28 décembre 2007

Fin d'année en fanfare

La fanfare est en fait le petit orchestre de musique arabe traditionnelle de la police d'Alexandrie ("La visite de la fanfare", Eran Kolirin, Israel). Un orchestre qui, à la suite d'un quiproquo, échoue en plein Neguev, dans une sorte de Bagdad café improbable. La rencontre entre les musiciens policiers égyptiens un peu coincés et les paumés du désert israéliens est en effet le sujet de ce petit film humaniste et minimaliste. Humaniste parce que minimaliste. Tout est suggéré et la métaphore a la fluidité d'un mirage : normal, nous sommes dans le désert...

En fait, ce film est le dernier des quarante films visionnés envers et contre tout en cette année triplement électorale. Mon top 10 sera cette année partial (normal...) et hélas partiel (j'ai manqué des sorties importantes). Le voici tout de même.

1ers ex aequo : 4 mois, 3 semaines, 2 jours, de Cristian Mungiu (Roumanie) et La vie des autres, de Florian Henckel von Donnersmarck (Allemagne). Pour tout comprendre de l'horreur des sociétés post staliniennes. Aux antipodes de "l'ostalgie" de Good bye Lenin.

3ème : Lumière silencieuse, de Carlos Reygadas (Mexique). Pour la portée universelle de cette histoire d'amour chez les Mennonites.

4èmes ex aequo : Chanson d'amour, de Christophe Honoré (France) et Lady Chatterley, de Pascale Ferran (France). Une comédie musicale et une adaptation littéraire : enfin deux films français ambitieux.

6ème : My blueberry nights, de Wong Kar-Wai (Hong-Kong). Parce que c'est le nouveau Wong Kar-Wai.

7ème : Paranoid Park, de Gus Van Sant (USA). Parce que c'est le nouveau Gus Van Sant.

8ème : La Môme, de Olivier Dahan (France). Pour l'émotion incroyable que distille ce film.

9ème : No country for old man (Joel et Ethan Coen). Parce qu'un palmarès sans film tourné dans l'ouest des Etats-Unis n'est pas un palmarès.

10ème : Persepolis, de Marjane Satrapi (France). Pour que chacun se précipite acheter en librairie l'oeuvre de Satrapi. Le faire au lendemain de l'assassinat de Benazir Bhutto est un exercice salutaire.

Je me suis mouillé. Maintenant à vous de jouer ! Quel est votre top 10 de 2007 ?

25 décembre 2007

Un petit Vel’d’hiv mâconnais

Un dimanche d’hiver, le 23 janvier 1944, la Gestapo arrête à Cruzille (Saône-et-Loire) mon grand père Edgard Ponthus, maire du village, avec une partie de ses camarades. Depuis le début de la guerre, mon grand-père fait partie de la Résistance et aide activement les maquis très actifs dans la région. Déporté, il ne reviendra jamais de Flossenburg et son corps sans vie sera abandonné sur un ballast du côté de Prague.

Or, il y a deux jours, une historienne amateur, qui est aussi une conseillère municipale du village, Claire Cornillon, m’a appris que le décret de destitution de mon grand-père et de désignation de son successeur avait été pris à la Préfecture de Mâcon le… 28 décembre 1943, c’est-à-dire vingt-six jours avant son arrestation par la Gestapo. Cette nouvelle bouleversante sur un plan personnel est aussi une preuve supplémentaire de la complicité totale de l’administration française avec les occupants nazis. A Paris, c’est la police française qui arrête sous les ordres de la Komandantur, à Cruzille, c’est la Gestapo qui arrête à l’initiative de la Préfecture. Si les situations ne sont pas tout à fait semblables, la complicité est la même. 23 janvier 44 : un petit Vel’d’hiv mâconnais en quelque sorte…

22 décembre 2007

Nous avons fait un beau voyage

Après le samedi « européen », le samedi « Transports »…

Il s’agit en effet pour l’équipe de présenter son programme sur les déplacements urbains « Se déplacer autrement pour que Nice respire enfin ».

Le constat est simple : après la mise en service de la première ligne du tramway, la ville est endettée et l’essentiel reste à faire en matière de déplacements urbains.

Le défi est de taille : peu d’argent, beaucoup de besoins. Nous sommes donc condamnés à l’imagination ! Et de l’imagination, nous en avons énormément dans les 10 propositions que nous présentons ce matin aux Niçois et à la presse.

Symboliquement, nous avons décidé d’anticiper l’application de notre programme en présentant la première de ces propositions, « le tram-train des Pignes », sur le terrain entre le Terminal du Rouret et la station Saint Isidore des Chemins de Fer de Provence.

9 heures. Station Las Planas. Dernier briefing avec Laurent (Lanquar) sur le programme. Richard, l’organisateur de l’expédition débarque avec tracts, autocollants, réservations en tout genre… et pralines. Les « Nice nordistes » de l’équipe arrivent et nous sommes une vingtaine à embarquer. De station en station, la troupe s’agrandit. Nous récupérons la conseillère générale du 7e canton et Patrice (chargé lui aussi de tracts) à la station Valrose.

10 heures. Descente du tram à la station Libération. Après avoir traversé sous la pluie l’esplanade de la Gare du Sud en rêvant au quai à quai de notre programme, nous retrouvons les « Sudistes » et… les lève-tard du groupe dans le hall de la gare des Chemins de Fer de Provence. Et nous ne sommes pas loin d'une cinquantaine quand le photographe de Nice-Matin immortalise notre départ.

11 heures. Nous avons littéralement envahi les compartiments d’un train qu’on imagine d’ordinaire plus paisible le samedi matin. Une certaine agitation règne dans les rangs. Et Catherine Lioult de France 3 Méditerranée, qui fait le voyage avec nous, a le plus grand mal à avoir un peu de calme pour procéder à mon interview sur les hauteurs de la Madeleine. Il faut dire que Sami est particulièrement déchaîné…

12 heures. La pluie tombe toujours. Les parapluies multicolores transforment l’équipe de Nice Autrement en une chenille joyeuse qui ondule au travers de la place centrale de Saint Isidore. Arrivés à la brasserie du quartier village, Laurent (Weppe), le maître des banquets, prend les choses en main pour organiser des agapes modestes (steak-frites ou pizza) et rapides (le train retour est pour bientôt). L’ambiance monte d’un cran avec les copains qui nous ont rejoint… par la route.


14 heures. Retour à la case départ. Sous l’œil goguenard du père Noël des CFP, la petite troupe se sépare avec la tendresse bourrue des aventuriers au retour d’une expédition. Eh oui… « Nous avons fait un beau voyage » !

Voir le reportage dans le journal régional de France 3 du samedi 22 décembre.

21 décembre 2007

Mon premier Conseil d’exclu

Pour la première fois de ma vie, j’ai siégé dans une assemblée sans représenter le Parti socialiste. De 1986 à 1992, puis en 1998, au Conseil Régional, depuis 1995 au Conseil Municipal, et depuis 1998 au Conseil Général, j’ai toujours porté les couleurs du PS. Aujourd’hui, ce n’était plus le cas. En fait, ça ne change pas grand-chose. Comme je l’ai écrit hier soir, ce n’est pas une décision bureaucratique qui entamera ma détermination, une détermination arrimée par des convictions, des valeurs et la solidarité de toute une équipe.

Comme on dit, j’ai "fait le job", en demandant au maire de relancer l’aventure de « Nice, capitale européenne de la Culture », malgré l’échec de la candidature officielle. Par ailleurs, profitant du compte-rendu annuel des Conseils de quartiers, j’ai tracé les contours d’une nouvelle démocratie de proximité.


Mais c’est au détour d’une délibération anodine, que je fais l’intervention la plus importante de la journée, en annonçant qu’avec Pierre Laigle, nous participerons de conserve à la « Prom’ classic » du 5 janvier… et peut-être même au semi marathon du mois d’avril. Mais là, Pierre a fait une drôle de petite grimace… Affaire à suivre !

Rectificatif : comme Clotilde me le fait remarquer, la Prom' classic, ce n'est pas le 5 janvier mais le 6 ! Avis aux amateurs...

19 décembre 2007

Staline pas mort

Pour la direction nationale du PS, l’urgence, qu’on se le dise, ce n’est pas de tenter de remédier à une crise d’identité sans précédent, ce n’est pas d’essayer de ralentir la fuite des cerveaux vers le gouvernement Sarkozy ou même, tout simplement, d’exister dans le débat public. L’urgence, c’est d’exclure Patrick Mottard (soyons modestes, je ne suis pas seul, et il paraît que la charrette nationale est garnie) qui a commis le crime absolu de proposer aux Niçois la primaire qu’on voulait lui imposer, biaisée, au sein de l’appareil local.

« Le Parti se renforce en s’épurant ». A une époque où même le Parti communiste n’exclut plus, on se croit revenu à l’époque des purges staliniennes.

Il est vrai que, depuis quelques mois, j’ai l’impression d’être un peu l’homme à abattre, celui qui change le schéma bien ordonné d’une droite institutionnelle, victorieuse, sans combattre, d’une gauche institutionnelle prête à se contenter des miettes du gâteau.

Mais ma détermination est intacte. Socialiste je suis – depuis trente-cinq ans –, socialiste je demeure. Le socialisme est dans mon cœur, le socialisme est dans mes gènes. Mes références s’appellent Jaurès, Blum et Mitterrand. Rien à voir avec les apparatchiks gris qui sévissent actuellement rue de Solferino et leurs clones locaux.

C’est comme candidat socialiste que je briguerai la mairie de Nice en mars. Mais ce sera à la tête d’une liste de large rassemblement car la démocratie locale a besoin de passion et de compétence plus que d’idéologie.

Au revoir le 3, bonjour le 10


Il ne s'agit que d'une réunion de quartier de plus. Une réunion presque banale où, encadré par Zineb et Clotilde, je fais le recensement des problèmes de mon cher 5e canton.

Et pourtant, je suis ému.

C'est que ce matin, j'ai signé le bail du 10, avenue Cyrille Besset, celui de notre nouvelle permanence : plus moderne, plus spacieuse, plus fonctionnelle.

Mais le 1er janvier, c'est bien plus que la rue que nous allons traverser. Ce sera une décennie de notre vie militante, avec son cortège d'espoirs, de peines et de joies.

Et si nous gardons l'espoir chevillé au corps, la nostalgie sera quand même au rendez-vous. Du côté du 3.

17 décembre 2007

La chaîne sans fin

Le militantisme, le travail de l’élu, les campagnes électorales, c’est aussi le plaisir de la rencontre, de l’échange, du dialogue,
de la confidence chuchotée à la presque engueulade, de l’avenir du petit bout de trottoir à celui du vaste monde…
et la fierté d’être un maillon que l’on espère solide de la chaîne sans fin des femmes et des hommes de la cité.

Voir le diaporama.

15 décembre 2007

L’Europe autrement



Cathelijne est journaliste et Hollandaise, Roser est chercheuse et Espagnole (catalane), Angelo est chef de projet à la politique de la ville et Italien, Diana est responsable import-export dans une société et Bulgare, Tom est manager dans une entreprise de Sophia Antipolis et Anglais, Carlos est en train de créer son entreprise de BTP et il est Portugais, Ewa est restauratrice et Polonaise, Christina, mère de famille et espagnole, Elia, formatrice en entreprise, et Assunata, retraitée sont Italiennes, Loredana est assistante et Roumaine, Petra, directrice de publication et Allemande.

Trentenaires ou quadras, tous Niçois, ils sont parfaitement intégrés à la vie de la cité. Avec quelques autres, ils ont répondu à l’invitation de Nice Autrement en direction des Européens communautaires résidant à Nice et donc, de ce fait, électeurs et éligibles.

C’est ainsi que la galerie Depardieu, qui nous accueille pour l’occasion est pleine à craquer. L’occasion d’affirmer devant ce public :

« Jadis cité cosmopolite fréquentée par l’intelligentsia européenne, Nice doit sortir de son statut de ville provinciale enclavée dans un coin de Riviera. Nice mérite mieux. Nice doit devenir ce qu’elle est : une des portes de l’Europe. Une porte qui s’ouvre naturellement sur la Méditerranée et le Sud.

Pour jouer pleinement ce rôle, Nice doit assumer son destin de grande métropole européenne. Quand on veut s’ouvrir aux autres, il faut être soi-même, pour offrir le meilleur de soi : sa différence.

C’est pour cela que Nice Autrement veut faire de notre cité et de son agglomération une vraie métropole européenne, en proposant un programme et dix mesures concrètes, et surtout, en ayant la volonté d’insuffler un nouvel état d’esprit. »

Puis il me reste à expliquer les 10 propositions pour « l’Europe à Nice et Nice dans l’Europe », en soulignant qu’elles seront particulièrement défendues par les quatre européens qui, au final, seront présents sur notre liste.

Midi sonnant, il est déjà l’heure de rejoindre, par petits groupes, le buffet européen confectionné par la famille Poncet tout en refaisant le monde… excusez-moi, l’Europe !

13 décembre 2007

Discovery tramway

Depuis sa mise en service, j’ai remplacé un certain nombre de raids pédestres quotidiens à travers la ville par des trajets en tramway. Dans un premier temps par curiosité, puis par plaisir.

C’est qu’en une vingtaine de parcours, je n’ai jamais fait le voyage « à vide ». A chaque fois, j’ai rencontré un ancien étudiant, un copain de lycée, ou la personne à qui « je devais téléphoner depuis quinze jours ».

Nombreux sont ceux qui, me reconnaissant, viennent spontanément me parler des élections ou du dernier Conseil municipal. Parfois même, un petit groupe de discussion se constitue. Il y a donc incontestablement un effet tramway. Est-ce le confort du véhicule, la disponibilité physique et intellectuelle qu’il procure ? Toujours est-il qu’il permet et facilite la rencontre et l’échange.

Autre effet positif, l’étroitesse des rues et la topologie si particulière de Nice créent une grande proximité entre la ville et les voyageurs. Une proximité qui me permet de voir défiler une ville insolite, inconnue de l’automobiliste ou même du passant.

Bon, je vous rassure, l’élu n’a pas oublié que le joujou est cher, très cher (le titre de transport aussi d’ailleurs…), et que la ligne 1 n’est pas la plus pertinente (je continue à aller travailler en voiture).

Mais que voulez-vous ? Tout nouveau, tout beau ! En ce début de trêve de Noël, je n’ai pas envie de jouer au grincheux.

09 décembre 2007

Article 1 de la Charte : illustration

« Avec une équipe municipale éthique dont les membres s’engagent à ne pas faire de la politique leur profession… »

Du lundi 3 au samedi 8 décembre, une semaine ordinaire.

Un séminaire de Master 2 en médiation culturelle / Une diffusion matinale de la Charte devant la gare SNCF / Un petit tour au Téléthon de Gorbella / Un cours de droit administratif avec les Licence 2 de LEA / Le maxi mariage de Claudette et Pierre devant la quasi totalité du personnel du CCAS / Une tournée électorale dans le quartier Notre-Dame / Une soirée jazz dans la galerie de notre ami Depardieu / Un cours de droit constitutionnel avec les Licence 3 de LEA / Un déjeuner avec un chercheur sur le point de prendre des responsabilités à l’Université / Une rencontre-débat à Carlone avec Robert Charvin à propos de nos livres respectifs / Distribution d’un tract spécial pour l’inscription sur les listes électorales dans le quartier de l’Ariane / Un cours de droit européen avec les master 1 de LEA / Le mariage franco-russe de Frédéric et Irina / Un Conseil municipal d’anthologie où, après avoir frôlé le KO, le maire conserve sa ceinture / Une petite expédition dans les cafés amis de la Californie et des Grands Cèdres / Rencontre avec la population du quartier Gambetta / l’apéro traditionnel des vendredis de Cyrille Besset / Un petit coup de blues en apprenant la mort de Fred Chichin des immenses Rita Mitsouko.

07 décembre 2007

Adèle Blanc-Sec


Entre les réunions, la présence quotidienne sur le terrain, les heures de cours… et les mariages (encore deux en cette fin de semaine), il est impératif de trouver le temps d’un peu souffler.

Relire la saga BD de Tardi, « Adèle Blanc-Sec », aura été ma respiration de la semaine. Il est vrai que cette série, dont le neuvième volume vient d’être publié (« Le labyrinthe infernal ») est un bon dérivatif, avec son univers étrange qui oscille sans cesse entre un réalisme historique fascinant (la Paris du début du siècle comme si vous y étiez) et un fantastique naïf qui confine parfois au surréalisme.

Adèle Blanc-Sec est une drôle de petite bonne femme qui traverse des aventures d’une complexité feuilletonesque avec beaucoup d’autorité et généralement en faisant la tête à ses compagnons aux noms pittoresques comme Simon Flageolet, Lucien Brindavoine ou Edouard Choupard.

Sans émotion particulière, elle rencontre le ptérodactyle du jardin des Plantes, le noyé à deux têtes ou les momies du Parc Monceau. Le lecteur, lui, ne sort pas tout à fait indemne de cette descente aux enfers. Après avoir lu la série, essayez de rentrer sereinement à votre hôtel parisien, un soir d’hiver après avoir raté le dernier métro, sans penser au « Savant fou » ou au « Démon de la Tour Eiffel »…

04 décembre 2007

Le peuple doit être maître des horloges


Atmosphère des grands jours au Conseil Municipal. Public nombreux, hémicycle bondé, presse surexcitée : tous les ingrédients sont réunis pour la prise du Palais d’hiver.

C’est un vote négatif (pour lui) qui va pourtant détendre le Sénateur Maire. En effet, si ses fidèles ne peuvent résister à la coalition de la gauche et des estrosistes de fraîche date pour gratifier l’entreprise Cari, l’éphémère délégataire du grand stade, d’une indemnisation hors de propos, Jacques Peyrat a vite compris qu’il est sauvé. Le vote tant attendu sur la destitution des adjoints lui sera forcément favorable car, en cas de conflit interne à la majorité municipale, la gauche ne participe jamais au vote.

Ce qui ne m’empêche pas, le moment venu, de commenter l’événement à ma façon, en rappelant, qu’opposant de la première heure, j’ai moi-même demandé plusieurs fois la démission de la majorité municipale. Ce qui me rend d’autant plus libre de condamner « depuis deux conseils municipaux, le balai bien réglé des démissions, des votes surprise et des déclarations à l’emporte-pièce. (…) Mais personne n’est dupe, on n’efface pas comme cela sept ans de silence… Et encore, si les courageux opposants de la dernière heure voulaient être vizirs à la place du Vizir, en période électorale, cela pourrait se concevoir. La réalité est plus pitoyable, il s’agit tout simplement de quitter l’ancien Vizir pour avoir une place auprès du supposé nouveau.

Pour ma part, je souhaite une fin de mandat digne. Il reste trois mois avant les élections municipales. Des élections municipales "formidables", avec deux listes de droite, deux listes de gauche (...). Les Niçois auront le choix. (…) Que la majorité reste en place pour gérer les affaires courantes (ce qui exclut les décisions qui engageraient la future majorité). (…) Quoi qu’il en soit, en démocratie, c’est toujours le peuple qui doit rester maître des horloges… »

01 décembre 2007

La culture autrement

Pour Nice Autrement, la culture ne sera pas quelques ronds dans l’eau de la gestion ordinaire, mais bel et bien le fer de lance de cette ville ouverte, généreuse, moderne que nous appelons de nos vœux.

Mais si nous devons porter cette « movida à la niçoise » en comblant un public ouvert, cultivé, branché sur toutes les avant-gardes, nous ne devons pas oublier d’élargir ce public en nous rappelant toujours que la culture est un moyen d’émancipation personnelle.

Pour cela, l’éducation doit être au centre de notre politique culturelle. Pour créer de la demande, pour créer du désir. Partenariats avec l’Education Nationale et les associations d’Education populaire, développement de l’éducation artistique : une municipalité peut faire cela. Nous le ferons.

Mais la tâche est immense et c’est donc avec satisfaction que nous avons pu noter ces derniers jours l’arrivée dans l’équipe de Nice Autrement de quelques acteurs culturels majeurs.

Jean Montoya

Après divers postes de direction dans l’Alliance française (Pérou, Maroc, Argentine), Jean a été, pendant quatre ans, le Directeur Régional des Affaires Culturelles de la Martinique (DRAC) avant de diriger la délégation académique à l’Action culturelle au rectorat de Nice. Habitant Nice nord depuis 1998, il n’a jamais été membre d’un parti politique.

Christian Depardieu

Très connu à Nice comme le co-fondateur de la Foire internationale d’Art contemporain « Art Jonction », Christian dirige actuellement sa propre galerie, qualifiée par Nice-Matin de « Galerie des agitateurs » (après la mémorable expo de Fred Forest qui « égratignait » la mairie). Il est également directeur de la revue « performArts », distribuée dans 5000 points de vente en France et dans 45 pays. Christian habite le canton de Nice 8 et cet engagement municipal est une première pour lui.

Monsieur…

Monsieur… exerce une activité professionnelle de haut niveau dans le domaine de la culture, mais son statut de fonctionnaire dans ce département si particulier le contraint à une certaine discrétion. Il nous avait déjà apporté son soutien et ses compétences en 2001 et, après réflexion, il a décidé de renouveler l’expérience en 2008.

Françoise Sabatini et Jean-Paul Tizane

Même si leurs activités ne sont pas spécifiquement culturelles, leur expertise et leur savoir-faire en la matière seront précieux pour l’équipe. La première est fondatrice et Présidente d’une association de femmes qui se réunissent autour d’activités principalement culturelles (photo, peinture, théâtre…). Le second a créé le syndicat UNSA dans le 06, mais il a également une grande expérience en matière culturelle par le biais de l’Education populaire.

Que ce soit pour la culture « movida » ou la culture « éducation », on peut voir que l’équipe de Nice Autrement s’est singulièrement renforcée. Et mon agenda des prochaines semaines me laisse supposer que ce n’est peut-être qu’un début…

28 novembre 2007

Les momos sont dans la plaine

Première réunion publique de Nice Autrement hier soir dans la grande salle de l’hôtel Westminster. L’assistance est si nombreuse que nous pouvons remercier le quotidien local d’avoir oublié d’annoncer la soirée car nous aurions probablement eu des problèmes de sécurité…

L’atmosphère est bon enfant. Je repère les représentants de nombreux blogs amis, des étudiants, des voisins, mais aussi – et c’est bon signe – de nombreux visages inconnus.

Dominique, Franck et sa « socca-kebab attitude », Pierre, Céline, sont au programme. Les interventions sont courtes, bien rythmées, chargées de sens et d’émotion quand les mémoires de Jean-François Knecht et de Michèle Mangion sont évoquées. Les applaudissements de la salle interrompent fréquemment les orateurs.

Quand mon tour arrive, je profite de cette tribune pour dénoncer toutes les formes d’intimidation, de clientélisme et de débauchage qui dévoient depuis si longtemps la vie politique locale. Une façon de rappeler qu’à Nice Autrement, nous sommes « ce rassemblement de femmes et d’hommes libres qui veulent rompre avec ce passé qui est toujours présent et qu’on s’apprête à nous vendre, à droite et à gauche, comme un avenir ».

Une manière de dire aux catégories fragilisées par le système – fonctionnaires municipaux et responsables associatifs, par exemple – qu’avec Nice Autrement, ce sera transparence des procédures et respect des individus.

Le temps d’esquisser les grandes lignes de notre programme (annoncé pour janvier) : promotion des solidarités, aménagement durable et proximité, et il est déjà l’heure de conclure.

« La tâche qui nous attend, ne nous le cachons pas, est difficile. Mais ne nous laissons pas influencer par les sondeurs sponsorisés, les apparatchiks à la triste figure et les oiseaux de mauvais augure. La tâche était difficile en 1998, en 2004 et en 2005, et pourtant nous avons gagné. La tâche était difficile en 2001 et nous sommes arrivés à la porte de la mairie. Alors, au diable la langue de bois et les états d’âme, quand les momos sont dans la plaine, aucune citadelle n’est imprenable… »

Et nous restons, avec Zineb, Dominique, Franck, Anna, Joël, Clotilde, Christian, Rachel, René, Sébastien, Céline et bien d’autres venus nous rejoindre, de longues minutes à chanter « Happy day » sur un podium que nous avons bien du mal à quitter tant le bonheur d’être ensemble est palpable.


POUR D'AUTRES COMMENTAIRES DE LA SOIRÉE

Le site de Nice Autrement
Le blog de Dominique Boy-Mottard
Radioscopies

25 novembre 2007

Le matin des magiciens africains

Pour la troisième fois en quelques semaines, on me propose de faire un miraculeux voyage en Afrique pour rencontrer un marabout susceptible de m’offrir sur un plateau un succès électoral retentissant. Le plus troublant est que ces propositions ne viennent pas de parfaits inconnus (de ceux qui vous laissent des petites cartes de visite dans les boîtes aux lettres), mais d’amis parfois assez proches. Amis qui vous rappellent que François Mitterrand et Jacques Chirac, entre autres, ont eu recours à cet expédient, prélude obligatoire aux grandes victoires. Evocation que je ne peux m’empêcher de rapprocher des pronostics victorieux et démonstratifs (dix pages au minimum par thème) de la délicieuse madame L..., astrologue bénévole et militante du 5e canton, lors de mes deux victoires de 1998 et 2004.

Le problème est que je suis un incorrigible rationaliste, même si j’ai pu, jadis, à la veille d’un partiel ou d’un examen, céder à la tentation toute locale du pèlerinage à Laghet. Mais cette époque est révolue – et, soyons honnête, il s’agissait là d’un prétexte pour faire une petite ballade – et je compte plus sur la Charte de Nice Autrement que sur les fluides surnaturels pour convaincre nos concitoyens.

Il n’en demeure pas moins que toute cette sollicitude m’émeut au plus haut point. C’est qu’au delà de la proposition insolite, je ressens beaucoup d’amitié et peut-être bien d’amour.

24 novembre 2007

Drôle de tram…

Drôle de tram que ce tram-là, qui dévale la pente de Gorbella avec à l’intérieur des voitures un pudding d’élus agglutinés.

Avec Dominique, j’ai l’insigne honneur de faire partie de l’agrégat de la première voiture avec Ministre, Président de ceci, Vice-président de cela, conseillers de choses et d’autres…

L’angoisse du départ qui étreint les voyageurs étant dissipée (« Serai-je dans la bonne voiture ? »), l’ambiance est assez bon enfant. Un peu du syndrome du train électrique qu’on déballe un matin de Noël… et Henri Revel, le maire de Saint-Laurent-du-Var, n’est pas le dernier à amuser la galerie à savoir les piétons qui guettent le passage du convoi officiel.

Plus tard, sur la place Masséna, au moment des discours officiels, le Sénateur-Maire me reprochera (assez gentiment, je dois dire) d’avoir traité son entreprise de pharaonique…

Pharaonique, l’entreprise ne l’était peut-être pas, mais coûteuse et perturbante certainement. En ce jour d’inauguration, Jacques Peyrat en convient puisqu’il proclame lui-même une trêve de quelques années avant de mettre en chantier la ligne numéro 2.

Nice Autrement, reprenant la logique de la position de Nice Plurielle sur la nécessité d’une ligne est-ouest ne va certainement pas se déjuger. Cette ligne a la force de l’évidence. Mais malheureusement, la situation financière à court et même moyen terme de la Ville nous oblige à séquencer l’opération.

C’est pour cela que nous proposons pour la prochaine mandature de réaliser le programme suivant qui a fait l'objet d'un communiqué à la presse :

Tramway : stop ou encore ? Quel avenir pour les transports en commun à Nice ?

La ville doit continuer à développer les transports en commun et ne pas s’arrêter en chemin. Mais depuis 2001, les investissements entrepris par la Ville ont modifié le contexte. Comme je l'avais fortement souligné, il aurait été préférable de commencer par la ligne Est-Ouest pour structurer un vrai réseau d’agglomération.

Mais ne nous figeons pas sur une situation aujourd’hui dépassée. Trois points sont à prendre en compte :
- la mise en service de la ligne 1 et sa nécessaire prolongation jusqu’à l’Ariane et la sortie de l’autoroute Nice est ;
- les investissements réalisés pour la ligne de bus en site propre sur la ligne Est-Ouest ;
- le besoin de desserte des zones d’emplois azuréennes.

Nice Autrement a donc développé une stratégie de transports en commun en site propre :

1) Amortissement des investissements et création d’un « busway » sur la ligne est-ouest

Il serait inconscient de réaliser tout de suite une ligne de tramway Est-Ouest, sans amortir les investissements réalisés sur le bus en site propre durant quelques années. Nous transformerons l’axe est-ouest en « busway » (1) , c’est à dire une ligne de bus à haut niveau de service qui desserviront d’une part le CADAM et la plaine du Var et d’autre part l’aéroport et les communes de l’ouest de l’agglomération.

2) Restructuration du train des pignes en « tram-train » entre Nice et Carros

Sous prétexte que Carros n’est pas intégré à la CANCA, sa zone d’activité n’est pas desservie et ce sont tous les Niçois qui en pâtissent. Transformer le train des pignes en « tram-train » (2) permettra de desservir Gambetta-Cessole, le Piol (Parc impérial), St Philippe, la Madeleine, Saint-Isidore, Lingostière, Bellet et Colomars.
La restructuration se fera sans nuisances pour les Niçois, puisque la ligne est déjà en site propre. Ce projet permettra également de repenser la gare du Sud autour d’un grand projet urbain, sans compter les gains environnementaux de l’électrification de la ligne.

Nous créerons le « tramway des pignes » de Nice à Carros dans un projet gagnant-gagnant de développement durable.

(1) A l’image de la ligne 4 du réseau de Nantes
(2) A l’image de celui de Mulhouse, de la ligne Bondy-Aulnay (IDF), à Karlsruhe, Sarrebruck et bientôt Strasbourg

20 novembre 2007

Ne pas tuer le malade

Photo Ange Sorrentino

Services publics et police administrative
(Licence 2 LEA Carlone) et les Droits de l’homme en Europe (Licence 3 IUP Sophia Antipolis) hier, Ve République (Licence 3 LEA) et Institutions européennes (Master 1 LEA) demain : malgré la campagne électorale, je reste universitairement très actif.

C’est donc avant tout comme enseignant que je participe aujourd’hui à la manifestation (et à la grève) pour exprimer mon inquiétude face à la loi Pécresse.

En effet, si je suis le premier à dénoncer une Université gravement malade (paupérisation globale, sous-équipement, sous-encadrement, sélection plus sociale que scientifique…), la réforme qu’on nous impose risque fort de tuer le malade. Sous couvert d’autonomie et de pseudo responsabilisation.

Ainsi, le principe de collégialité dans la gouvernance est clairement remis en cause. Le Président disposera de pouvoirs exorbitants, dont ceux de recruter qui bon lui semble ou d'accorder des primes à certains de ses "employés" (qui ne seront plus des collègues à proprement parler). Les commissions de spécialistes propres à chaque discipline et actuellement chargées de la sélection des candidats aux postes d'enseignants-chercheurs, seront supprimées et remplacées par des commissions ad hoc dont les membres seront nommés par le Président, ce qui conduira immanquablement à une régression tant sur le plan démocratique que scientifique.

Quant à l'autonomie proclamée, c’est avant tout une autonomie de gestion. Elle amènera l'Université à adopter des pratiques purement managériales, parmi lesquelles un recours toujours plus important à la contractualisation des personnels. Cette contractualisation permettra ainsi à des Universités en difficulté budgétaire (bien peu ne le seront pas) de recruter des enseignants-chercheurs pour des contrats courts, de la durée d'un module d'enseignement par exemple. Dans ces conditions, on voit mal comment des enseignants-chercheurs à temps partiel pourraient délivrer un enseignement de qualité. Les étudiants en souffriront, tout comme ils souffriront de l'augmentation inéluctable des frais d'inscription, corollaire de la gestion "nouvelle formule" des Universités. S'il peut paraître légitime d'ouvrir le débat sur la nécessité ou non de sélectionner les étudiants sur des critères académiques, par exemple pour les filières surchargées et n'offrant que peu de débouchés professionnels, il est inacceptable que l'accès au savoir et à la culture soit limité par les ressources des étudiants et de leurs familles.

Enfin, la loi prévoit le financement des Universités par les entreprises, dont les représentants siègeront au Conseil d'Administration. On voit mal comment les Universités pourront, dans ces conditions, décider librement de leur politique scientifique et d'enseignement. Mais la loi a réponse à tout, puisque, de toute façon, le Conseil Scientifique de l'Université verra ses missions réduites comme peau de chagrin.

Comme si cela ne suffisait pas, cette mise au pas s'accompagne de la volonté du gouvernement de ne financer significativement que quelques pôles universitaires en France, en laissant aux autres les premières années d'enseignement jusqu'à la licence seulement.

Qui peut affirmer que Nice, malgré ses nombreux laboratoires scientifiques de pointe, fera à coup sûr partie des cinq ou six grands pôles financés?

C'est pourquoi, quelle que soit l'issue de la réforme, nous devons faire de Nice une véritable ville universitaire et pas seulement une ville avec une Université. C'est justement l'un des axes majeurs de notre réflexion et l'un des points forts de la Charte de Nice Autrement.

18 novembre 2007

Fiat lux

Vendredi 16 novembre 2007.

Il est dix-huit heures et quarante minutes quand les sept figures de la Conversation s’illuminent place Masséna.

Immédiatement, avec la force de l’évidence, je comprends que cette place tristement minérale que j’ignore ostensiblement depuis le début de l’été redevient un des hauts lieux de mon Nice intime. Peut-être le lieu. Celui où l’on se dégrise les soirs d’euphorie, celui où l’on se ressource les soirs de déprime.

Les sept œuvres passent doucement d’une couleur à l’autre, en établissant un dialogue à la fois apaisant et bouleversant entre les figures elles-mêmes.

J’aime cette volonté d’unir la création contemporaine au patrimoine, à la façon de la Pyramide du Louvre ou des colonnes de Buren. J’aime cette symbiose entre le local – les façades de notre place Masséna – et l’universel – le ciel que les penseurs nous invitent à redécouvrir.

Avec ces sept figures aux lumières cinétiques qui représentent les sept continents, cette œuvre du Catalan Jaune Plensa peut devenir le symbole de cette movida à la niçoise que j’appelle de mes vœux depuis 2001.

Elle est aussi le rappel éclatant du rôle de l’art dans nos vies, au delà du temps et de l’espace : nous rendre un peu plus heureux. Tout simplement.

Un samedi autrement

Gérard, place Fontaine du Temple

Tout un samedi préparé par Richard et Dario.

Quelques images et sons d’une matinée partagée entre la dizaine de sites où de petits stands avaient été installés pour diffuser la Charte.

Un Sami, au four et au moulin… à l’Ariane, une Irène tout en charme autoritaire pour mettre en place, dès potron-minet, le stand de Nice Etoile, le duo des intellos costauds de Delfino, Laurent W. et Antoine, la voix envoûtante d’Amy Winehouse pendant les trajets en voiture (elle n’est pas encore au comité de soutien… !), les chaussures orange de Laurent le prolifique, la détermination de Zineb en impératrice de la Libé, le grand retour d’Anna en T-shirt de campagne à l’Araucaria, l’élégant tailleur de la momo Clotilde, l’infernal trio du Leclerc de Bon voyage, Pierre, Samuel et Rachel, et tous ceux que je n’ai pas eu le temps d’aller voir (ce n’est que partie remise)…

Après un modeste « frites-saucisses » partagé place de l’Armée du Rhin avec les copains, l’après-midi ne fut pas plus calme avec le Forum des Associations. Heureusement, une dream team était là pour me seconder : Dominique en coéquipière compétente du Conseil général, Pierre en apôtre du médico-social, Céline en icône de l’ouverture, Sami en ami de… tout le monde, Justin en petit diable, et Henri en mémoire vivante de la cité (son dialogue avec le responsable du stand du Sourgentin valait son pesant… de socca).

Pendant presque quatre heures, des crématistes aux Comoriens des Moulins, nous déambulons au milieu de ce joyeux capharnaüm associatif, alternant discussions informatives, débats de fond et rencontres amicales et/ou inattendues (« j’étais votre étudiant »… « nous sommes allés à l’école ensemble »… « vous avez marié ma nièce »… « j’ai toujours voté pour vous »…).

Il est 17 heures quand, grâce à un habile petit gymkana d’Ange à travers les rues de la ville, j’arrive à la Brasserie Borriglione où j’ai rendez-vous avec une figure historique de la gauche niçoise. Ce ne sera pas une discussion de plus mais un bien joli moment.

14 novembre 2007

Nos choix sont plus nous que nous


C’est à l’hôtel Westminster que Dario a organisé avec Franck, Benoît, Sébastien et leur équipe, la conférence de presse qui, en ce 14 novembre, doit propulser le deuxième étage de la fusée de Nice Autrement, devant des journalistes particulièrement mobilisés.

Il s’agit en effet de décliner les deux objectifs, à savoir «Faire de la politique autrement à Nice » et « Faire une autre politique pour Nice », et les douze engagements de la Charte que nous allons proposer aux Niçois dans les prochains jours. Une Charte à la fois éthique et programmatique qui sera la première contribution de Nice Autrement au débat municipal, un débat que nous souhaitons tirer vers le haut.

C’est qu’avec Pierre, Céline, Sami, Clotilde, Jean-Pierre, Salah, Irène, Richard, Jacqueline, Lucien, Dominique, Sébastien, Zineb, Henri, Rose, Antonin, Roxan, Joël, Rachel, Joëlle et les autres, nous faisons notre cette affirmation de l’écrivain André Soarés : « Nos choix sont plus nous que nous ».

Affirmer nos choix, c’est aussi nous faire mieux connaître. Par la presse, par les Niçois, par nous-mêmes…