) ce qui porte un certain discrédit sur ses victoires de 2000, 2001, 2002, 2003, 2004 et 2005.
1998, Pantani, suspendu l’année d’après pour dopage et depuis mort par overdose.
1997, Ulrich, dont les équipiers d’alors viennent d’avouer un dopage généralisé dans l’équipe Telekom de l’époque.
1996, Bjorne Riis, qui a aussi récemment avoué s’être dopé à ce moment-là.
Il faut remonter à 1995 et à Miguel Indurain, c’est-à-dire à l’époque pré-EPO pour retrouver un palmarès sinon incontestable, du moins non contesté.
Aussi, pour 2007, j’ai décidé de suivre le Tour de France en l’évaluant par rapport à la lutte anti-dopage. Pour cela, j’ai mis au point une grille d’évaluation en dix points. C’est le taux de réalisation de celle-ci qui me permettra de juger de la sincérité de l’épreuve.
1) Une moyenne générale en net recul. Les coureurs cyclistes n’ont pas vocation à devenir des mobylettes surtout dans les cols.
2) L’absence de présence massive de coureurs d’une même équipe dans les premières places du classement général ou dans les étapes contre la montre individuelles.
3) De bons résultats des coureurs français (beaucoup plus surveillés dans le cadre de la lutte anti-dopage).
4) Le recul des coureurs espagnols dans les classements (eux par contre sont peu encadrés en matière de dopage).
5) Un nombre raisonnable d’abandons et d’éliminations avec des coureurs lâchés pour cause… d’épuisement !
6) L’absence de résurrection au lendemain d’une défaillance spectaculaire (type Landis Tour 2006 ou Basso Giro 2006).
7) L’absence de victoire dans les étapes de montagne d’armoires à classe genre Georges Hincapie.
8) La non révélation de coureurs moyens type Riis devenant brusquement de grands champions.
9) La fin des interviews sans essoufflement une minute et demie après le franchissement de la ligne d’arrivée d’une étape de montagne.
10) L’absence de coureurs blessés (type Hamilton et sa clavicule il y a quelques années) dans les premières places du classement.
C’est à ce prix, et à ce prix seulement, que « notre » Tour de France retrouvera un minimum de crédibilité. C’est à ce prix surtout que Marco Pantani ne sera pas mort pour rien.