22 janvier 2012

Ces salauds de pauvres qui boudent le RSA

A Gauche Autrement, nous avons décidé à la fin de l’année dernière, de doubler l’apéro du vendredi à la permanence d’un débat sur l’actualité à partir de la remarquable revue de presse réalisée et diffusée par notre ami Lucien Fouques. Ce vendredi fut mis en pratique en quelque sorte le numéro 0 de ce nouveau rendez-vous.

En fait, l’essentiel du débat s’est vite focalisé sur un thème à partir d’un article du Canard enchaîné intitulé « Ces salauds de pauvres qui boudent le RSA ». Les journalistes du Canard se sont en fait appuyé sur le très officiel rapport du Centre National d’Evaluation sur le RSA, remis le 15 décembre dernier au ministre.

Ainsi, on apprend que 1,6 millions de pauvres renoncent à affronter les démarches pour le toucher, soit par découragement, soit par manque d’infos, soit pas choix. Plus d’un million de foyers qui travaillent à temps partiel pourraient toucher un complément du RSA mais ne le réclament pas. De la même façon, 650 000 chômeurs en fin de droits ne demandent pas le RSA complet auquel ils auraient droit. Du coup, l’Etat a fait 5,8 milliards d’économies en 2010 sur le dos des plus fragiles d’entre nous.

En fait, ces informations ne surprennent qu’à moitié les élus de proximité que nous sommes car nous rencontrons souvent dans nos permanences des personnes qui n’ont aucune notion de leurs droits.

On est donc loin du discours sur la fraude massive qui se serait développée autour des prestations sociales. Bien sûr, il faut lutter contre la fraude, plus pour des raisons morales que financières d’ailleurs (le Conseil général 06 a mobilisé pas moins de seize fonctionnaires contre la fraude, investissement considérable, pour se rendre compte que la fraude concernait surtout… l’APA, c’est-à-dire les personnes âgées : voir le blog de Dominique Boy Mottard). Mais on voit bien à la lecture que le vrai problème n’est pas là.

L’Etat se garde bien de toute démarche pédagogique en la matière, trop heureux d’avoir trouvé là un « gisement d’économies ». Que ce soit à l’encontre de la solidarité et de la justice ne le gêne pas le moins du monde.

Un beau sujet de réflexion pour les candidats à la Présidentielle…

P.S. : Ce billet, écrit depuis deux jours, n’a rien à voir avec le débat animé qui a suivi le dernier billet… Encore que !

19 janvier 2012

Masters 1000

Le podium : Bernard, Clotilde et Claudio

Il s’agit, pour ce 1001ème billet de faire le palmarès des intervenants les plus prolixes sur ce blog pendant ces six années d’existence.

On peut relever 1331 commentaires anonymes sur 7896, ce qui donne un très raisonnable 17%. Ils sont d’ailleurs souvent de grande qualité.

Pour ma part, j’ai fait 565 commentaires sur mon propre blog soit 7% du total ce qui ne traduit pas un interventionnisme excessif.

Pour le reste, ce sont 310 commentateurs identifiés qui se sont partagés les 6000 commentaires restants.

Je leur rend ici hommage, même si je ne publie que le top 50 des Masters.

1. Bernard Gaignier (375)
2. Clotilde Gimond (368)
3. Claudio (367)
4. Dominique B-M (332)
5. Roxane/Multipseud (313)
6. Emmanuel Delansay (279)
7. Antonin Colombo (258)
8. Laurent Weppe (242)
9. Cléo/Véro (230)
10. Richard Martinez (222)
11. Alain D. (187)
12. Irène (158)
13. Sami (113)
14. Sylvie (111)
15. Marion (103)
16. Segurano (99)
17. Henri Cottalorda (85)
18. Ricciardelli (83)
19. Serge Terrana (81)
20. Gilbert Escoffier (69)
21. Zineb (65)
22. Heyliette (63)
23. Jean-François N (53)
      Jean-Pierre LM (53)
25. Pénélope (51)
26. Laurent F (49)
27. Commandant Dromard (48)
28. Les brouillons de Cendrillon (47)
29. Socrate (41)
30. Antoine V (37)
31. @@ (35)
32. André Louis (27)
33. LV/Vro (26)
34. Joëlle Vacca/ Hey Joe (25)
35. Valérie Salvetti (24)
36. Gérard Corboli (23)
      Patrice
      Philippe
39. Chantal Maimon (22)
      Lalya Elhadi
      Franck V
42. Anne-Marie Kounga (20)
      Fabien Bénard
      Jacques Barralis
      Michel Gros
      Bettina
47. Mari-Luz Nicaise (19)
48. Montoya Jean et Rose-Marie (18)
      Le mouton enragé
50. Pierre Grimaud-Now (17)


Le classement par année donne :

- Clotilde 1ère en 2006 et 2007 (88 et 106 commentaires)
- Irène 1ère en 2008 (112 commentaires)
- Roxane 1ère en 2009 (92 commentaires)
- Cleo 1ère en 2010 (72 commentaires)
- Emmanuel 1er en 2011 (198 commentaires : record absolu !)

Et par mois :
Emmanuel a été le n° 1 pendant 15 mois ; Clotilde pendant 8 mois ; Antonin, Roxane et Cléo 7 mois ; Laurent Weppe 5 mois ; Irène, Alain D 4 mois ; Claudio, Richard 3 mois ; DBM, Gaignier, Segurano 2 mois ; Gilbert, Serge T, Jean-François N et Sylvie 1 mois.

Bravo à tous… et rendez-vous aux Masters 10 000 !

17 janvier 2012

patrickmottard.blogspot.com, 1000e édition


Le 10 janvier 2006, je publiais le premier billet de ce blog (Pourquoi un blog ?... je pourrais écrire le même aujourd’hui) à 20 h 05 exactement. Le lendemain à 13 h 32, une certaine Clotilde Gimond publiait le premier commentaire (d’encouragement d’ailleurs).

Aujourd’hui, six ans après presque jour pour jour, c’est le 1000e billet que j’ai le plaisir – et un peu la fierté – de publier. Entretemps, patrickmottard.blogspot.com a reçu 557 111 visites et 7 896 messages soit les honorables ratios de 557 visites et environ 8 commentaires par billet.

Ce sont, bien sûr, les billets politiques (politique locale mais aussi nationale et internationale) qui ont provoqué les débats les plus nourris et les visites les plus nombreuses. Qu’on en juge.

1. J’accuse, 89 commentaires
2. Que tout change pour que rien ne bouge, 76 commentaires
3. Monsieur X, 64 commentaires
4. Les grandes manœuvres 1 et 2, 60 commentaires
5. Staline pas mort, 59 commentaires

Mais, à l’instar de ma conception de l’action politique « autrement » qui ne doit être ni exclusive ni excessivement professionnalisée, j’ai voulu que ce blog soit largement ouvert à d’autres sujets et à d’autres thèmes qui correspondent aussi à des passions personnelles. Et, là encore, les internautes ont suivi. Pour ceux qui découvrent ce blog depuis peu, voici une petite sélection de billets (je laisse de côté l’année 2011).

Cinéma - Les trente glorieuses 1 et 2, 43 commentaires

Littérature - Carlone Academy n° 1, 29 commentaires, et Houellebecq ou le Goncourt Vache qui rit, 22 commentaires

Voyage - America, America, 21 commentaires, et Les villes de grande multitude, 20 commentaires

Philosophie personnelle - Ce que je cherche, 13 commentaires, et Etre soi-même, 23 commentaires

Sport - Marathon Nice-Cannes... C’est fait, 29 commentaires

Société - Les compagnons de route de la burqa, 22 commentaires

Musique - Lettre à France, 22 commentaires


Histoire - 10 mai 81, 20 heures, 43 commentaires


Séries TV - HBO & co : le top ten, 17 commentaires

Après-demain, deuxième billet « commémoratif » avec le classement des 50 « masters », les 50 commentateurs les plus prolixes. Qu’on se le dise !

14 janvier 2012

En 2012, GA conserve son triple A



Pour la traditionnelle cérémonie des vœux, la petite république de Gauche Autrement, élargie à ses amis et sympathisants, s’est à nouveau réunie dans la permanence du 10, avenue Cyrille Besset.

Ce fut l’occasion de vérifier qu’elle conservait haut la main son triple A en restant ce qu’elle est depuis près de quatre ans : amicale, active, autrement.

Amicale, car, à partir du socle constitué par les anciens de l’aventure municipale, de nombreux petits nouveaux se sont agrégés au groupe en apportant leur enthousiasme et une approche différente. Et, loin des calculs de courants et des rapports de force, l’osmose est réelle et le plaisir d’être ensemble patent. On ne vient jamais au local de Cyrille Besset par intérêt ou clientélisme.

Active, car, au-delà de l’assistance à l’élu et à sa suppléante, le groupe est au centre de multiples réseaux générateurs d’expertises. Il va même renouer avec une de ses vocations premières, le débat, en organisant tous les vendredis une discussion à partir de la revue de presse que nous concocte Lucien Fouques depuis de nombreux mois.

Autrement, parce que, par nos centres d’intérêt, par notre façon d’appréhender le débat public, nous essayons de ne pas nous enkyster dans la politique politicienne. Nous le faisons en pratiquant une opposition décomplexée à la fois intransigeante, constructive et propositionnelle, sans jamais oublier de lier le local à l’Universel, la Gare du Sud à Obama...

L’objectif de la soirée était quand même de délivrer un certain nombre d’informations et de prises de position en direction de la presse. C’est ainsi que j’ai insisté, au cours de mon allocution, sur l’importance du débat concernant l’aménagement sur le 5e canton des terrains libérés par le stade du Ray (cf. ma carte de vœux). Ce fut aussi l’occasion de rappeler mon engagement en faveur de François Hollande pour la Présidentielle, en insistant sur le fait que cette candidature ne doit pas être « un moindre mal mais un meilleur bien » Eric Rohmer dans L’arbre, le maire et la médiathèque).

Et les bulles de champagne et de cidre qui accompagnèrent assez tard discussions et débats, loin d’amollir les volontés, ne firent que renforcer une belle détermination pour affronter les défis lancés pour l’année nouvelle.

PS : après vérification, ce billet n’est pas le 1000e du blog comme je l’avais annoncé mais le… 999e. Donc, rendez-vous au prochain pour ce que Manu appelle « les Masters » !

Nice-Matin 12/01/2012

10 janvier 2012

Le resto du cœur de ville

Un appel national a été lancé par les Restos du cœur entre Noël et le Jour de l’An estimant à 5 millions d’euros la rallonge nécessaire pour tenir jusqu’à fin mars.

C’est pour répondre à cet appel que le Président du Conseil général a remis un chèque de 40 000 € à la présidente départementale des Restos du cœur, Madame Claude Six, personnalité dynamique et attachante s’il en est (les Restos 06, ce sont 504 bénévoles, 16 centres et 6 400 bénéficiaires). J’étais évidemment présent dans ce lieu situé dans le sud du 5e canton où j’ai pu vérifier depuis quelques années l’efficacité de l’antenne Cœur de Ville des Restos.

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, Eric Ciotti a également annoncé aux 25 bénévoles du Centre rassemblés pour l’occasion que le Conseil Général, propriétaire des lieux, continuerait à mettre ceux-ci à la disposition de l’association. Le soulagement fut immédiat car il avait été envisagé très sérieusement d’attribuer le local à la toute nouvelle Métropole.

Or, ce Centre est stratégique car, au-delà des populations que l’on retrouve dans les autres centres, il est également fréquenté par des personnes en situation administrative qu’on appelle pudiquement d’incertaine. Les aider est donc un acte d’humanité pas forcément conforme à la doctrine officielle distillée par le ministre de l’Intérieur. De ce point de vue, on pourrait reprocher au Président Ciotti d’avoir un double langage. Mais, franchement, dans ce sens-là, le double langage, je prends. Et, vu les sourires qui illuminaient le visage des bénévoles de ce resto du cœur de ville, je n’étais pas le seul.


Nice-Matin, 10/01/2012

07 janvier 2012

L’émotion de Shamiran Sevag

Au Centre Barsamian

Janvier, pour la France officielle et associative, est la période des vœux et des galettes des rois. C’est ainsi que l’emploi du temps et l’estomac des élus sont largement mis à contribution.

En ce qui me concerne, c’est sur les chapeaux de roues que j’ai entamé la tournée 2011 en assistant à trois importantes cérémonies en moins de quarante-huit heures.

Tout d’abord, ce fut la traditionnelle soirée organisée par le Conseil général pour ses agents. Cette année encore, je me suis retrouvé avec les autres conseillers sur la scène de Nikaïa, un peu impressionné il faut bien le dire. En effet, faire face à 6000 personnes donne des sensations rarement éprouvées, par exemple, pendant une campagne cantonale…

Le lendemain, ce furent dans un bâtiment du CADAM, les vœux du Département Union Club (DUC), association de sports et de loisirs réservée aux fonctionnaires de la Préfecture et du Conseil général. Si le cadre est nettement plus modeste que celui de la veille, l’atmosphère y est très chaleureuse.

Les élus étaient peu nombreux : Président compris, j’en ai compté quatre et, parmi ceux-là, j’étais le seul représentant de l’opposition. C’est dommage, car ils auraient pu apprécier le discours du Préfet qui n’a pas hésité à faire du (bon) Bernard. Rappelant que le DUC doit en grande partie sa réputation à la section « Pétanque », il a dit que « les Alpes-Maritimes étaient probablement le seul département de France où les fonctionnaires aimaient pointer (BG, tu es dispensé de faire de la surenchère…).

Mais pour moi, bien sûr, la cérémonie la plus émouvante s’est déroulée au Centre Barsamian où les amis de la Communauté arménienne recevaient, en accueillant les invités avec la chorale des petits écoliers de l’établissement attenant. Ici aussi, allez savoir pourquoi, j’étais le seul élu de gauche aux côtés d’une impressionnante armada d’adjoints qui entouraient le maire de Nice. Du coup, cette situation fit de moi, avec Christian Estrosi, l’un des deux orateurs de la cérémonie, rôle que je remplis brièvement, en ami de l’Arménie, évoquant l’Ararat (voir, sur ce blog, « Celui qui a vu les deux faces de l’Ararat », le Haut-Karabagh (voir, sur ce blog, « Mission au Haut-Karabagh ») et une certaine loi votée il y a quelques jours à l’Assemblée Nationale.

Cette loi fut d’ailleurs le thème récurrent de la matinée. Je sais qu’elle a été et va être encore contestée. En fait, j’aurais aimé que les sceptiques voient l’émotion sur tous les visages du centre Barsamian quand le sujet fut évoqué. J’aurais voulu surtout qu’ils entendent l’exposé spontané de Shamiran Sevag, une incroyable vieille dame de 98 ans, rescapée du génocide, et qui raconta avec beaucoup d’émotion l’assassinat de son père, le poète Roupen Sevag. Mais, évoquer ce drame ne l’a pas empêchée de dire avec beaucoup de force sa fierté d’être Française. Cette fierté, c’était précisément celle que j’avais exaltée quelques minutes auparavant dans mon intervention.

Avec le Préfet et le Président du CG aux voeux du DUC

Nice-Matin 11/01/2012

04 janvier 2012

Big brother aime le goulash


Budapest, avenue Andrassy, août 2010

Pour les manifestants de l’avenue Andrássy, les Champs Elysées de Budapest (qui m’ont servi, il y a deux ans, de piste… d’entraînement, voir, sur ce blog, « A Budapest, le beau Danube est bleu »), le vote et la promulgation de la nouvelle constitution hongroise font basculer le pays dans un monde qui s’apparente à l’univers de George Orwell.

Sous la houlette de l’ex-dissident Viktor Orban – qui a mal vieilli – le parti majoritaire FIDESZ a profité de son succès électoral de 2010 pour profondément modifier la Constitution de ce qui n’est plus officiellement la République hongroise mais la Hongrie (éternelle et chrétienne !).

Désormais, l’Exécutif peut tout contrôler : la presse, la justice, les médias, la Banque centrale, la Cour constitutionnelle et même le Parlement grâce à un article 49 local qui permet désormais l’adoption de lois sans débat.

Les privilégiés vont être avantagés par un système fiscal gravé dans le marbre de la Constitution (impôt sur le revenu à taux unique de 16% pour tous), texte où l’on considère, entre autres, que l’embryon est un être humain dès la conception.

Encore plus dangereux, les Hongrois de souche à l’étranger (notamment ceux appartenant à des minorités des pays voisins comme la Slovaquie, la Serbie ou la Roumanie) pourront voter en Hongrie, ce qui ne manquera pas de les isoler dans leur pays.

Face à une agression aussi caractérisée contre les valeurs démocratiques qui en principe cimentent l’Europe, on pouvait attendre une vigoureuse réaction de Bruxelles. Il n’en a rien été. L’Union Européenne si donneuse de leçons quand il s’agit d’économie est restée coite quand il aurait fallu défendre les libertés fondamentales et la démocratie.

Je suis de ceux qui pensent que l’Europe institutionnelle, malgré sa faiblesse et ses contradictions, a probablement accéléré le processus de démocratisation dans le Sud du continent et bien sûr dans l’Est communiste, tout en empêchant quelques guerres civiles (à la dramatique exception de la Yougoslavie).

Ne pas réagir aujourd’hui à l’agression d’Orban, ce serait tout simplement un reniement pour l’Union Européenne. Economiquement inefficace et socialement aléatoire, on peut se demander à quoi servirait le modèle européen s’il ne défendait pas l’Etat de Droit et les libertés.

Il faut exclure la Hongrie de l’Europe pour mieux préparer le retour de la République hongroise dans l’Union Européenne. Les manifestants de l’avenue Andrassy ne demandent pas autre chose. Ecoutons-les.

Voir aussi sur le blog de Dominique Boy Mottard, Syndrome de Budapest : piqûre de rappel.

02 janvier 2012

Retroblog 2011

83 830 visites en douze mois pour 152 billets engendrent 1192 commentaires : à l’évidence, auteur et lecteurs de ce blog ont bien travaillé en 2011.

Quelques éléments statistiques :

- Chaque billet a eu 551lecteurs et 8 commentaires en moyenne.

- Près de 15% du lectorat est originaires d’Ile-de-France et de Paris (on peut supposer que la diaspora niçoise y est particulièrement active…).

- Les vingt commentateurs les plus prolixes sont :

1. Emmanuel, 198 commentaires (ce qui constitue un record annuel)
2. Cléo/Véro, 134
3. Bernard Gaignier, 90
4. Alain D, 43
5. Les brouillons de Cendrillon,40
6. Dominique Boy Mottard, 36
7. @@, 32
8. Claudio, 30
    Helyette, 30
10. Antoine, 25
11. Sami, 20
12. Le mouton enragé, 15
13 : Richard, 14
14. Jean-Pierre LM, 13
      Clotilde, 13
16. Alexandre, 12
17. Antonin, 11
      Segurano, 11
19. Pénélope, 10
      Sylvie, 10

- Il y a eu seulement 168 commentaires anonymes sur les 1190 soit environ 14%. 90 contributeurs, par contre, ont refusé l’anonymat.

- Les cinq billets les plus discutés sont révélateurs de la diversité que j’ai voulu pour ce blog (sport, politique nationale, culture, politique locale, voyages,politique internationale,cinéma) :



1. Master Federer (27/11) : 36 commentaires
    Mon hat trick (28/03) : 29 commentaires
    Des vœux comme s’il en pleuvait (25/12) : 29 commentaires

Ce billet-bilan n’est qu’un hors-d’œuvre car, aux alentours du 15 janvier, j’aurai le plaisir de publier le 1000e billet de ce blog, ce qui me donnera l’occasion de faire une étude quantitative et qualitative portant sur ses six années d’existence dont la création remonte au 10 janvier 2006.

Par conséquent, je vous donne rendez-vous pour ce millième.

A bientôt.

31 décembre 2011

Pace é salute, que vive 2012 !



Haute-Corse. Ciel bleu et soleil d'hiver, entre Rutali et le col Santu  Stefanu, en plein maquis, sur le promontoire en pierre où l'ami Bernard aime à méditer le reste de l'année, nous pouvons apercevoir le golfe de Saint-Florenl, l'étang de Bigluglia, l'île d'Elbe et, un peu comme un cadeau inattendu, sur la ligne d'horizon, la côte italienne.

Un rapace brun survole ce lieu chargé d'Histoire et d'aventures humaines. Il est 11  heures 30 et 2011 n'en a plus que pour quelques heures.

Pace é salute pour tous les lecteurs de ce blog. Et que vive 2012  !

25 décembre 2011

Des vœux comme s’il en pleuvait



Pendant cette période intermédiaire un peu mollassonne entre les « miracles »  de Noël et la fête obligatoire du Nouvel An, rien ne nous empêche de nous occuper en faisant des vœux pour l’année prochaine. Je me suis effectivement livré à cet exercice. Voilà le résultat de mon top 10 + 1.

Je souhaite :

1. que le Conseil d’Etat confirme l’annulation de l’élection dans le 7e canton de Nice et que Dominique gagne la partielle qui suivra, ce qui permettrait de réparer une grande injustice ;

2. que la sublimissime andouillette du Pantaï conserve son quintuple A ;

3. que Roger Fédérer gagne à nouveau Wimbledon et redevienne dans la foulée n° 1 ;

4. que dans les élections organisées en 2012 dans les pays du Printemps arabe, les islamistes soient partout en recul ;

5. que, convaincu par les arguments du conseiller général du 5e canton, le maire de Nice utilise les terrains libérés par le stade du Ray pour réaliser un petit Central Park à la niçoise ;

6. que l’Olympique Lyonnais redevienne champion de France et que le Gym, au prix d’un sprint effréné, réussisse à se qualifier pour la Coupe d’Europe (Mouloungui étant sacré meilleur joueur de l’année) ;

7. qu’Almodovar gagne enfin une Palme d’or, remise par Woody Allen annonçant le tournage de son prochain film à Nice Nord ;

8. que François Hollande gagne la Présidentielle et nomme dans la foulée Benoît Hamon ambassadeur en Ossétie du Sud ;

9. que l’ancienne Gare du Sud soit finalement dédiée à la culture, la riveraine Ultra Violet acceptant d’en faire un lieu de reputation mondiale consacré au Pop Art et à Andy Warhol ;

10. qu’Obama soir à nouveau Président avec un programme qui supprime définitivement la peine de mort sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis.

Et, en supplément, un petit onzième : que le dénommé Bernard Gaignier arrête de faire des jeux de mots tout pourris sur ce blog qui a quand même une certaine tenue. !

J’ai joué le jeu. Et vous, quels sont vos vœux ?

21 décembre 2011

KKF : Connectif Keskon Fabrique


L’adjointe en titre étant aux abonnés absents et les projets phares repoussés aux calendes grecques (mais où est donc passée Sophie Duez ?), la politique culturelle de la municipalité semble sommeiller. Pour autant, la culture à Nice est bien vivante grâce aux multiples initiatives individuelles ou associatives qui en font la richesse.

C’est ainsi, par exemple, que notre ami « autrement » Christian Depardieu multiplie les expositions « Hors les murs » (en clair…dans son appartement et c’est remarquable) en attendant de retrouver un lieu digne de la mythique galerie du Boulevard Risso.

Avec une autre démarche, on peut saluer le travail du collectif South Art dont les principaux responsables habitent, comme la plasticienne Cynthia Lemesle, dans le 5ème canton. Ils proposent un ambitieux programme d’expositions à l’atelier Soardi.

Mais aujourd’hui, c’est d’une toute nouvelle association et d’un tout nouveau lieu dont j’ai envie de parler. Le collectif (Heu… ! excusez-moi plutôt le « connectif » puisqu’il s’agit de jouer la carte de l’interactivité avec le public ) KKF a créé un atelier, plate-forme de diffusion, galerie, « Keskon Fabrique » au 3,rue Molière ,à trois pas de la permanence. Aux commandes, deux artistes, David Galimant et Nicolas Pennaneac’h, et une professionnelle de la culture (qui fut dans une autre vie mon étudiante), Marie Nicola.

Le lieu est convivial et décalé (visite incontournable des toilettes !) tout en restant clean et pro. Les trois séries d’expositions que j’ai eu le plaisir de visiter étaient plus ludiques que conceptuelles ce qui, en matière d’art contemporain, me convient parfaitement.
Un des responsables étant par ailleurs éducateur spécialisé, certaines activités de Keskon Fabrique ont une finalité sociale à travers notamment un partenariat avec ACTES.

Il est donc impératif de faire vivre ce nouveau lieu. Nous avons d’ailleurs donné l’exemple lors de notre dernier passage avec Emmanuel en devenant les 26 et 27èmes adhérents de KKF.


18 décembre 2011

Merci Vaclav


Milan Kundera avait dit que ta vie était une oeuvre d'art... En fait, elle fut beaucoup plus que cela.

Petite flamme humaniste dans les petits matins sales de Prague, tu as fait en sorte que Jan Palach ne soit pas mort en vain.

Pour les femmes et les hommes de ma génération, tu es celui qui, du manifeste de la Charte 77 au divorce de Velours, nous a appris qu'il fallait combattre les systèmes pour ne pas trop désespérer de la nature humaine.

Pour cela, merci Vaclav.

Ce soir, on a le  cœur gros sur la place Vencenslas.

Ce soir, nous sommes tous sur la place Vencenslas.

Le Gym gagne à chaque fois





Pour la troisième fois de la saison, je me suis rendu au Ray où, avec José et Sami, j’ai assisté une nouvelle fois à la victoire du Gym (2-0). Accompagné de Dominique, j’avais, il y a quinze jours, vu le triomphe des Rouges et Noirs sur Rennes (2-0). Plus tôt dans la saison, c’est avec l’ami Emmanuel que je fus le témoin heureux du net succès des aiglons sur les girondins de Bordeaux (3-0). Du coup, le bilan (trois victoires, sept buts marqués, zéro encaissé) est plutôt flatteur. Il est erroné.

Le Gym en effet se trouve dans les profondeurs du classement et n’a gagné que… quatre fois ! Je ne peux donc pas m’empêcher de penser que, quelque part, je porte bonheur à cette équipe.

C’est normal car, contrairement  à l’opinion commune, je suis persuadé que Nice va éviter la ligue 2 tout en réalisant un beau parcours dans une des Coupes.

Cela dit, par prudence,j’essaierai quand même d’être présent dans les tribunes du Ray pour le prochain match du Gym, sinon le Président José est capable de me poursuivre pour désertion… 

16 décembre 2011

Un parfum de présidentielles




 Encore sous le charme de la soirée Gauche Autrement (voir le blog de Dominique), je me retrouve ce matin en séance plénière au conseil général, assis entre le débonnaire premier magistrat de Carros, Antoine Damiani, et le mythique ex-pilote de formule 1 (Ferrari, excusez du peu…), Patrick Tambay. Il s’agit de débattre et de voter le budget 2012 de notre institution bien malmenée à la fois par l’Etat et la crise.

Avec une autonomie fiscale réduite à néant, le département doit en effet financer toujours plus de compétences sans compensations financières. Si on ajoute à cela les effets dévastateurs de la crise, on comprendra aisément que le financement des missions du département est en grande difficulté. C’est donc sans surprise que notre groupe a voté contre ce BP (budget primitif) 2012.

Plus étonnante fut la réponse du Président à ce vote. A la fois élu national, comptable des effets de la politique départementale, et président d’une collectivité locale qui souffre de cette politique, Eric Ciotti échappe généralement à la crise de schizophrénie par une pratique consommée du grand écart. Pourtant, ce matin, le Président était fébrile : il lui faudra plus de trois quarts d’heure pour argumenter, justifier, béatifier la politique nationale. Et c’est un peu comme si un parfum entêtant de présidentielle avait envahi l’hémicycle.

Pour ce qui me concerne, mes interventions se sont concentrées sur les politiques de la famille et de l’enfance (abstention), des personnes âgées (abstention) et des handicapés (vote favorable). Le débat sur la politique culturelle m’a permis quant à lui de plaider pour une augmentation substantielle du Fonds de soutien au programme cinématographique et audiovisuel pour que notre département soit à la hauteur de son histoire et de son potentiel en matière de septième art (le Président s’est engagé à revoir le budget en cours d’année).

Les débats autour de la Métropole (voir sur ce blog « Metropolis ») et de l’OIN furent les autres points forts de la séance. Deux sujets majeurs sur lesquels bien sûr nous reviendrons au cours de nos rendez-vous du vendredi à la permanence. Mais là encore, n’en doutons pas, ces deux projets seront impactés par les présidentielles. Encore les présidentielles.

14 décembre 2011

Il y a tout juste un mois…



 Liège, l'Archéoforum

Nous sommes d’autant plus touchés par le drame qui vient de frapper Liège qu’il y a tout juste un mois nous étions sur cette place Saint-Lambert, au milieu des matériaux qui devaient permettre de monter ce marché de Noël qui aurait dû être inauguré aujourd’hui. Nous nous sommes également retrouvés très vite sous la place car le sous-sol du centre de la ville historique est un curieux et mystérieux patchwork de vestiges préhistoriques, gallo-romains  et médiévaux regroupés dans le plus grand « archéoforum » d’Europe.

Silence en dessous, calme au-dessus : rien ne laissait supposer un tel déchaînement de violence avec une place si paisible. Si ce n’est que depuis la tragédie norvégienne du début de l’été, nous avons compris que notre monde est fragile et comme à la merci d’un terrorisme sans cause d’autant plus implacable que son évanescence même décourage toute tentative sérieuse de résistance.

11 décembre 2011

Le glögg n’est pas un produit dopant



Redescendu des hauteurs du Baou (voir sur ce blog « La rédemption par le Baou »), j’ai pu reprendre doucement l’entraînement. Ce qui s’est concrétisé ce week-end par ma participation à deux épreuves sportives.

Samedi, avec l’aide de la famille Delansay presque au complet, j’ai participé à la traditionnelle procession nocturne de la Sainte Lucie organisée par l’association Colline Saint Barthélemy - Le Prieuré : départ tranquille square Boyer, montée en puissance tout au long de l’avenue Saint Barthélemy, ravitaillement au Prieuré avec distribution de lumignons (Renaud sera notre champion), virage en épingle plutôt délicat avant d’aborder la rude montée en direction de l’avenue Lorenzi, enfin la dernière ligne droite en longeant le cimetière avant le sprint final sur le parvis de l’église.

Comme pour nous récompenser d’avoir surmonté avec courage l’épreuve, les organisateurs nous avaient réservé deux surprises : un concert de la chorale suédoise qui nous accompagnait depuis le début de la soirée et, dans les jardins du cloître, un verre de glögg, le vin chaud suédois aux épices. D’ailleurs, tant quà faire dans le Noël exotique, je suggère au président Lépine d’accompagner l’année prochaine le glögg de quelques « doubitchous roulés sous aisselles » d’un célèbre Père Noël !

Dimanche, c’est, accompagné d’une partie du clan d’Antoine que je me suis élancé pour les 11 kilomètres du cross d’Amnesty International à Valbonne : l’occasion de retrouver en compétition de nombreux copains dont la marathon woman Clotilde, le plaisir d’apprécier le sérieux de l’organisation par les militants d’A.I., et le bonheur de parcourir le scenic railway de l’épreuve à travers les bois de Sophia si apaisant pour les coureurs citadins que nous sommes. Et, rééditant presque mon temps de l’an dernier (voir sur ce blog « Sophia Antipolis stories »), je suis évidemment très satisfait des résultats de cette deuxième épreuve du week-end.

Un bémol toutefois : si samedi j’ai réussi à devancer légèrement Emmanuel grâce à un cassé de corps devant le portail de l’église, dimanche, Antoine et sa progéniture sont arrivés avant moi. J’ai donc la certitude que le glögg n’est pas un produit dopant…


09 décembre 2011

14 mai 2011 : le black Saturday d’une certaine droite

Les révélations de Libération démontrent que, quelques heures avant l’arrestation de DSK, le 14 mai 2011 à New York, deux hauts fonctionnaires français (un du Quai d’Orsay, l’autre du ministère de la Justice) ont téléphoné au procureur américain pour lui fourguer l’affaire du Carlton (pourtant en instruction) et l’histoire de Tristane Banon (au réfrigérateur depuis des années).

Ainsi, on peut avoir une idée assez précise du scénario imaginé par certaines officines liées à la droite française dans la perspective des prochaines présidentielles. Il s’agissait d’attendre bien sagement que DSK soit investi triomphalement dans le cadre des primaires de la gauche pour faire éclater un certain nombre d’affaires (comme les deux susnommées) qui auraient discrédité le candidat que la gauche s’était choisi. Malheureusement pour ces stratèges de l’ombre, l’affaire du Sofitel a bouleversé la donne.

DSK piégé, le choix a probablement été fait dans la hâte de l’éliminer définitivement, d’où les coups de téléphone. Mais il était bien trop tôt et du coup la gauche a eu le temps de se remettre de ce traumatisme, d’organiser les primaires, et de se choisir un candidat qu’il sera beaucoup plus difficile de déstabiliser que l’ancien directeur du FMI.

Et si Nicolas Sarkozy est battu, la droite française (je serais tenté de dire une certaine droite car il me répugne de mettre tout le monde dans le même sac…) pourra considérer le 14 mai 2011 comme un Samedi noir…

Voir, sur le blog de Dominique Boy Mottard, à propos de la fédération socialiste du Pas-de-Calais, "Solder les comptes".

08 décembre 2011

L’OL est éternel


C’était plié : pour la première fois depuis neuf ans, l’OL n’allait pas se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Dans le groupe D, derrière l’intouchable Real de Madrid, le deuxième qualifié devait être l’Ajax d’Amsterdam qui bénéficiait d’un goal-average de 7 buts. Du coup, la télé avait délaissé le match de l’OL contre Zagreb. Moi-même, j’ai préféré à la Champions league  une soirée dans un restaurant du quartier (Lou Pantaï… excellent !).

A la mi-temps, je jette quand même un petit coup d’œil sur Internet pour avoir confirmation de l’élimination programmée, le score de 1 à 1 est en effet peu encourageant. Par acquis de conscience, je reviens à la charge dix minutes plus tard et là, je crois avoir la berlue : en menant 5 buts à 1, Lyon a transpercé la défense croate. Puis c’est 6-1 et 7-1 : quatre buts de Gomis (j’aime ce joueur qui fait comme moi des crises vagales de temps en temps), un de Gonalons, un de Lissandro, un de Briand.

Et comme parallèlement, à Amsterdam, les galactiques du Real ont terrassé l’Ajax 3-0, la qualification est acquise.

L’exploit est phé-no-mé-nal. N’en déplaise à la presse spécialisée qui a une préférence marquée pour le PSG et l’OM, Lyon est de retour. L’OL est éternel !

04 décembre 2011

Vive Le petit journal !



Je m’amuse de moins en moins en regardant Les Guignols de l’Info, je zappe Canteloup et je ne suis pas un grand fan de Laurent Gerra ou d’Anne Roumanoff. Vous l’avez compris, je suis plutôt exigeant en matière de comique satirique politique. Au mieux, ces émissions ne me font pas rire, au pire, elles m’exaspèrent, par exemple quand elles s’en prennent au physique des personnes. Mais surtout, la plupart du temps, j’estime qu’à l’instar du Bébête show de sinistre mémoire, elles alimentent un fond de démagogie ambiante qui profite à qui vous savez.

C’est pour cela que non seulement j’apprécie mais je trouve utile Le petit journal présenté par Yann Barthès chaque soir à 20 h 05 sur Canal +. Là, il s’agit de dénoncer les artifices de la communication politique, les ridicules de la langue de bois et le foutage de gueule généralisé des médias lorsqu’il s’agit de vie publique.

Le trait n’est jamais appuyé, il n’en est que plus efficace. Le petit journal, c’est de la légitime défense démocratique. Et c’est souvent désopilant. En démasquant les faux-semblants, le bling-bling et les petites escroqueries morales des puissants et des médiatiques, l’émission est d’intérêt public.

C’est ainsi que cette semaine la supercherie des journées thématiques de débat entre élus et société civile de l’UMP a été démontée avec précision par Yann Barthès. Les questions, les réponses, les intervenants : tout avait été scénarisé pour impressionner ces gogos d’électeurs. Du coup, après avoir vu la séquence, on avait l’impression d’avoir pris le grand parti du Président les doigts dans le pot de confiture. Ça ne changera pas la face du monde, mais il faut reconnaître que ça fait du bien. Merci, Le petit journal !

01 décembre 2011

E=mc2

Il en est des lois de l'appareil comme des lois mathématiques : elles sont immuables et donnent invariablement les mêmes résultats.

C'est donc tout à fait normalement que les candidats du PS aux législatives choisis par l'appareil et les courants (voir mon billet "Les courants et la peau de l'ours") ont été désignés ce soir par le vote dit "militant". C'est toujours comme cela.

C'est ce que je rappelle régulièrement aux nombreux sympathisants de gauche qui me demandent encore pourquoi je ne suis pas allé au vote avant les municipales de 2008...