01 septembre 2007

J – 200

200 : c’est à peu près le nombre de jours qui nous séparent de l’élection municipale. Dès à présent, nous pouvons donc considérer être dans le dernière ligne droite. Bronzés, détendus, souriants, Jocelyne, Antonin, Loïc, Rachel, Lucien, Samuel, Roxan, Bernard, Pierre, Zineb, Yannick, Olivier dit Mam, Sami, Karim, Laurent, Zied, Patrick B., Richard, Henri, Patrice, et bien sûr Dominique, ont sillonné, sous la houlette de Dario, durant toute la semaine les quartiers de Nice, de La Bornala au Parc impérial, de Roquebillière à la Californie. Le document distribué, bien sûr, n’est pas encore électoral (il s’agit toujours de la fameuse lettre censurée par la Fédération du PS), mais l’ambiance y était déjà !

Pour ma part, en début de semaine, j’ai reçu un très bon accueil à Las Planas où j’ai pu vérifier que le souvenir de JFK était encore très fort. Puis ce furent le Rouret et Comte de Falicon, avec des habitants désorientés par les travaux du tramway. Et c’est à Saint Roch que j’ai passé mon samedi, un des quartiers de Nice où les gens me connaissent le mieux (merci Nice télévision !). J’ai eu le plaisir d’y croiser notre amie Josette Anelli, les militants d’Entraide et Partage, et même la fille d’un conseiller général… Curieusement (et heureusement), la situation nationale est peu évoquée au cours des conversations, les personnes rencontrées étant surtout motivées par le Municipales en général et notre démarche en particulier.

Tout va bien, mais la route sera longue. Aussi il ne me reste plus qu’à me métamorphoser en Luke Kibet. Au fait, qui est Luke Kibet ?

31 août 2007

De la Monada à la Villa Marichu

Très belle exposition au Forum de l’Urbanisme et de l’Architecture de la place Pierre Gautier (Vieux Nice) : elle présente les trésors – souvent méconnus – de l’architecture niçoise.

Malgré une vague de démolition frénétique entre 1920 et 1980, symbolisée dans toutes les mémoires par la destruction du Ruhl, il fait bon se promener à Nice en levant la tête pour apprécier la richesse et la diversité de l’architecture urbaine (l’éclectisme niçois). Le mérite de l’exposition est précisément d’extraire ces purs joyaux de l’indifférence de la quotidienneté.

La Promenade des Anglais, par exemple, malgré l’épisode douloureux du Ruhl, a de beaux restes qu’il s’agisse de La Monada (style moderne volumétrique 1930), de la villa Huovilla (interprétation balnéaire de l’Art nouveau) ou de la Villa égyptienne (1913).

Le conseiller général a bien sûr une tendresse particulière pour la villa Trinagria du quartier Saint-Barthélemy (éclectique tardif tendance classique 1900) et pour l’architecture scolaire 1900 du collège Vernier, une architecture ayant un rôle pédagogique puisque étant censée évoquer l’ordre, la discipline, la droiture, l’austérité… considérées comme autant de valeurs républicaines. D’ailleurs, la frise stylisée qui orne le haut du bâtiment illustre les matières enseignées.

Une mention également pour l’extraordinaire villa Marichu (1929, moderne italianisant) sur le Mont Boron, les villas mauresques du Ray, la villa L’Orientale de Cimiez, le château Beaulieu de Carabacel et un coup de cœur pour le mystérieux Temple antique de Fabron.

On peut découvrir ces merveilles jusqu’au 29 septembre au Forum… et toute sa vie en ville.

28 août 2007

Sept ans de réflexion… et d’action

Le 28 août 2000, il y a exactement sept ans, il était environ deux heures du matin quand, dans l’avion qui me ramenait d’Australie, j’ai écrit le texte qui suit. A la relecture, je me dis que je pourrais le signer aujourd’hui, même si sept ans de réflexion et surtout d’action ont généré un contexte différent : le temps des promesses est passé, reste la consécration.

Dans quelques heures va commencer le plus grand défi de ma vie militante. Probablement de ma vie d’homme.
Après quatre semaines de désert australien, je retrouve ce sentiment d’excitation mêlé d’inquiétude éprouvé au moment de mon investiture comme tête de liste. C’est à la fois l’impatience d’affronter le plus vite possible les vraies difficultés et la crainte légitime de ne pas être à la hauteur.
Curieusement, le résultat final ne m’obsède pas. J’ai par contre plus de doutes sur ma capacité à animer cette campagne que je veux différente. C’est qu’au delà de la conjoncture électorale niçoise, je souhaite que ces quelques mois de mobilisation soient utiles à l’exigence de réhabilitation de la politique manifestée par un nombre toujours plus grand de nos concitoyens.
C’est pour cela que je veux dès maintenant lancer une campagne pédagogique, positive, proche des gens, une campagne dont seraient bannies la démagogie ainsi que l’agressivité qui heurte tant les électeurs même si elle fait plaisir aux militants.
Cette campagne bien sûr ne devra pas exclure le rêve, le rêve d’une cité à hauteur d’homme, le rêve d’une cité fraternelle, réconciliée avec elle-même. En effet, à quoi bon sacrifier six mois de sa vie si c’est pour réaliser une bonne prestation technique avec comme seul objectif la rentabilité électorale à court terme ?
L’ambition, mon ambition, est ailleurs. Jaurès disait « A quoi sert le pouvoir si ce n’est pour y porter une grande idée », … à quoi sert une campagne électorale si ce n’est pas pour faire avancer une certaine conception de la démocratie ?
Si je tiens le cap, un résultat positif sera une consécration, un résultat négatif une promesse… De toute façon, l’affaire est lancée et dans la pénombre fraîche du Boeing d’Alitalia qui glisse sur la nuit asiatique, quelques paroles d’une ancienne chanson d’Alain Souchon me reviennent en boucle : « On avance, on avance, on avance… c’est une évidence, nous n’avons plus assez d’essence pour aller dans l’autre sens… ».

27 août 2007

Une méconnaissance abyssale

En cette période de début du championnat, l’équipe municipale notoirement menacée de relégation vient de recevoir le soutien d’un douzième homme inattendu.

En effet, depuis quelque temps, Patrick Allemand affirme que le deuxième mandat de Peyrat est plutôt une réussite (conférence de presse, blog…). J’avoue être sidéré par une telle position qui traduit une méconnaissance abyssale des dossiers municipaux.

Après un premier mandat qui fut celui de l’immobilisme et de l’arrogance, le deuxième mandat du maire restera comme celui des « affaires » (Vialatte, Monleau, etc.), des échecs (le Port, le Stade, la Mairie) et d’une gestion déplorable (cf. le rapport de la Chambre régionale des Comptes). Le tout au service d’une politique de pseudo prestige qui a sacrifié le bien-être des Niçois et singulièrement celui des plus modestes d’entre eux (scandale du logement social).

Le tramway lui-même, supposé fleuron de cette politique n’échappe pas à la critique. Passons sur sa réalisation erratique, qui a fait souffrir la population deux fois plus que dans les autres villes, pour souligner que son trajet, pour le moins contestable, ne rendra probablement pas les services escomptés à la population, et que son coût va endetter pour longtemps notre collectivité.

Avec Jean-François Knecht, Mari-Luz Nicaise, nos partenaires du PCF, des Verts et des Alternatifs, je m’honore d’avoir combattu pied à pied, conseil après conseil, cette politique, et d’avoir ainsi souvent évité le pire à la population. Il est vrai qu’on nous a souvent reproché, dans notre propre camp, d’en « faire trop » (cf. « Celui qui dit la vérité »). Mais j’assume complètement, totalement, définitivement.

Et si je suis candidat à l’élection municipale de mars, c’est précisément pour proposer aux habitants de notre ville une rupture totale avec la politique qui a été menée au cours de ce deuxième mandat. C’est ce que veulent les Niçois, c’est ce que nous demandent les Niçois.




Au Conseil municipal, avec Jean-François Knecht et Bruno Della Sudda

23 août 2007

Summer movies numéro 3

Pour le solde des films d'été, un "rattrapage" et cinq "sorties".


Roman de gare, de Claude Lelouch

Le "rattrapage". Quand Claude Lelouch ne se prend pas pour Kierkegaard ou Pirandello, cela peut donner un bon film. Par exemple, ce Roman de gare : une histoire solide, des acteurs remarquablement bien dirigés (Dominique Pinon en séducteur, il fallait oser) par un réalisateur qui sait filmer.


Planète terreur, de Robert Rodriguez

Au départ, ce devait être le deuxième film d'un programme Grindhouse, avec Le Boulevard de la mort de Tarentino vu au dernier festival de Cannes. A l'arrivée, cela donne un film de série Z complètement assumé, assez décalé pour être parodique, mais réalisé avec suffisamment de passion voire de tendresse pour que ce remake malicieux de La nuit des morts-vivants reste crédible.


Caramel, de Nadine Labaki

Le destin croisé de cinq femmes qui ont l'habitude de se retrouver dans un salon de beauté de Beyrouth. Présenté comme un Vénus beauté à la sauce loukoum, le film de Nadine Labaki vaut beaucoup mieux que son soit-disant modèle français. Loin des artifices du scénario de Tony Marshall, nous avons là une véritable chronique sociale, à la fois émouvante et drôle. Une chronique sociale qui se révèle être un miroir impitoyable de la condition féminine au Liban.


Jindabyne, Australie, de Ray Lawrence

Après Vénus beauté à Beyrouth, Twin Peaks chez les Aussies... Une poignée de pêcheurs blancs trouvent le cadavre d'une jeune aborigène dans leur rivière favorite. Cette découverte ne les empêchera pas de passer tranquillement leur week-end entre hommes. Leur désinvolture crée un véritable traumatisme dans la petite communauté de Jindabyne et le film raconte les effets dévastateurs de ce fait divers minimaliste. La culpabilité, le rapport à la nature, la découverte de l'autre... Autant de thèmes abordés avec pudeur et sensibilité par ce beau film qui mérite bien son label Quinzaine des réalisateurs.


3 amis
, de Michel Boujenah

De Mes meilleurs copains à Un éléphant ça trompe, le "film de copains" est devenu un genre à part entière de notre cinéma national. 3 amis ne figurera pas parmi les meilleurs. Les situations sont trop artificielles, notre sympathie trop activement sollicitée pour provoquer l'émotion. A voir toutefois pour la scène où un Philippe Noiret crépusculaire semble nous dire adieu... à la Philippe Noiret, avec élégance et discrétion.


Hairspray, d'Adam Shankman

Une comédie musicale sixties sur la tolérance. Une adolescente blanche plutôt enrobée et ses amis noirs galèrent pour se faire une place au soleil, en l'occurence dans le show tv local. Mêlant habilement le droit à l'intégration des années soixante et le politiquement correct des années quatre-vingt dix, cet hymne à la tolérance est d'abord un film coloré, tonique, réjouissant. Ne pas rater la première scène ("Good morning Baltimore"), hymne à la joie entonné un matin de 1962 par Tracy, l'adolescente différente.

17 août 2007

Summer movies numéro 2

Un autre avantage du cinéma d’été est de permettre quelques séances de rattrapage pour des films que l’on n’a pas pu voir lors de leur sortie en salles. Cette année, c’est le cas de « La vie des autres » et de « Persépolis ».

La vie des autres, de Florian Henckel Von Donnersmarck

Ce film, en réalité, me poursuivait depuis de nombreux mois. Je ne compte pas les amis qui m’ont recommandé cet Oscar du meilleur film étranger pour 2006. L’un d’entre eux m’a même (gentiment) reproché de ne pas avoir intégré le personnage principal dans ma pièce « Sur un air de cithare » qui traite, entre autres, des sociétés post staliniennes. Il avait raison. L’histoire du capitaine Gerd Wiesler, officier de la STASI, amoureux et/ou saisi par le remord, mérite une place au Panthéon du cinéma européen. Quant à la précision documentaire et à la justesse de la description des mécanismes du totalitarisme, elle renvoie « Good bye Lenin » à un statut de film quasiment négationnisme. Je préfère penser que la juxtaposition des deux films donne une vision assez juste de la vie dans l’ex RDA. Mais je n’en suis pas très sûr.
Comme le fera par la suite « 4 mois, 3 semaines, 2 jours », la Palme d’or du Roumain Cristian Mungiu, « La vie des autres » nous révèle la réalité (en fait l’horreur) du quotidien des sociétés « globalement positives ». Un exercice de (mauvaise) conscience salutaire, pour tout militant de gauche d’avant la chute du Mur…

Persépolis, de Marjane Satrapi

Fidèle lecteur du blog du Poisson zèbre, je suis devenu, un peu tardivement je le confesse, un inconditionnel de Marjane Satrapi et de Persépolis. Peu de choses à dire sur le film, très fidèle à la BD, peut-être trop, car son dessin me semble mal se prêter à l’animation. Mais peu importe, le film va permettre d’élargir le public de Satrapi. Puisse certains altermondialistes naïfs faire partie du lot…


Au-delà de la séance de rattrapage, deux sorties authentiques :

La fille coupée en deux, de Claude Chabrol

Le dernier Chabrol est un peu une parodie de Chabrol. Une jeune femme (Ludivine Sagnier, remarquable) est coupée en deux entre son attirance pour un écrivain pervers (François Berléand, correct) et un héritier déjanté (Benoît Magimel, à la limite du ridicule). L’histoire se déroule dans le milieu très chabrolien de la bourgeoisie décadente portugaise. Trop caricatural pour être dérangeant ou même seulement troublant.

Les 4 Fantastiques et le Surfeur d’argent, de Tim Story

Quatre joyeux super héros s’opposent au Surfeur d’argent et à son commanditaire, le super méchant Galactor, l’avaleur de planètes. Héros sympathiques, paysages spectaculaires, et un zeste d’humour, pour un film pas prétentieux pour un sou. Bien sûr, ce n’est pas « Dune » ni même « La guerre des étoiles », mais, comme chantait feu Nino Ferrer, « Oh ! Hé ! Hein ! Bon ! »… c’est l’été, on se lâche un peu !

13 août 2007

Le rouge et le noir (2e partie)

Nice-Strasbourg : 1-0

Dès la deuxième journée, l'avenir du Gym 2007 semble un peu moins sombre que celui de son prédécesseur.

Cela dit, il n'y a pas de raison que le dix-septième budget de la Ligue 1 permette des miracles avec une équipe globalement affaiblie par rapport aux saisons précédentes. En effet, pour judicieux qu'il soit, le recrutement de cette année ne compense pas les ventes que le club a été obligé de faire pour équilibrer ses comptes. Une fois de plus, la saison sera difficile et éviter la relégation une gageure. A se demander, si l'entraîneur des Rouges et Noirs est Antonetti... ou Sisyphe.

Tout cela pose le statut de l'équipe de la cinquième ville de France. Avec son histoire, son assise géographique, son public, il n'est pas normal que l'OGCN soit la propriété d'actionnaires locaux imprévisibles, divisés, et de surcroît en guerre ouverte avec l'association gestionnaire. Le vrai-faux rachat de ces derniers jours ne fait d'ailleurs qu'ajouter à la confusion.

Pour se développer, l'équipe a peut-être besoin d'un grand stade, mais elle a avant tout besoin d'un actionnaire majoritaire solide et stable capable de s'engager pour de longues années. La municipalité n'a juridiquement aucune prise sur le destin d'un club professionnel. Politiquement, c'est peut-être différent. Tout le monde comprendra que le maire de Nice, capitale de la French Riviera, peut, surtout en début de mandat, jouer les VRP de luxe en démarchant les grands investisseurs potentiels du football (téléphonie, automobiles, médias...). Il pourrait leur proposer une sorte de contrat moral : l'investisseur apporte l'argent, la municipalité met les ressources de sa communication au service du club. La réussite passe par cette forme d'engagement, j'en suis persuadé. Cette solution, je l'avais proposée en 2001, au cours d'un débat sur M6, elle reste (hélas !) d'actualité.

Un investisseur fiable et fort, une municipalité partenaire, et un public fidèle (nous l'avons) et nombreux (il va falloir y travailler) : avec cette martingale, les résultats suivront. Et avec eux, un climat certainement plus serein pour parler... du Grand stade.

11 août 2007

ça, c'est Palace !

Non, il ne s'agit pas de célébrer la série culte de Jean-Michel Ribes qui avait révolutionné l'humour à la télévision dans les années quatre-vingts ("je l'aurai un jour, je l'aurai !", "Salut les fauchés"), mais plus modestement de se féliciter de la transformation de deux hôtels en palaces à Nice, l'AtlanticPlaza. Avec quatre établissements de ce type (existent déjà le Negresco, de l'iconoclaste Jeanne Augier, et le Palais de la Méditerrannée), Nice va en finir avec son sous-équipement en matière d'hôtellerie de grand luxe et pourra rivaliser avec Cannes et Monaco ce qui est évidemment une bonne nouvelle pour l'économie locale.

L'information est encore plus positive si l'on considère qu'elle fait perdre au sénateur maire son argument massue en faveur de la construction... d'un palace sur le terrain Sulzer. Ainsi notre position (construire, comme il était prévu dans l'acte d'expropriation, une mairie de taille modeste mais avec un projet architectural ambitieux) concernant ce dossier se voit validée. Nous donner enfin raison soulagerait les contribuables niçois inquiets devant les dérives pharaoniques du projet de la Libération.

Cela dit, au-delà de la question hôtelière, il restera à satisfaire la demande de nombreux spécialistes du tourisme d'affaires avec la construction d'un petit palais des Congrès en front de mer. Une concertation rapide à ce sujet sera plus que souhaitable entre les professionnels et la Municipalité qui sortira des urnes en mars prochain.

09 août 2007

Le mur de la honte

Depuis plusieurs années, je propose au Conseil municipal la destruction de ce mur de la honte que constitue la Promenade (sic) du Paillon.

Cette frontière bétonnée et absurde coupe la ville en deux depuis trop longtemps. Blessure esthétique, fiasco économique, et source chronique d'insécurité, ce triste ouvrage mal pensé et mal réalisé coûte chaque année une fortune aux Niçois en consolidation, réparation, réhabilitation. On se prend à rêver à l'espace libéré de cette verrue. Un espace qui pourrait être aménagé comme un trait d'union entre le Vieux Nice et les quartiers bourgeois du centre est de la ville.

A chacune de mes interventions, le sénateur maire a opposé une fin de non-recevoir qui se voulait, selon l'humeur du moment, une marque d'impuissance ou d'impatience. Heureusement, les élections approchant, la chasse aux bonnes idées bat son plein, y compris dans l'équipe Peyrat. C'est ainsi qu'actuellement, on démolit les passerelles des jardins suspendus et que le Directeur de l'Urbanisme de la Ville va jusqu'à affirmer que la destruction totale peut être à l'ordre du jour... un jour.

A toutes fins utiles, cette démolition figurera quand même parmi les priorités de notre programme (avec en parallèle une réflexion sur le remplacement des parkings supprimés). Rendre la ville à la ville serait un joli symbole pour marquer... la rupture !

07 août 2007

Summer movies

L'été, le cinéma a un charme particulier. La nonchalance de l'emploi du temps et les hasards de la programmation amènent le cinéphile à faire des rencontres improbables avec des films qu'il ne serait jamais allé voir le restant de l'année.

Si nous mettons de côté le très attendu film de Robert De Niro, c'est ainsi que j'ai vu ces derniers jours deux films d'animation et une petite comédie française que j'aurais probablement zappés en temps normal.

Pourtant les deux films d'animation valent le détour :

"Les Simpson : le film", de Matt Groening, est une occasion pour ceux - c'est mon cas - qui ne sont pas familiers de la série tv d'apprécier la critique humoristique et finalement tendre de l'american way of life à travers les mésaventures de Bart et Homer aux prises avec les khmers verts de l'administration fédérale.

"Ratatouille", de Brad Bird. Un rat se prend pour une grande star parisienne de la cuisine. Drôle et documenté, ce film d'animation très original est un objet cinématographique à part entière.

"Je déteste les enfants des autres", d'Anne Fassio, est une petite comédie pas vraiment indispensable. On est en général persuadé que les vacances entres copains dans la petite maison de campagne louée sur internet sont rarement une réussite. Si, en plus, chacun, comme c'est le cas ici, ramène deux ou trois gamins tous plus insupportables les uns que les autres, le fiasco est assuré. Anne Fassio nous explique cela avec tant de réalisme qu'au bout d'une heure de film on se demande à quoi servent les colonies de vacances...

Avec "Raison d'Etat", de Robert De Niro, on change incontestablement de catégorie. En prolongeant la tradition des grands acteurs américains devenus réalisateurs (Redford, Eastwood...), De Niro nous propose un film exigeant, complexe, parfois presque onirique sur un sujet pourtant trivial : l'historique de la CIA. Sans effets spectaculaires, on voit défiler l'histoire du siècle parallèlement au destin individuel du WASP Edward Wilson (Matt Damon, impressionnant), espion par nécessité et père de famille par hasard, pour qui la raison d'Etat est avant tout une raison de vivre. Entre Freud et Pakula : du grand cinéma.

05 août 2007

Le rouge et le noir (1ère partie)

Caen 1 - Nice 0

Défaite face à un promu : on pouvait rêver une meilleure entame de saison pour les rouges et noirs de l'OGCN. Mais la route est longue et ce résultat ne préjuge en rien du classement final, même si les moyens financiers limités de l'équipe la condamnent à se battre dos au mur, année après année.

Cela dit, en cet été de réflexion, les premiers matchs du championnat sont aussi l'occasion de faire le point sur l'avenir du foot professionnel dans la cinquième ville de France. Et plus particulièrement sur les deux questions essentielles que sont la construction du grand stade et le standing de l'équipe.

En ce qui concerne le stade, force est de constater que les différents projets ont débouché sur autant d'affaires. Du coup, le grand stade est devenu le symbole de la gestion aventureuse et des liaisons dangereuses du sénateur maire. Par deux fois, Nice plurielle, notamment par Michèle Mangion (projet du Ray, affaire Vialatte) et Jean-François Knecht (projet St Isidore, affaire Cari), a contribué à éviter des catastrophes dont les contribuables niçois assumeraient aujourd'hui les conséquences.

Sur le fond, je n'ai pas cessé, contrairement à la Fédération PS (toujours à côté de la plaque !), de répéter que la question de l'emplacement était seconde par rapport à celles du statut juridique et du financement. En clair, la privatisation envisagée était impossible sans contreparties (subvention annuelle, surface commerciale) conduisant à un contrat léonin au détriment de la Municipalité. Quant à la construction en régie, elle n'est pas envisageable dans l'immédiat, le tramway entraînant déjà la ville sur la pente fatale de l'endettement comme vient de le rappeler la Chambre Régionale des Comptes. Et même sans cela, se poserait la question des priorités dans une ville où le sport amateur est si mal traité (espaces, subventions...).

Moralité : le projet du grand stade est bien dans une impasse. A moins d'oser réfléchir différemment à l'avenir du foot pro dans notre ville. Et si, au lieu de vouloir un grand stade pour générer une grande équipe, on cherchait à avoir une grande équipe pour avoir un grand stade...?

(à suivre)

01 août 2007

Août à Saint Barth…

Eglise St Barthélemy - Photo Henri Cottalorda

Non, je ne profite pas de la parenthèse estivale pour m’adonner aux joies du farniente sur une plage antillaise… Plus prosaïquement, j’arpente les rues de mon cher 5e canton pour distribuer le document qu’avec une élégance certaine, la Fédération du PS a refusé de diffuser auprès des militants (Bunker Biscarra).

Cette après-midi, avec Samuel, Eugène et Lucien, nous avons grimpé la colline qui conduit à l’église Saint Barthélemy sous le soleil et sans dopage. Ainsi, nous avons pu vérifier que les Niçois n’étaient pas tous en vacances au mois d’août, loin de là.

De fait, l’accueil fut plus que sympathique.

Si sympathique qu’il me vint des fourmis dans les jambes et l’envie d’être déjà en septembre pour entamer la campagne municipale. Patience ! Patience !

30 juillet 2007

De l’eau claire à l’eau lourde

Les affaires de dopage ont été si nombreuses sur ce Tour 2007 que le thermomètre que j’ai mis au point ici même (Un Tour à l’eau claire) en deviendrait presque dérisoire.

Mais devant les nombreux commentaires qui affirment avec inconscience que ces affaires sont révélatrices de l’efficacité des contrôles et que le Tour 2007 serait le Tour de la rupture avec au final un jeune et innocent vainqueur, je pense que ce bon vieux thermomètre n’est pas aussi inutile que cela pour remettre les pendules à l’heure.

Qu’on en juge.

Sur les dix repères que je proposais, au moins neuf permettent de conclure que, même débarrassé de ses tricheurs les plus voyants, le palmarès 2007 est aussi insincère que les précédents.

1er repère : la moyenne. Soutenue en plaine, elle est devenue infernale en montagne où les records d’Amstrong ont été battus… C’est tout dire !

2e repère : présence massive d’une équipe dans les classements. Premier clm (contre la montre) : trois Astana dans les quatre premiers. Deuxième clm : trois Discovery dans les six premiers. Général : trois Discovery dans les huit premiers.

3e repère : la place des Français. Le premier est 27e… probablement le plus mauvais résultat de tous les temps.

4e repère : la place des Espagnols. En plus du vainqueur surprise, il y en a trois dans les cinq premiers, six dans les dix premiers, treize dans les vingt-cinq !!

5e repère : le nombre d’abandons. Si on exclut… les exclus du calcul, il est l’un des plus faibles de ces dernières années. Même remarque pour les éliminés.

6e repère : les résurrections. En la matière, Vinokourov a fait une concurrence effreinée et déloyale à… Bernadette Soubirous.

8e repère : les révélations tardives. L’implacable victoire de Leiphemer dans le dernier clm (il a failli gagner le Tour) laisse sceptique.

9e repère : les interviews sans essoufflement. Une fois de plus, on ne pouvait qu’être étonné par ces vainqueurs qui, dix secondes après l’arrivée, étaient capables de disserter doctement sur la conduite de leur course.

10e repère : les blessés. Vinokourov et Kloden,gravement blessés, ont poursuivi leur course en restant dans l’allure. Quand l’affaire Astana éclate, Kloden est même encore le grand favori de l’épreuve.

Au-delà de ce constat édifiant, il y a surtout la personnalité du vainqueur, Alberto Contador, victime d’une rupture d’anévrisme suivie de quelques semaines de coma, il y a à peine deux ans : un coureur qui a été successivement dans l’équipe de Manolo Sainz (au centre du plus grand scandale de dopage espagnol), puis dans celle de Lance Amstrong. Ne pas connaître de pratiques dopantes dans ces deux équipes semble à peine aussi réaliste que de rester fidèle dans « L’île de la Tentation »…

Et si on avait encore un doute, il suffit de revoir les images où il gravissait les cols avec encore plus de facilité que le désormais proscrit Rasmunsen.

En résumé, affaires et suspicions permettent bien de conclure que l’eau qui a coulé à flots sur le Tour n’était pas très claire, elle était plutôt chargée, lourde, très lourde.

Mais, si après cette édition 2007, nous pouvons dire « Le Tour est mort », rien ne nous permet d’affirmer qu’en 2008 nous pourrons dire « Vive le Tour ! ».

CET ARTICLE A ÉTÉ REPRIS SUR LE BLOG "RADIOSCOPIES - REGARDS SUR L'ACTUALITÉ"

27 juillet 2007

Les 280 belles-mères

Samia et Salah

Même si l’été est forcément studieux (un programme municipal se prépare…), les activités de l’élu ne sont pas toujours austères. Il y a parfois quelques soirées ludiques (Jazz Festival à Cimiez) voire carrément magiques (Tati au Vallon des Fleurs). Il y a surtout de nombreux mariages qui permettent d’allier convivialité, émotion et même amitié dans le cadre d’une petite cérémonie républicaine.

C’et ainsi que, depuis quelques semaines, j’ai eu la fierté de marier successivement Anne-Catherine et Eric (Saint-Antoine de Ginestière), Anne-Sophie et Cédric (en duo avec Luc, adjoint au maire de Paris et ami des mariés), Karine et Christophe (Nice Ouest), Samia et Salah (5e canton), Guilia et Cyrille (Pasteur), Zoulika et Fouad (Fabron), Muriel et Daniel (Saint-Isidore), sans oubier Aurélie, la fille de mon ami Joël Simon avec son Strasbourgeois d’Alexandre.

Pas étonnant que je sois, d’après les statistiques du bureau de l’Etat civil, l’élu (majorité et opposition confondues) le plus demandé par les futurs époux.

Alors forcément, les statistiques s’affolent…

Depuis 1995, j’ai procédé à 140 mariages (142 exactement). Or 140 mariages, ça correspond à 280mariés (on s’en serait douté…), à environ 400 témoins (généralement 4, les témoins peuvent être 3 ou 2), et, à raison de 50 invités en moyenne par cérémonie, j’ai eu le privilège de m’exprimer devant… 7000 personnes. Ce n’est pas encore Ronaldhino à Neu Camp ou Johnny au Stade de France, mais ce n’est pas si mal…

Mais un autre chiffre peut donner le vertige : 140 mariages, c’est aussi 280 belles-mères. Les malheurs de la vie font que quelques unes manquent à l’appel, mais l’évolution de la société nous offre en échange tout un bataillon de belles-mères recomposées. Ainsi, on peut se retrouver face à un mariage présentant… quatre belles-mères. « Etonnant, non ? », comme disait le regretté Deproges.

Cela dit, il n’y a aucune raison de stigmatiser les belles-mères. La mienne, par exemple, est adorable. Et je suis sincère, même s’il est vrai que sa fille lit régulièrement ce blog !!!

25 juillet 2007

Une affaire de DUP…

Après l’annulation de la DUP du tram par la Cour administrative d’appel, les commentaires largement inspirés par la Municipalité se sont voulus essentiellement rassurants : il s’agissait d’expliquer que la décision de justice ne retarderait pas l’arrivée du dieu Tramway dans la bonne ville de Nice.

Que les choses soient claires : élu mais aussi habitant d’un quartier sinistré par le chantier, je souhaite comme une grande majorité de mes concitoyens que ces travaux mal préparés et mal séquencés s’achèvent au plus vite. Notre ville n’a que trop souffert.

Pour autant, la décision de la juridiction administrative mérite mieux que le rideau de fumée tiré par l’équipe Peyrat. En effet, c’est la question des parkings qui est la cause de ce déraillement surprise : les juges ont estimé que les parcs-relais programmés ne compensent pas le nombre de places de stationnement supprimées sur la voirie.

Or, cela renvoie à une question de fond soulevée par Nice plurielle depuis le début de l’opération (je ne compte plus le nombre d’interventions que j’ai pu faire au Conseil municipal sur le sujet). Un tram, dans une ville, a un objectif essentiel : la diminution sensible de la circulation automobile notamment en empêchant les voitures de pénétrer dans le centre urbain (d’où notre préférence pour l’axe est-ouest).

C’est dire si la question des parkings est essentielle. Mais, sur ce point comme sur d’autres, on a agi comme si le tramway était une sorte de potion magique qui allait régler miraculeusement tous les problèmes. Quand Jacques Peyrat parle du tramway, il a un peu la foi d’Harry Potter…

Or, nous le savons bien, ce coûteux investissement (250 millions d’euros d’emprunt nécessaires en 2007 et 2008… CRC dixit) ne rendra pas les services qu’on est en droit d’attendre de lui.

Voulu dans l’urgence pour des raisons politiques (faire oublier les « affaires ») et électorales (présenter un « bilan »), cette opération a généré un chantier défaillant avant de mettre en place un outil insuffisant.

Cela dit, la question posée par la Cour administrative d’appel demeure. Il faudra donc trouver au plus vite des solutions pour (tenter de) redresser les erreurs initiales d’une municipalité décidément bien peu responsable. Et c’est peut-être là que « le vrai » Harry Potter pourra être utile !

18 juillet 2007

Cruzille

Le village de Cruzille, vu du Sarreu

Etre né quelque part est toujours le fruit du hasard. Mais mon hasard à moi, je l’aime bien.

C’est un petit village de Saône-et-Loire, blotti quelque part dans les collines du Mâconnais.

Il s’appelle Cruzille.

Edgard Ponthus, mon grand-père maternel en fut le premier magistrat, élu en 1929, plus jeune maire de France. Réélu à titre posthume en 1944 : victime de son engagement dans la Résistance, arrêté et déporté, il ne revint jamais de Flossenbürg.

René, mon père, après une jeunesse douloureuse marquée elle aussi par l’épreuve de la déportation, avait fait du village de sa femme sa terre d’adoption, au point d’avoir souhaité que ses cendres soient dispersées du haut du Sarreu, la colline qui domine Cruzille.

Ce que je fis en 1997.

Depuis, chaque 15 juillet, je remonte sur le Sarreu pour embrasser avec le regard de René le village d’Edgard.




Plaque sur la façade de la maison famililiale

12 juillet 2007

Les loutres du Parc Phoenix

C’est par l’annonce de l’arrivée d’un couple de ces sympathiques bestioles au Parc Phoenix (devenu depuis deux ans le lieu de promenade préféré des Niçois grâce aux propositions et à la mobilisation de Nice Plurielle et notamment de Paul Cuturello, le conseiller général du coin) que le maire donne le coup d’envoi du dernier Conseil municipal avant les vacances.

C’est l’occasion pour le groupe de monter au créneau sur des sujets aussi divers que le Centre hippique, la Voie rapide ou le coûteux musée Masséna.

Pour ma part, je réaffirme notre position sur la question du terrain Sulzer : pas d’hôtel, mais la construction d’une mairie comme le prévoyait l’ordonnance d’expropriation de… 1986 !

La nouvelle la plus étonnante du Conseil ne sera pourtant pas évoquée publiquement puisqu’elle me parviendra en début de séance sous la forme d’une missive du Maire qui demande à notre groupe de bien vouloir participer à la réflexion sur la construction d’un stade de 25 000 places (on est loin des 35 000 places du très grand stade) sans préalable géographique ou parti pris juridique. Comme c’est exactement ce que nous demandions depuis de nombreux mois, cette lettre est plutôt une bonne nouvelle.

Mais, au delà de cette péripétie, ce Conseil pourtant light a révélé comme d’habitude les contradictions, les erreurs, parfois les errements de la majorité municipale. Aussi, la triple réflexion que je mène avec de nombreux amis au cours de cet été studieux sur les nouvelles pratiques politiques, un nouveau programme pour les Niçois, un nouvel horizon pour Nice, me semble plus que jamais nécessaire.

Il est à peine onze heures, le Maire lève la séance. Juste le temps de se restaurer à Castel plage avec une partie du groupe et il est l’heure de rejoindre, en salle des mariages, Sandrine et Philippe, mes cent quarantièmes mariés.

11 juillet 2007

Bunker Biscarra

Quelques jours après la désastreuse conférence de presse de Patrick Allemand, la machine à perdre qui est installée à la Fédération PS de la rue Biscarra tourne à plein régime.

J'ai envoyé par mail à un certain nombre d'adhérents un texte qui reprenait mon intervention au dernier Conseil municipal pour commenter le très sévère rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur la gestion de la Mairie.

Cette intervention, j’ai voulu la leur faire parvenir non pour montrer l’excellence du travail de Nice plurielle, mais, d’une façon plus pragmatique, pour leur donner des « biscuits » vis-à-vis de Peyrat et de la droite dans cette période de pré-municipales. Car, dans ce texte, je faisais la démonstration que le rapport de la CRC reprenait après coup la totalité des critiques que nous exprimons depuis des années sur la gestion municipale (y compris la reprise de l’endettement à partir de 2007-2008). Voir mes discours budgétaires validés par cette haute instance de contrôle était, à mes yeux, un atout pour notre combat COLLECTIF.

Pourtant, le Premier Fédéral a refusé (fait du Prince) un envoi mail ou papier de ce document à l’ensemble des militants niçois. J’ai pu le faire parvenir à certains d’entre eux par mail (mais je suis loin d’avoir toutes les adresses) ; quant à ceux qui n’ont pas Internet, rien de possible (bonjour la fracture numérique). Bien sûr, je le ferai en autofinançant l’envoi, dans les limites de mes informations (la Fédération a toujours refusé de me donner le fichier des adhérents niçois… il est vrai que je ne suis que le responsable de l’opposition municipale…).

Par contre, quelques jours avant, chacun avait reçu un courrier signé Allemand pour nous expliquer que faire 39% dans une circonscription regroupant trois cantons de gauche (dont un du PCF !!!) sur quatre était une avancée historique du socialisme à Nice... Deux poids, deux mesures.

Patrick Allemand n’est plus Premier Fédéral (s’il l’a été un jour), il est candidat. Et Biscarra un bunker à sa dévotion.

Décidément, comme me le disent de nombreux camarades, il faut avoir le cœur bien accroché pour militer au PS ces derniers temps.

07 juillet 2007

Un Tour à l’eau claire


Ce vendredi, conférence de presse de Patrick Allemand pour annoncer sa candidature à la candidature à la tête de liste PS pour les Municipales. Pas vraiment un scoop. Ce qui aurait été étonnant, c’est que Patrick Allemand ne soit pas candidat à une élection quelle qu’elle soit.

En fait, la vraie actualité de cette fin de semaine, c’est le départ du Tour de France.

Depuis la tempête Festina de 1998 (Virenque dopé « à l’insu de son plein gré »), on nous promet chaque année un Tour de France à l’eau claire (sans dopage).

L’édition 2006 n’avait pas échappé à la règle. Mais le déroulement de l’épreuve m’avait semblé tellement « abracadabrantesque » que j’avais, le soir même de l’arrivée, émis quelques doutes sur la sincérité du résultat (Un Tour de passe-passe…). Quelques jours après, les événements me donnaient raison puisque le vainqueur Floyd Landis était accusé de dopage. L’Américain n’était qu’un maillon de plus dans la chaîne des victoires suspectes du Tour de France depuis une décennie.

Qu’on en juge :
2006, Landis, dopé.
1999, Amstrong, dopé (enquête très suivie du journal L’Equipe) ce qui porte un certain discrédit sur ses victoires de 2000, 2001, 2002, 2003, 2004 et 2005.
1998, Pantani, suspendu l’année d’après pour dopage et depuis mort par overdose.
1997, Ulrich, dont les équipiers d’alors viennent d’avouer un dopage généralisé dans l’équipe Telekom de l’époque.
1996, Bjorne Riis, qui a aussi récemment avoué s’être dopé à ce moment-là.

Il faut remonter à 1995 et à Miguel Indurain, c’est-à-dire à l’époque pré-EPO pour retrouver un palmarès sinon incontestable, du moins non contesté.

Aussi, pour 2007, j’ai décidé de suivre le Tour de France en l’évaluant par rapport à la lutte anti-dopage. Pour cela, j’ai mis au point une grille d’évaluation en dix points. C’est le taux de réalisation de celle-ci qui me permettra de juger de la sincérité de l’épreuve.

1) Une moyenne générale en net recul. Les coureurs cyclistes n’ont pas vocation à devenir des mobylettes surtout dans les cols.

2) L’absence de présence massive de coureurs d’une même équipe dans les premières places du classement général ou dans les étapes contre la montre individuelles.

3) De bons résultats des coureurs français (beaucoup plus surveillés dans le cadre de la lutte anti-dopage).

4) Le recul des coureurs espagnols dans les classements (eux par contre sont peu encadrés en matière de dopage).

5) Un nombre raisonnable d’abandons et d’éliminations avec des coureurs lâchés pour cause… d’épuisement !

6) L’absence de résurrection au lendemain d’une défaillance spectaculaire (type Landis Tour 2006 ou Basso Giro 2006).

7) L’absence de victoire dans les étapes de montagne d’armoires à classe genre Georges Hincapie.

8) La non révélation de coureurs moyens type Riis devenant brusquement de grands champions.

9) La fin des interviews sans essoufflement une minute et demie après le franchissement de la ligne d’arrivée d’une étape de montagne.

10) L’absence de coureurs blessés (type Hamilton et sa clavicule il y a quelques années) dans les premières places du classement.

C’est à ce prix, et à ce prix seulement, que « notre » Tour de France retrouvera un minimum de crédibilité. C’est à ce prix surtout que Marco Pantani ne sera pas mort pour rien.

03 juillet 2007

L'Ange gardien

Mars 2007, avec Ange, à Collioure

A la suite d’un triste événement familial, la petite République de Cyrille Besset s’est tout naturellement rapprochée d’Ange. C’est que nous avons tous beaucoup d’affection pour ce militant authentique et désintéressé.

Je me souviens encore de ce jour de janvier 1998 où ce solide jeune homme vint se mettre à mon « service » pour ce qui sera une campagne victorieuse, voire triomphale. Elu conseiller régional sur la liste de gauche, j’étais le dimanche suivant consacré au deuxième tour conseiller général du 5e canton, le mythique canton de Jean et Jacques Médecin.

Pendant ces quelques mois, Ange était devenu le compagnon de route de tous les instants, de Nice à Marseille. Par la suite, on ne s’est pratiquement jamais quitté, pour le meilleur et le pire des campagnes. Mais, avec les deux succès de 1998 et 2004 dans le 5e canton, celui de 2005 dans le 7e, et la performance exceptionnelle de Nice Plurielle aux Municipales de 2001, se fut souvent pour le meilleur.

Les qualités d’Ange (discrétion, abnégation, sens de l’anticipation et de l’organisation) le firent remarquer à l’échelon national, et c’est ainsi qu’il est devenu cadre dans le Service d’Ordre national du PS. Une bonne opération pour les socialistes niçois recrutés par Ange et qui, depuis plusieurs années, sont aux avant-postes des événements nationaux du Parti…

Un parcours exemplaire, une marche des Anges infiniment préférable à la cavalcade effrénée des pseudos notables à l’ego surdimensionné qui se servent plus du Parti qu’ils ne le servent.