
Plus de huit heures pour un Conseil municipal de rentrée un peu ronronnant. Rien avoir avec celui de juillet (
Tacite tacle Peyrat). Il est vrai que le principal dossier (le P.L.U.) avait été retiré au dernier moment et reporté au mois d’octobre voire plus tard… Quand on sait l’importance de la planification urbaine pour l’avenir d’une ville comme Nice, on ne peut qu’être stupéfait par autant de désinvolture dans l’incompétence (à moins que ce ne soit l’inverse…).
Incompétence que nous retrouvons également en ce qui concerne le dossier Acropolis. Un dossier pour lequel le maire nous demande benoîtement de lui voter les pleins pouvoirs afin qu’il puisse trouver un délégataire par une négociation directe. Comme en 1998, comme en 2005. Les deux premières fois, le maire avait purement et simplement reconduit l’association Nice Acropolis, dernière survivante de la gestion médeciniste, une structure trop légère qui n’a pas pu assurer les investissements nécessaires à l’évolution d’un palais qui, après avoir connu son heure de gloire, est désormais complètement dépassé. Pour la première fois, le maire évoque la reprise du palais en régie directe. C’est alors que je lui rappelle qu’il s’agit là d’un hommage du vice à la vertu, cette solution étant celle de Nice démocratie en 1998 et de Nice plurielle depuis 2001. On dit généralement qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Pourtant, face à la concurrence internationale, nationale et même régionale (Monaco, Cannes) des autres palais, il est bien tard. Peut-être même trop tard.
Blocage également en ce qui concerne le dossier Libération – nouvelle mairie. La majorité municipale se trouve dans l’incapacité de trouver un privé pour réaliser et gérer le parking souterrain qui constitue la première phase de l’opération. Et le maire d’avouer, mezzo vocce, que rien d’essentiel ne sera réalisé dans le quartier avant la fin de son deuxième mandat. J’ironise sur cet état de fait, tout en pensant avec amertume à l’état du sud du 5e canton.
En ce qui concerne la semaine de quatre jours (
la guerre des quatre jours), Nice plurielle décide finalement de s’abstenir (à l’exception des copains du PCF et de Bruno qui votent contre). Il s’agit d’acter la forte volonté des parents et des enseignants en faveur de la semaine des quatre jours tout en pointant les conséquences d’une telle réforme pour les plus modestes dans une ville où l’éducation populaire est réduite à la portion congrue.
Le Conseil se termine par un camouflet pour le maire. En effet, celui-ci stigmatise régulièrement Nice plurielle et son président, en leur reprochant leur propension à transformer le Conseil municipal en arène politique (lui, bien sûr, flottant dans l’éther de la gestion humaniste). Et bien, le donneur de leçon se fait prendre les doigts dans le pot de confiture. Je présente au Conseil une lettre signée « Peyrat » demandant aux conseillers de quartier… d’adhérer à l’Entente républicaine, le parti du maire (et éventuellement à Nice Présence, l’association caritative de Madame, pièces jaunes et petits fours !). Devant cette preuve, le sénateur-maire hésite quelques secondes avant de dire un peu piteusement : « ce n’est pas bien ; on n’aurait pas dû le faire ».
Pour ne pas assister à l’exécution capitale de l’adjoint Vérola – je ne sais d’ailleurs pas ce qui, de l’acharnement du bourreau ou de la passivité de la victime me révolte le plus – je quitte le Conseil avant sa conclusion officielle.
Pour changer d’air.
C’est que ce soir j’ai rendez-vous avec les amis de ma section, là-bas, au bout du Vallon des Fleurs, dans le mythique restaurant des Palmiers. Il est dix-neuf heures quand je retrouve : Annie, Antoine, Anne, Alain L, Alain M, Anne-Marie B, Anne-Marie K, Alice, Antonin, Andrée, André, Albert, Amel, Bernard, Bernadette, Clotilde, Claudine, Cécile, Claude, Danielle, Daniel, Dario, Denise, Dominique, Elsa, Eliane, Edith, Emmanuelle, Fabrice, Francine, Fernand, Françoise, Gisèle, Gérard R, Gérard B, Gérard C, Gérard E, Grâce, Ghislaine, Jérôme, Hilde, Henriette, Henri, Hélène, Jacky, Justin, Jurek, Jean-Claude , Jean-Claude Q, Joëlle, Joël, Jocelyne N, Jocelyne M, Jean-Marc, Jeanine, Jean-François, Jacques, Jean-Pierre, Jean-Paul, Jean-Sébastien, Kamel, Luc, Laurent P, Laurent W, Loïc, Lucien, Louis, Marc, Mohamed, Marion, Maurice, Martine, Marie-Laure, Maryse, Marie-Lou, Marie, Madeleine, Michèle, Michel, Marika, Nahed, Nadine, nicolas, Odette, Pierre, Pascale, Patrick B, Patrice, Philippe B, Philippe F, Paul P, Paul C, Raphaël, Roger, Richard, Romane, Robert, Sébastien, Santa, Sami, Sylvie C, Sylvie D, Simone, Saïd, Salem, Vincent, Yveline, Yvette, Yassine et Zineb.

Et la soirée fut longue, chaleureuse et fraternelle. Surtout fraternelle.